Ce n'est pas facile d'aller au bout de ce livre, et, en parallèle, j'ai écouté le podcast de Charlotte Pudlowski ("Ou peut-être une nuit" chez Louie Media) qui en signe la préface. C'est la conjugaison de cette lecture et de cette écoute, sans oublier le livre de Cécile Cée et d'autres, qui m'ont permis d'encaisser ce qui est décrit, dénoncé et surtout expliqué à travers des paroles de victimes mais aussi des incesteurs que D. Dussy a rencontré en prison. Il n'y est pas fait mention si la raison est la seule réponse possible, mais il est question de l'insuffisance de la réponse et de la justice et des services de police. Au-delà, il est question avant tout des conséquences totales sur la vie des victimes d'inceste, des conséquences sur la sphère familiale, du silence qui est installé et construit non seulement par les incesteurs, mais aussi par l'entourage familial, …
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Arsène a publié une critique de Le berceau des dominations par Dorothée Dussy
Une étude qui date de 2013 et qui n'est pas assez médiatisée
Ce n'est pas facile d'aller au bout de ce livre, et, en parallèle, j'ai écouté le podcast de Charlotte Pudlowski ("Ou peut-être une nuit" chez Louie Media) qui en signe la préface. C'est la conjugaison de cette lecture et de cette écoute, sans oublier le livre de Cécile Cée et d'autres, qui m'ont permis d'encaisser ce qui est décrit, dénoncé et surtout expliqué à travers des paroles de victimes mais aussi des incesteurs que D. Dussy a rencontré en prison. Il n'y est pas fait mention si la raison est la seule réponse possible, mais il est question de l'insuffisance de la réponse et de la justice et des services de police. Au-delà, il est question avant tout des conséquences totales sur la vie des victimes d'inceste, des conséquences sur la sphère familiale, du silence qui est installé et construit non seulement par les incesteurs, mais aussi par l'entourage familial, par les victimes et même les proches et également les professionnels qui auraient pu voir, aidé cette parole à s'exprimer et je dirai surtout les institutions et les médias au sens large. Ce livre est une lente exploration de cette réalité qu'on ne veut pas voir, des victimes de ces hommes en très grande majorité, de ce climat qui est un système de société et de ce silence, de la vie des victimes qui est dévastée et des relations humaines qui sont basées sur cette domination masculine. On n'en sort pas indemne !
Arsène a noté Le berceau des dominations : 5 étoiles

Le berceau des dominations de Dorothée Dussy
Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l’inceste, en théorie interdit et condamné, est couramment pratiqué dans …
Arsène a terminé la lecture de Le berceau des dominations par Dorothée Dussy

Le berceau des dominations de Dorothée Dussy
Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l’inceste, en théorie interdit et condamné, est couramment pratiqué dans …
Arsène a publié une critique de Rien ne s'oppose à la nuit par Delphine de Vigan
Les ravages dans une famille
Depuis longtemps ce roman était dans ma liseuse, mais je ne me décidais pas, sans trop savoir pourquoi. Et, peut-être parce que l'inceste commence à m'interroger, ou peut-être qu'il est davantage signaler comme une conséquence du patriarcat et que peu à peu sa dénonciation impose de regarder ce qu'on ne veut pas voir, après d'autres textes, articles, films, je l'ai lu. Au début, on a ne voit pas bien ce que Delphine de Vigan expose de la vie de sa mère, pourquoi ce suicide. Puis vient les descriptions de ses silences, de sa vie qui semble toujours désorientée, des choix qui restent incompréhensibles, de cette famille hors norme, des descriptions de tous ces moments où Delphine et sa sœur Marion semblent laissées à elles-mêmes, des bouffées délirantes de Lucille et de l'inceste qu'elle subit de la part de son père à 16 ans, mais on comprend le climat incestuel qui …
Depuis longtemps ce roman était dans ma liseuse, mais je ne me décidais pas, sans trop savoir pourquoi. Et, peut-être parce que l'inceste commence à m'interroger, ou peut-être qu'il est davantage signaler comme une conséquence du patriarcat et que peu à peu sa dénonciation impose de regarder ce qu'on ne veut pas voir, après d'autres textes, articles, films, je l'ai lu. Au début, on a ne voit pas bien ce que Delphine de Vigan expose de la vie de sa mère, pourquoi ce suicide. Puis vient les descriptions de ses silences, de sa vie qui semble toujours désorientée, des choix qui restent incompréhensibles, de cette famille hors norme, des descriptions de tous ces moments où Delphine et sa sœur Marion semblent laissées à elles-mêmes, des bouffées délirantes de Lucille et de l'inceste qu'elle subit de la part de son père à 16 ans, mais on comprend le climat incestuel qui est présent à chaque instant et des autres agressions vers d'autres filles. Et on constate que la dénonciation de cet inceste que Lucille envoie à chaque membre de la famille ne change rien à la situation et on comprend mieux dans quel état elle sombre, et les conséquences que cela a directement sur ses filles. Ce texte est très fort, et, pour ma part, je l'ai trouvé très émouvant.
Arsène a noté Rien ne s'oppose à la nuit : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Rien ne s'oppose à la nuit par Delphine de Vigan
Arsène a publié une critique de Le fond de l'enfer par Ian Rankin
Une plongée dans un Édimbourg inconnu
Par hasard, l'inspecteur John Rebus, se rend sur les lieux d'un squat où l'on a trouvé un cadavre. Le mort est torse nu, des bougies autour de lui et un pentacle dessiné sur le mur et un sachet de drogue à côté de lui. Overdose semble la suite logique, mais voilà Rebus qui n'est pas satisfait, il cherche, explore, récupére les témoins éventuels tandis que son patron veut l'embarquer dans une campagne contre la drogue et l'addiction, avec des contributeurs financiers importants à Édimbourg. Tout se mélange et il faut beaucoup de patience pour démêler tout ça. C'est beaucoup moins alambiqué que dans d'autres polars, même si on se doute bien que tout ce monde là n'est pas là par hasard. On découvre en tout cas des mondes cachés au public en général.
Arsène a noté Le fond de l'enfer : 5 étoiles

