Ce recueil de textes autour du mouvement en faveur de l'abolition de la police doit nous amener à réfléchir à la fois à son objectif, aux raisons pour lesquelles il est engagé, aux formes qu'il peut prendre, aux résistances qu'il rencontre et aux modifications à apporter à nos propres modèles d'action et de comportement. Il ne s'agit certainement pas d'un mouvement isolé mais bien d'un mouvement très global qui doit s'appuyer sur une réflexion sur la société dans laquelle nous vivons et du type de société vers lequel nous souhaitons aller. Principalement basé sur des textes , analyses autour des sociétés nord-américaines, il a aussi pour but de nous amener à reconsidérer beaucoup de nos revendications dans un contexte plus large de remise en question de l'organisation policière et au-delà du système coercitif. On pointe ainsi des éléments sur lesquels il faut réfléchir pour élaborer des projets politiques en conformité …
Critiques et Commentaires
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Arsène a publié une critique de 1312 raisons d'abolir la police par Alex S. Vitale
Abolir la police, un objectif très complexe et nécessairement collectif
5 étoiles
Ce recueil de textes autour du mouvement en faveur de l'abolition de la police doit nous amener à réfléchir à la fois à son objectif, aux raisons pour lesquelles il est engagé, aux formes qu'il peut prendre, aux résistances qu'il rencontre et aux modifications à apporter à nos propres modèles d'action et de comportement. Il ne s'agit certainement pas d'un mouvement isolé mais bien d'un mouvement très global qui doit s'appuyer sur une réflexion sur la société dans laquelle nous vivons et du type de société vers lequel nous souhaitons aller. Principalement basé sur des textes , analyses autour des sociétés nord-américaines, il a aussi pour but de nous amener à reconsidérer beaucoup de nos revendications dans un contexte plus large de remise en question de l'organisation policière et au-delà du système coercitif. On pointe ainsi des éléments sur lesquels il faut réfléchir pour élaborer des projets politiques en conformité avec cet objectif, y compris dans notre propre fonctionnement.
Arsène a noté Rosa candida : 5 étoiles
Arsène a publié une critique de Rosa candida par Auður Ava Ólafsdóttir
Lire le temps qui passe
5 étoiles
J'ai terminé ma lecture de Rosa Candida de l'islandaise Audur Ava ÓLAFSDÓTTIR et je dois écrire une note pour me souvenir de cette lecture. Je me suis assis, là, sur le bord de mon lit, il ne fait pas gris aujourd'hui mais je ne vois pas le soleil. Peut-être aurais-je dû prendre un cahier et un stylo pour écrire cette critique. Papa m'aurait certainement dit que le texte écrit à la main était plus propice à la pensée. Maman serait plus encline à me dire de le faire avec ce que j'avais sous la main. J'ai mon smartphone ouvert sur une application pour écrire le texte, ce smartphone dont j'hésite toujours à installer un système libre. Les nuages dehors laissent apercevoir un peu de ciel bleu. Le chat à côté de moi est couché en rond sur la couverture, il ne va pas aimer quand je vais faire le lit. …
J'ai terminé ma lecture de Rosa Candida de l'islandaise Audur Ava ÓLAFSDÓTTIR et je dois écrire une note pour me souvenir de cette lecture. Je me suis assis, là, sur le bord de mon lit, il ne fait pas gris aujourd'hui mais je ne vois pas le soleil. Peut-être aurais-je dû prendre un cahier et un stylo pour écrire cette critique. Papa m'aurait certainement dit que le texte écrit à la main était plus propice à la pensée. Maman serait plus encline à me dire de le faire avec ce que j'avais sous la main. J'ai mon smartphone ouvert sur une application pour écrire le texte, ce smartphone dont j'hésite toujours à installer un système libre. Les nuages dehors laissent apercevoir un peu de ciel bleu. Le chat à côté de moi est couché en rond sur la couverture, il ne va pas aimer quand je vais faire le lit. Papa penserait qu'il ne faut pas le déranger, mais maman m'aurait rappelé que de toute façon il reviendra s'installer là s'il a envie. La cafetière, dans la cuisine, répand son odeur tellement agréable. Je me lève pour me servir un café, il est bon comme ça tout