Leito a publié une critique de La Dame au petit chien par Anton Chekhov
La Dame au petit chien et autres nouvelles
4 étoiles
[Rattrapage de critiques avec quelques mois de retard, la mémoire n'est plus toute fraîche…]
Un recueil de nouvelles de Tchekov, centrées autour des personnages féminins, et comme tous les recueils, difficile d'exprimer un ressenti général. Le ton est léger, les histoires porteuses de morale, mais sans l'énoncer (ou par bribes dans les dialogues, et encore), car c'est au lecteur, que Tchekov semble porter en grande estime, qu'il revient de se faire son opinion et de tirer ses conclusions.
Parfois c'est évident, parfois moins, on sent qu'il y a quelque chose, que ce n'est pas juste une nouvelle d'ambiance, mais difficile de mettre le doigt sur ce qu'il a voulu dire. Peut-être qu'il a simplement voulu jouer avec des personnages et puis c'est tout.
Et puis il y a aussi ces tendances qui se dessinent, ces thèmes qui lui semblent chers, comme l'imperméabilité des classes et le retour …
[Rattrapage de critiques avec quelques mois de retard, la mémoire n'est plus toute fraîche…]
Un recueil de nouvelles de Tchekov, centrées autour des personnages féminins, et comme tous les recueils, difficile d'exprimer un ressenti général. Le ton est léger, les histoires porteuses de morale, mais sans l'énoncer (ou par bribes dans les dialogues, et encore), car c'est au lecteur, que Tchekov semble porter en grande estime, qu'il revient de se faire son opinion et de tirer ses conclusions.
Parfois c'est évident, parfois moins, on sent qu'il y a quelque chose, que ce n'est pas juste une nouvelle d'ambiance, mais difficile de mettre le doigt sur ce qu'il a voulu dire. Peut-être qu'il a simplement voulu jouer avec des personnages et puis c'est tout.
Et puis il y a aussi ces tendances qui se dessinent, ces thèmes qui lui semblent chers, comme l'imperméabilité des classes et le retour au statu quo. Dans une de mes préférées : une princesse persuadée que tout le monde l'adore et la trouve charmante et généreuse, qui va de lieu en lieu distribuer le bonheur de sa simple présence avant qu'un gars finisse par craquer et lui dire ses quatre vérités, que personne ne l'aime mais est obligé de se saigner pour la satisfaire, et elle dissocie complètement, ne comprend pas pourquoi il s'adresse à elle de la sorte et le trouve fort grossier (sans retenir un mot de ce qu'il lui explique), le lendemain il vient s'excuser auprès d'elle qui a tout oublié et continue sa tournée persuadée que tout va pour le mieux. Ou encore cette fille d'ouvrier qui se retrouve directrice d'usine, donc juste et compréhensive auprès de ses employés, mais qui a du mal à s'adapter à sa nouvelle condition, tombe amoureuse d'un ouvrier avant de se rendre compte qu'elle s'est auto-persuadée de cet amour et qu'en réalité une classe (et tout ce qui va avec) les séparent.
Des nouvelles assez fines dans l'ensemble, qui étaient agréables à glisser entre deux autres lectures pour varier. Sans être une énorme révélation, ça m'a donné la curiosité d'aller lire d'autres de ses œuvres.