Ju a publié une critique de Eloge du carburateur par Matthew Crawford
Bientôt
5 étoiles
Je prendrai le temps de rédiger un mot, c'est un de mes ouvrages préférés.
252 pages
Langue : French
Publié 17 juillet 2016 par La Découverte.
Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir... un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une réflexion particulièrement fine sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales. Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce " travail intellectuel ", dont on nous rebat les oreilles, se révèle pauvre et déresponsabilisant. À l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou réparer des objets – dans un monde où l'on ne sait plus qu'acheter, jeter et remplacer. Le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d' un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'" économie du savoir ".
Je prendrai le temps de rédiger un mot, c'est un de mes ouvrages préférés.
M'a bien brossé dans le sens du poil, c'était chouette. 🐈⬛ Par contre c'est peut-être mon ignorance en philo ou le fait que je lis dans les transports, j'ai pas eu le sentiment de réussir à m'imprégner de tout ce qu'il y avait à dire, et à bien faire tourner mon esprit critique. J'ai eu quelques doutes sur la traduction et y'a quelques propos de l'auteur que j'ai trouvés déplacés, mais tout ça est anecdotique dans le contexte du bouquin.
J'ai perçu pas mal de continuité avec des changements d'aujourd'hui (notamment l'utilisation de génération par ordinateur) et avec mon boulot qui n'est pourtant pas un travail manuel. De la même manière, l'auteur développe sur la manière dont les objets occultent de plus en plus leur fonctionnement et ce que ça implique pratiquement et philosophiquement, chose que je constate en informatique et qui s'accorde avec mes idées de libriste.
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M'a bien brossé dans le sens du poil, c'était chouette. 🐈⬛ Par contre c'est peut-être mon ignorance en philo ou le fait que je lis dans les transports, j'ai pas eu le sentiment de réussir à m'imprégner de tout ce qu'il y avait à dire, et à bien faire tourner mon esprit critique. J'ai eu quelques doutes sur la traduction et y'a quelques propos de l'auteur que j'ai trouvés déplacés, mais tout ça est anecdotique dans le contexte du bouquin.
J'ai perçu pas mal de continuité avec des changements d'aujourd'hui (notamment l'utilisation de génération par ordinateur) et avec mon boulot qui n'est pourtant pas un travail manuel. De la même manière, l'auteur développe sur la manière dont les objets occultent de plus en plus leur fonctionnement et ce que ça implique pratiquement et philosophiquement, chose que je constate en informatique et qui s'accorde avec mes idées de libriste.
La partie histoire était aussi très intéressante en ce qui me concerne. Il y a quelques réflexions sur le travail de bureau et la façon dont l'absence de critère d'évaluation concret peut mener à un mauvais environnement de travail. Bref, plein d'idées différentes développées et d'histoires personnelles, je ne vais pas toutes les lister. Le bouquin risque aussi d'être plus plaisant à lire si vous aimez faire (et surtout bricoler) de la moto.
Je ne sais pas si ça m'aidera à trouver comment être épanoui dans mon travail ; faudrait que je relise les conclusions dans cette optique, mais je ne l'ai pas lu pour ça. Ce qui m'intéressait c'est plutôt la partie sur le faire. Comme le disait mon beau-père, "C'est pas le tout de savoir qu'on peut scier un tube en métal. Il faut le faire pour se rendre compte que c'est compliqué."