Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD...
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Julien Legendre, patron pêcheur, est retrouvé assassiné sur la digue à proximité du Hourdel en …
un roman policier "local"
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Un bon roman policier qui se déroule non loin du Crotois, dans la baie de Somme. Antoine, en route pour un mariage à Calais, apprend dans un journal local qui traînait dans le wagon, qu'un ancien bidasse qu'il avait connu était mort sur la digue à Cayeux-sur-Mer. Un petit détour pour comprendre et se remémorer cette fugace amitié l'amène à découvrir des habitants qui ont tous des trésors dans leurs vies...mais pourquoi Julien est-il mort? Et surtout qui est responsable de sa mort? Au fil des discussions, des morceaux de passé sont mis à nu, et le côté, pas si noir de chacun-chacune, révèle tant de choses...
Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l’inceste, en théorie interdit et …
Une étude qui date de 2013 et qui n'est pas assez médiatisée
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Ce n'est pas facile d'aller au bout de ce livre, et, en parallèle, j'ai écouté le podcast de Charlotte Pudlowski ("Ou peut-être une nuit" chez Louie Media) qui en signe la préface. C'est la conjugaison de cette lecture et de cette écoute, sans oublier le livre de Cécile Cée et d'autres, qui m'ont permis d'encaisser ce qui est décrit, dénoncé et surtout expliqué à travers des paroles de victimes mais aussi des incesteurs que D. Dussy a rencontré en prison. Il n'y est pas fait mention si la raison est la seule réponse possible, mais il est question de l'insuffisance de la réponse et de la justice et des services de police. Au-delà, il est question avant tout des conséquences totales sur la vie des victimes d'inceste, des conséquences sur la sphère familiale, du silence qui est installé et construit non seulement par les incesteurs, mais aussi par l'entourage familial, …
Ce n'est pas facile d'aller au bout de ce livre, et, en parallèle, j'ai écouté le podcast de Charlotte Pudlowski ("Ou peut-être une nuit" chez Louie Media) qui en signe la préface. C'est la conjugaison de cette lecture et de cette écoute, sans oublier le livre de Cécile Cée et d'autres, qui m'ont permis d'encaisser ce qui est décrit, dénoncé et surtout expliqué à travers des paroles de victimes mais aussi des incesteurs que D. Dussy a rencontré en prison. Il n'y est pas fait mention si la raison est la seule réponse possible, mais il est question de l'insuffisance de la réponse et de la justice et des services de police. Au-delà, il est question avant tout des conséquences totales sur la vie des victimes d'inceste, des conséquences sur la sphère familiale, du silence qui est installé et construit non seulement par les incesteurs, mais aussi par l'entourage familial, par les victimes et même les proches et également les professionnels qui auraient pu voir, aidé cette parole à s'exprimer et je dirai surtout les institutions et les médias au sens large. Ce livre est une lente exploration de cette réalité qu'on ne veut pas voir, des victimes de ces hommes en très grande majorité, de ce climat qui est un système de société et de ce silence, de la vie des victimes qui est dévastée et des relations humaines qui sont basées sur cette domination masculine. On n'en sort pas indemne !
Depuis longtemps ce roman était dans ma liseuse, mais je ne me décidais pas, sans trop savoir pourquoi. Et, peut-être parce que l'inceste commence à m'interroger, ou peut-être qu'il est davantage signaler comme une conséquence du patriarcat et que peu à peu sa dénonciation impose de regarder ce qu'on ne veut pas voir, après d'autres textes, articles, films, je l'ai lu. Au début, on a ne voit pas bien ce que Delphine de Vigan expose de la vie de sa mère, pourquoi ce suicide. Puis vient les descriptions de ses silences, de sa vie qui semble toujours désorientée, des choix qui restent incompréhensibles, de cette famille hors norme, des descriptions de tous ces moments où Delphine et sa sœur Marion semblent laissées à elles-mêmes, des bouffées délirantes de Lucille et de l'inceste qu'elle subit de la part de son père à 16 ans, mais on comprend le climat incestuel qui …
Depuis longtemps ce roman était dans ma liseuse, mais je ne me décidais pas, sans trop savoir pourquoi. Et, peut-être parce que l'inceste commence à m'interroger, ou peut-être qu'il est davantage signaler comme une conséquence du patriarcat et que peu à peu sa dénonciation impose de regarder ce qu'on ne veut pas voir, après d'autres textes, articles, films, je l'ai lu.
