Marie Marguerite Charlotte de Robespierre est la sœur des révolutionnaires Maximilien et Augustin de Robespierre. En 1792, Maximilien proposa à sa sœur et son frère de le rejoindre vivre chez le menuisier Duplay. Les relations entre la sœur de l'Incorruptible et l'épouse de Maurice Duplay se gâtèrent rapidement. Charlotte convainquit son frère aîné de quitter la famille du menuisier et d'emménager avec elle dans un appartement situé rue Saint-Florentin. Maximilien accepta, mais tomba rapidement malade. Selon les mémoires de Charlotte, Madame Duplay serait alors intervenue et l'Incorruptible regagna le logement des Duplay rue Saint-Honoré. Vers la même époque, Fouché aurait proposé à Charlotte de l'épouser, mais ce projet ne se concrétisa pas, car Maximilien s'y opposa. Dans ses mémoires, Charlotte évoque comme raison de leur rupture les exactions commises par Fouché dans les départements où il avait été envoyé. Charlotte accompagna son frère Augustin lorsque celui-ci fut envoyé en tant que représentant de l'Assemblée nationale à Toulon et à Nice. C'est d'ailleurs lors de ce voyage qu'elle se brouilla totalement avec son frère cadet. Lors de son interrogatoire, invitée à dire si elle était au courant de la conjuration, elle s'empressa de déclarer qu'elle « ignorait totalement cette infernale conspiration …
Charlotte Robespierre
Informations sur l’auteur ou l’autrice
- Naissance :
- 4 février 1760
- Décès :
- 31 juillet 1834
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Marie Marguerite Charlotte de Robespierre est la sœur des révolutionnaires Maximilien et Augustin de Robespierre. En 1792, Maximilien proposa à sa sœur et son frère de le rejoindre vivre chez le menuisier Duplay. Les relations entre la sœur de l'Incorruptible et l'épouse de Maurice Duplay se gâtèrent rapidement. Charlotte convainquit son frère aîné de quitter la famille du menuisier et d'emménager avec elle dans un appartement situé rue Saint-Florentin. Maximilien accepta, mais tomba rapidement malade. Selon les mémoires de Charlotte, Madame Duplay serait alors intervenue et l'Incorruptible regagna le logement des Duplay rue Saint-Honoré. Vers la même époque, Fouché aurait proposé à Charlotte de l'épouser, mais ce projet ne se concrétisa pas, car Maximilien s'y opposa. Dans ses mémoires, Charlotte évoque comme raison de leur rupture les exactions commises par Fouché dans les départements où il avait été envoyé. Charlotte accompagna son frère Augustin lorsque celui-ci fut envoyé en tant que représentant de l'Assemblée nationale à Toulon et à Nice. C'est d'ailleurs lors de ce voyage qu'elle se brouilla totalement avec son frère cadet. Lors de son interrogatoire, invitée à dire si elle était au courant de la conjuration, elle s'empressa de déclarer qu'elle « ignorait totalement cette infernale conspiration » et que « si elle se fût doutée du complot infâme qui se tramait, elle l'eût dénoncé plutôt que de voir perdre son pays ». Elle fut libérée au bout d'une quinzaine de jours d'emprisonnement par le Comité de sûreté générale thermidorien. À partir de 1803, elle perçut, non une pension, mais une aide périodique sur décision de Bonaparte qui l'imputa aux débits des comptes spéciaux du ministère de la Police générale dirigé par Fouché, et sur instigation de ce dernier. Bien que diminuée, cette aide fut maintenue par les gouvernements successifs. Ayant survécu quarante ans à ses deux frères, elle écrivit ses mémoires pour retracer son parcours et celui de ses deux frères. Elle mourut sous la monarchie de Juillet, à l'âge de 74 ans, chez Monsieur Mathon puis sa fille qui l'hébergeaient depuis messidor an II.
