Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD...
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Depuis 2017, la fortune cumulée des milliardaires français a doublé, pour représenter aujourd’hui un magot de 220 milliards d’euros détenus par trente-deux personnes, soit l’équivalent de dix mille postes d’enseignant financés pendant près de quatre cents ans
Monique Pinçon-Charlot ds le dernier Monde diplo, dans un remarquable article sur l’affaire Epstein.
Après avoir été grièvement blessée lors d’une précédente affaire, c’est avec appréhension que la commandant …
Un plongeur assassiné dans une enquête sur l'eau
5 étoiles
Une commandante qui reprend son poste de chef de groupe, après une longue convalescence suite à une explosion lors d'une précédente enquête, doit s'occuper d'un cadavre trouvé au début du mois d'août coincé entre le quai et une péniche. Les premiers éléments recueillis ne permettent pas de comprendre qui est ce mort et les raisons de son assassinat étrange, des blessures et du lieu. Mais la découverte de bombes et de produits chimiques très toxiques amènent son unité de la PJ de Versailles a collaboré avec avec des unités de l'antiterrorisme et une traque s'engage pour trouver les autres membres du groupe qui ont pour mission d'empoisonner l'eau potable de la région parisienne. C'est bien écrit, Pouchairet connaît parfaitement les différentes unités et rôles de la police et de la gendarmerie, les procédures, les liens avec la Justice. Il campe les personnages dans des rôles bien spécifiques, explore les possibles …
Une commandante qui reprend son poste de chef de groupe, après une longue convalescence suite à une explosion lors d'une précédente enquête, doit s'occuper d'un cadavre trouvé au début du mois d'août coincé entre le quai et une péniche. Les premiers éléments recueillis ne permettent pas de comprendre qui est ce mort et les raisons de son assassinat étrange, des blessures et du lieu. Mais la découverte de bombes et de produits chimiques très toxiques amènent son unité de la PJ de Versailles a collaboré avec avec des unités de l'antiterrorisme et une traque s'engage pour trouver les autres membres du groupe qui ont pour mission d'empoisonner l'eau potable de la région parisienne. C'est bien écrit, Pouchairet connaît parfaitement les différentes unités et rôles de la police et de la gendarmerie, les procédures, les liens avec la Justice. Il campe les personnages dans des rôles bien spécifiques, explore les possibles relais dans le monde du terrorisme international en lien avec les évènements qui se déroulent en Afghanistan, Syrie, etc. Le roman est suffisamment bien construit pour se lire d'une traite, tellement les situations s'enchaînent et le suspense est tenu jusqu'au bout.
C'est une très bonne adaptation du roman qui pose en images les faits et les sentiments que chaque personnage traverse. J'avais l'impression que les personnages devaient être exactement comme ceux dessinés. Le respect du texte et son découpage donne bien le rendu de l'histoire, le stress que chacun ressent. J'ai aimé aussi le trait des dessins qui donne vie aux personnages et la mise en couleur qui permet de comprendre la réalité au moment où on retourne dans le passé.
C'est une très bonne adaptation du roman qui pose en images les faits et les sentiments que chaque personnage traverse. J'avais l'impression que les personnages devaient être exactement comme ceux dessinés.
Le respect du texte et son découpage donne bien le rendu de l'histoire, le stress que chacun ressent. J'ai aimé aussi le trait des dessins qui donne vie aux personnages et la mise en couleur qui permet de comprendre la réalité au moment où on retourne dans le passé.
Je vous partage le lien vers ce documentaire d’utilité publique puisque, malheureusement, @artefr a préféré annuler la diffusion prévue ce soir pour la remettre au 24 mars, 2 jours après le second tour des #ElectionsMunicipales
Dana, jeune femme noire d’aujourd’hui, se retrouve propulsée au temps de l’esclavage dans une plantation …
Et si vous étiez plongé au temps de l'esclavage
5 étoiles
Très bon roman. Une jeune femme noire qui vient d'emménager avec son mari blanc, Kevin, en 1976 à côté de Los Angeles. Ils sont tous deux écrivains et d'un coup, ils vont être plongés dans une réalité d'une autre époque : celle de l'esclavage dans une plantation du Maryland bien avant la guerre de Sécession. Danah est "appelée" par Rufus, petit garçon qui se noit. Elle le sauve et devant la menace du père de l'enfant qui l'a tient en joue avec son fusil, elle prend peur pour sa vie et est ramenée en 1976. Petit à petit, les voyages dans le temps se succèdent et elle comprend le lien qui l'a relie à Rufus, son ancêtre blanc, fils puis propriétaire d'une plantation et d'esclaves. Ce qui est très bien décrit, au-delà de ce ce que pouvaient subir les esclaves en ce temps-là, c'est le sentiment des blancs de leur …
Très bon roman. Une jeune femme noire qui vient d'emménager avec son mari blanc, Kevin, en 1976 à côté de Los Angeles. Ils sont tous deux écrivains et d'un coup, ils vont être plongés dans une réalité d'une autre époque : celle de l'esclavage dans une plantation du Maryland bien avant la guerre de Sécession.
