Arsène a noté Femme portant un fusil : 5 étoiles

Femme portant un fusil de Sophie Pointurier (Harpercollins Traversée)
« “Et vous, quelle violence trouvez-vous juste ?”, c’est ce que j’aurais aimé leur dire. Mais là encore je n’ai …
Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD... Sur Mastodon @Opla@mastodon.social Sur Diaspora ex_pla_principal@diaspora-fr.org
Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre

« “Et vous, quelle violence trouvez-vous juste ?”, c’est ce que j’aurais aimé leur dire. Mais là encore je n’ai …

Fragments of an Anarchist Anthropology is one of a series of pamphlets published by Prickly Paradigm Press in 2004. With …
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Il fait aussi un lien avec le livre "Exterminez toutes ces brutes" de Sven Lindqvist, dont Raoul Peck a tiré une série documentaire sous le même titre autour du racisme et l'esclavage dont les États-unis forment un modèle du genre. Ce titre est tiré de …
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Il fait aussi un lien avec le livre "Exterminez toutes ces brutes" de Sven Lindqvist, dont Raoul Peck a tiré une série documentaire sous le même titre autour du racisme et l'esclavage dont les États-unis forment un modèle du genre. Ce titre est tiré de l'une des phrases de Kurtz, du roman de Joseph Conrad. Mais ici Schneidermann parle aussi de l'importance de la photo comme témoignage irréfutable propre à réveiller les gens devant l'innommable comme la vidéo de la mort de Georges Floyd ou le meurtre de Nahel. Il le met en parallèle devant son propre aveuglement dans sa pratique puisqu'il lui a fallu être viré et du journal Le Monde et de France Télévisions pour qu'après avoir fondé Arrêt Sur Images, il se rende compte de l'absence de journalistes noirs dans les rédactions, pourtant il était d'origine juive et aurait dû être sensible à d'autres formes de discrimination.
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Mais ici Schneidermann parle aussi de l'importance de la photo comme témoignage irréfutable propre à réveiller les gens devant l'innommable comme la vidéo de la mort de Georges Floyd ou le meurtre de Nahel. Il le met en parallèle devant son propre aveuglement dans sa …
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Mais ici Schneidermann parle aussi de l'importance de la photo comme témoignage irréfutable propre à réveiller les gens devant l'innommable comme la vidéo de la mort de Georges Floyd ou le meurtre de Nahel. Il le met en parallèle devant son propre aveuglement dans sa pratique puisqu'il lui a fallu être viré et du journal Le Monde et de France Télévisions pour qu'après avoir fondé Arrêt Sur Images, il se rende compte de l'absence de journalistes noirs dans les rédactions, pourtant il était d'origine juive et aurait dû être sensible à d'autres formes de discrimination.
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Mais ici Schneidermann parle aussi de l'importance de la photo comme témoignage irréfutable propre à réveiller les gens devant l'innommable comme la vidéo de la mort de Georges Floyd ou le meurtre de Nahel. Il le met en parallèle devant son propre aveuglement dans sa …
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Mais ici Schneidermann parle aussi de l'importance de la photo comme témoignage irréfutable propre à réveiller les gens devant l'innommable comme la vidéo de la mort de Georges Floyd ou le meurtre de Nahel. Il le met en parallèle devant son propre aveuglement dans sa pratique puisqu'il lui a fallu être viré et du journal Le Monde et de France Télévisions pour qu'après avoir fondé Arrêt Sur Images, il se rende compte de l'absence de journalistes noirs dans les rédactions, pourtant il était d'origine juive et aurait dû être sensible à d'autres formes de discrimination.