chaud et parfumé. Il faudrait que je pense à racheter du café je n'en ai plus en réserve. Il n'y a toujours pas de torréfacteur installé par ici et je n'aime pas acheter ces paquets alignés comme des parallelépipèdes tous identiques dans ces étals dans les supermarchés. Papa n'aimait pas faire les courses en général, et maman préférait aller au marché ou chez des commerçants installés dans les rues adjacentes. Mon café est froid maintenant j'ai trop attendu. Le soleil est enfin apparu et me chauffe un peu à travers les vitres. Il faudrait quand même que j'écrive quelque chose sur ce roman avant que je ne sorte pour remonter du bois pour le poêle. C'est agréable de se chauffer le soir, en se mettant un peu de musique ou pendant que je lis, assis dans mon fauteuil. Ah, le chat s'étire il va demander à sortir un peu. Il pourra le faire quand j'irai chercher du bois. Papa aimait beaucoup rester au coin du feu en lisant son journal. Maman ne prenait pas le temps de se poser comme ça. C'est un peu ça l'écriture de ce roman, on y voit un jeune homme qui part s'occuper d'une roseraie dans un monastère. Il laisse son père et son frère jumeau, handicapé, et une jeune femme avec qui il a eu une petite fille sans qu'ils ne l'aient voulu ni l'un ni l'autre. Il traverse tout un pays pour découvrir cette roseraie et y travailler. La jeune femme le rejoint avec le bébé. Il s'en occupe sans trop savoir comment s'y prendre, mais s'en sort bien. La jeune femme étudie la biologie pour faire son mémoire et s'installe chez lui. Cette lenteur et cette manière de digresser en permanence, peut rendre difficile l'accès au contenu. J'ignore si l'autrice adopte ce même style dans ces autres textes. Il y a des similitudes avec l'écriture de Patrick Modiano.
Arsène a publié une critique de Le Pont du Diable par Pierre Pouchairet
Le trafic d'êtres humains
C'est le 7eme volume de la série des "Trois Brestoises". Basé sur plusieurs événements du même ordre (des migrants clandestins retrouvés morts dans des camions), Pierre Pouchairet nous entraîne sur la piste des passeurs qui sont avant tout des trafiquants de tout ce qui est illicite y compris les humains. Un double récit autour des difficultés et des dangers qu'affrontent les migrants dans leur parcours, et autour de cette enquête sur ces trafiquants qui gagnent des fortunes sans aucune considération pour les vies humaines, que ce soient les migrants ou ceux qui sont complices de ce trafic. Pouchairet s'essaie à ne pas être trop caricatural dans les personnages qu'il construit, que ce soit pour leurs motivations ou pour leur mode de vie.
C'est le 7eme volume de la série des "Trois Brestoises". Basé sur plusieurs événements du même ordre (des migrants clandestins retrouvés morts dans des camions), Pierre Pouchairet nous entraîne sur la piste des passeurs qui sont avant tout des trafiquants de tout ce qui est illicite y compris les humains. Un double récit autour des difficultés et des dangers qu'affrontent les migrants dans leur parcours, et autour de cette enquête sur ces trafiquants qui gagnent des fortunes sans aucune considération pour les vies humaines, que ce soient les migrants ou ceux qui sont complices de ce trafic. Pouchairet s'essaie à ne pas être trop caricatural dans les personnages qu'il construit, que ce soit pour leurs motivations ou pour leur mode de vie.
Arsène a noté Le Pont du Diable : 5 étoiles
Arsène a publié une critique de Mortels déclics par Pierre Pouchairet
Quand de jeunes insouciants s'en prennent à des truands
5 étoiles
Il fait un peu suite à "Mortels Trafics", on y retrouve le truand corse arrêté pour le trafic international de drogues qui tente de s'évader et la commandante qui avait procédé à son arrestation dans les Pyrénées Orientales. Mais l'action débute à Saint Malo avec une bande de quatre jeunes (une fille qui semble être le leader, et trois autres: un futur avocat, un geek et enfin le dernier qui semble plutôt le voyou...par qui tout va être mis en branle). Pouchairet sait bien comment faire monter la tension, alterner les scènes entre flics et gangsters, laisser deviner les embrouilles à venir et mélanger tous les ingrédients pour tenir le lecteur jusqu'à la fin.
