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GilB

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Livres de GilB

Lectures en cours

a cité Le Jardin quantique par Derek Künsken (Le Cycle de l'évolution quantique, #2)

Derek Künsken: Le Jardin quantique (Paperback, French language, 2022, Éditions Albin Michel)

[4e de couverture] « La technologie est capable de nous changer de façon fondamentale, jusque …

« Princesse ! appela Stills en terminant les manœuvres demandées. J’aimerai bien savoir un peu plus à l’avance ce que tu attends de moi. Sans quoi je prends le relais et je conduis le bus où je veux. – Faites l’inverse de ce que vous venez de faire. Exactement l’inverse. – Ça va aider ? – J’ai juste besoin de cinq secondes pour réfléchir à quelque chose. » Dans l’espace-temps normal, elle pourrait faire franchir à l’Épouvantail une série d’obstacles en espérant le semer. Dans cette hyperrégion de l’espace-temps, c’était impossible. Mais en se comportant avec assez de démence, elle pourrait effacer les traces. « Vincent ! dit-elle après deux virgule huit trois secondes d’intense réflexion, vous êtes vraiment courageux ? – Câlice, la môme ! Pas besoin de souiller l’honneur d’un chien. Je ne recule devant rien. »

Le Jardin quantique de  (Le Cycle de l'évolution quantique, #2) (Page 296)

a cité Le Jardin quantique par Derek Künsken (Le Cycle de l'évolution quantique, #2)

Derek Künsken: Le Jardin quantique (Paperback, French language, 2022, Éditions Albin Michel)

[4e de couverture] « La technologie est capable de nous changer de façon fondamentale, jusque …

« Stills ? appela-t-il par son micro casque. – Prends le siège du pilote, Arjona, répondit la voix artificielle de l’*Homo eridanus dans son oreille. Je ne foncerai pas, à moins que la Congrégation ne décide de nous tenir compagnie. » Il alla se sangler dans le cockpit. « Merci d’avoir arrangé ça. – Pas de problème. À toi de régler les problèmes avec Iekanjika et son peuple. – Ouais. » Deux gravités d’accélération plaquèrent Belisarius à son siège. Il gémit. « T’as fauché un truc vraiment important ? demanda Stills. – Ouaip. – Je m’en fiche, de toute manière, mais ton plan ne prévoyait pas aussi de ne jamais revoir les gens à qui tu l’as piqué ? Ou j’ai raté un truc ? – C’était prévu, oui. – T’as baisé le chien, là. – La Congrégation a fait sauter la Mansarde. – Dégueulasse. Combien de survivants ? Aucun ? – Tous. – Comment tu t’es démerdé ? T’es vraiment un putain de magicien.

Le Jardin quantique de  (Le Cycle de l'évolution quantique, #2) (Page 128)

a cité Le Jardin quantique par Derek Künsken (Le Cycle de l'évolution quantique, #2)

Derek Künsken: Le Jardin quantique (Paperback, French language, 2022, Éditions Albin Michel)

[4e de couverture] « La technologie est capable de nous changer de façon fondamentale, jusque …

De l’obscurité partout. Rien au dessus de lui. Rien non plus en dessous. Le vide, sans rien d’autre que la faible magnétosphère d’Epsilon Indi pour peser un peu sur chacune de ses cellules musculaires. Son cœur ralentit. Son sentiment de culpabilité s’estompa. Il existait seul dans le néant, dans obligations ni préoccupations morales, sans référent. Sauf que ce n’était pas toute la vérité. Sa capacité de déni flouait sa culpabilité, jouait sur son propre désespoir. Les gens se faisaient escroquer par désir de solution rapide, d’une formule magique, de quoi ce soit susceptible d’abréger leurs longues souffrances. Belisarius voulait être escroqué, mais savait qu’il ne le pouvait pas. Il faillait qu’il assume la responsabilité de toutes ses actions, intentionnelles ou pas. Il ignorait s’il en était capable. S’il pensait trop longtemps à ce qu’il avait fait et à ce qu’il lui restait à faire, il avait l’impression qu’il allait s’effondrer.

