Allius@bw.heraut.eu a publié une critique de L'Appel de la forêt par Jack London
Une ode au retour à l'état sauvage
5 étoiles
Ce que j'aime chez Jack London, c'est ce romantisme qui anime sa vie. Une proximité avec la nature et les classes populaires qui est bouleversante. Dans l'Appel de la forêt, on retrouve son épopée dans le Grand Nord suite à une deuxième ruée vers l'or. Mais Jack London est-il seulement parti pour faire fortune ? Ou peut-être que ce qui l'animait n'était que le goût de l'aventure. Le roman se passe du point de vue de Buck, un chien Saint-Bernard arraché à sa famille aristocratique pour servir de chien de traineau dans le Grand Nord. Il passe de maître en maître ce qui permet à Jack London de décrire les différentes comportements du genre humain vis-à-vis de leurs chiens, et pourquoi pas des autres humaines? Il est impressionnant comment, à partir d'un chien, on peut en apprendre autant sur la condition humaine. Puis Buck rencontre le maître parfait, doux, aux …
Ce que j'aime chez Jack London, c'est ce romantisme qui anime sa vie. Une proximité avec la nature et les classes populaires qui est bouleversante. Dans l'Appel de la forêt, on retrouve son épopée dans le Grand Nord suite à une deuxième ruée vers l'or. Mais Jack London est-il seulement parti pour faire fortune ? Ou peut-être que ce qui l'animait n'était que le goût de l'aventure. Le roman se passe du point de vue de Buck, un chien Saint-Bernard arraché à sa famille aristocratique pour servir de chien de traineau dans le Grand Nord. Il passe de maître en maître ce qui permet à Jack London de décrire les différentes comportements du genre humain vis-à-vis de leurs chiens, et pourquoi pas des autres humaines? Il est impressionnant comment, à partir d'un chien, on peut en apprendre autant sur la condition humaine. Puis Buck rencontre le maître parfait, doux, aux petits soins, loyal,... Mais l'appel de l'état sauvage est trop fort et Buck finit par retourner dans la forêt. Certains pourront y voir un hymne à l'état sauvage. Peut-être pouvons-nous nous interroger à travers Buck sur la nécessité de retourner à l'état sauvage pour combattre la corruption de la société. Moi, j'y vois un hymne à la liberté. Un maître reste un maître, aussi gentil et aussi soigné soit-il. Une seule solution existe, l'absence de maître, délier les chaînes de notre aliénation.
Un jour, quelqu'un m'a dit : "Celui qui n'aime pas les chiens n'aime pas les hommes." Et cette personne avait raison. À travers l'exploitation des chiens, nous pouvons y lire celle des humaines.
Les livres de Jack London donnent à réfléchir sur une époque bien sombre et secouée par la lutte des classes. Il me tarde de passer au prochain.