Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD...
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Cela commence par une histoire de pièce rare. Tout le monde sait qui l'a volée, …
Un polar alambiqué...
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En réalité, j'avais déjà ce polar dans ma bibliothèque, je l'avais lu il y a pas mal de temps et le titre ne me disait rien. C'est en passant à la Ressourcerie que je l'ai trouvé et en le feuilletant, je me suis rendu compte qu'un ou une lecteur-trice avait consciencieusement écrit au crayon, en tête de chaque chapitre, le résumé de celui-ci. Ça m'a d'autant intrigué que j'étais en train de lire "Lire ensemble" de Thibaut Le Page or il faisait justement mention de ce que certains lecteurs écrivent dans les marges des livres. Un drôle de clin d'œil en quelque sorte. Pour en revenir au roman lui-même, R. Chandler arrive à créer une histoire alambiquée dont seul son privé P. Marlowe peut démêler tous les fils en 277 pages. Ainsi, engagé par une vieille femme riche qui lui demande de retrouver une pièce, un Doublon Brasher, volée par …
En réalité, j'avais déjà ce polar dans ma bibliothèque, je l'avais lu il y a pas mal de temps et le titre ne me disait rien. C'est en passant à la Ressourcerie que je l'ai trouvé et en le feuilletant, je me suis rendu compte qu'un ou une lecteur-trice avait consciencieusement écrit au crayon, en tête de chaque chapitre, le résumé de celui-ci. Ça m'a d'autant intrigué que j'étais en train de lire "Lire ensemble" de Thibaut Le Page or il faisait justement mention de ce que certains lecteurs écrivent dans les marges des livres. Un drôle de clin d'œil en quelque sorte.
Pour en revenir au roman lui-même, R. Chandler arrive à créer une histoire alambiquée dont seul son privé P. Marlowe peut démêler tous les fils en 277 pages. Ainsi, engagé par une vieille femme riche qui lui demande de retrouver une pièce, un Doublon Brasher, volée par sa belle-fille, Marlowe se retrouvera avec trois cadavres sur les bras, une jeune femme convaincue d'avoir tué son patron qui l'avait violée et des trafics de fausses pièces dont la police ne semble pas mesurer la portée. J'oubliais les quelques malfrats et femmes fatales qui parsèment le récit. Ça se lit d'une traite...mais vais-je garder cet exemplaire annoté de si bizarre manière ?
L'autre jour, une sociétaire de la librairie "Tournez la page" de Corbeil-Essonnes (je fréquente souvent ce lieu) m'a interpellé en m'indiquant ce titre et en me disant j'ai tout de suite pensé à toi! Il y a quelque temps, je lui avais indiqué qu'on allait faire un arpentage à la MJC Fernand Léger avec la médiathèque de Corbeil-Essonnes sur une thèse. Elle ne savait pas ce que c'était que cette pratique. Du coup, j'ai commandé le livre et lu très rapidement. Son sous-titre dit bien ce dont il va être question (Échanger, Arpenter, Cartographier: 17 exercices de lecture, seul ou à plusieurs). En un peu moins de 160 pages, ce petit essai tente de décrire tout un tas de possibilités de lire de manière collective ou pas, de découvrir des manières d'appréhender des livres, des auteurs, des types de textes, et d'échanger. Pour cela, il fait appel à des chercheurs, …
L'autre jour, une sociétaire de la librairie "Tournez la page" de Corbeil-Essonnes (je fréquente souvent ce lieu) m'a interpellé en m'indiquant ce titre et en me disant j'ai tout de suite pensé à toi! Il y a quelque temps, je lui avais indiqué qu'on allait faire un arpentage à la MJC Fernand Léger avec la médiathèque de Corbeil-Essonnes sur une thèse. Elle ne savait pas ce que c'était que cette pratique. Du coup, j'ai commandé le livre et lu très rapidement.
Son sous-titre dit bien ce dont il va être question (Échanger, Arpenter, Cartographier: 17 exercices de lecture, seul ou à plusieurs).
