@Pisikasor Chouette, il est disponible à la médiathèque. Merci !
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Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
Livres de Clochix
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Clochix a terminé la lecture de Burqa de chair par Nelly Arcan
En 2007, Nelly Arcan, jeune autrice québécoise, a été invitée à parler de son dernier livre dans une émission à grand spectacle animée par le disciple local d’un vieux mâle toxique français récemment décédé. Elle a été humiliée devant deux millions de téléspectateurices. Elle en a tiré un texte, La Honte, où elle parle des mois de dépression qui ont suivi cette expérience. Un texte important pour prendre conscience des ravages de ces jeux du cirque modernes sur celleux qui y participent. La Honte est publiée ici à côté d’autres textes introspectifs poignants, parlant de mal de vivre et de honte de son corps, décrivant ce que notre société fait aux jeunes filles / femmes. C’est un petit livre qui remue, entre claque et empathie pour l’impossibilité à vivre qu’elle sait si bien exprimer.
Clochix a terminé la lecture de Les mauvaises gens par Étienne Davodeau
En racontant la vie de ses parents, Davodeau nous emmène dans un passionnant voyage en terre inconnue, chez les cathos de gauche, dans les campagnes de l’arrière-pays vendéen. C’est très intéressant, car c’est un courant dont je connaissais l’existence, soupçonnais l’importance dans le basculement qui a fini par porter le PS au pouvoir en 81, mais ignorais à peu près tout. Ce bel album lève un coin du voile, au travers du portrait d’un couple, du caté au syndicat, mais sans renier leur foi. On retrouve l’empathie de Davodeau pour ses personnages et son sens de la narration. J’ai beaucoup aimé !
Clochix a terminé la lecture de Promesse par Emmanuelle Aronson (Traduction)
J’ai l’impression d’être passé à côté de ce livre, ne comprenant pas où l’autrice voulait me mener. Plusieurs aspects m’ont plu, une tension qui monte, plusieurs personnages complexes, un autre point de vue sur la vie de familles Noires dans les années 50 aux USA… Mais au final je ne me suis attaché à aucun·e personnage et l’intrigue m’a déçu, beaucoup de graines plantées ne germant pas.
Clochix a terminé la lecture de Tropiques toxiques par Jessica Oublié
Un livre très détaillé sur le scandale du chlordécone. Peut-être un peu trop, je confesse avoir parcouru en diagonale certaines pages. Mais c’est une lecture très utile en ce moment, parce qu’elle explore dans le détail un des scandales sanitaires emblématiques de notre époque, en montrant toute sa complexité, sans manichéisme. C’est une lecture déprimante également, en ce qu’elle montre que l’histoire se répète, que nous n’apprenons rien. Le chlordécone n’est qu’un des nombreux empoisonnements de masse auxquels nous sommes confrontés. Et les mécanismes sous-jacents sont toujours les mêmes. Appât du gain, adhésion au mythe de la croissance à tous prix, dilution des responsabilité, vaste production d’ignorance pour empêcher le débat et les réactions, et finalement, des mesures qui visent essentiellement à apprendre à vivre avec la catastrophe. Il faut saluer l’enquête extrêmement documentée de Jessica Oublié. En complément du livre, toutes ses sources sont apparemment disponibles via une application …
Un livre très détaillé sur le scandale du chlordécone. Peut-être un peu trop, je confesse avoir parcouru en diagonale certaines pages. Mais c’est une lecture très utile en ce moment, parce qu’elle explore dans le détail un des scandales sanitaires emblématiques de notre époque, en montrant toute sa complexité, sans manichéisme. C’est une lecture déprimante également, en ce qu’elle montre que l’histoire se répète, que nous n’apprenons rien. Le chlordécone n’est qu’un des nombreux empoisonnements de masse auxquels nous sommes confrontés. Et les mécanismes sous-jacents sont toujours les mêmes. Appât du gain, adhésion au mythe de la croissance à tous prix, dilution des responsabilité, vaste production d’ignorance pour empêcher le débat et les réactions, et finalement, des mesures qui visent essentiellement à apprendre à vivre avec la catastrophe. Il faut saluer l’enquête extrêmement documentée de Jessica Oublié. En complément du livre, toutes ses sources sont apparemment disponibles via une application mobile.
