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16% terminé ! Arsène a lu 8 sur 50 livres.
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Qui était présent à la marche de l’ultra droite à Lyon ? Deux articles importants sur le site de l’ONED (1)
https://oned-fr.org/lyon-le-pire-de-lextreme-droite-en-tete-de-la-marche-pour-quentin/
Arsène a publié une critique de Liens de sang par Octavia E. Butler
Et si vous étiez plongé au temps de l'esclavage
5 étoiles
Très bon roman. Une jeune femme noire qui vient d'emménager avec son mari blanc, Kevin, en 1976 à côté de Los Angeles. Ils sont tous deux écrivains et d'un coup, ils vont être plongés dans une réalité d'une autre époque : celle de l'esclavage dans une plantation du Maryland bien avant la guerre de Sécession. Danah est "appelée" par Rufus, petit garçon qui se noit. Elle le sauve et devant la menace du père de l'enfant qui l'a tient en joue avec son fusil, elle prend peur pour sa vie et est ramenée en 1976. Petit à petit, les voyages dans le temps se succèdent et elle comprend le lien qui l'a relie à Rufus, son ancêtre blanc, fils puis propriétaire d'une plantation et d'esclaves. Ce qui est très bien décrit, au-delà de ce ce que pouvaient subir les esclaves en ce temps-là, c'est le sentiment des blancs de leur …
Très bon roman. Une jeune femme noire qui vient d'emménager avec son mari blanc, Kevin, en 1976 à côté de Los Angeles. Ils sont tous deux écrivains et d'un coup, ils vont être plongés dans une réalité d'une autre époque : celle de l'esclavage dans une plantation du Maryland bien avant la guerre de Sécession. Danah est "appelée" par Rufus, petit garçon qui se noit. Elle le sauve et devant la menace du père de l'enfant qui l'a tient en joue avec son fusil, elle prend peur pour sa vie et est ramenée en 1976. Petit à petit, les voyages dans le temps se succèdent et elle comprend le lien qui l'a relie à Rufus, son ancêtre blanc, fils puis propriétaire d'une plantation et d'esclaves. Ce qui est très bien décrit, au-delà de ce ce que pouvaient subir les esclaves en ce temps-là, c'est le sentiment des blancs de leur supériorité, de leur domination, de la méfiance éprouvée de part et d'autre et surtout du système social dans lequel tout le monde se trouvait prisonnier. Par dessus cette description très fine de ce racisme, de cette exploitation et du patriarcat, il y a cette femme qui vit dans un monde où l'esclavage n'existe plus, le racisme qui prévaut encore n'est pas le moteur de la réflexion, mais c'est plutôt la contradiction qu'elle éprouve à se retrouver à sauver cet homme pour sa survie en 1976, mais aussi pour la survie de tous les esclaves qui vivent sur la propriété alors qu'elle est plus instruite que n'importe qui sur la plantation et qu'elle est à la fois partie prenante de l'exploitation et des violences subies, et qu'elle souhaite les libérer sans le pouvoir de le faire car cela met tout le monde en danger. Ce décalage est très fort et permet de se plonger dans ce monde dont les USA sont issus.
Arsène a terminé la lecture de Liens de sang par Octavia E. Butler

Liens de sang de Octavia E. Butler, Nadine Gassié, Jessica Shapiro
Dana, jeune femme noire d’aujourd’hui, se retrouve propulsée au temps de l’esclavage dans une plantation du Sud et y rencontre …
Arsène a terminé la lecture de Pourquoi faut-il abolir la prison? par Gwenola Ricordeau
Arsène a publié une critique de Pourquoi faut-il abolir la prison? par Gwenola Ricordeau
Abolir la prison: essai théorique pour en ouvrir une perspective
Ce n'est pas le 1er ouvrage de G. Ricordeau que je lis, dernièrement celui qu'elle a dirigé "1312 raisons d'abolir la police". C'est une militante de l'abolitionnisme, chercheuse en sociologie et criminologue. Elle s'attache à démonter le complexe carcéro-industriel, et renforce son discours abolitionniste à l'encontre du complexe caritativo-industriel, contre les institutions comme l'école où l'hôpital. Son raisonnement est très théorique, à mon sens, même s'il s'appuie sur un certain nombre de luttes et d'auteurs et autrices qui ont dénoncé ce système judiciaire et punitif, qui n'apporte pas de réponse satisfaisante aux victimes et ne constitue donc pas une réponse adaptée. Son argumentation part d'une analyse détaillée sur la composition sociologique des personnes incarcérées (avant tout issues des couches populaires pauvres et racisées), lesquelles sont d'ailleurs complètement ignorées dans leurs revendications ou expressions par les médias et autorités et élus, pour en conclure qu'il y a de fait un système …
