M-A a publié une critique de Les Carnets de l'Apothicaire par Natsu Hyûga (Les Carnets de l'Apothicaire)
Trouver de quoi sourire en 2026
4 étoiles
Je suis un horrible public quand on parle d'humour. Dans une nation comme le Québec, où on retrouve une école de l'humour et une industrie qui plane toujours alors que d'autres battent de l'aile, je suis un drôle d'oiseau qui trouve souvent ces humoristes insipides, si ce n'est "gigons", comme on dit dans mon Saguenay natal, un régionalisme proche de l'expression anglaise "red neck". Si j'ai le sourire facile, le rire, le vrai, le sincère, celui qui fait bouger la cage thoracique, qui résonne sur les murs, je l'ai si peu. Pourtant, en l'espace d'un seul chapitre de ce manga si louangé pour son animé, j'ai trouvé de quoi rire et plus encore. Alors que je découvre Assassin's Creed 3 sous sa forme romanesque lors de mes lectures de jour, j'ai décidé de me remettre aux mangas pour mes lectures au lit à raison d'un tome par soir si le …
Je suis un horrible public quand on parle d'humour. Dans une nation comme le Québec, où on retrouve une école de l'humour et une industrie qui plane toujours alors que d'autres battent de l'aile, je suis un drôle d'oiseau qui trouve souvent ces humoristes insipides, si ce n'est "gigons", comme on dit dans mon Saguenay natal, un régionalisme proche de l'expression anglaise "red neck". Si j'ai le sourire facile, le rire, le vrai, le sincère, celui qui fait bouger la cage thoracique, qui résonne sur les murs, je l'ai si peu. Pourtant, en l'espace d'un seul chapitre de ce manga si louangé pour son animé, j'ai trouvé de quoi rire et plus encore. Alors que je découvre Assassin's Creed 3 sous sa forme romanesque lors de mes lectures de jour, j'ai décidé de me remettre aux mangas pour mes lectures au lit à raison d'un tome par soir si le coeur m'en dit. Dès les premières pages, Mao-Mao m'a ensorcelé non pas romantiquement, mais intellectuellement. Grand amateur de Molière - je l'enseigne chaque fois que j'en ai l'occasion à mon cégep - j'y ai retrouvé ces figures féminines fortes, mais avec un plus : une autonomie sous l'oppression. Notre jeune femme est une scientifique, une vraie, une Curieuse avec un grand C, et elle ravit les coeurs dès qu'on découvre cet aspect de sa personnalité après, franchement, une première moitié d'incipit franchement pas top. Tant de narration et de réflexions sur son passé alors qu'on apprend tout ce qu'il faut dans les trois chapitres qui suivent alourdissent cette découverte de l'oeuvre, mais est-ce un défaut du scénariste ou du roman d'origine qui est adapté ici en manga ? Je l'ignore, mais à celui ou celle qui s'intéresse à l'oeuvre, ne laissez pas la lourdeur des 10 premières pages vous rebuter. Oui, c'est pour ça, le 4 étoiles sur 5... Que ce soit avec son honnêteté qui contraste dans une société impériale qui ressemble plus à un sinistre Carnavale de Venezia, son dégoût marqué pour Jinshi le conseiller de l'empereur ou son excitation qui transparaît sans filtre dès qu'il est question de sa science, on découvre en si peu de temps une personne qu'on voudrait avoir comme amie. Par delà l'inévitable romance et les mystères de cette cour d'un temps si lointain en apparence, mais pourtant, hélas, toujours d'actualité, c'est vraiment cette chaleur humaine qui ressort d'un personnage si solitaire en apparence qui m'a marqué... Un personnage que je compte bien suivre dans les prochains tomes et qui, après une lourde année et le début de la suivante complètement chaotique, me fait du bien.