Il fait un peu suite à "Mortels Trafics", on y retrouve le truand corse arrêté pour le trafic international de drogues qui tente de s'évader et la commandante qui avait procédé à son arrestation dans les Pyrénées Orientales. Mais l'action débute à Saint Malo avec une bande de quatre jeunes (une fille qui semble être le leader, et trois autres: un futur avocat, un geek et enfin le dernier qui semble plutôt le voyou...par qui tout va être mis en branle). Pouchairet sait bien comment faire monter la tension, alterner les scènes entre flics et gangsters, laisser deviner les embrouilles à venir et mélanger tous les ingrédients pour tenir le lecteur jusqu'à la fin.
Arsène a noté Mortels déclics : 5 étoiles
Arsène a noté Mortels trafics : 5 étoiles
Arsène a publié une critique de Mortels trafics par Pierre Pouchairet
Pour commencer l'année rien ne vaut un bon polar!
Très bon roman policier, où l'on part d'un double crime d'enfants en passant par un trafic de drogue, avec un convoyage de l'Espagne vers la France. Pouchairet maîtrise bien les différents services de police, leurs logiques et sait faire monter le suspens, notamment pour que les enquêtes et les enquêteurs se rejoignent. Peut-être que certains personnages soient parfois stéréotypés, mais le roman policier se lit bien et on se plaît à suivre les faits racontés.
Très bon roman policier, où l'on part d'un double crime d'enfants en passant par un trafic de drogue, avec un convoyage de l'Espagne vers la France. Pouchairet maîtrise bien les différents services de police, leurs logiques et sait faire monter le suspens, notamment pour que les enquêtes et les enquêteurs se rejoignent. Peut-être que certains personnages soient parfois stéréotypés, mais le roman policier se lit bien et on se plaît à suivre les faits racontés.
Arsène a publié une critique de La fuite de Tolstoï par Alberto Cavallari
une fuite étrange
Alberto Cavalleri, professeur d'université, a compilé, recoupé nombre de documents écrits tant par Tolstoï lui-même que par ses proches. C'est une masse assez considérable car lui, comme toute sa famille et ses proches, avait l'habitude de consigner les moindres faits et gestes de chacun, les pensées et les échanges entre eux, et surtout de se les communiquer tout ou partie. Il s'agit là d'un gros travail d'analyse des documents (lettres, télégrammes, journaux intimes, etc) pour décrypter les 3 journées de la fuite de Tolstoï. Il a 82 ans et, sur un coup de tête, il réveille son médecin personnel, rassemble ses bagages, fait atteler et s'enfuit, pendant que sa femme dort. On découvre à la fois la richesse de cet écrivain que tout un chacun connaît (il est reconnu par de nombreuses personnes) et dont la fuite est signalée par la police, par la presse et surtout par sa femme …
Alberto Cavalleri, professeur d'université, a compilé, recoupé nombre de documents écrits tant par Tolstoï lui-même que par ses proches. C'est une masse assez considérable car lui, comme toute sa famille et ses proches, avait l'habitude de consigner les moindres faits et gestes de chacun, les pensées et les échanges entre eux, et surtout de se les communiquer tout ou partie. Il s'agit là d'un gros travail d'analyse des documents (lettres, télégrammes, journaux intimes, etc) pour décrypter les 3 journées de la fuite de Tolstoï. Il a 82 ans et, sur un coup de tête, il réveille son médecin personnel, rassemble ses bagages, fait atteler et s'enfuit, pendant que sa femme dort. On découvre à la fois la richesse de cet écrivain que tout un chacun connaît (il est reconnu par de nombreuses personnes) et dont la fuite est signalée par la police, par la presse et surtout par sa femme et certains de ses enfants (certains l'encouragent et d'autres le recherchent pour le ramener). Il croise beaucoup de gens, y compris sa sœur et ses nièces, parle à beaucoup et ment sur ses intentions, aux autres et peut-être à lui-même dans la mesure où il reste indécis jusqu'au bout semble-t-il. Durant ces trois jours, une de ses filles, Sacha, l'accompagne ainsi que d'autres personnes proches. Il est décrit à la fois dans sa fuite devant sa femme qui est décrite comme dérangée, avec laquelle il a de nombreuses scènes de ménage, à laquelle il cache des choses car elle l'espionne, et par ailleurs, il a de grandes réflexions sur la pauvreté des moujiks, sa propre richesse, son train de vie, la mort, la religion, le socialisme et tout ceci est parsemé de références à son œuvre (Anna Karénine, la sonate à Kreutzer...). Le texte ne recouvre que 3 journées, à partir de la nuit de 27 au 28 octobre 1910 jusqu'au 31 octobre où il s'arrête, malade d'une pneumonie dans la petite gare d'Astapovo où il s'éteint entouré de ses proches, y compris sa femme, qui l'ont rejoint.
