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Lectures 2026 📚 / 08
Noon la première ou dernière – L. L. Kloetzer
Me voilà repartie pour la suite des aventures de Noon et de Yors, son garde du corps. J'avais bien aimé le premier tome, celui est tout aussi plaisant à lire. C'est vraiment de la bonne vieille fantasy, mais réactualisée avec un univers bien étoffé, une jolie galerie de personnages et une histoire qui n'est pas si simple qu'elle en a l'air.

Après "Où repose la hache" de Ray Nayler et "Women in Chains" de Thomas Day, le Bélial' rajoute une bougie aveuglante de plus sur son gâteau d'anniversaire, "Aspects" de Ian McDonald, une novella vertigineuse sur le fond comme sur la forme :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/par-le-calcul-nous-vivons.html

Histoire de souligner la continuité autant dans l'oeuvre de Ian McDonald que dans la ligne éditoriale du Bélial', j'ai également chroniqué "Le Temps fut", un texte dans la lignée de Finney, mais en plus désespéré :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/les-replis-du-temps.html

(Les deux textes sont traduits de main de maître par @avec2l )



en retard

Vous n'en pouvez plus que la religion du travail vous impose de répéter les mêmes gestes abrutissants, dans le même silence assourdissant ?

Vous lisez "Le Droit à la paresse" de Lafargue ou les brochures de @ReseauSalariat en rêvant d'un monde meilleur ?

Vous cherchez un moyen de dynamiter la LQR, la novlangue néolibérale qui a remplacé la LTI nazie ?

Alors "Le Salariat pue" de Beurk est fait pour vous !

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/explosif-verbal.html

(Ouvrage lu grâce à @mathias_richard , merci beaucoup à lui.)


en retard

Annoncé dès lundi, "Nout" de luvan.
Comme toujours, ça m'enchante, elle a le don d'aborder ce qui me fascine de longue date, je ne serais pas mieux servie si je passais commande 😂. Et je ne parle pas vraiment, ou pas seulement, des sujets, mais aussi des formes ou de la langue dans sa matière.
Ici, c'est un long poème narratif et cosmogonique, au fond, mais relaté à partir d'un futur très lointain, d'où un changement de perspective et un effet kaléidoscopique.

📚️️&📚️️ Lecture du moment 📚️️&📚️️

C'est parti pour la 2ème chronique de la semaine 🥳

En ce moment je cherche de la SF d’anticipation positive. Quand j’ai vu ce livre à la bibliothèque j’ai bien accroché sur la couverture et le résumé. En vrai, c’est pas vraiment de la SF et c’est pas de l’anticipation (quoi que?) mais c’est plutôt sympa.

1/5


LES HOMMES DANS LA PRISON, de Victor Serge.
Ecrit en 1930, Serge l'anarchiste raconte ses cinq ans de taule entre 1913 et 1918. De la crasse à la torture, de la folie au suicide, de la maladie à la mort, de l'Etat monstrueux à la Liberté rêvée.. tous les paradoxes de la démocratie bourgeoise y sont vécus à même la chair humaine. A vous fouailler les tripes !
(Et c'est autre chose que les souvenirs de l'autre raclure sarkonaze qui mérite de repasser sa vie en taule à l'envers .)

J'aime beaucoup ce que je suis en train de lire, ça mérite un .

Abolir la famille, par M.E O'Brien, aux éditions La Tempête

Ce titre est une provocation, le texte est moins brutal que ça. L'autrice n'a pas l'intention d'abandonner tous les enfants sur le bord de la route, mais plutôt d'étendre le soin au-delà de son contexte habituel. De dépasser le cadre de la famille blanche, bourgeoise, monogame et propriétaire, ce qu'elle appelle le "foyer privé".

C'est de la théorie communiste, mais c'est agréable à lire.

1/6

Grâce à "L'Esprit et la lettre" de Giorgio Agamben, découvrez les points communs entre la critique de blog (du moins la mienne), le travail de l'historien (par exemple Pierre Serna) et le simple fait d'essayer de donner un sens à sa vie...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/interpreter-les-ecritures.html


en retard

Les 7 couleurs du spectre sexiste selon Thomas Day, dans l'indispensable recueil "Women in Chains" au Bélial') :

Indigo comme des raisins ("En amuse-gueule : une amatrice") ;

Rouge comme le sang ("La Ville féminicide") ;

Violet comme une cicatrice ("Nous sommes les violeurs") ;

Bleu comme la piscine d'un sorcier ("Eros Center") ;

Vert comme l'herbe du Groenland ("La vérité sur la sorcière de l'Est") ;

Jaune comme le sable du désert tchadien ("El Fantasma") ;

Orange comme des gants de boxe ("Coda : le sac d'entraînement").

Plus de détails dans ma chronique :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/filles-du-feu.html



en retard

Suivre relève de la torture masochiste. On sait bien qu'on n'aura pas le temps de lire tout ce qui mériterait d'être lu, mais on arrive à feindre de l'oublier en lisant, en prévoyant des lectures, en faisant des listes (oui, je suis bordélique et après il faut de tout façon une liste qui trie les listes)… du moins tant qu'elles se remplissent pas trop vite. Mais là, ça me met surtout sous le nez que non, je ne lirai pas tout, même pas tout ce qui me ferait vraiment envie 😭

n° 44

Une petite bédé pour se changer les idées :

Marc DUBUISSON - Amour, fascisme et CDD.

C'est excellent, et bien évidemment très drôle.

Par contre, pour ce qui est de se changer les idées - vu le fond de l'air et l'air du temps - finalement c'est pas tout à fait ça.

© Illustration : M. Dubuisson - @unpied

deucième : c'est @Plume qui nous présente trois de ses coups de cœur !

Son corps et autres célébration, Carmen Maria Machado , Editions de l'Olivier

Une femme au bord du temps, Marge Piercy, Goater

Babel 17, Samuel R. Delany, Mnémos

La grande verdure, de Lucie Heder.

Le début est déroutant et captivant car on ne sait pas à quel être vivant on a à faire, étant donné sa façon de se mouvoir et de penser.

Suite à des inondations gigantesques, une communauté nommée "La grande verdure" a survécu en se réfugiant sur les hauteurs. Celle-ci a établi des règles, notamment celle de communiquer principalement avec des plantes (chaque plante a sa signification), ce qui est fascinant et aussi forcément limitant.
Chaque membre porte d’ailleurs un nom de plante. Lierre ne supporte plus la contrainte de ne pas pouvoir parler de ses émotions ou de ce qu’elle veut librement. Elle souffre du manque de spontanéité dans ses relations et du contrôle exercé sur sa manière de s'exprimer et sur sa vie en general.
Étouffée, elle va donc s’échapper et faire une rencontre improbable également. Ce dernier personnage est vraiment …