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Clochix Compte verrouillé

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Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.

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Livres de Clochix

Anaïs Barbeau-Lavalette: Femme Foret (French language, 2022, Marchand de feuilles) Aucune note

Deux familles sont réunies dans une maison centenaire pendant trop longtemps. L’hiver perce les murs, …

J’ai trouvé une sœur de ma chère Gabrielle Filteau-Chiba. D’Anaïs Barbeau-Lavalette, j’avais apprécié La femme qui fuit, enquête sur sa grand mère. Mais ici on est dans un registre très différent, de la poésie au contact de la nature. Alors certes, c’est un livre de confinement, écrit par une citadine qui en 2020 a eu le privilège de pouvoir emmener les siens dans une maison dans les bois et y vivre ces quelques mois. Mais le malaise de ce contexte s’efface vite derrière la fore de son écriture. Femme forêt est un recueil d’anecdotes, mettant en scène l’enfance et la nature du Québec. Un déclaration d’amour. Un texte que j’ai trouvé très doux, poétique, touchant.

Nadège Erika: Ce refrain qui te plaît (French language, 2025, HarperCollins) Aucune note

« Je reprends mes rêves éveillés dans lesquels j’ouvre les grilles, les portes et les …

L’année se termine par un coup de cœur, avec ce texte que j’ai trouvé très fort et émouvant. L’histoire d’une femme dont le fils, jeune adulte, part à la dérive, entre drogue et troubles mentaux. Elle affronte seule la violence du système psy, entre maltraitances institutionnelles et individuelles. Elle ploie sous les attentes de la société qui exige des mères de faire tout et plus pour leurs enfants. C’est violent, profondément humain, bouleversant.

Aimée de Jongh, Ingrid Chabbert: Soixante printemps en hiver (GraphicNovel, French language, 2022, Dupuis) Aucune note

Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. …

J’ai eu un coup de cœur pour cette histoire d’une femme qui le jour de ses soixante ans décide de reprendre sa liberté, de vivre sa vie. Elle va devoir lutter contre la pression sociale, qui l’enjoint de reprendre son rôle d’épouse et de mère, et la vie, qui distribue douceurs et douleurs. Outre ses personnages très attachantes et son dessin doux, l’album met en scène une poule et un chat, mon cœur a fondu !

Carine Borgi, Anne Idoux-Thivet: La Promesse du souffle (GraphicNovel, French language, 2025, Rue de Sèvres) Aucune note

1442, période Joseon, Corée. Dal-Rae est une paysanne promise à une brute. Sa rencontre avec …

Voilà 600 ans, un roi de Corée, désireux de simplifier l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, décide de créer un alphabet en remplacement des idéogrammes utilisés jusqu’alors. C’est cette aventure que conte cet album. Malheureusement, la création de l’alphabet 한글 passe au second plan derrière une histoire d’amour assez classique qui ne m’a guère intéressée. Mais le court dossier final a comblé ma frustration.

a terminé la lecture de Les Douze Tribus d'Hattie par Ayana Mathis (Americana)

Ayana Mathis, François Happe (traduction): Les Douze Tribus d'Hattie (French language, 2013, Gallmeister) Aucune note

Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère …

Hattie, mère courage, sert surtout de fil rouge à une dizaine de nouvelles dressant les portraits, sur un demi-siècle, de ses enfants. Comme autant d’instantanés sur la vie d’afro-américains dans la région de Philadephie durant les années 60-70. J’ai bien aimé, mais trouvé ça assez inégal. Les derniers portraits m’ont moins plu, quand j’avais beaucoup appréciés certains des premiers.

a terminé la lecture de La Petite Peule par Mariama Barry

Mariama Barry: La Petite Peule (Paperback, French language, 2000, Fayard/Mazarine) Aucune note

Naître femme au Sénégal n'est peut-être pas une bénédiction du Ciel. Mariama Barry en sait …

Récit autobiographique narrant quelques années de l’enfance de l’autrice, dans les années 70, à Dakar puis dans un village de Guinée. Une succession d’anecdotes où se dévoile le caractère bien trempée de cette femme impressionnante, devenue cheffe de famille à 10 ans. C’est intéressant, et j’ai regretté que le récit s’interrompe au bout de quelques années, j’aurais aimé connaître la suite de son parcours.

VANISTENDAEL Judith: David, les femmes et la mort (GraphicNovel, French language, 2012, Le Lombard) Aucune note

Un roman graphique poignantAu moment où nait sa petite-fille Louise, David apprend qu'il a un …

Si dans les deux vies de Pénélope j’avais eu un peu de mal avec le dessin de Judith Vanistendael, j’ai trouvé qu’ici il s’accordait très bien à cette histoire poignante. Les derniers mois de vie d’un homme atteint d’un cancer, entouré de toutes les femmes de sa vie, sa première épouse décédée, leurs fille et petite fille, sa nouvelle compagne et leur fille. Un album triste mais doux, plein de vie et d’amour jusqu’à la fin, j’ai beaucoup aimé.

