Nicolas Fressengeas a publié une critique de Le meilleur des mondes par Aldous Huxley
Le meilleur des mondes a un peu vieilli.
3 étoiles
Le meilleur des mondes, encore un livre que je suis certain d'avoir lu il y a longtemps et dont je ne gardais aucun souvenir. S'il me faut départager le maître, Aldous Huxley, de son disciple, George Orwell, pour mil neuf cent quatre-vingt-quatre, ma préférence penche nettement pour ce dernier.
Certes, l'un comme l'autres sont éclairants sur notre société contemporaine, tant ses excès relèvent à la fois de ces deux dystopies, entre surveillance généralisée et servitude volontaire.
Mais l'ouvrage d'Huxley n'a pas aussi bien traversé les années que celui d'Orwell. Assurément exemplaire en matière descriptive, le côté romanesque est moins affirmé que dans ce dernier, le rendant par là moins captivant. J'avoue également que l'opposition entre la "civilisation" du monde d'Huxley, et la religion, pour ceux qui rejettent cette "civilisation", laisse transparaître que seul Dieu serait là pour nous sauver, là où la "civilisation" l'a effacé.
Est-ce moi …
Le meilleur des mondes, encore un livre que je suis certain d'avoir lu il y a longtemps et dont je ne gardais aucun souvenir. S'il me faut départager le maître, Aldous Huxley, de son disciple, George Orwell, pour mil neuf cent quatre-vingt-quatre, ma préférence penche nettement pour ce dernier.
Certes, l'un comme l'autres sont éclairants sur notre société contemporaine, tant ses excès relèvent à la fois de ces deux dystopies, entre surveillance généralisée et servitude volontaire.
Mais l'ouvrage d'Huxley n'a pas aussi bien traversé les années que celui d'Orwell. Assurément exemplaire en matière descriptive, le côté romanesque est moins affirmé que dans ce dernier, le rendant par là moins captivant. J'avoue également que l'opposition entre la "civilisation" du monde d'Huxley, et la religion, pour ceux qui rejettent cette "civilisation", laisse transparaître que seul Dieu serait là pour nous sauver, là où la "civilisation" l'a effacé.
Est-ce moi ? Est-ce le XXIe siècle ? J'ai du mal à adhérer. La lecture de mil neuf cent quatre-vingt-quatre m'a beaucoup plus marqué que celle-ci.
Mais peut-être est-ce une affaire de goût...