Bob veut lire Les prisons de la misère par Loic Wacquant

Les prisons de la misère de Loic Wacquant
Dénonciation des " violences urbaines ", quadrillage intensifié des quartiers dits sensibles, répression accrue de la délinquance des jeunes et …
J'aime les livres, parfois je les déchire. Je lis moitié de la SF, moitié des livres politiques et moitié d'autres trucs. Lis et commente en anglais et français. Administrateur de l'instance.
Reading half Sci-Fi, half political books, half other things. Read and comment books in English or French. Instance admin.
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Dénonciation des " violences urbaines ", quadrillage intensifié des quartiers dits sensibles, répression accrue de la délinquance des jeunes et …
J'ai beaucoup aimé La séquence Aardtman, un livre assez conséquent (quasiment 600p) dans lequel on rentre facilement et où on regrette qu'il n'y ait pas quelques centaines de pages de plus. Dans un futur ou les bots sont devenus autonomes et font parti de la société, deux histoires se passent en parallèle, celle de Ash psychologue bot transgenre et militante sur Terre, prise dans luttes sociales de son époque entre oppression de classe automatisée et recherche d'une cohabitation entre bots et humains. Et celle de Roz, ingénieur software transgenre parti sur un vaisseau pour terraformer des planètes lointaines. Bien loin de science fiction hard, ce livre est avant tout un livre sur nos sociétés et nos intimités, et la complexité de nos experiences queer, humaines et même bots. On se prend d'affection pour Ash, Roz et les autres et leurs vies, leurs questions, et leurs luttes avec la société. C'est …
J'ai beaucoup aimé La séquence Aardtman, un livre assez conséquent (quasiment 600p) dans lequel on rentre facilement et où on regrette qu'il n'y ait pas quelques centaines de pages de plus. Dans un futur ou les bots sont devenus autonomes et font parti de la société, deux histoires se passent en parallèle, celle de Ash psychologue bot transgenre et militante sur Terre, prise dans luttes sociales de son époque entre oppression de classe automatisée et recherche d'une cohabitation entre bots et humains. Et celle de Roz, ingénieur software transgenre parti sur un vaisseau pour terraformer des planètes lointaines. Bien loin de science fiction hard, ce livre est avant tout un livre sur nos sociétés et nos intimités, et la complexité de nos experiences queer, humaines et même bots. On se prend d'affection pour Ash, Roz et les autres et leurs vies, leurs questions, et leurs luttes avec la société. C'est drôle, c'est beau et c'est touchant, et on en redemande.

Dans cette somme, le sociologue retrace la sociologie d’une croisade longue de plus d’un siècle : celle de groupes qui …
I really liked the hundred years' war on Palestine, it is a book that is well written, very documented and present a thorough history of Palestine through 6 key moments, from 1917 to the second Intifada. Rashid Khalidi makes the book really interesting, by focusing on key moments and mixing the historical narrative with his and his family history. Two of the strong arguments of this book are that there is a Palestinian nation and population (something that is regularly denied by Israel) and that the Zionist and Israeli project is by its nature colonial. While these are strong arguments in favour of a free Palestine, the author doesn't fall into an easy demonization of Jewish people in Israel and concludes that whoever claim Palestinian and Israelis have on this land, they both need to find a way to live together, without colonial and repression of Palestinian.

En pleine Révolution culturelle, le pouvoir chinois construit la base militaire secrète de Côte Rouge, destinée à développer une arme …

On assimile généralement le christianisme au conservatisme social et politique et le fait est que les Églises ont toutes collaboré …
J'ai aimé la parabole du semeur et en même temps je n'en suis pas ressorti indemne. L'histoire se passe en 2024 alors que la société s'effondre, et le livre le décrit sans faire de cadeaux : beaucoup de violences, beaucoup de misère, le retour à différentes formes d'esclavage, et un monde où tout est bon pour survivre. Et au milieu de ça, une histoire spirituelle et religieuse, d'une jeune femme qui au milieu de cette survie développe une vision du monde qu'elle partager. Cette approche religieuse qui m'a paru assez américaine m'a été assez obscure au départ mais prend sens au fur et à mesure du développement du roman. J'attends vivement le second livre pour savoir si l'espoir ou l'horreur va l'emporter et... j'ai peur.
C'est le premier livre que je lis de Boris Vian, et je n'ai pas été très convaincu. Je ne suis pas très fan de littérature fantastique en général, et j'ai trouvé ce livre assez fourre-tout. Même si ce village fantastique à la fois proche et loin de notre réalité permet de montrer des aspects bien vus de notre société, au final j'ai trouvé ça assez fade et je n'ai pas compris ou il voulait aller.

«Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant …
Je suis assez mitigé sur ce livre. D'un côté, j'ai beaucoup aimé les personnages et la description sur fond de galère sociale, on s'accroche vraiment à Becky, Harry et Leon et on vibre pour eux. De l'autre, j'ai trouvé le style d'écriture peu convainquant, en partie à cause de la traduction que je n'ai pas trouvé bonne du tout (du "mon pote" un peu partout), mais on voit aussi des mécanismes un peu grossiers dans la narration. Enfin, l'histoire m'a pas mal laissé sur ma faim.
C'est le premier texte que je lisais de Jean Jaurès et j'ai trouvé ça vraiment ennuyeux, en partie parce que j'en ai marre des textes philosophico-politiques de la fin du 19ème / début 20ème, et en partie parce que c'est plein de références d'auteurs que je ne connais pas (notamment Fichte et Schäffle). J'ai quand même retenu deux choses intéressantes : -Jean Jaurès était catholique et justifiait le besoin du socialisme par rapport à dieux et au fait d'être un bon catholique, ce qui est assez surprenant à lire de nos jours -Il prône une régulation des prix et de la production par l'état, en étant à l'époque un socialiste assez modéré, on voit la différence en terme de changement radical de société avec ce qu'on appelle socialisme aujourd'hui
J'ai trouvé ce livre excellent : clair, bien écrit, très intéressant. Il article très bien à la fois l'évolution de la situation en Palestine à partir de la première Intifada à la "seconde Intifada" en passant par les accords d'Oslo, ainsi que le changement du rôle des ONGs. Sa thèse principale porte sur le fait que les accords d'Oslo ont forcé les ONGs à rentrer dans le narratif du processus de paix pour avoir des financements de bailleurs de fond, ce qui les a à la fois dépolitisé et professionnalisé en les éloignant d'une démarche de libération national pour faire du développement. Bref, c'est pas top, et Julien Salingue décrit la situation avec clarté et nuance sur un sujet complexe et controversé.
Entretien avec Saul Alinsky est une traduction d'un entretien de 20 pages donné au magazine Playboy en 1972. Alors c'est du Saul Alinsky, c'est provoc, plein d'anecdotes et intéressant à lire mais ca reste un entretien avec Playboy de 20 pages. Si la préface donne un peu de contexte, j'ai du mal à voir l'intérêt de ce livre par rapport à la lecture de "Être radical : Manuel pragmatique pour radicaux réalistes" (rules for radical), son livre phare qui est à mon sens nettement plus intéressant.
J'ai apprécié de lire "Ecofascisme" d'Antoine Dubiau, c'est un livre qui est très fouillé sur l'histoire des idées écologiques et d'extrême droite. Le livre est structuré en deux parties majeures : d'une part la fascisation de l'écologie qui décrit comment certaines mouvement écologiques ont des tendances fascistes (par exemple le fait de dire qu'il faut d'abord une réduction de la population sur la planète), et d'autre part l'écologisation du fascisme qui décrit comment certains mouvement d'extrême droite se sont saisis des questions écologiques (le principal étant la Alain de Benoist et le mouvement de la Nouvelle Droite). Malgré le travail de fond fait par l'auteur, j'ai eu du mal à voir ou il voulait en venir quasiment jusqu'au chapitre final qui explicite plus clairement ses intentions : principalement clarifier certains points centraux dans les mouvements écologiques qui peuvent dériver à droite (comme par exemple la décroissance), et à la fois …
J'ai apprécié de lire "Ecofascisme" d'Antoine Dubiau, c'est un livre qui est très fouillé sur l'histoire des idées écologiques et d'extrême droite. Le livre est structuré en deux parties majeures : d'une part la fascisation de l'écologie qui décrit comment certaines mouvement écologiques ont des tendances fascistes (par exemple le fait de dire qu'il faut d'abord une réduction de la population sur la planète), et d'autre part l'écologisation du fascisme qui décrit comment certains mouvement d'extrême droite se sont saisis des questions écologiques (le principal étant la Alain de Benoist et le mouvement de la Nouvelle Droite). Malgré le travail de fond fait par l'auteur, j'ai eu du mal à voir ou il voulait en venir quasiment jusqu'au chapitre final qui explicite plus clairement ses intentions : principalement clarifier certains points centraux dans les mouvements écologiques qui peuvent dériver à droite (comme par exemple la décroissance), et à la fois être vigilant au fait qu'avec les changements écologiques arrivant, l'extrême droite majoritaire pourrait subitement se saisir de ce sujet pour prendre le pouvoir lors d'une crise. Sans ces clarifications, on a l'impression de chercher en vain des écofascistes, qui, si ils ont bien certaines bases théoriques existantes dans différents pays, restent tout de même des groupuscules minoritaires en France en 2022.
Sans pouvoir juger de la précision historique, j'ai été impressionné de la qualité du contenu et de l'écriture de ce livre. Résumer plusieurs siècles d'histoire d'un pays en 250p en étant concis mais en donnant le contexte dans lequel se passent ces évènements est un sacré défi, et je l'ai trouvé vraiment réussi ici. Je suis resté scotché du début à la fin, je comprends nettement mieux certaines parties historiques du Japon qui m'ont beaucoup fasciné, et j'ai l'impression d'avoir assez bien compris des parallèles entre le développement du Japon et de l'Europe à des époques équivalentes. Je regrette uniquement que la seconde guerre mondiale ne soit pas abordée plus en détail (40p au plus) au vu de l'importance de cette période pour l'histoire récente du Japon.