Au début, on a ne voit pas bien ce que Delphine de Vigan expose de la vie de sa mère, pourquoi ce suicide. Puis vient les descriptions de ses silences, de sa vie qui semble toujours désorientée, des choix qui restent incompréhensibles, de cette famille hors norme, des descriptions de tous ces moments où Delphine et sa sœur Marion semblent laissées à elles-mêmes, des bouffées délirantes de Lucille et de l'inceste qu'elle subit de la part de son père à 16 ans, mais on comprend le climat incestuel qui est présent à chaque instant et des autres agressions vers d'autres filles. Et on constate que la dénonciation de cet inceste que Lucille envoie à chaque membre de la famille ne change rien à la situation et on comprend mieux dans quel état elle sombre, et les conséquences que cela a directement sur ses filles. Ce texte est très fort, et, pour ma part, je l'ai trouvé très émouvant.
Hide and Seek is a 1991 crime novel by Ian Rankin. It is the second …
Une plongée dans un Édimbourg inconnu
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Par hasard, l'inspecteur John Rebus, se rend sur les lieux d'un squat où l'on a trouvé un cadavre. Le mort est torse nu, des bougies autour de lui et un pentacle dessiné sur le mur et un sachet de drogue à côté de lui. Overdose semble la suite logique, mais voilà Rebus qui n'est pas satisfait, il cherche, explore, récupére les témoins éventuels tandis que son patron veut l'embarquer dans une campagne contre la drogue et l'addiction, avec des contributeurs financiers importants à Édimbourg. Tout se mélange et il faut beaucoup de patience pour démêler tout ça. C'est beaucoup moins alambiqué que dans d'autres polars, même si on se doute bien que tout ce monde là n'est pas là par hasard. On découvre en tout cas des mondes cachés au public en général.
Yasunari Kawabata nous propose de suivre un vieil homme, Shingo, après la seconde guerre mondiale, qui rêve beaucoup, et prête énormément d'attention à la nature qui l'entoure. Autour de lui, dans sa maison il y a sa femme, moins belle que sa sœur qu'il semble avoir épousé à regret et qu'il ne touche que pour l'empêcher de ronfler, sa fille, qu'il ne trouve pas belle non plus et qui est revenue avec ses deux enfants après s'être séparée de son mari, et son fils qui est revenu changé de la guerre, lequel délaisse sa jolie femme pour une maîtresse. Shingo est très sensible à sa bru laquelle est très attentionnée envers lui. Une autre jeune femme, secrétaire dans un premier temps à son bureau, l'intéresse aussi. Ainsi que la maîtresse de son fils et la femme avec laquelle elle vit. Shingo est perturbé par sa fille qui vit avec eux, …
Yasunari Kawabata nous propose de suivre un vieil homme, Shingo, après la seconde guerre mondiale, qui rêve beaucoup, et prête énormément d'attention à la nature qui l'entoure. Autour de lui, dans sa maison il y a sa femme, moins belle que sa sœur qu'il semble avoir épousé à regret et qu'il ne touche que pour l'empêcher de ronfler, sa fille, qu'il ne trouve pas belle non plus et qui est revenue avec ses deux enfants après s'être séparée de son mari, et son fils qui est revenu changé de la guerre, lequel délaisse sa jolie femme pour une maîtresse. Shingo est très sensible à sa bru laquelle est très attentionnée envers lui.
Une autre jeune femme, secrétaire dans un premier temps à son bureau, l'intéresse aussi. Ainsi que la maîtresse de son fils et la femme avec laquelle elle vit. Shingo est perturbé par sa fille qui vit avec eux, sa bru qui a avorté, la maîtresse de son fils qu'il fait pleurer et qui attend un enfant, la jeune femme qui a quitté son emploi de secrétaire pour servir dans des boutiques. Et tout est sujet à rêveries, contemplation de paysages, fleurs ou arbres, suivant les saisons, les gens qu'il croise dans le train, ses anciennes connaissances qu'il retrouve soit dans des dîners soit à leur chevet, et la vieillesse qu'il semble redouter, notamment lorsqu'il n'arrive plus à faire son nœud de cravate quotidien depuis quarante ans.
Les 200 pages laissent un sentiment de calme, la guerre n'est qu'à peine évoquée hormis son fils et les femmes qui sont veuves. Mais l'aspect rigoriste, sourcilleux du respect dû aux anciens est là en filigrane et les discussions parfois semblent sans réel échange construit. Cet univers particulier m'a semblé étrange, peut-être parce que je suis pas habitué à cette manière de décrire les gens et les lieux. Je vais essayer d'en lire un autre.
Félix Soupel est un homme discret, qui exerce la pacifique profession de correcteur indé- pendant. …
un polar pour passer le temps
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Un homme rentre chez lui, et l'inconnu auquel il avait loué son appartement pour le weekend est allongé mort sur son lit. Le propriétaire est correcteur de textes pour des magazines et n'a pas vraiment d'ami. La police enquête pour savoir qui est la victime dont on se rend compte qu'elle a été victime d'un assassinat. Lui de son côté fait son détective et découvre un trafic de gogottes. L'autrice fait preuve d'humour dans sa description de certaines situations, montre le versant facétieux que tout un chacun peut rencontrer. Bref ça se laisse lire (une après-midi m'a suffit) mais c'est vraiment le genre de livres que je conseillerais pour un trajet en train où n'importe quelle interruption n'empêche pas la poursuite de la lecture.
