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Christopher Frank: Mortelle (French language, 1983) Aucune note

Dans une société où toutes les maisons sont de verre, et dont les règles ne …

Dans Panorama, Lilia Hassaine imaginait des maisons aux murs transparents. Ça m’a rappelé ce court roman lu à l’adolescence. Étonnamment, il a survécu à tous mes déménagements et j’ai réussi à le retrouver. Mais dès la page de garde, le malaise s’est installé : la phrase en exergue est de Ayn Rand. Et effectivement, cette dystopie est une charge violente contre les dérives potentielles des idéologies plaçant le collectif au dessus de l’individu. Jusqu’à la caricature. Ainsi dans son enfance le héros a été puni car il a été deux mois de suite premier de sa classe, témoignant d’un esprit de compétition. D’un point de vue littéraire, ce court texte est une réussite, réussissant avec une économie de mots à créer un univers totalitaire glaçant. Mais d’un point de vue politique, c’est une apologie de l’individualisme.

Encore un livre lu trop jeune pour en comprendre les implications, et qui a probablement contribué à me former :-S