Clochix a terminé la lecture de Le meilleur est à venir par Patricia Hespel
Recueil de 15 mini-dystopies évoquant notre rapport au numérique dans un futur parfois très proche. Je les ai appréciées différemment mais globalement j’ai bien aimé. Avec un petit malaise, car une bonne partie sont très plausibles, décrivent des technologies qui, avec l’accélération, pourraient arriver dans les prochains mois. Techniquement, tout est là, ne manque que le narratif, le même que celui qui transforme un générateur de mots probabilistes en « intelligence ». Et donc au fil des nouvelles on est dans le flou, sans trop savoir si elles décrivent un futur dystopique pour nous alerter, ou si elles accompagnent son avènement. Malheureusement, c’est un sentiment que je ressens de plus en plus dans toute la littérature d’anticipation.
Clochix a terminé la lecture de King Kong Théorie par Virginie Despentes
Vingt ans après tout le monde, j’ai enfin lu ce texte de Despentes. Il mérite largement sa réputation, je comprend l’influence qu’il a eu sur les nouvelles générations de féministes. Le texte n’a pas pris une ride, la colère de Despentes cingle toujours autant, 20 ans plus tard c’est toujours une lecture indispensable. Et c’est intéressant de voir ce qui a, un peu, bougé, et ce qui n’a pas évolué. Elle parle de viol, de prostitution et de pornographie. Sur le viol, et elle y a probablement contribué, de plus en plus de femmes osent prendre la parole, et sont entendues, au moins de leurs sœurs. Par contre, sur la question de la prostitution et de la pornographie, j’ai l’impression que les discours évoluent très peu. Dernière chose, comme elle le dit dans sa fameuse tirade introductive, Despentes ne s’adresse pas qu’aux femmes, mais à tous les gens, femmes ou …
Vingt ans après tout le monde, j’ai enfin lu ce texte de Despentes. Il mérite largement sa réputation, je comprend l’influence qu’il a eu sur les nouvelles générations de féministes. Le texte n’a pas pris une ride, la colère de Despentes cingle toujours autant, 20 ans plus tard c’est toujours une lecture indispensable. Et c’est intéressant de voir ce qui a, un peu, bougé, et ce qui n’a pas évolué. Elle parle de viol, de prostitution et de pornographie. Sur le viol, et elle y a probablement contribué, de plus en plus de femmes osent prendre la parole, et sont entendues, au moins de leurs sœurs. Par contre, sur la question de la prostitution et de la pornographie, j’ai l’impression que les discours évoluent très peu. Dernière chose, comme elle le dit dans sa fameuse tirade introductive, Despentes ne s’adresse pas qu’aux femmes, mais à tous les gens, femmes ou homme, qui ne se sentent pas à l’aise dans le patriarcat. Beaucoup de gens y trouveront donc matière à réflexion, voire à action.
Clochix a terminé la lecture de Le ciel dans la tête par Antonio Altarriba
Un album dur, très dur. On plonge dans ce qu’il y a de pire dans l’humanité, la barbarie à l’état brut. L’exploitation de mômes dans des mines pour extraire les minerais nécessaires à nos gadgets, les enfants devenus soldats, ivres de violence, les réseaux exploitant celles et ceux qui essaient de s’échapper pour survivre… Et malgré tout, au milieu de toute cette horreur, quelques brefs instants de grâce. C’est un livre qui remue, mais je me demande qu’en tirer, si ce n’est un renforcement de mon aversion pour le genre humain.
Clochix a terminé la lecture de Memento mori par Tiitu Takalo
Un témoignage très intéressant sur la longue convalescence après une hémorragie cérébrale. Victime d’un AVC, l’autrice a eu la chance d’être prise en charge rapidement et de pouvoir sortir le l’hôpital au bout de quelques jours, apparemment sans séquelles. Mais personne ne lui avait dit combien la convalescence serait longue et pénible. C’est un récit à la première personne que j’ai trouvé très utile pour aider à la prise de conscience des difficultés rencontrées par les malades « invisibles » mais pas imaginaires.
Clochix a terminé la lecture de On la trouvait plutôt jolie par Joël Alessandra
Bof. D’abord, ça n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. L’immigration n’est pas le sujet, mais le décor d’une enquête policière. Ensuite, si la narration est habile, l’ensemble manque fortement de crédibilité. Je n’ai réussi à croire ni aux motivations des personnages, ni aux ficelles qui tendent l’intrigue. C’est dommage, j’ai bien aimé les personnages et l’idée générale, mais l’ensemble m’a paru trop tiré par les cheveux.
