Arsène a publié une critique de Rosa candida par Auður Ava Ólafsdóttir
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5 étoiles
J'ai terminé ma lecture de Rosa Candida de l'islandaise Audur Ava ÓLAFSDÓTTIR et je dois écrire une note pour me souvenir de cette lecture. Je me suis assis, là, sur le bord de mon lit, il ne fait pas gris aujourd'hui mais je ne vois pas le soleil. Peut-être aurais-je dû prendre un cahier et un stylo pour écrire cette critique. Papa m'aurait certainement dit que le texte écrit à la main était plus propice à la pensée. Maman serait plus encline à me dire de le faire avec ce que j'avais sous la main. J'ai mon smartphone ouvert sur une application pour écrire le texte, ce smartphone dont j'hésite toujours à installer un système libre. Les nuages dehors laissent apercevoir un peu de ciel bleu. Le chat à côté de moi est couché en rond sur la couverture, il ne va pas aimer quand je vais faire le lit. Papa penserait qu'il ne faut pas le déranger, mais maman m'aurait rappelé que de toute façon il reviendra s'installer là s'il a envie. La cafetière, dans la cuisine, répand son odeur tellement agréable. Je me lève pour me servir un café, il est bon comme ça tout chaud et parfumé. Il faudrait que je pense à racheter du café je n'en ai plus en réserve. Il n'y a toujours pas de torréfacteur installé par ici et je n'aime pas acheter ces paquets alignés comme des parallelépipèdes tous identiques dans ces étals dans les supermarchés. Papa n'aimait pas faire les courses en général, et maman préférait aller au marché ou chez des commerçants installés dans les rues adjacentes. Mon café est froid maintenant j'ai trop attendu. Le soleil est enfin apparu et me chauffe un peu à travers les vitres. Il faudrait quand même que j'écrive quelque chose sur ce roman avant que je ne sorte pour remonter du bois pour le poêle. C'est agréable de se chauffer le soir, en se mettant un peu de musique ou pendant que je lis, assis dans mon fauteuil. Ah, le chat s'étire il va demander à sortir un peu. Il pourra le faire quand j'irai chercher du bois. Papa aimait beaucoup rester au coin du feu en lisant son journal. Maman ne prenait pas le temps de se poser comme ça. C'est un peu ça l'écriture de ce roman, on y voit un jeune homme qui part s'occuper d'une roseraie dans un monastère. Il laisse son père et son frère jumeau, handicapé, et une jeune femme avec qui il a eu une petite fille sans qu'ils ne l'aient voulu ni l'un ni l'autre. Il traverse tout un pays pour découvrir cette roseraie et y travailler. La jeune femme le rejoint avec le bébé. Il s'en occupe sans trop savoir comment s'y prendre, mais s'en sort bien. La jeune femme étudie la biologie pour faire son mémoire et s'installe chez lui. Cette lenteur et cette manière de digresser en permanence, peut rendre difficile l'accès au contenu. J'ignore si l'autrice adopte ce même style dans ces autres textes. Il y a des similitudes avec l'écriture de Patrick Modiano.
