Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD...
Sur Mastodon @Opla@mastodon.social
Sur Diaspora ex_pla_principal@diaspora-fr.org
Hide and Seek is a 1991 crime novel by Ian Rankin. It is the second …
Une plongée dans un Édimbourg inconnu
Aucune note
Par hasard, l'inspecteur John Rebus, se rend sur les lieux d'un squat où l'on a trouvé un cadavre. Le mort est torse nu, des bougies autour de lui et un pentacle dessiné sur le mur et un sachet de drogue à côté de lui. Overdose semble la suite logique, mais voilà Rebus qui n'est pas satisfait, il cherche, explore, récupére les témoins éventuels tandis que son patron veut l'embarquer dans une campagne contre la drogue et l'addiction, avec des contributeurs financiers importants à Édimbourg. Tout se mélange et il faut beaucoup de patience pour démêler tout ça. C'est beaucoup moins alambiqué que dans d'autres polars, même si on se doute bien que tout ce monde là n'est pas là par hasard. On découvre en tout cas des mondes cachés au public en général.
Yasunari Kawabata nous propose de suivre un vieil homme, Shingo, après la seconde guerre mondiale, qui rêve beaucoup, et prête énormément d'attention à la nature qui l'entoure. Autour de lui, dans sa maison il y a sa femme, moins belle que sa sœur qu'il semble avoir épousé à regret et qu'il ne touche que pour l'empêcher de ronfler, sa fille, qu'il ne trouve pas belle non plus et qui est revenue avec ses deux enfants après s'être séparée de son mari, et son fils qui est revenu changé de la guerre, lequel délaisse sa jolie femme pour une maîtresse. Shingo est très sensible à sa bru laquelle est très attentionnée envers lui. Une autre jeune femme, secrétaire dans un premier temps à son bureau, l'intéresse aussi. Ainsi que la maîtresse de son fils et la femme avec laquelle elle vit. Shingo est perturbé par sa fille qui vit avec eux, …
Yasunari Kawabata nous propose de suivre un vieil homme, Shingo, après la seconde guerre mondiale, qui rêve beaucoup, et prête énormément d'attention à la nature qui l'entoure. Autour de lui, dans sa maison il y a sa femme, moins belle que sa sœur qu'il semble avoir épousé à regret et qu'il ne touche que pour l'empêcher de ronfler, sa fille, qu'il ne trouve pas belle non plus et qui est revenue avec ses deux enfants après s'être séparée de son mari, et son fils qui est revenu changé de la guerre, lequel délaisse sa jolie femme pour une maîtresse. Shingo est très sensible à sa bru laquelle est très attentionnée envers lui.
Une autre jeune femme, secrétaire dans un premier temps à son bureau, l'intéresse aussi. Ainsi que la maîtresse de son fils et la femme avec laquelle elle vit. Shingo est perturbé par sa fille qui vit avec eux, sa bru qui a avorté, la maîtresse de son fils qu'il fait pleurer et qui attend un enfant, la jeune femme qui a quitté son emploi de secrétaire pour servir dans des boutiques. Et tout est sujet à rêveries, contemplation de paysages, fleurs ou arbres, suivant les saisons, les gens qu'il croise dans le train, ses anciennes connaissances qu'il retrouve soit dans des dîners soit à leur chevet, et la vieillesse qu'il semble redouter, notamment lorsqu'il n'arrive plus à faire son nœud de cravate quotidien depuis quarante ans.
Les 200 pages laissent un sentiment de calme, la guerre n'est qu'à peine évoquée hormis son fils et les femmes qui sont veuves. Mais l'aspect rigoriste, sourcilleux du respect dû aux anciens est là en filigrane et les discussions parfois semblent sans réel échange construit. Cet univers particulier m'a semblé étrange, peut-être parce que je suis pas habitué à cette manière de décrire les gens et les lieux. Je vais essayer d'en lire un autre.
Félix Soupel est un homme discret, qui exerce la pacifique profession de correcteur indé- pendant. …
un polar pour passer le temps
Aucune note
Un homme rentre chez lui, et l'inconnu auquel il avait loué son appartement pour le weekend est allongé mort sur son lit. Le propriétaire est correcteur de textes pour des magazines et n'a pas vraiment d'ami. La police enquête pour savoir qui est la victime dont on se rend compte qu'elle a été victime d'un assassinat. Lui de son côté fait son détective et découvre un trafic de gogottes. L'autrice fait preuve d'humour dans sa description de certaines situations, montre le versant facétieux que tout un chacun peut rencontrer. Bref ça se laisse lire (une après-midi m'a suffit) mais c'est vraiment le genre de livres que je conseillerais pour un trajet en train où n'importe quelle interruption n'empêche pas la poursuite de la lecture.