Clochix a terminé la lecture de L'avenir par Catherine Leroux
J’ai beaucoup aimé ce livre fondamentalement optimiste, dont le message m’a paru être que même si ça sera dur, un autre effondrement est possible. Dans une ville en faillite, jumelle fictive de Détroit, des communautés se forment, basées sur l’entraide. Un groupe de voisin·es dans un quartier, des mômes qui ont planté le camp au fond d’un parc. Entre les deux, Gloria, dont la fille est morte et qui cherche ses petites filles. Et Priscilla, Pitbull. Le récit, teinté de réalisme magique, saute d’un personnage à l’autre, avec un regard plein de tendresse.
(Miracle de Firefox qui a ré-ouvert ce commentaire écrit voilà deux mois et jamais posté, lorsque Là où nous dansions m’a rappelé ce livre qui se passe également à Détroit, mais dans un proche futur).
Clochix a terminé la lecture de Là où nous dansions par Judith Perrignon
Judith Perrignon est à la fois journaliste et romancière, et ça se sent. Ici la fiction est un prétexte pour nous faire partager sur une cinquantaine d’années la vie d’habitant·es Noires de Détroit, d’un quartier où sont notamment nées nombre de futures stars de la Motown. L’intrigue policière est annexe, juste un fil rouge pour dresser un portrait plein d’empathie d’une ville, d’une communauté, à travers la vie d’une famille. J’ai trouvé ce quasi-documentaire passionnant.
Clochix a terminé la lecture de Alyte par Jérémie Moreau
Un deuxième album de Jérémie Moreau dans le même style que les Pyzzlys et malheureusement je n’accroche toujours pas, ni au graphisme, ni à l’histoire. Pourtant, comme pour le Pizzlys, l’idée avait tout pour le plaire. Le monde vu par les yeux d’un crapaud, la nature qui se défend contre les agressions de l’homme. Mais la mise en scène est trop novatrice pour moi et j’ai trouvé que l’émotion ne passait pas vraiment. Pas pour moi, mais je reconnais que c’est un bel album.
Clochix a terminé la lecture de Les faibles et les forts par Judith Perrignon
Un court roman poignant qui évoque, à travers le récit choral d’un fait divers tragique, certaines des conséquences pour les servo-descendant·es de siècles de racisme et de ségrégation. Elle y évoque notamment le racisme dans les villes du Nord, qui se pourtant targuent d’être progressistes, et les discours qui, aujourd’hui encore, inventent des explications essentialistes aux inégalités issues de siècles de discriminations. Tout est contenu dans ces quelques pages, les larmes et la colère.
Clochix a terminé la lecture de Larzac, histoire d'une résistance paysanne par Terral Pierre-Marie
Un peu d’espoir avec ce récit très documenté de « la mère de toutes les batailles », la lutte opiniâtre pendant une dizaine d’années d’une centaine de petit·es éleveur·euses contre l’armée française. Cette période est source d’inspiration à bien des égards. On voit comment des gens « normaux, qui vont à la messe et votent à droite » peuvent en quelques mois, par la lutte, pratiquer l’auto-organisation, inventer mille formes de résistance, devenir ce qu’on qualifierait aujourd’hui de dangereux zadistes éco-terroristes. Elle montre la possibilité de convergence entre des religions que tout semble opposer, comme le christianisme et le maoïsme. Elle montre que la lutte est aussi une joie. Surtout, elle est source d’espoir. Hier contre les canons, aujourd’hui contre les aéroport, les bassines ou les autoroutes, la lutte paie ! J’ai bien apprécié le dessin réaliste, regrettant juste une fois de plus que le choix du noir et blanc …
Un peu d’espoir avec ce récit très documenté de « la mère de toutes les batailles », la lutte opiniâtre pendant une dizaine d’années d’une centaine de petit·es éleveur·euses contre l’armée française. Cette période est source d’inspiration à bien des égards. On voit comment des gens « normaux, qui vont à la messe et votent à droite » peuvent en quelques mois, par la lutte, pratiquer l’auto-organisation, inventer mille formes de résistance, devenir ce qu’on qualifierait aujourd’hui de dangereux zadistes éco-terroristes. Elle montre la possibilité de convergence entre des religions que tout semble opposer, comme le christianisme et le maoïsme. Elle montre que la lutte est aussi une joie. Surtout, elle est source d’espoir. Hier contre les canons, aujourd’hui contre les aéroport, les bassines ou les autoroutes, la lutte paie ! J’ai bien apprécié le dessin réaliste, regrettant juste une fois de plus que le choix du noir et blanc ne rende pas complètement justice à la beauté du causse. Le Larzac, à jamais dans mon cœur !






