En un peu moins de 160 pages, ce petit essai tente de décrire tout un tas de possibilités de lire de manière collective ou pas, de découvrir des manières d'appréhender des livres, des auteurs, des types de textes, et d'échanger. Pour cela, il fait appel à des chercheurs, des descriptions dans des romans, des expériences menées dans des ateliers, des formations, des pratiques de bibliothécaires, de critiques... Certains de ces chapitres peuvent sembler compliqués à réaliser mais peut-être qu'après avoir déjà pratiqué d'autres méthodes, celles-ci peuvent aussi renouveler l'intérêt par leur côté insolite. Il n'y a pas de mise en avant d'une pratique particulière, mais pour chacune d'entre elles, il prend soin de donner des sources ou des ressources à explorer, visiter, ainsi parfois avec des références assez anciennes pour certaines et/ou méconnues pour d'autres. En tout cas, cela m'a vraiment donné envie de faire d'autres propositions de lectures/lecteur-trices dans le cadre de la MJC, de la médiathèque, de la librairie ou peut-être avec des ami-es.
Gisors, 7 octobre 2014. Un homme tue deux personnes sur un parking. L'une des victimes …
l'inceste révélateur de l'ordre social de notre société
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C'est après avoir écouté un podcast de "Penser les luttes" avec Marine Courtade et Julien Mucchielli "Derrière l'inceste, un système criminel" que j'ai acquis l'ouvrage de J. Mucchielli. Il décrit tout le détail de l'emprise violente de Denis Mannechez sur les membres de sa famille, depuis les coups, les maltraitances, les vexations et les incestes commis sur ses filles. Mais surtout il décrit comment cet homme a exercé une telle emprise qu'il réussit à sortir vainqueur d'un premier procès puis d'un appel, grâce à l'aide de trois avocats qui ont obtenu une grande notoriété après l'affaire d'Outreau (Maîtres Delarue, Berton et Dupond-Moretti. Il décrit comment l'appareil judiciaire n'a pas su répondre à la dénonciation de Betty, n'a pas su comment empêcher l'emprise du père sur toute sa famille, n'a pas su protéger les victimes de leur bourreau, n'a pas mis les moyens en œuvre pour que Virginie et le fils …
C'est après avoir écouté un podcast de "Penser les luttes" avec Marine Courtade et Julien Mucchielli "Derrière l'inceste, un système criminel" que j'ai acquis l'ouvrage de J. Mucchielli. Il décrit tout le détail de l'emprise violente de Denis Mannechez sur les membres de sa famille, depuis les coups, les maltraitances, les vexations et les incestes commis sur ses filles. Mais surtout il décrit comment cet homme a exercé une telle emprise qu'il réussit à sortir vainqueur d'un premier procès puis d'un appel, grâce à l'aide de trois avocats qui ont obtenu une grande notoriété après l'affaire d'Outreau (Maîtres Delarue, Berton et Dupond-Moretti. Il décrit comment l'appareil judiciaire n'a pas su répondre à la dénonciation de Betty, n'a pas su comment empêcher l'emprise du père sur toute sa famille, n'a pas su protéger les victimes de leur bourreau, n'a pas mis les moyens en œuvre pour que Virginie et le fils qu'elle a eu de son père sortent de cauchemar. Virginie, et le garagiste qui l'a hébergée, sont assassinés par cet homme qui ne peut accepter qu'on lui échappe. Cette emprise mortelle, les incestes commis et toutes les violences exercées sur chaque membre de la famille depuis la mère, les fils et filles, se sont déroulées sous les yeux de tout un chacun, avec la complaisance de la justice et des forces de gendarmerie, des services qui auraient pu et dû y mettre un terme bien avant. Cet essai, très dur à lire, montre que notre société est complice et accepte ces violences car c'est son ordre social !
Vous pouvez lui parler est un recueil poétique accompagné de clichés photographiques capturant des instants …
Samedi dernier, Marcelline et une amie Veronique, ont fait une lecture de à voix croisées d'une partie de ce texte qui m'a profondément ému. Ce qui m'a incité à rechercher l'ouvrage dans ma bibliothèque où je l'avais déposé, réticent à repenser à la mort de parents qui sont inatteignables, allongés dans des lits d'hôpitaux...
Les mots simples de Marcelline qui ne sait comment entrer en communication avec sa grand-mère, les encouragements des infirmières, l'absence de cette personne qu'on croyait immuable, les signes qu'on tente de décrypter pour penser un retour acceptable... Et les photos qui renvoient un monde plein d'instants que chacun et chacune croit avoir déjà aperçu...