VANISTENDAEL Judith: Les deux vies de Pénélope (GraphicNovel, French language, 2019, Le Lombard) Aucune note

"Je m'appelle Pénélope. Je ne suis pas la femme d'Ulysse. Je n'attends pas. Je ne …

Depuis dix ans, Pénélope part sauver des vies dans des pays en guerre. Entre deux missions, elle retrouve sa famille aimante, mais est hantée par sa vie sur le terrain. Pénélope est perdue, et j’avoue l’avoir été aussi, ne pas trop savoir où l’autrice nous menait, au delà du partage des doutes de son héroïne.

a terminé la lecture de Celle que je ne suis pas par Vanyda (Celle que…, #1)

Vanyda: Celle que je ne suis pas (Paperback, French language, 2008, Dargaud)

Valentine a 14 ans et aime Felix en secret. Personne ne s'en doute. Normal, même …

Tombé sur cette trilogie en suivant des recommandations par similarité. J’ai hésité, ça ressemblait à une bleuette pour ados, puis je me suis souvenu que j’étais ado fleur bleue. Une lecture douce amère, comme une version dessinée de La Boum. La vie, les amitiés, les amours, l’éclosion d’une ado pendant trois ans. La nostalgie, ça pique un peu parfois.

a terminé la lecture de Jouer le jeu par Fatima Daas

Fatima Daas: Jouer le jeu (Paperback, Français language, 2025, Éditions de l’Olivier)

Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ? Kayden …

Après son manifeste introductif, j’avais hâte de lire le premier roman de Fatima Daas, et je n’ai pas été déçu, si ce n’est par sa brièveté. C’est un récit à la fois révoltant et enthousiasmant, une histoire d’émancipation d’une individue au sein d’un collectif. Le parcours individuel de Kayden, et ce qui la rend forte, la sororité, ses relations très fortes avec sa mère, sa sœur, ses ami·es. Ça parle d’adolescence, de mépris de classe, de la vraie vie quoi. J’ai adoré et attend avec impatience les prochains écris de Fatima Daas !

a terminé la lecture de La petite dernière par Fatima Daas

Fatima Daas: La petite dernière (French language, 2020, Les Éditions Noir sur Blanc)

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on …

Un court récit autobiographique que j’ai vu comme un manifeste, une introduction à une œuvre à venir. Fatima Daas nous dit d’où elle parle. Elle déroule ses identités multiples, femme, née en france de parents algériens, musulmane pratiquante, lesbienne. Elle se dévoile avec style, dans une longue incantation. Ça m’a donné très envie de lire la suite de son œuvre, car elle parle d’un endroit extrêmement rare dans la littérature française.

a terminé la lecture de Kililana song par Benjamin Flao (Kililana song, #1)

Benjamin Flao: Kililana song (GraphicNovel, French language, 2011, Futuropolis) Aucune note

De nos jours, dans l'archipel de Lamu au Kenya. Naïm est aux mains du vieil …

Deux albums autour de Naïm, un môme vivant à Lamu, archipel près des côtes du Kenya. Le premier tome est assez léger, présentant une galerie de personnages, gamins des rues, et occidentaux néo-coloniaux. Le second prend une tournure plus tragique. J’ai beaucoup aimé, tant pour la personnalité de Naïm, môme libre et plein de ressources, que pour le portrait affectueux d’une société en pleine mutation, et pour les magnifiques dessins de Benjamin Flao.

a terminé la lecture de Le jardin arc-en-ciel par Ito Ogawa

Ito Ogawa, Myriam Dartois-Ako: Le jardin arc-en-ciel (French language, 2016, Philippe Picquier) Aucune note

Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci …

Chronique sur une vingtaine d’années de la vie d’une famille lesboparentale. Ses joies et ses drames. J’ai ressenti un certain malaise au début car lorsqu’elles se rencontrent, O-Choko a 19 ans et semble encore une enfant, Izumi 35. J’ai bien aimé ce récit doux-amer, mais regrette de ne pas réellement avoir réussi à y entrer. Le récit choral sur une longue période de temps pousse à de nombreuses ellipses, et je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages. Je le regrette car l’histoire est belle et triste.

Nicolas Barral: L'intranquille monsieur Pessoa (GraphicNovel, French language, 2024, Dargaud) Aucune note

Novembre 1935. Pessoa vit ses derniers jours. Simão Cerdeira, jeune pigiste au Díario de Lisboa, …

Un album lu avec nostalgie et grand plaisir. Nostalgie de ma jeunesse où quelques textes de Pessoa m’avaient touché. Plaisir de se promener à Lisbonne, aux côté de Pessoa qui y vit ses derniers jours et d’un jeune écrivain-journaliste chargé de rédiger sa nécrologie. Par petites touches, mêlant éléments biographiques et incursions aux côtés des hétéronymes, fait et légende, Barral esquisse un portrait du poète qui m’a donné envie de ré-ouvrir ses livres.

a terminé la lecture de Les forces par Laura Vazquez

Laura Vazquez: Les forces (French language, 2025, Editions du Sous-Sol) Aucune note

C'est l'histoire d'une fille qui n'est pas d'accord avec l'ordre social.

Nos visages sont-ils …

Une lecture exigeante, que je n’ai pas abordée dans de bonnes conditions. J’ai emprunté le livre à la médiathèque, donc je me suis astreint à le lire rapidement, alors qu’il est tellement riche qu’il aurait probablement fallu que je le laisse infuser, picorant des phrases de temps en temps. C’est un interminable monologue intérieur, sans respiration, sautant sans arrêt du coq à l’âne, du trivial au profond, des propos de comptoir à la philosophie, de réflexions déjà souvent lues à d’autres très pertinentes. Je me suis souvent dit que c’était un texte qui méritait d’être déclamé, comme un long poème. J’ai souffert, j’ai parfois eu envie d’abandonner, mais je ne regrette pas le voyage.