Clochix a terminé la lecture de Une voix humaine par Carol Gilligan
À la fin des années 70, Carol Gilligan a posé les bases de l’éthique de la sollicitude, une philosophie morale. Quarante ans plus tard, forte de ses réflexions et des évolutions de la recherche, elle propose un addendum critique à ce premier ouvrage. Peut-on lire celui-ci sans avoir lu le livre original ? Je m’en suis abstenu, pour diverses raisons, et ça n’était pas forcément une bonne idée. Car cette suite corrige des points sur lesquels sa pensée a évolué, mais je pense qu’il m’a manqué la connaissance d’une partie des concepts. De ce fait, la lecture de ce court essai a parfois était un peu compliquée. C’est un livre à mi-chemin entre la psychologie du développement et la philosophie morale. Dans les années 70, Carol Gilligan a mis en évidence l’existence en matière de morale d’une voix différente, que l’on n’écoutait pas, et qui était portée principalement par des …
À la fin des années 70, Carol Gilligan a posé les bases de l’éthique de la sollicitude, une philosophie morale. Quarante ans plus tard, forte de ses réflexions et des évolutions de la recherche, elle propose un addendum critique à ce premier ouvrage. Peut-on lire celui-ci sans avoir lu le livre original ? Je m’en suis abstenu, pour diverses raisons, et ça n’était pas forcément une bonne idée. Car cette suite corrige des points sur lesquels sa pensée a évolué, mais je pense qu’il m’a manqué la connaissance d’une partie des concepts. De ce fait, la lecture de ce court essai a parfois était un peu compliquée. C’est un livre à mi-chemin entre la psychologie du développement et la philosophie morale. Dans les années 70, Carol Gilligan a mis en évidence l’existence en matière de morale d’une voix différente, que l’on n’écoutait pas, et qui était portée principalement par des femmes. Une voix qui ne minimisait pas le soin des autres par rapport à la justice. Au fil du temps, prenant conscience que le genre est une construction sociale, elle revient sur ce qui pouvait paraître essentialiste dans son premier ouvrage, pour expliquer que cette voix n’est pas féminine mais humaine. Sur la forme, j’ai eu un peu de mal avec cet ouvrage : références que je n’avais pas, digressions dont je n’ai pas compris le but, frustration par rapport à sa brièveté. Mais sur le fond, les quelques idées que j’y ai trouvées ouvrent des pistes passionnantes. Il va falloir que je trouve d’autres ouvrages dans cette veine pour creuser, ne pas laisser s’éteindre cette étincelle.




















