Malaparte démontrait que «l’insurrection est une machine […]: il faut des techniciens pour la mettre en mouvement, et seuls des techniciens peuvent l’arrêter». Presque un siècle plus tard, la même logique est à l’œuvre dans les États-Unis de Trump.
Alors que tous les regards sont rivés sur le président, ses bouffonneries et ses décisions arbitraires, une révolution bureaucratique a lieu en coulisses: une poignée de programmeurs démantèle méthodiquement l’administration pour la remplacer par des logiciels conçus dans la Silicon Valley. Ce putsch numérique vise l’annihilation de la souveraineté et …