Leito a publié une critique de Erase una vez el amor pero tuve que matarlo par Efraim Medina Reyes (Colección Ancora y delfín ;)
Érase una vez el amor pero tuve que matarlo
4 étoiles
Pour une édition en français, voir Il était une fois l'amour mais j'ai dû le tuer chez 13e Note.
Un roman punk avec un personnage punk, un looser qui n'aime rien ni personne (en tout cas sans se l'avouer) et trouve sa misérable situation la plus noble qui puisse exister, un peu comme chez John Fante, et un ancrage profond dans la culture de son époque avec la multiplication des références comme unique repère dans un monde qui n'en a plus, qui me fait penser à Bret Easton Ellis.
Il y a, dans ce sarcasme permanent, à la fois du bon (l'humour grinçant, pouvoir dire du mal des icônes culturelles et critiquer l'ordre établi) et du moins bon (on se lasse vite de la misogynie, du style en punchlines qui finit par être une posture, cette fameuse distance ironique du "je n'y touche pas" qui ne fait que …
Pour une édition en français, voir Il était une fois l'amour mais j'ai dû le tuer chez 13e Note.
Un roman punk avec un personnage punk, un looser qui n'aime rien ni personne (en tout cas sans se l'avouer) et trouve sa misérable situation la plus noble qui puisse exister, un peu comme chez John Fante, et un ancrage profond dans la culture de son époque avec la multiplication des références comme unique repère dans un monde qui n'en a plus, qui me fait penser à Bret Easton Ellis.
Il y a, dans ce sarcasme permanent, à la fois du bon (l'humour grinçant, pouvoir dire du mal des icônes culturelles et critiquer l'ordre établi) et du moins bon (on se lasse vite de la misogynie, du style en punchlines qui finit par être une posture, cette fameuse distance ironique du "je n'y touche pas" qui ne fait que regarder de haut sans être forcément très intéressant). On est dans une sorte de nihilisme romantique, où le monde est cruel, pathétique, et beau à la fois.
Efraim Medina Reyes est moitié moins bon écrivain que ce qu'il se croit être, ce qui lui fait tout de même une bonne moyenne ! J'ai oscillé à la lecture entre le plaisir de lire quelqu'un qui joue avec le rythme, la forme, qui sait placer ses personnages et les lecteur.ice.s face à leurs contradictions, et l'impression désagréable d'être face à quelqu'un qui se croit être le dernier poète de son temps, et sous ses revendications un sacré donneur de leçon.