William Wisting, en vacances et las de tondre la pelouse, suit assidûment dans la presse …
une dernière enquête de cold case...
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la disparition d'une femme et sur ces entrefaits, il trouve une lettre anonyme dans son courrier comportant le numéro d'une ancienne affaire criminelle. A la fois désœuvré et s'attendant à recevoir d'autres lettres anonymes, il va chercher dans les archives les éléments de cette affaire: une jeune fille de 18 ans qui rentrait chez elle durant l'été en vélo après avoir fini son job, a été retrouvée violée et assassinée. Un jeune, ancien petit ami éconduit, a été trouvé et jugé coupable avec une peine de 17 ans. Du coup, Westling s'occupe de comprendre ce que l'on incite à découvrir, peut-être une erreur judiciaire commise par un enquêteur qui devrait être nommé chef de la police. Mais qui envoie ces lettres? Et qui serait ce nouveau suspect? Et cette journaliste, quelle est sa place? Cette fois, sa fille Line, n'est pas dans la boucle de l'enquête. Par contre Westling remarque …
la disparition d'une femme et sur ces entrefaits, il trouve une lettre anonyme dans son courrier comportant le numéro d'une ancienne affaire criminelle. A la fois désœuvré et s'attendant à recevoir d'autres lettres anonymes, il va chercher dans les archives les éléments de cette affaire: une jeune fille de 18 ans qui rentrait chez elle durant l'été en vélo après avoir fini son job, a été retrouvée violée et assassinée. Un jeune, ancien petit ami éconduit, a été trouvé et jugé coupable avec une peine de 17 ans. Du coup, Westling s'occupe de comprendre ce que l'on incite à découvrir, peut-être une erreur judiciaire commise par un enquêteur qui devrait être nommé chef de la police. Mais qui envoie ces lettres? Et qui serait ce nouveau suspect? Et cette journaliste, quelle est sa place? Cette fois, sa fille Line, n'est pas dans la boucle de l'enquête. Par contre Westling remarque qu'il y a de nouvelles méthodes d'investigation et qu'il se fait vieux. Le roman explore, à la fois le passé avec ce meurtre d'une jeune femme, la recherche de nouveaux indices qui pourraient disculper le coupable, l'auteur des lettres anonymes et la recherche d'abord de cette femme disparue il y a 2 jours dont on retrouve le corps dans une maison incendiée, puis son meurtrier. Tout semble semble à la fois interconnecté et parfois Westl5ne peur s'empêcher de trouver toutes ces nouvelles pièces à conviction trop belles pour vraies.
C'est toujours bien emmené, on ne s'ennuie pas au fil de la lecture.
Condamné à vingt et un ans de réclusion pour le meurtre, assorti de viol et …
la 7eme enquête
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Il s'agit du 7eme titre de la série avec William Westling, et sa fille Line. Tout débité lors d'une reconstitution où un meurtrier, déjà condamné pour meurtres avec violences et tortures, doit indiquer le lieu où une victime est enterrée. C'est dans le secteur de Wistling et il est chargé de superviser l'action. Line, recrutée par la Kripos (le service des Cold Case) film la scène. Et tout à coup le prisonnier s'évade, une explosion blesse plusieurs policiers. Tout va de travers, on ne le retrouve pas. La police soupçonne qu'il se cache dans une villa et espère que son complice, qu'il n'a jamais dénoncé, va venir le récupérer, mais il s'échappe. On suit donc l'enquête de Wistling avec ses collègues et les recherches parallèles de sa fille. C'est toujours bien balancé, entre les pistes suivies, les éléments qui apparaissent petit à petit, les soupçons, les personnes qui sont interrogées, …
Il s'agit du 7eme titre de la série avec William Westling, et sa fille Line. Tout débité lors d'une reconstitution où un meurtrier, déjà condamné pour meurtres avec violences et tortures, doit indiquer le lieu où une victime est enterrée. C'est dans le secteur de Wistling et il est chargé de superviser l'action. Line, recrutée par la Kripos (le service des Cold Case) film la scène. Et tout à coup le prisonnier s'évade, une explosion blesse plusieurs policiers. Tout va de travers, on ne le retrouve pas. La police soupçonne qu'il se cache dans une villa et espère que son complice, qu'il n'a jamais dénoncé, va venir le récupérer, mais il s'échappe. On suit donc l'enquête de Wistling avec ses collègues et les recherches parallèles de sa fille. C'est toujours bien balancé, entre les pistes suivies, les éléments qui apparaissent petit à petit, les soupçons, les personnes qui sont interrogées, les cadavres qui sont découverts.... Mais cette fois, Horst cherche à décrire les aspects particuliers de criminels que la cruauté anime.