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Sauvez un ours polaire, mangez une voiture : tel pourrait être peu ou prou la conclusion du court et percutant "Pétrole Niveau Zéro" d'Emmanuel Delporte chez @lionelevrard .

Le texte aurait pu figurer dans les "Lucioles" de @LaVolte & @Reporterre vu sa construction intelligente et sa façon VNR-DTR de s'en prendre au pétro-masculinisme...

(En prime, il ne vous en coûtera pour le lire qu'1 € en numérique et 3 € en papier, dépense largement amortie par la tronche que tirera votre voisin amateur de SUV quand il vous verra avec l'opuscule en main.)

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/petrograd-annee-zero.html



pile poil

Parfois, un comics commence comme une série B... et finit par soulever des questions philosophiques à la Bergson, par le truchement d'une référence à Adolfo Bioy Casares ("L'Invention de Morel").

Découvrez ici pourquoi le "Spectregraph" de James Tynion IV & Christian Ward est une hyperbole du smartphone et une métaphore de notre triste société du spectacle :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/serie-b-comme-bergson.html




pile poil

Nouvelle note de lecture sur le blog ! Passer la brume, de Julia Colin chez @Auxforgesdevulcain
c'était très très bien et beau. ça parle de migration, de solitude aimée et de déchirements, de Brume (beaucoup), de montagnes incroyables et d'humanité (pas mal, aussi). Si Brume-tout-court ne t'avait pas suffit à craindre les jours de brouillard, n'hésite pas, et si c'était déjà le cas, n'hésite pas non plus !
Pour lire le billet, c'est par là ➡️ https://encoreunetranche.fr/2026/06/18/passer-la-brume-julia-colin/

En ces temps de catastrophe climatique, voici venir un véritable tsunami littéraire, un livre qui s'en prend à l'héroïsme d'Homère, en récrivant son "Odyssée" : "Ithaque" 1 de Laurent Mantese, incontestablement un des meilleurs livres de 2026 ( @selenacht : ça vaut bien Broch.)

Des Lotophages féministes aux Lestrygons masculinistes, suivez Ulysse dans son pillage au bout de la nuit... et découvrez comment Mantese illustre à merveille les théories de Bakhtine sur le roman vs l'épopée :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/tsunami-litteraire.html



Un manga inspiré de Lynch et Lovecraft (suivant Tachan, que je remercie au passage pour la recommandation) ou de Finney et de Levin (suivant moi, qui n'en suis qu'au tome 1), ça vous dit ?

Essayez "The Summer Hikaru Died" de Mokumokuren :
https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/distorsions.html

(Pour @leto : j'ai oublié de le dire dans ma chronique, mais il y a aussi un petit côté "Les Veilleurs de nuit"...)




en avance ou en retard

Et si l'archétype du zombie n'avait pas tout à fait perdu la charge anti-coloniale qu'il véhicule depuis Tourneur (et Romero) ? et s'il était encore possible de le renouveler de façon originale et non manichéenne ?

Thomas Day & Aurélien Police, deux piliers du @lebelial , ont à mon avis résolu le problème avec leur comics (publié chez Glénat en 2017), "Juste un peu de cendres" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/cosy-apocalypse.html




en avance ou en retard

Anticapitalisme
Biofuturisme
Communalisme

Tels sont selon, moi les 3 maîtres-mots des "Lucioles", une anthologie publiée par @LaVolte et @Reporterre avec des nouvelles de @poum @twittcdufour @Sylvie_Laine @luvan @cmoreldarleux @elio @k_tastrof et d'autres pas sur Mastodon (ou alors je ne les ai pas vu.e.s, désolé)...

Ma chronique détaillée (trop sans doute) est ici :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/abc-de-lespoir.html



en avance ou en retard

Avec Les Dieux lents, Claire North signe un space opera ambitieux et réussi. Elle parle de multiculturalité, de la richesse de l’univers, de la peur du vide, de la folie, de la guerre, de l’art, de l’effondrement, des langues, de la petitesse de chaque être vivant au sein de cet univers immense, et du sens de la vie. Les réflexions abordées sont passionnantes, et le tout forme un grand texte de SF.

Ma chronique par ici : https://loveinbooks.com/2026/05/30/les-dieux-lents-claire-north/

Je vous parlais il y a peu du giallo féministe de Pascal Malosse, "La Montagne hantée", qui adoptait le point de vue d'une victime pour dénoncer le mythe du génie créatif auquel on permet tout.

Avec "L'Egorgeur de Gand", le même Malosse adopte ce coup-ci le point de vue d'un tueur, qui va certes défier les institutions de son temps, mais qui est au final le pur produit d'une société intrinsèquement perverse...

Les deux ouvrages s'éclairent évidemment l'un l'autre (un peu comme les nouvelles du "Women in Chains" de Thomas Day se répondaient).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/danse-macabre.html




Confronté.e à l'autre, vous le bullez (= protégez) ou vous le brûlez ?

Telle est en substance l'alternative au coeur de 2 nouvelles brillantes au sommaire du numéro 122 de "Bifrost", l'une due à Rich Larson (et traduite par Pierre-Paul Durastanti, j'ai écouté @helenecollon ), l'autre due à Olivier Caruso.

Dans les 2 cas, la SF joue l'allofiction (la fiction parlant d'autrui) plutôt que l'autofiction... et se montre plus vectrice d'émotions que la littérature dite générale.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/nous-buller-ou-nous-bruler.html

(En prime il y a un super dossier "Amazing Stories" dans ce numéro. Je dis ça, je ds rien.)



Sorti le 21 mai aux éditions L’Atalante, le recueil de nouvelles horrifiques de Premee Mohamed, Nul ne reviendra pour nous, m’aura conquise. L’autrice maîtrise vraiment à la perfection les ambiances et malgré la diversité des genres, on reconnaît sa personnalité via sa plume, ses valeurs et ses thématiques. J’ai adoré et je vous en parle sur le blog : https://yuyine.be/node/1390

Le palmarès du grand Prix de l'Imaginaire est tombé il y a peu... Dedans figurent 2 textes que j'ai défendus en leur temps :

* "L'Âge des tempêtes" de Thomas Day dans la catégorie "nouvelle francophone" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2025/08/jeffty-judith.html

* "Le Livre des passages" d'Alex Landragin dans la catégorie "roman étranger" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/un-siecle-de-souvenirs.html

Le reste du palmarès est ici :
https://gpi.noosfere.org/gpi-2026


Et si Andrevon était notre Ballard ?

Après "Le Désert du monde" chez @lebelial voici "Avant le dernier jour" chez @lionelevrard où l'on retrouve cette même préoccupation pour les espaces inhabitables chers à la New Wave...

Ici, après un confinement (rappelant très fortement celui de 2020, mais pour d'autres raisons), la micro-société constitué à l'intérieur d'une tour d'habitation s'effondre...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/zone-confinee.html



en avance ou en retard

Grâce à @leto qui m'a fait lire "L'Hôtel de l'autre monde", je me suis intéressé aux autres mangas de Shiro Kuroi, à commencer par "Léviathan", qui peut se résumer en une phrase : "dans l'espace, personne ne vous entend perdre votre humanité".

Shiro Kuroi y transpose en effet "Sa majesté des mouches" de Golding, avec un vaisseau à la dérive plutôt qu'une île, et une limite de temps (la réserve d'oxygène diminuant), d'où un petit côté "Battle Royale" (assumé).

Le résultat est sombre, aussi bien visuellement que narrativement, mais très réussi.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/rester-humain.html