Le fond de l'enfer de Ian Rankin
Hide and Seek is a 1991 crime novel by Ian Rankin. It is the second of the Inspector Rebus novels. …
Arsène a terminé la lecture de Le fond de l'enfer par Ian Rankin

Le fond de l'enfer de Ian Rankin
Hide and Seek is a 1991 crime novel by Ian Rankin. It is the second of the Inspector Rebus novels. …
Arsène a publié une critique de Le Grondement de la montagne par Yasunari Kawabata
une écriture un peu etrange pour moi
Yasunari Kawabata nous propose de suivre un vieil homme, Shingo, après la seconde guerre mondiale, qui rêve beaucoup, et prête énormément d'attention à la nature qui l'entoure. Autour de lui, dans sa maison il y a sa femme, moins belle que sa sœur qu'il semble avoir épousé à regret et qu'il ne touche que pour l'empêcher de ronfler, sa fille, qu'il ne trouve pas belle non plus et qui est revenue avec ses deux enfants après s'être séparée de son mari, et son fils qui est revenu changé de la guerre, lequel délaisse sa jolie femme pour une maîtresse. Shingo est très sensible à sa bru laquelle est très attentionnée envers lui. Une autre jeune femme, secrétaire dans un premier temps à son bureau, l'intéresse aussi. Ainsi que la maîtresse de son fils et la femme avec laquelle elle vit. Shingo est perturbé par sa fille qui vit avec eux, …
Yasunari Kawabata nous propose de suivre un vieil homme, Shingo, après la seconde guerre mondiale, qui rêve beaucoup, et prête énormément d'attention à la nature qui l'entoure. Autour de lui, dans sa maison il y a sa femme, moins belle que sa sœur qu'il semble avoir épousé à regret et qu'il ne touche que pour l'empêcher de ronfler, sa fille, qu'il ne trouve pas belle non plus et qui est revenue avec ses deux enfants après s'être séparée de son mari, et son fils qui est revenu changé de la guerre, lequel délaisse sa jolie femme pour une maîtresse. Shingo est très sensible à sa bru laquelle est très attentionnée envers lui. Une autre jeune femme, secrétaire dans un premier temps à son bureau, l'intéresse aussi. Ainsi que la maîtresse de son fils et la femme avec laquelle elle vit. Shingo est perturbé par sa fille qui vit avec eux, sa bru qui a avorté, la maîtresse de son fils qu'il fait pleurer et qui attend un enfant, la jeune femme qui a quitté son emploi de secrétaire pour servir dans des boutiques. Et tout est sujet à rêveries, contemplation de paysages, fleurs ou arbres, suivant les saisons, les gens qu'il croise dans le train, ses anciennes connaissances qu'il retrouve soit dans des dîners soit à leur chevet, et la vieillesse qu'il semble redouter, notamment lorsqu'il n'arrive plus à faire son nœud de cravate quotidien depuis quarante ans. Les 200 pages laissent un sentiment de calme, la guerre n'est qu'à peine évoquée hormis son fils et les femmes qui sont veuves. Mais l'aspect rigoriste, sourcilleux du respect dû aux anciens est là en filigrane et les discussions parfois semblent sans réel échange construit. Cet univers particulier m'a semblé étrange, peut-être parce que je suis pas habitué à cette manière de décrire les gens et les lieux. Je vais essayer d'en lire un autre.
Arsène a noté Le Grondement de la montagne : 4 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Le Grondement de la montagne par Yasunari Kawabata
Arsène a publié une critique de Les morts manquent de correction par Pauline Toulet
un polar pour passer le temps
Un homme rentre chez lui, et l'inconnu auquel il avait loué son appartement pour le weekend est allongé mort sur son lit. Le propriétaire est correcteur de textes pour des magazines et n'a pas vraiment d'ami. La police enquête pour savoir qui est la victime dont on se rend compte qu'elle a été victime d'un assassinat. Lui de son côté fait son détective et découvre un trafic de gogottes. L'autrice fait preuve d'humour dans sa description de certaines situations, montre le versant facétieux que tout un chacun peut rencontrer. Bref ça se laisse lire (une après-midi m'a suffit) mais c'est vraiment le genre de livres que je conseillerais pour un trajet en train où n'importe quelle interruption n'empêche pas la poursuite de la lecture.
Arsène a noté Les morts manquent de correction : 3 étoiles

Les morts manquent de correction de Pauline Toulet
Félix Soupel est un homme discret, qui exerce la pacifique profession de correcteur indé- pendant. De retour d’une cure à …





