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Avec Les Dieux lents, Claire North signe un space opera ambitieux et réussi. Elle parle de multiculturalité, de la richesse de l’univers, de la peur du vide, de la folie, de la guerre, de l’art, de l’effondrement, des langues, de la petitesse de chaque être vivant au sein de cet univers immense, et du sens de la vie. Les réflexions abordées sont passionnantes, et le tout forme un grand texte de SF.

Ma chronique par ici : https://loveinbooks.com/2026/05/30/les-dieux-lents-claire-north/

Je vous parlais il y a peu du giallo féministe de Pascal Malosse, "La Montagne hantée", qui adoptait le point de vue d'une victime pour dénoncer le mythe du génie créatif auquel on permet tout.

Avec "L'Egorgeur de Gand", le même Malosse adopte ce coup-ci le point de vue d'un tueur, qui va certes défier les institutions de son temps, mais qui est au final le pur produit d'une société intrinsèquement perverse...

Les deux ouvrages s'éclairent évidemment l'un l'autre (un peu comme les nouvelles du "Women in Chains" de Thomas Day se répondaient).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/danse-macabre.html




Confronté.e à l'autre, vous le bullez (= protégez) ou vous le brûlez ?

Telle est en substance l'alternative au coeur de 2 nouvelles brillantes au sommaire du numéro 122 de "Bifrost", l'une due à Rich Larson (et traduite par Pierre-Paul Durastanti, j'ai écouté @helenecollon ), l'autre due à Olivier Caruso.

Dans les 2 cas, la SF joue l'allofiction (la fiction parlant d'autrui) plutôt que l'autofiction... et se montre plus vectrice d'émotions que la littérature dite générale.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/nous-buller-ou-nous-bruler.html

(En prime il y a un super dossier "Amazing Stories" dans ce numéro. Je dis ça, je ds rien.)



Sorti le 21 mai aux éditions L’Atalante, le recueil de nouvelles horrifiques de Premee Mohamed, Nul ne reviendra pour nous, m’aura conquise. L’autrice maîtrise vraiment à la perfection les ambiances et malgré la diversité des genres, on reconnaît sa personnalité via sa plume, ses valeurs et ses thématiques. J’ai adoré et je vous en parle sur le blog : https://yuyine.be/node/1390

Le palmarès du grand Prix de l'Imaginaire est tombé il y a peu... Dedans figurent 2 textes que j'ai défendus en leur temps :

* "L'Âge des tempêtes" de Thomas Day dans la catégorie "nouvelle francophone" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2025/08/jeffty-judith.html

* "Le Livre des passages" d'Alex Landragin dans la catégorie "roman étranger" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/un-siecle-de-souvenirs.html

Le reste du palmarès est ici :
https://gpi.noosfere.org/gpi-2026


Et si Andrevon était notre Ballard ?

Après "Le Désert du monde" chez @lebelial voici "Avant le dernier jour" chez @lionelevrard où l'on retrouve cette même préoccupation pour les espaces inhabitables chers à la New Wave...

Ici, après un confinement (rappelant très fortement celui de 2020, mais pour d'autres raisons), la micro-société constitué à l'intérieur d'une tour d'habitation s'effondre...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/zone-confinee.html



en avance ou en retard

Grâce à @leto qui m'a fait lire "L'Hôtel de l'autre monde", je me suis intéressé aux autres mangas de Shiro Kuroi, à commencer par "Léviathan", qui peut se résumer en une phrase : "dans l'espace, personne ne vous entend perdre votre humanité".

Shiro Kuroi y transpose en effet "Sa majesté des mouches" de Golding, avec un vaisseau à la dérive plutôt qu'une île, et une limite de temps (la réserve d'oxygène diminuant), d'où un petit côté "Battle Royale" (assumé).

Le résultat est sombre, aussi bien visuellement que narrativement, mais très réussi.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/rester-humain.html




Vous en avez assez de voir le mythe du génie créatif utilisé pour défendre les agresseurs sexuels de tout poil ? d'entendre dire qu'il faut séparer l'homme de l'oeuvre ?

Vous trouvez difficile de "persévérer dans un univers pervers" ? de supporter male gaze et gaslighting ?

Hé bien, "La Montagne hantée" de Pascal Malosse pourrait vous intéresser, le romancier récrivant le "Suspiria" d'Argento avec un Pater Suspiriorum à la place de la Mater Suspiriorum d'origine...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/pater-suspiriorum.html



Terre 1980 et Cassiopée 2720, ce sont les 2 espaces-temps où nous plongent Christin & Mézières (avec Tranlé à la couleur, on l'oublie trop souvent) pour le (justement) célèbre diptyque "Métro Châtelet destination Cassiopée" & "Brooklyn Station terminus Cosmos".

Point d'orgue de la saga Valérian & Laureline, ce diptyque déconstruit (non sans humour) la figure du héros viril (Valérian) pour mieux critiquer l'emprise des multinationales (oui, c'est très actuel) et l'irrationalité à la Pauwels & Bergier...

A lire au moins une fois dans sa vie.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/terre-1980.html




Et si la science-fiction et la traduction partageaient un seul et même objectif, "révéler l'Autre" ?

Et si réfléchir sur l'une, c'était réfléchir sur l'autre ?

Et si Alice Ray développait toutes ses idées, et bien d'autres, dans "Traduire au futur" (tout en rendant hommage aux @avec2l et @helenecollon qui traduisent notre genre préféré) ?

Et si ma chronique essayait de vous donner envie de lire tout ça ?

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/reveler-lautre.html



Avant dernière nouvelle du recueil, nous sommes la veille du dernier weekend pour précommander le livre "Sur nos têtes fanent les lauriers" écrit par Plume D Serves et co-édité par Lou Lüeder !

https://fr.ulule.com/sur-nos-tetes-fanent-les-lauriers/

Dans trente euros seulement, on passe la barre symbolique des 3000€, c'est largement à notre portée !
On compte sur vous pour continuer à partager ?

Ma J'ai beaucoup aimé l'ambiance de Lavinia d'Ursula K Le Guin, trad Marie Surgers, la vie dans le Latium très bien restituée, les rites et traditions, la proximité de la nature et sa place, le quotidien, un vrai travail d'ethnologie servi par une narration maîtrisée et très belle. J'ai aussi aimé la place redonnée à Lavinia. Il y a une certaine douceur dans ce récit malgré son caractère dramatique.