Un très bel hommage que nous pouvons toutes et tous partager à un moment donné avec un être que l'on voudrait encore là à nous répondre.
Et si la forêt et les animaux qui la peuplent n'étaient as si éloignés de nous....
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Il s'agit de l'histoire vécue de G. Delorme qui après une enfance et une adolescence isolée a choisi de vivre pendant 7 ans en forêt de la manière la plus autonome possible. Il s'est calqué sur la vie des chevreuils, notamment en réussissant à nouer une relation de confiance très étroite avec certains d'entre eux. Du coup, il perçoit la forêt comme un milieu dont les hommes doivent prendre soin car elle est aussi vitale pour eux que pour les animaux sauvages qui s'y trouvent. Cet écosystème est fragilisé par les agissements de l'homme: chasse, ou exploitation en coupant les arbres sur des surfaces importantes et avec un reboisement monoculture pensé uniquement dans une perspective d'exploitation économique. Une expérience qu'il souhaite partager pour que l'on prenne conscience de la nature qui nous entoure et dont nous dépendons malgré tout, malgré notre aveuglement et notre hubris de nous croire supérieur et invincible
Publié suite au battage médiatique autour du livre de Nicolas Sarkozy qui rendait compte de sa courte incarcération, ce petit texte de Laéia Véron cherche à rétablir la réalité de ce que vivent les prés de 80.000 personnes emprisonnées. A travers une quinzaine de chapitres, on y rappelle les quelques propos émis par N. Sarkozy puis on pose les chiffres et les témoignages des detenu-es auxquel-les on ne donne jamais la parole. Je vous encourage à le lire et en parler autour de vous. La réalité des prisons est très éloignée à la fois du livre de Sarkozy, des poncifs répétés et de ce qu'on en voit dans les films
tracts.gallimard.fr/products/tracts-n-76-ce-que-sarkozy-n-a-pas-dit-sur-la-prison
une enquête du commissaire Adamsberg à la poursuite d'un sifflet
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Comme d'autres romans de F. Vargas, nous sommes dans la tête et les pensées vagabondes, non ordonnées et sans lien apparent du commissaire Adamsberg. Le corps d'une jeune femme, très belle, est retrouvée poignardée, habillée dans un ensemble pied-de-poule, dans une rue et le commissaire passait par là par hasard. Ce meurtre lui en rappelle un autre de façon vague comme à l'accoutumée et bientôt une troisième jeune femme, vêtue à l'identique est assassinée. L'équipe d'Adamsberg, à laquelle le policier qui avait enquêté sur le 1er meurtre est "jonctionné", suit fiévreusement les inductions du commissaire qui leur fait découvrir Nerval et son plus célèbre poème, puis Lauren Bancall et Humphrey Bogard, et lors d'une enquête à Los Angeles pour retrouver la trace du fameux sifflet... Tout cela va s'organiser un peu à la manière d'un puzzle sans qu'on comprenne bien l'agencement et l'aspect final qu'il doit afficher. Peu importe, pour …
Comme d'autres romans de F. Vargas, nous sommes dans la tête et les pensées vagabondes, non ordonnées et sans lien apparent du commissaire Adamsberg. Le corps d'une jeune femme, très belle, est retrouvée poignardée, habillée dans un ensemble pied-de-poule, dans une rue et le commissaire passait par là par hasard. Ce meurtre lui en rappelle un autre de façon vague comme à l'accoutumée et bientôt une troisième jeune femme, vêtue à l'identique est assassinée. L'équipe d'Adamsberg, à laquelle le policier qui avait enquêté sur le 1er meurtre est "jonctionné", suit fiévreusement les inductions du commissaire qui leur fait découvrir Nerval et son plus célèbre poème, puis Lauren Bancall et Humphrey Bogard, et lors d'une enquête à Los Angeles pour retrouver la trace du fameux sifflet... Tout cela va s'organiser un peu à la manière d'un puzzle sans qu'on comprenne bien l'agencement et l'aspect final qu'il doit afficher. Peu importe, pour qui aime bien suivre les divagations que des fils tenus relient entre elles jusqu'à la découverte du meurtrier.