William Wisting, en vacances et las de tondre la pelouse, suit assidûment dans la presse …
une dernière enquête de cold case...
Aucune note
la disparition d'une femme et sur ces entrefaits, il trouve une lettre anonyme dans son courrier comportant le numéro d'une ancienne affaire criminelle. A la fois désœuvré et s'attendant à recevoir d'autres lettres anonymes, il va chercher dans les archives les éléments de cette affaire: une jeune fille de 18 ans qui rentrait chez elle durant l'été en vélo après avoir fini son job, a été retrouvée violée et assassinée. Un jeune, ancien petit ami éconduit, a été trouvé et jugé coupable avec une peine de 17 ans. Du coup, Westling s'occupe de comprendre ce que l'on incite à découvrir, peut-être une erreur judiciaire commise par un enquêteur qui devrait être nommé chef de la police. Mais qui envoie ces lettres? Et qui serait ce nouveau suspect? Et cette journaliste, quelle est sa place? Cette fois, sa fille Line, n'est pas dans la boucle de l'enquête. Par contre Westling remarque …
la disparition d'une femme et sur ces entrefaits, il trouve une lettre anonyme dans son courrier comportant le numéro d'une ancienne affaire criminelle. A la fois désœuvré et s'attendant à recevoir d'autres lettres anonymes, il va chercher dans les archives les éléments de cette affaire: une jeune fille de 18 ans qui rentrait chez elle durant l'été en vélo après avoir fini son job, a été retrouvée violée et assassinée. Un jeune, ancien petit ami éconduit, a été trouvé et jugé coupable avec une peine de 17 ans. Du coup, Westling s'occupe de comprendre ce que l'on incite à découvrir, peut-être une erreur judiciaire commise par un enquêteur qui devrait être nommé chef de la police. Mais qui envoie ces lettres? Et qui serait ce nouveau suspect? Et cette journaliste, quelle est sa place? Cette fois, sa fille Line, n'est pas dans la boucle de l'enquête. Par contre Westling remarque qu'il y a de nouvelles méthodes d'investigation et qu'il se fait vieux. Le roman explore, à la fois le passé avec ce meurtre d'une jeune femme, la recherche de nouveaux indices qui pourraient disculper le coupable, l'auteur des lettres anonymes et la recherche d'abord de cette femme disparue il y a 2 jours dont on retrouve le corps dans une maison incendiée, puis son meurtrier. Tout semble semble à la fois interconnecté et parfois Westl5ne peur s'empêcher de trouver toutes ces nouvelles pièces à conviction trop belles pour vraies.
C'est toujours bien emmené, on ne s'ennuie pas au fil de la lecture.
Condamné à vingt et un ans de réclusion pour le meurtre, assorti de viol et …
la 7eme enquête
Aucune note
Il s'agit du 7eme titre de la série avec William Westling, et sa fille Line. Tout débité lors d'une reconstitution où un meurtrier, déjà condamné pour meurtres avec violences et tortures, doit indiquer le lieu où une victime est enterrée. C'est dans le secteur de Wistling et il est chargé de superviser l'action. Line, recrutée par la Kripos (le service des Cold Case) film la scène. Et tout à coup le prisonnier s'évade, une explosion blesse plusieurs policiers. Tout va de travers, on ne le retrouve pas. La police soupçonne qu'il se cache dans une villa et espère que son complice, qu'il n'a jamais dénoncé, va venir le récupérer, mais il s'échappe. On suit donc l'enquête de Wistling avec ses collègues et les recherches parallèles de sa fille. C'est toujours bien balancé, entre les pistes suivies, les éléments qui apparaissent petit à petit, les soupçons, les personnes qui sont interrogées, …
Il s'agit du 7eme titre de la série avec William Westling, et sa fille Line. Tout débité lors d'une reconstitution où un meurtrier, déjà condamné pour meurtres avec violences et tortures, doit indiquer le lieu où une victime est enterrée. C'est dans le secteur de Wistling et il est chargé de superviser l'action. Line, recrutée par la Kripos (le service des Cold Case) film la scène. Et tout à coup le prisonnier s'évade, une explosion blesse plusieurs policiers. Tout va de travers, on ne le retrouve pas. La police soupçonne qu'il se cache dans une villa et espère que son complice, qu'il n'a jamais dénoncé, va venir le récupérer, mais il s'échappe. On suit donc l'enquête de Wistling avec ses collègues et les recherches parallèles de sa fille. C'est toujours bien balancé, entre les pistes suivies, les éléments qui apparaissent petit à petit, les soupçons, les personnes qui sont interrogées, les cadavres qui sont découverts.... Mais cette fois, Horst cherche à décrire les aspects particuliers de criminels que la cruauté anime.
