TiteRin a publié une critique de Maltriarcat par Anaïs Lecoq
Rafraîchissant comme une Pale Ale en terrasse
5 étoiles
L’autrice s’empare de tout ce qui concerne l’univers de la bière et l’analyse avec le spectre de la place des femmes dans cette artisanat/industrie.
D’un point de vue historique, il s’agit de rappeler que les femmes, maîtresses de leur foyer, étaient brasseuses entre autres choses, pour apporter un revenu complémentaire. Un grand chapeau pour se faire remarquer dans la foule, un chaudron pour brasser la bière, une grande branche de bois au dessus de la porte pour indiquer que de la bière était disponible… une imagerie connue peut-être ?
L’Histoire de comment les hommes, par les lois, par l’industrialisation, a volé cet artisanat aux femmes, et petit à petit, quelle est leur place aujourd’hui, dans notre monde moderne ?
La bière est un entre-soi masculin, à qui boira la pire pisse-d’âne pour exprimer sa virilité. Des femmes en position suggestive sur les bouteilles ou dans les publicités, …
L’autrice s’empare de tout ce qui concerne l’univers de la bière et l’analyse avec le spectre de la place des femmes dans cette artisanat/industrie.
D’un point de vue historique, il s’agit de rappeler que les femmes, maîtresses de leur foyer, étaient brasseuses entre autres choses, pour apporter un revenu complémentaire. Un grand chapeau pour se faire remarquer dans la foule, un chaudron pour brasser la bière, une grande branche de bois au dessus de la porte pour indiquer que de la bière était disponible… une imagerie connue peut-être ?
L’Histoire de comment les hommes, par les lois, par l’industrialisation, a volé cet artisanat aux femmes, et petit à petit, quelle est leur place aujourd’hui, dans notre monde moderne ?
La bière est un entre-soi masculin, à qui boira la pire pisse-d’âne pour exprimer sa virilité. Des femmes en position suggestive sur les bouteilles ou dans les publicités, les bières aux noms libidineux… Comment, pour éviter de perdre sa clientèle masculine, l’industrie a préféré se mettre à dos 50% de la population, jusqu’à aujourd’hui en tout cas.
L’état des lieux est assez déprimant, mais le ton du livre est décomplexé, et parlera forcément à celles qui en ont déjà un peu marre d’être celle à qui on apporte le perrier citron ou le cocktail aux fruits quand elle a commandé une IPA bien amère ou une stout bien charnue, celle à qui on a proposé « une bière de fille » un nombre incalculable de fois.
Pour ces messieurs qui voudraient s’adonner à la lecture… écoutez, j’ai eu d’excellents retours de barman et vendeurs de bières qui ont beaucoup apprécié le livre, donc j’imagine que cela devrait aussi vous parler. Attention cependant à votre égo, les hommes ont été les méchants de l’histoire, souvent, longtemps, et les fervents défenseurs des NotAllMen risquent de voir leur sensibilité chatouillée.
Pour une personne comme moi qui a appris à aimer la bière, les bières, et qui s’intéresse au féminisme (comme à une bouée de sauvetage), c’était vraiment une très bonne lecture. Peut-être, comme pour une Barrel Aged Bible Belt de Prairie Artisan Ale*, avec un goût de trop peu.
(Stout / Imperial Double, 13% ABV, 0%)