Le Jardin quantique de  (Le Cycle de l'évolution quantique, #2) (Page 127)

a cité La Montagne dans la mer par Ray Nayler

Ray Nayler: La Montagne dans la mer (Paperback, Français language, 2024, Le Bélial')

Un mystère gît dans les hauts-fonds de l’archipel de Côn Ðào… Pour les Vietnamiens des …

Ce qui compte, pour la tique aveugle et sourde, c’est la présence d’acide butyrique. Pour le poisson-couteau américain, ce sont les champs électriques. Pour la chauve-souris, c’est la compressibilité de l’air. Voilà quel est l’umwelt de l’animal, son environnement sensoriel : cette portion du monde que ses organes sensoriels et son système nerveux lui permettent de percevoir. Pour lui, seule importe cette portion du monde. L’umwelt humain est structuré en fonction des organes sensoriels et du système nerveux de notre espèce. Mais l’umwelt de la pieuvre sera complètement différent. Dans un sens (et j’emploie ce mot à dessein), nous n’existerons pas dans le même monde. – Dr Ha Nguyen, Comment pensent les océans

La Montagne dans la mer de  (Page 112)

En préambule du chapitre 13

Ray Nayler: La Montagne dans la mer (Paperback, Français language, 2024, Le Bélial')

Un mystère gît dans les hauts-fonds de l’archipel de Côn Ðào… Pour les Vietnamiens des …

Non seulement nous ne sommes pas d’accord sur la manière de reconnaître la conscience chez les autres, mais nous sommes également incapables de prouver que nous en possédons une. La science ignore souvent nos expériences individuelles – humer une orange, être amoureux – en les réduisant à des « qualia ». La conscience se résume à des théories et des métaphores ; un flux d’expériences. Une boucle que se réfère à elle-même. Quelque chose qui émerge du néant. Aucune de ces explications n’est satisfaisante. Toute définition nous échappe. – Dr Ha Nguyen, Comment pensent les océans

La Montagne dans la mer de  (Page 48)

En préambule du chapitre 6

Ray Nayler: La Montagne dans la mer (Paperback, Français language, 2024, Le Bélial')

Un mystère gît dans les hauts-fonds de l’archipel de Côn Ðào… Pour les Vietnamiens des …

« Qu’est-ce que vous avez vu ? » C’était la question qu’on lui posait toujours – les gardes, la police, les journalistes. Qu’est-ce que vous avez vu ? Rien. Il n’avait rien vu. Mais il ne pouvait pas chasser le sentiment que quelque chose l’avait vu, lui. Et cette impression ne l’avais pas quitté. Il avait été content d’abandonner l’archipel. Mais ce n’était pas suffisant. La même sensation revenait à chaque fois qu’il songeait à l’océan. Il avait considéré Côn Ðào comme son foyer – le premier dont il avait profité. Ce qui s’était produit dans le cargo l’avait dépouillé de ce sentiment. C’était l’histoire qu’il avait voulu raconter. Mais la femme de DIANIMA n’aurait pas compris, de toute manière.

La Montagne dans la mer de  (Page 19)

Ray Nayler: Défense d'extinction (Paperback, French language, 2025, Le Belial')

D’ici un siècle, peut-être davantage. Au fin fond de la taïga russe, des milliers d’années …

Son premier éléphant. C’est son oncle Timur qui le lui offre, à son retour d’un mois de travail dans les champs pétroliers du basson de Timan-Pechora. Timur est le frère aîné de sa mère. Son oncle préféré. […] C’est étrange, comme une existence se créée à partir de ces infimes détails. Comment un adulte peut-il avoir un tel impact sur le chemin que suit un enfant ? Il faut un cadeau sans savoir quelles possibilités il ouvrira, quels potentiels il révélera. Peut-être que le premier présent n’est que le fruit du hasard – l’objet qui est disponible, le seul qui reste au magasin, ou simplement ce qui attire l’attention, ce qui se distingue pour une raison inconnue ou anodine. Et à partir de là, ça devient un jeu pour lui : dénicher quelque chose en rapport avec les éléphants pour la petite fille qui attend son retour.

Défense d'extinction de  (Page 32)

Ray Nayler: Défense d'extinction (Paperback, French language, 2025, Le Belial')

D’ici un siècle, peut-être davantage. Au fin fond de la taïga russe, des milliers d’années …

« […] Mais toi, Damira ? Que fais-tu ici ? » Damira se souvient combien cette question la poignarde. Comment elle la porte en elle pendant des semaines sans pouvoir y répondre. Qu’elle s’infecte, suppurant des doutes qui ne seront réellement noyés que lorsque la guerre s’étendra à leur parc et que le temps d’y réfléchir sera révolu. Mais, sur le moment, elle se contente de rire : « Mon oncle m’a acheté un éléphant en peluche. » Wamugunda s’esclaffe. « Ce n’est sans doute pas non plus la vie que tes parents avaient imaginée pour toi. – Je ne pense pas non plus qu’ils aient jamais imaginé quoi que ce soit pour moi. Je suppose donc que j’étais libre de choisir. »

Défense d'extinction de  (Page 90 - 91)