Les orphelins

Une histoire de Billy the Kid

Ce livre fait peut-être partie de la série Un endroit où aller.

Rien n’est plus énigmatique qu’un portrait. Il y a cinq ou six ans, je suis tombé sur la photographie qui se trouve aujourd’hui en couverture du livre. Une jeune femme et un jeune homme nous regardent avec une désinvolture prodigieuse. La jeune femme tient un révolver, ce n’est pas un instrument comme un autre, c’est un instrument qui libère par la violence des servilités du travail. C’est nous, les honnêtes gens, que le jeune homme et la jeune femme menacent.

En écrivant la vie de Billy the Kid et …

10x19cm, 176 pages

Publié par Actes Sud.

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ISBN :
978-2-330-21755-6
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Critiques

a publié une critique de Les orphelins par Éric Vuillard (Un endroit où aller)

Les orphelins

Prêté par quelqu'un et lu en une après-midi, ce portrait à charge de l'Amérique naissante déguisé en biographie de Billy the Kid est assez réjouissant. Des chapitres courts introduits par une photo d'époque, granuleuse, parfois floue, en noir et blanc, qui nous projettent dans une époque où les arrangements avec les hors-la-loi participe d'une colonisation express de l'ouest américain et où les propriétaires fonciers mettent la main sur des terrains plus grands que des petits royaumes européens.

Éric Vuillard oppose les anonymes, orphelins, partis de rien et arrivés nulle part, dont on peine à être certains du véritable nom ou du lieu de naissance (comme Billy the Kid pourtant célébrité mondiale), à ceux dont on connaît l'ascendance sur trois siècles, qui décident du sort des autres au nom de la sacro-sainte propriété ou dont les postes au pouvoir paraissent s'enchaîner plus sûrement que le destin tant le schéma est …

a publié une critique de Les orphelins par Éric Vuillard (Un endroit où aller)

Une contre histoire d'une légende

Aucune note

Un récit lu durant un aller-retour en RER le même jour Dans sa manière très personnelle de nous narrer une histoire, E. Vuillard donne de la chair aux personnages et nous les rend humains et vivants. Il nous les montre sans fard la vie des gens de l'Ouest américain après cette fameuse conquête. On est loin de la vision fantasmée du cinéma hollywoodien. Vuillard ne parle que peu de la guerre d'extermination menée contre les peuples qui vivaient là. Par contre, il nous montre comment certains se sont enrichis aux dépens des fermiers et éleveurs, en poursuivant une forme d'exploitation à grande échelle : je prends ce qui m'intéresse quelqu'en soit le prix pour les autres et par n'importe quel moyen. La même approche que ces pistoleros qu'ils utilisaient également. Certains, comme Pat Garet, revenaient du "bon" côté après avoir vécu un temps comme hors-la-loi, et d'autres, comme The Kid, …