Clochix a terminé la lecture de Vorace par Małgorzata Lebda
Depuis toujours semble-t-il j’ai de l’Est la vision d’un territoire triste, dur, sans espoir, d’où rien de beau ne peut venir. Cela affecte hélas ma perception de tout ce qui vient de ces contrées, et tout particulièrement de Pologne. Je me demande quelle aurait été ma réception de ce texte si je l’avais situé dans mon fantasme de Québec plutôt qu’en Pologne. Hélas, le sceau de l’Est m’a empêché d’apprécier ce texte à sa juste valeur. À mi-chemin entre le récit et le recueil de courts poèmes en prose où la mort et la vie sont intimement liées. La mort est omniprésente, la maladie de Grand-Mère, la maison malade, l’abattoir dont la puanteur et les cris des sacrifié·es recouvrent la vallée. Et puis la vie partout, de la narratrice et son amie Ann aux fourmis que Grand Mère nourrit de miellat. J’ai pris plaisir à entrer dans le style et l’univers de Małgorzata Lebda.
