Clochix a terminé la lecture de Remember Fessenheim par David Dufresne
« Notre espèce n’a d’avenir qu’au prix du triomphe de notre liberté et la destructions des centrales nucléaire ». Françoise d’Eaubonne ne se contenta pas de l’écrire, elle mit la parole en acte et à plusieurs reprises s‘attaqua physiquement au complexe militaro-industriel, dynamitant ses centrales nucléaires et ses ordinateurs. Je connaissais le nom de Françoise d’Eaubonne, autrice féministe et pionnière de l’écoféminisme, cette théorie qui lie les dominations des humains sur le reste du vivant et des homme sur les femmes. Je découvre la militante et la femme, entière dans ses amitiés, ses amours et ses engagements, quitte à en payer le prix. Quelle vie, quelle femme ! Loin d’une biographie officielle, Davduf dresse de celle qui fut aussi sa grand mère un portrait intime et foutraque, probablement à son image. À l’heure où on nous vend le nucléaire comme une solution à la crise climatique, à l’heure où émerge une nouvelle technologie faisant planer un danger mortel sur le vivant, j’ai particulièrement apprécié ce rappel des luttes d’hier et de tous les noms que l’histoire écrite par les vainqueurs essaie d’effacer, ces perdantes magnifiques qui ont osé lutter, les Ulrike Meinhof, Hellyette Bess, et tant d’autres femmes… Nous avons besoin de davantage de Françoises d’Eaubonne.
