Ça valait le coup de venir en #Espagne pour visiter et assister à l' #eclipse totale plutôt que partielle seulement.
Le moment où le dernier petit bout de soleil disparaît est magique, on voit le ciel devenir sombre sur un cône au dessus de nous, et on peut admirer une belle couronne solaire à l'œil nu.
#espagne
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Anthony a cité Voyage en Espagne par Théophile Gautier
Quand on veut se servir des bucaros, on en place sept ou huit sur le marbre des guéridons ou des encoignures, on les remplit d'eau, et on va s'asseoir sur un canapé pour attendre qu'ils produisent leur effet et pour en savourer le plaisir avec le recueillement convenable. L'argile prend alors une teinte plus foncée, l'eau pénètre ses pores, et les bucaros ne tardent pas à entrer en sueur et à répandre un parfum qui ressemble à l'odeur du plâtre mouillé ou d'une cave humide que l'on n'aurait pas ouverte depuis longtemps. Cette transpiration des bucaros est tellement abondante, qu'au bout d'une heure la moitié de l'eau s'est évaporée; celle qui reste dans le vase est froide comme la glace, et a contracté un goût de puits et de citerne assez nauséabond, mais qui est trouvé délicieux par les aficionadas. Une demi-douzaine de bucaros suffit pour imprégner l'air d'un boudoir d'une telle humidité, qu'elle vous saisit en entrant; c'est une espèce de bain de vapeur à froid.
Conseils en période de #canicule :-)
#livre #lecture #littérature #ThéophileGautier #Espagne #BookWyrm #BookWyrmFR
Anthony a cité Voyage en Espagne par Théophile Gautier
J'insiste sur la mort de ce cheval, parce que c'est la sensation la plus pénible que j'aie éprouvée au combat de taureau. Ce ne fut pas, du reste, la seule victime: quatorze chevaux restèrent sur l'arène ce jour-là; un seul taureau en tua cinq.
Les mots me manquent pour décrire le dégoût, la colère, les sentiments et ressentiments éprouvés à la lecture de ces passages où l'auteur décrit avec force détails l'immondice de cette boucherie dont se délectent douze mille spectateurs, dont l'écrivain lui-même. Décidément, des choses m'échappent au point que je n'ai pas l'impression de partager quoi que ce soit avec ces gens.
#Tauromachie #violence #lecture #littérature #BookWyrm #BookWyrmFR #ThéophileGautier #Espagne
OrientXXI/Journal de bord de Gaza 124/Rami Abou Jamous, Vendredi 13 mars 2026.
« Comment peut-on remercier l’Espagne ? »
https://mcinformactions.net/comment-peut-on-remercier-l-espagne
#Israel #Gaza #Cisjordanie #genocide #famine #tortures #cessezleFeu #Espagne
RFI
Espagne : l’accès aux soins de santé va devenir accessible aux personnes sans-papiers
https://mcinformactions.net/espagne-l-acces-aux-soins-de-sante-va-devenir-accessible-aux-personnes-sans
#Espagne #sanspapiers #migrants #immigration
SaraT. a publié une critique de Permafrost par Eva Baltasar
Quand la langue décape toute carapace, fût-elle Permafrostée
4 étoiles
Monologues d'une lesbienne quadra dépressive : il y a mieux pour attirer le chaland. Et pourtant : la langue est ciselée au cordeau, jouissive dans ses expressions déjantées et inattendues, poétiques au cœur d'une noirceur tournée en dérision à chaque ligne. La thématique y reprend du poil de la bête, dans de courts chapitres a priori sans queue ni tête, désopilants des propos sans filtres que tient l'auteure sur le mal-être de la narratrice, engoncée dans la carapace qu'elle s'est forgée pour tenir - tenir dans un univers féminin étouffant (mère, sœur), dans des relations qu'elle s'obstine à rompre (ses amantes), dans la découverte crue de la sexualité à l'adolescence, totalement et rapidement assumée. Toute carapace, même gelée, peut se fissurer : les craquelures apparaissent au milieu d'un cynisme qui s'exprime jusqu'à la dernière page, ouvrant à autre chose qu'à l'aspiration à la disparition physique. La plume d'Eva Baltasar s'est …
Monologues d'une lesbienne quadra dépressive : il y a mieux pour attirer le chaland. Et pourtant : la langue est ciselée au cordeau, jouissive dans ses expressions déjantées et inattendues, poétiques au cœur d'une noirceur tournée en dérision à chaque ligne. La thématique y reprend du poil de la bête, dans de courts chapitres a priori sans queue ni tête, désopilants des propos sans filtres que tient l'auteure sur le mal-être de la narratrice, engoncée dans la carapace qu'elle s'est forgée pour tenir - tenir dans un univers féminin étouffant (mère, sœur), dans des relations qu'elle s'obstine à rompre (ses amantes), dans la découverte crue de la sexualité à l'adolescence, totalement et rapidement assumée. Toute carapace, même gelée, peut se fissurer : les craquelures apparaissent au milieu d'un cynisme qui s'exprime jusqu'à la dernière page, ouvrant à autre chose qu'à l'aspiration à la disparition physique. La plume d'Eva Baltasar s'est taillée dans des recueils de poésie : le texte l'illustre à chaque mot. Magnifique traduction d'Annie Bats, qui donne à entendre une langue sonore, colorée, exprimant quelque chose de cette expérience du décalage entre paraître attendu dans nos relations, et aspirations profondes. L'ouvrage est relativement court, composé de brefs chapitres qui s'enchaînent sans lien direct apparent parfois ; il est aussi particulièrement intense ; comme si sa brièveté venait pour faciliter la respiration après cette plongée sous une terre gelée.

