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L'été, c'est aussi le célèbre défi de lecture Summer Star Wars de Lhisbei, qui consiste à chroniquer du space opera ou du planet opera (ce que je fais bien sûr régulièrement).

Je commence par un classique de Jack Vance réédité par @lebelial : "D'or et de fer".

En opposant l'or (une extraterrestre snob et, peut-être, raciste) au fer (un terrien un poil sexiste), Vance anticipait d'une certaine façon la mouvance post-coloniale... tout en affirmant que l'essence de l'humanité gît dans sa créativité.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/ssw-or-ancien.html

en avance ou en retard

Quand @lebelial se prend pour @LaVolte il publie (entre autres) "Mondes de poche" de Brenda Peynado (la 2ème UHL de mai).

Quand l'humanité découvre les mondes de poche, reliés aux nôtres par des artefacts et à la temporalité différente, que pensez-vous qu'elle fait ?

1) elle les étudie afin d'enrichir ses connaissances biologiques et archéologiques ?

2) elle les exploite sans se soucier des créatures qui y vivent ?

Tout le drame de la narratrice tient entre ces deux options...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/point-deuil.html

en avance ou en retard

Traditionnellement, en mai, @lebelial sort 2 novellas dans sa collection Une Heure-Lumière.

Je vous parlerai bientôt de la deuxième ("Les Mondes de poche" de Brenda Peynado, un texte militant très réussi).

La première, "Sept vues des gorges d'Olduvaï" de Mike Resnick, est quant à elle un classique, qui à partir de 6 scènes perçues par un archéologue extraterrestre, interroge le sens de l'Histoire humaine...

Sans surprise, nous remportons la palme de la pire espèce intergalactique.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/les-gorges-hallucinees.html




Avec un peu de chance, vous pouvez encore trouver une librairie chez qui l'opération Un Heure-Lumière 2026 n'est pas encore terminée (il y a par exemple Scylla en ligne, si vous êtres trop loin d'une librairie physique).

Cela vous permettra, pour le prix de 2 UHL (environ 25 €), d'obtenir en prime le hors-série de l'année, qui contient une nouvelle géniale d'Audrey Pleynet, "Carapaces" (NB : le texte plaira à toutes celles et ceux qui comme @luvan et moi adorent le film "Aniara").

Pour donner envie, vous avez une citation du début et une petite chronique ici :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/pour-leternite-sur-nos-carapaces.html




Sauvez un ours polaire, mangez une voiture : tel pourrait être peu ou prou la conclusion du court et percutant "Pétrole Niveau Zéro" d'Emmanuel Delporte chez @lionelevrard .

Le texte aurait pu figurer dans les "Lucioles" de @LaVolte & @Reporterre vu sa construction intelligente et sa façon VNR-DTR de s'en prendre au pétro-masculinisme...

(En prime, il ne vous en coûtera pour le lire qu'1 € en numérique et 3 € en papier, dépense largement amortie par la tronche que tirera votre voisin amateur de SUV quand il vous verra avec l'opuscule en main.)

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/petrograd-annee-zero.html



pile poil

Les sœurs démentes d'Esi, de Tashan Mehta.
(Trad. Mathilde Montier, illust. Upamanyu Bhattacharyya).
L'univers de l'autrice est foisonnant de créativité et d’invention. Il nous invite à repousser les portes de notre imaginaire à l'aide d'une explosion de descriptions touchantes et vertigineuses.

Deux soeurs vivent dans la baleine de babel qui grandit indéfiniment. De nombreuses chambres cosmiques la composent. Les sœurs essaient de les découvrir et de consigner leur visite.
Mais l'une d'elles désire davantage. Elle veut sortir de la baleine et savoir ce qui existe au-delà.
En parallèle, des chercheuses et chercheurs essaient de comprendre le phénomène complexe de la baleine. De quoi est-elle faite ? Qui l'a créée ? Les extraits des études universitaires sont extras.
De nombreux sujets parcourent ce roman comme la solitude, le poids de la transmission familiale, le désir de liberté et la folie (pleine de magie).
Je me suis complètement laissé embarquer dans ce …

Nouvelle note de lecture sur le blog ! Passer la brume, de Julia Colin chez @Auxforgesdevulcain
c'était très très bien et beau. ça parle de migration, de solitude aimée et de déchirements, de Brume (beaucoup), de montagnes incroyables et d'humanité (pas mal, aussi). Si Brume-tout-court ne t'avait pas suffit à craindre les jours de brouillard, n'hésite pas, et si c'était déjà le cas, n'hésite pas non plus !
Pour lire le billet, c'est par là ➡️ https://encoreunetranche.fr/2026/06/18/passer-la-brume-julia-colin/

En ces temps de catastrophe climatique, voici venir un véritable tsunami littéraire, un livre qui s'en prend à l'héroïsme d'Homère, en récrivant son "Odyssée" : "Ithaque" 1 de Laurent Mantese, incontestablement un des meilleurs livres de 2026 ( @selenacht : ça vaut bien Broch.)

Des Lotophages féministes aux Lestrygons masculinistes, suivez Ulysse dans son pillage au bout de la nuit... et découvrez comment Mantese illustre à merveille les théories de Bakhtine sur le roman vs l'épopée :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/tsunami-litteraire.html



Et si l'archétype du zombie n'avait pas tout à fait perdu la charge anti-coloniale qu'il véhicule depuis Tourneur (et Romero) ? et s'il était encore possible de le renouveler de façon originale et non manichéenne ?

Thomas Day & Aurélien Police, deux piliers du @lebelial , ont à mon avis résolu le problème avec leur comics (publié chez Glénat en 2017), "Juste un peu de cendres" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/cosy-apocalypse.html




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Anticapitalisme
Biofuturisme
Communalisme

Tels sont selon, moi les 3 maîtres-mots des "Lucioles", une anthologie publiée par @LaVolte et @Reporterre avec des nouvelles de @poum @twittcdufour @Sylvie_Laine @luvan @cmoreldarleux @elio @k_tastrof et d'autres pas sur Mastodon (ou alors je ne les ai pas vu.e.s, désolé)...

Ma chronique détaillée (trop sans doute) est ici :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/06/abc-de-lespoir.html



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Avec Les Dieux lents, Claire North signe un space opera ambitieux et réussi. Elle parle de multiculturalité, de la richesse de l’univers, de la peur du vide, de la folie, de la guerre, de l’art, de l’effondrement, des langues, de la petitesse de chaque être vivant au sein de cet univers immense, et du sens de la vie. Les réflexions abordées sont passionnantes, et le tout forme un grand texte de SF.

Ma chronique par ici : https://loveinbooks.com/2026/05/30/les-dieux-lents-claire-north/

Je vous parlais il y a peu du giallo féministe de Pascal Malosse, "La Montagne hantée", qui adoptait le point de vue d'une victime pour dénoncer le mythe du génie créatif auquel on permet tout.

Avec "L'Egorgeur de Gand", le même Malosse adopte ce coup-ci le point de vue d'un tueur, qui va certes défier les institutions de son temps, mais qui est au final le pur produit d'une société intrinsèquement perverse...

Les deux ouvrages s'éclairent évidemment l'un l'autre (un peu comme les nouvelles du "Women in Chains" de Thomas Day se répondaient).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/danse-macabre.html