Comment le banditisme et les milieux d'affaires s'emparent du pétrole en 1973 à Marseille
Aucune note
Un jeune commissaire parisien est fraîchement nommé à Marseille en 1973. Homosexuel et peu au courant des réseaux et des liens tissés entre truandds et policiers, il se retrouve chargé d'une enquête en flagrance pour le meurtre d'un homme d'affaires à Nice devant un casino. On le suit avec sa petite équipe pour découvrir la personnalité de cette victime, les liens avec la femme qui l'accompagnait et qui n'a pas été touchée, le mari de celle-ci qui semble très concerné par le meurtre, suivi par un second et par la mort d'un capitaine d'un des bateaux de la compagnie que dirigeait la 1ère victime. C'est très intéressant car on découvre au fur et à mesure les éléments qui tournent autour des affaires, des sommes considérables liées aux trafics de drogue, d'armes ou de pétrole au moment où tout le marché mondial se dérègle. Le roman suit de près cette enquête, …
Un jeune commissaire parisien est fraîchement nommé à Marseille en 1973. Homosexuel et peu au courant des réseaux et des liens tissés entre truandds et policiers, il se retrouve chargé d'une enquête en flagrance pour le meurtre d'un homme d'affaires à Nice devant un casino. On le suit avec sa petite équipe pour découvrir la personnalité de cette victime, les liens avec la femme qui l'accompagnait et qui n'a pas été touchée, le mari de celle-ci qui semble très concerné par le meurtre, suivi par un second et par la mort d'un capitaine d'un des bateaux de la compagnie que dirigeait la 1ère victime. C'est très intéressant car on découvre au fur et à mesure les éléments qui tournent autour des affaires, des sommes considérables liées aux trafics de drogue, d'armes ou de pétrole au moment où tout le marché mondial se dérègle.
Le roman suit de près cette enquête, la découverte des éléments se fait petit à petit, les soupçons se concrétisent autant par ce que les enquêteurs découvrent que par ce que nous livre l'autrice au fur et à mesure..
C'est un voyage dont, seule, la démocratie a le secret. Un voyage parfois périlleux. Des …
Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux : Levons-nous!
Aucune note
Il s'agit d'un recueil de photographies, certaines pleine page voir double page, accompagnées d'un texte d'introduction signé P-L. Basse pour chaque période et d'un autre texte non signé qui commente cette période. Les onze différentes périodes ne sont pas toutes de durée identique mais sont titrées comme "Place au peuple, place à la Commune" pour la première de 1871 à 1900, ou "Réveil des consciences" pour les années 1945 à 1958 ou encore "La manif" entre 1970 et 1980 et enfin la dernière "Citoyens du monde" pour les années 1995 à 2005... Pour la plupart il y s'agit de manifestations du peuple animé de sentiments et valeurs de gauche et plus rarement d'un peuple qu'on pourrait qualifier de droite pour les thèmes qui le rassemble (celle en faveur de De Gaulle en 1968 ou pour ce qu'on a mal qualifié de l'école libre ou encore contre la séparation des Églises …
Il s'agit d'un recueil de photographies, certaines pleine page voir double page, accompagnées d'un texte d'introduction signé P-L. Basse pour chaque période et d'un autre texte non signé qui commente cette période. Les onze différentes périodes ne sont pas toutes de durée identique mais sont titrées comme "Place au peuple, place à la Commune" pour la première de 1871 à 1900, ou "Réveil des consciences" pour les années 1945 à 1958 ou encore "La manif" entre 1970 et 1980 et enfin la dernière "Citoyens du monde" pour les années 1995 à 2005... Pour la plupart il y s'agit de manifestations du peuple animé de sentiments et valeurs de gauche et plus rarement d'un peuple qu'on pourrait qualifier de droite pour les thèmes qui le rassemble (celle en faveur de De Gaulle en 1968 ou pour ce qu'on a mal qualifié de l'école libre ou encore contre la séparation des Églises de l'État en 1905). D'autres semblent plus consensuelles comme après la victoire de l'équipe de France en juillet 1998. Il y a parfois des photos de manifestations ailleurs qu'en métropole (en Algérie en 1958) mais elles restent rares. Beaucoup sont l'expression d'une défense de revendications portées parfois par des syndicats ou des partis de gauche ou par des mouvements plus spécifiques (les radios libres, la marche des Beurs ou la Gay-Pride). Parfois, les photos ne sont pas des exemples de manifestations mais servent à décrire un moment, une ambiance (une femme livrant un sac de charbon en 1917 ou travaillant en usine en 1915). Souvent on insère des pages avec des paroles de chanson d'époque (la chanson de Craonne en face d'un dessin de presse de l'assassinat de l'archiduc d'Autriche, ou Bella Ciao) et des slogans affichés sur les murs de Mai 68. Certaines manifestations sont faites pour la défense internationale de condamnés (
l'anarchiste Ferrer, Sacco et Vanzetti ou les époux Rosenberg). Il y a aussi des cortèges lors d'enterrement (Jaurès, Thorez).