Arsène a noté La fuite de Tolstoï : 5 étoiles
Arsène a publié une critique de La consule assassinée par Pierre Pouchairet
une enquête et une fin surprenante
5 étoiles
Un roman policier extrêmement bien ficelé. Une consule est assassinée dans une des républiques de l'ex-URSS. On se retrouve avec un ancien militaire qui est accusé du meurtre, poursuivi par les services du KNB (équivalent du KGB plus connu) et qui déjoue les tentatives de l'éliminer. Un duo improbable d'un ancien diplomate et d'un flic d'expérience sont chargés de comprendre ce qui s'est passé car tout semble un peu trop cadenassé par les services du KNB et laisse trop de zones d'ombres. Cet aller-retour entre Paris, le pays où plutôt la ville où s'est déroulé le meurtre, et un imbroglio entre des personnages qui peuvent être des oligarques ou des trafiquants de drogue internationaux et des diplomates, des expatriés qui mentent ou ne disent qu'une partie de ce qu'ils savent, tout cela donne l'impression d'être impossible à comprendre qui est l'auteur du meurtre. Et la fin est surprenante.
Un roman policier extrêmement bien ficelé. Une consule est assassinée dans une des républiques de l'ex-URSS. On se retrouve avec un ancien militaire qui est accusé du meurtre, poursuivi par les services du KNB (équivalent du KGB plus connu) et qui déjoue les tentatives de l'éliminer. Un duo improbable d'un ancien diplomate et d'un flic d'expérience sont chargés de comprendre ce qui s'est passé car tout semble un peu trop cadenassé par les services du KNB et laisse trop de zones d'ombres. Cet aller-retour entre Paris, le pays où plutôt la ville où s'est déroulé le meurtre, et un imbroglio entre des personnages qui peuvent être des oligarques ou des trafiquants de drogue internationaux et des diplomates, des expatriés qui mentent ou ne disent qu'une partie de ce qu'ils savent, tout cela donne l'impression d'être impossible à comprendre qui est l'auteur du meurtre. Et la fin est surprenante.
Arsène a noté La consule assassinée : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de De la démocratie en Pandémie par Barbara Stiegler
Un texte court d'une cinquantaine de pages qui fait le point sur l'usage de la pandémie contre la démocratie, dans un but de politique néo-libérale et de déni du droit et du débat démocratique. Elle décrit l'effet de sidération qui a saisi beaucoup de trop de monde, et surtout comment on se sert de cette crise pour mettre en place une destruction des liens qui font société
Un texte court d'une cinquantaine de pages qui fait le point sur l'usage de la pandémie contre la démocratie, dans un but de politique néo-libérale et de déni du droit et du débat démocratique. Elle décrit l'effet de sidération qui a saisi beaucoup de trop de monde, et surtout comment on se sert de cette crise pour mettre en place une destruction des liens qui font société








