GilB quoted La louve boréale by Núria Tamarit
Un matin à l’aube, j’ai entendu des rugissements terribles et des cris qui m’ont hérissé le poil. Peut-être était-ce cette louve qui traquait Matwei. C’était bizarre, cette obsession. Mais je comprenais sa haine. Pour elle, nous n’étions que des parasites dont il fallait qu’elle se débarrasse. Nous polluons, nous exploitons et nous corrompons notre propre maison. Ignorant qu’un jour ou l’autre, nous mourrons étouffés par notre propre bêtise. Comme un virus qui disparaît en tuant le corps qu’il rongeait. Les hommes courent gaiement à leur propre perte.
— La louve boréale by Núria Tamarit (Page 82 - 83)
