Kometenn a cité Destinée arbitraire par Robert Desnos
J'aurai continué cette poétique lecture si Robespierre n'avait posé sa main sur mon épaule. Nous étions sur une colline. Il me montra l’œuvre de la Guillotine. Quatre cent mille têtes jonchaient les marais. Des femmes leur suçaient la cervelle. Fou de joie à ce spectacle, j'embrassai Robespierre. Il posa sur moi un long regard triste et doux, m'étreignit sur sa poitrine et, avant de se dissoudre en fumée odorante de cigarette anglaise il me dit : "Tu t'appelleras Danger de mort."
— Destinée arbitraire de Robert Desnos (Page 32 - 33)