Ce livre se veut un panorama des manifestations qui se sont déroulées en France durant plus d'un siècle et tente d'en montrer la diversité, on peut constater la répression des gouvernements qui les empêchent et les encadrent. J'ai ressenti une forme de nostalgie lors de certains épisodes, y compris dans les textes de présentation, à la lumière de ce que nous avons vécu depuis 2005 comme avec les Gilets Jaunes mais qu'elles soit victorieuses ou pas, on ressent une certaine fierté de voir que le peuple s'est souvent rassemblé pour défendre et revendiquer que ce soit des valeurs, des droits ou des personnes et je garde à l'esprit cette phrase de Babeuf qui clôture le livre "Peuple! Réveille-toi à l'espérance..."
Le tabou des tabous. La journaliste Marine Courtade décortique les mécanismes de silence autour de …
Comment le silence accompagne l'inceste dans les familles
Aucune note
C'est après avoir écouté le podcast "Penser les luttes" où Marine Courtade intervenait que j'ai souhaité lire la BD. Elle aborde de manière très compréhensible la difficulté de dénoncer ou d'empêcher des incestes au sein d'une famille. Elle évoque les pressions familiales pour que "l'honneur de la famille soit sauf" mais aussi les manières toutes différentes pour empêcher que le grand-père agisse. Néanmoins, il reste le silence ou les mots détournés pour en parler, tandis que les actes continuent sur d'autres enfants, d'autres victimes, car rien n'est véritablement mis en œuvre pour que cela cesse. Les uns ne veulent pas voir ni savoir, d'autres sont dans une sorte de malaise devant cette question "Pourquoi n'avoir rien dit?" Quand d'autres encore oublient, et d'ailleurs cette question n'est même pas évoquée lors des repas familiaux, on ne se souvient que de l'aspect joyeux, affectueux du grand-père. La qualité du texte est très …
C'est après avoir écouté le podcast "Penser les luttes" où Marine Courtade intervenait que j'ai souhaité lire la BD. Elle aborde de manière très compréhensible la difficulté de dénoncer ou d'empêcher des incestes au sein d'une famille. Elle évoque les pressions familiales pour que "l'honneur de la famille soit sauf" mais aussi les manières toutes différentes pour empêcher que le grand-père agisse. Néanmoins, il reste le silence ou les mots détournés pour en parler, tandis que les actes continuent sur d'autres enfants, d'autres victimes, car rien n'est véritablement mis en œuvre pour que cela cesse. Les uns ne veulent pas voir ni savoir, d'autres sont dans une sorte de malaise devant cette question "Pourquoi n'avoir rien dit?" Quand d'autres encore oublient, et d'ailleurs cette question n'est même pas évoquée lors des repas familiaux, on ne se souvient que de l'aspect joyeux, affectueux du grand-père. La qualité du texte est très bien servie par les dessins et les couleurs.
Les deux interviews qui clôturent l'album, l'une de Dorothée Dussy, anthropologue, qui a publié "Le berceau des dominations" en 2013 et l'autre de Fabienne Giuliani, historienne, qui a publié "Les liaisons interdites, histoire de l'inceste au XIXe siècle" en 2014 suivent quelques chiffres issus de la CIVIISE. Et cela permet de mieux comprendre à la fois l'évolution de la connaissance de l'inceste et toutes les résistances que la société met en œuvre pour que cela perdure.