Danah est "appelée" par Rufus, petit garçon qui se noit. Elle le sauve et devant la menace du père de l'enfant qui l'a tient en joue avec son fusil, elle prend peur pour sa vie et est ramenée en 1976. Petit à petit, les voyages dans le temps se succèdent et elle comprend le lien qui l'a relie à Rufus, son ancêtre blanc, fils puis propriétaire d'une plantation et d'esclaves. Ce qui est très bien décrit, au-delà de ce ce que pouvaient subir les esclaves en ce temps-là, c'est le sentiment des blancs de leur supériorité, de leur domination, de la méfiance éprouvée de part et d'autre et surtout du système social dans lequel tout le monde se trouvait prisonnier. Par dessus cette description très fine de ce racisme, de cette exploitation et du patriarcat, il y a cette femme qui vit dans un monde où l'esclavage n'existe plus, le racisme qui prévaut encore n'est pas le moteur de la réflexion, mais c'est plutôt la contradiction qu'elle éprouve à se retrouver à sauver cet homme pour sa survie en 1976, mais aussi pour la survie de tous les esclaves qui vivent sur la propriété alors qu'elle est plus instruite que n'importe qui sur la plantation et qu'elle est à la fois partie prenante de l'exploitation et des violences subies, et qu'elle souhaite les libérer sans le pouvoir de le faire car cela met tout le monde en danger. Ce décalage est très fort et permet de se plonger dans ce monde dont les USA sont issus.
Abolir la prison: essai théorique pour en ouvrir une perspective
Aucune note
Ce n'est pas le 1er ouvrage de G. Ricordeau que je lis, dernièrement celui qu'elle a dirigé "1312 raisons d'abolir la police". C'est une militante de l'abolitionnisme, chercheuse en sociologie et criminologue. Elle s'attache à démonter le complexe carcéro-industriel, et renforce son discours abolitionniste à l'encontre du complexe caritativo-industriel, contre les institutions comme l'école où l'hôpital. Son raisonnement est très théorique, à mon sens, même s'il s'appuie sur un certain nombre de luttes et d'auteurs et autrices qui ont dénoncé ce système judiciaire et punitif, qui n'apporte pas de réponse satisfaisante aux victimes et ne constitue donc pas une réponse adaptée. Son argumentation part d'une analyse détaillée sur la composition sociologique des personnes incarcérées (avant tout issues des couches populaires pauvres et racisées), lesquelles sont d'ailleurs complètement ignorées dans leurs revendications ou expressions par les médias et autorités et élus, pour en conclure qu'il y a de fait un système …
Ce n'est pas le 1er ouvrage de G. Ricordeau que je lis, dernièrement celui qu'elle a dirigé "1312 raisons d'abolir la police". C'est une militante de l'abolitionnisme, chercheuse en sociologie et criminologue. Elle s'attache à démonter le complexe carcéro-industriel, et renforce son discours abolitionniste à l'encontre du complexe caritativo-industriel, contre les institutions comme l'école où l'hôpital. Son raisonnement est très théorique, à mon sens, même s'il s'appuie sur un certain nombre de luttes et d'auteurs et autrices qui ont dénoncé ce système judiciaire et punitif, qui n'apporte pas de réponse satisfaisante aux victimes et ne constitue donc pas une réponse adaptée.
Son argumentation part d'une analyse détaillée sur la composition sociologique des personnes incarcérées (avant tout issues des couches populaires pauvres et racisées), lesquelles sont d'ailleurs complètement ignorées dans leurs revendications ou expressions par les médias et autorités et élus, pour en conclure qu'il y a de fait un système de protection de l'ordre social et de la propriété privée. C'est une réalité indéniable. Elle élargit cette critique donc à tous les appareils d'Etat: la justice, la police évidemment, mais plus largement l'école où l'hôpital définis ici comme d'autres formes de surveillance et de contrôle. Elle en appelle au rejet de tout projet simplement réformiste, qui sous couvert de progrès, ne ferait que déplacer le problème. Elle part de l'idée que l'abolition de l'esclavage, comme de la peine de mort, ne sera effective que si le système capitaliste est détruit. De ce point de vue, c'est une vision révolutionnaire et porteuse d'un idéal qui peut mobiliser. Mais s'il s'agit bien d'une lutte collective, d'une conscientisation de la population, il n'empêche que concrètement elle n'aborde jamais de situation concrète pour esquisser des pistes de réflexion, tout au moins dans ce livre.