Ce n'est pas le 1er ouvrage de G. Ricordeau que je lis, dernièrement celui qu'elle a dirigé "1312 raisons d'abolir la police". C'est une militante de l'abolitionnisme, chercheuse en sociologie et criminologue. Elle s'attache à démonter le complexe carcéro-industriel, et renforce son discours abolitionniste à l'encontre du complexe caritativo-industriel, contre les institutions comme l'école où l'hôpital. Son raisonnement est très théorique, à mon sens, même s'il s'appuie sur un certain nombre de luttes et d'auteurs et autrices qui ont dénoncé ce système judiciaire et punitif, qui n'apporte pas de réponse satisfaisante aux victimes et ne constitue donc pas une réponse adaptée. Son argumentation part d'une analyse détaillée sur la composition sociologique des personnes incarcérées (avant tout issues des couches populaires pauvres et racisées), lesquelles sont d'ailleurs complètement ignorées dans leurs revendications ou expressions par les médias et autorités et élus, pour en conclure qu'il y a de fait un système de protection de l'ordre social et de la propriété privée. C'est une réalité indéniable. Elle élargit cette critique donc à tous les appareils d'Etat: la justice, la police évidemment, mais plus largement l'école où l'hôpital définis ici comme d'autres formes de surveillance et de contrôle. Elle en appelle au rejet de tout projet simplement réformiste, qui sous couvert de progrès, ne ferait que déplacer le problème. Elle part de l'idée que l'abolition de l'esclavage, comme de la peine de mort, ne sera effective que si le système capitaliste est détruit. De ce point de vue, c'est une vision révolutionnaire et porteuse d'un idéal qui peut mobiliser. Mais s'il s'agit bien d'une lutte collective, d'une conscientisation de la population, il n'empêche que concrètement elle n'aborde jamais de situation concrète pour esquisser des pistes de réflexion, tout au moins dans ce livre.
Arsène a noté Pourquoi faut-il abolir la prison? : 5 étoiles
Arsène veut lire Racial Contract par Tommie Shelby
Les camarades de Questions de classe(s) sont attaqués en justice, et principalement Greg Chambat, pour leur cartographie de l’ED à l’école. Vous pouvez aider Greg pour ses frais de justice :
https://www.questionsdeclasses.org/le-collectif-questions-de-classes-attaque-en-justice-2/
Youhou la pétition contre la loi Duplomb augmente en flèche !
Si tu n'as pas encore signé, go ça prend 5 minutes https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103
Youhou la pétition contre la loi Duplomb augmente en flèche !
Si tu n'as pas encore signé, go ça prend 5 minutes https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103
Les DHG (dotations horaires globales) à Paris.
Bilan selon le SNES : Collège: -99 postes, 44 fermetures de divisions dont la moitié de 6e.
Lycée: -52 postes, 16 fermetures de divisions dont 10 secondes.
Ce sera pire l'année prochaine
Un énorme merci à celles et ceux qui ont voté le budget Lecornu.
Les DHG (dotations horaires globales) à Paris.
Bilan selon le SNES : Collège: -99 postes, 44 fermetures de divisions dont la moitié de 6e.
Lycée: -52 postes, 16 fermetures de divisions dont 10 secondes.
Ce sera pire l'année prochaine
Un énorme merci à celles et ceux qui ont voté le budget Lecornu.
Arsène a publié une critique de Les orphelins par Éric Vuillard (Un endroit où aller)
Une contre histoire d'une légende
Un récit lu durant un aller-retour en RER le même jour Dans sa manière très personnelle de nous narrer une histoire, E. Vuillard donne de la chair aux personnages et nous les rend humains et vivants. Il nous les montre sans fard la vie des gens de l'Ouest américain après cette fameuse conquête. On est loin de la vision fantasmée du cinéma hollywoodien. Vuillard ne parle que peu de la guerre d'extermination menée contre les peuples qui vivaient là. Par contre, il nous montre comment certains se sont enrichis aux dépens des fermiers et éleveurs, en poursuivant une forme d'exploitation à grande échelle : je prends ce qui m'intéresse quelqu'en soit le prix pour les autres et par n'importe quel moyen. La même approche que ces pistoleros qu'ils utilisaient également. Certains, comme Pat Garet, revenaient du "bon" côté après avoir vécu un temps comme hors-la-loi, et d'autres, comme The Kid, …
Un récit lu durant un aller-retour en RER le même jour Dans sa manière très personnelle de nous narrer une histoire, E. Vuillard donne de la chair aux personnages et nous les rend humains et vivants. Il nous les montre sans fard la vie des gens de l'Ouest américain après cette fameuse conquête. On est loin de la vision fantasmée du cinéma hollywoodien. Vuillard ne parle que peu de la guerre d'extermination menée contre les peuples qui vivaient là. Par contre, il nous montre comment certains se sont enrichis aux dépens des fermiers et éleveurs, en poursuivant une forme d'exploitation à grande échelle : je prends ce qui m'intéresse quelqu'en soit le prix pour les autres et par n'importe quel moyen. La même approche que ces pistoleros qu'ils utilisaient également. Certains, comme Pat Garet, revenaient du "bon" côté après avoir vécu un temps comme hors-la-loi, et d'autres, comme The Kid, y restaient et mourraient jeunes, très jeunes. Par contre on écrit un récit qui masque cela et Vuillard le met en lumière en déplaçant le point de vue loin de la vision en cinémascope !