Dans le New York de la fin du XIXe siècle coexistent deux mondes que tout oppose mais à peine séparés …
C'est le 2ème titre, traduit en français et publié chez Monsieur Toussaint Louverture sur les 6 programmés. On y voit, durant l'année 1882, à New-York, la lutte à mort de deux familles. La 1ère, les Stallworth, dont le patriarche est juge, décide de planifier l'anéantissement d'un quartier de New-York, le triangle noir pour permettre au gendre du juge, Duncan, avocat plein d'ambition, d'être élu maire de la ville et de mettre un terme à la domination des Démocrates. Ils choisissent de cibler la famille de Lena Schank, dont le juge avait déjà fait exécuter le mari 20 ans auparavant. Mais si leur plan semble se dérouler comme prévu et répondre à leurs souhaits, Lena Shank ne leur pardonne pas et fomente en secret sa vengeance. Ce roman se lit comme le précédent qui s'étalait en 6 tomes (celui-ci ne compte qu'un seul volume de plus de 500 pages) très rapidement. …
C'est le 2ème titre, traduit en français et publié chez Monsieur Toussaint Louverture sur les 6 programmés. On y voit, durant l'année 1882, à New-York, la lutte à mort de deux familles. La 1ère, les Stallworth, dont le patriarche est juge, décide de planifier l'anéantissement d'un quartier de New-York, le triangle noir pour permettre au gendre du juge, Duncan, avocat plein d'ambition, d'être élu maire de la ville et de mettre un terme à la domination des Démocrates. Ils choisissent de cibler la famille de Lena Schank, dont le juge avait déjà fait exécuter le mari 20 ans auparavant. Mais si leur plan semble se dérouler comme prévu et répondre à leurs souhaits, Lena Shank ne leur pardonne pas et fomente en secret sa vengeance. Ce roman se lit comme le précédent qui s'étalait en 6 tomes (celui-ci ne compte qu'un seul volume de plus de 500 pages) très rapidement. Les personnages et les situations sont évoqués de manière très vivante et on a beaucoup plus de sympathie pour la 2nde famille, bien qu'elle ne soit pas très respectueuse de la Loi.
C'est le 2ème titre, traduit en français et publié chez Monsieur Toussaint Louverture sur les 6 programmés. On y voit, durant l'année 1882, à New-York, la lutte à mort de deux familles. La 1ère, les Stallworth, dont le patriarche est juge, décide de planifier l'anéantissement d'un quartier de New-York, le triangle noir pour permettre au gendre du juge, Duncan, avocat plein d'ambition, d'être élu maire de la ville et de mettre un terme à la domination des Républicains. Ils choisissent de cibler la famille de Lena Schank, dont le juge avait déjà fait exécuter le mari 20 ans auparavant. Mais si leur plan semble se dérouler comme prévu et répondre à leurs souhaits, Lena Shank ne leur pardonne pas et fomente en secret sa vengeance. Ce roman se lit comme le précédent qui s'étalait en 6 tomes (celui-ci ne compte qu'un seul volume de plus de 500 pages) très rapidement. …
C'est le 2ème titre, traduit en français et publié chez Monsieur Toussaint Louverture sur les 6 programmés. On y voit, durant l'année 1882, à New-York, la lutte à mort de deux familles. La 1ère, les Stallworth, dont le patriarche est juge, décide de planifier l'anéantissement d'un quartier de New-York, le triangle noir pour permettre au gendre du juge, Duncan, avocat plein d'ambition, d'être élu maire de la ville et de mettre un terme à la domination des Républicains. Ils choisissent de cibler la famille de Lena Schank, dont le juge avait déjà fait exécuter le mari 20 ans auparavant. Mais si leur plan semble se dérouler comme prévu et répondre à leurs souhaits, Lena Shank ne leur pardonne pas et fomente en secret sa vengeance. Ce roman se lit comme le précédent qui s'étalait en 6 tomes (celui-ci ne compte qu'un seul volume de plus de 500 pages) très rapidement. Les personnages et les situations sont évoqués de manière très vivante et on a beaucoup plus de sympathie pour la 2nde famille, bien qu'elle ne soit pas très respectueuse de la Loi.
Très beau roman. Il tient à la fois du livre documentaire avec une recherche sur les communautés de femmes à travers les temps et les lieux, l'étude du patriarcat et aussi du polar. Il s'agit de l'histoire de Claude et Elie, d'abord puis Harriet et Anne qui les ont rejointes pour fonder une communauté, une forme de béguinage. Petit à petit, la réalité du patriarcat les rattrape. En fait, dès le début, la construction du roman se fait en chapitres croisés avec d'une part le parcours de ces femmes pour s'installer et d'autre part l'interrogatoire de Claude par des gendarmes durant sa garde à vue. On sait vers quoi on s'avance au fur et à mesure des pages et on y prend plaisir avec ces femmes qui ne s'en laissent pas compter. Une photo de Gerda Taro, prise durant la guerre d'Espagne, forme une couverture de première force.
Très beau roman. Il tient à la fois du livre documentaire avec une recherche sur les communautés de femmes à travers les temps et les lieux, l'étude du patriarcat et aussi du polar. Il s'agit de l'histoire de Claude et Elie, d'abord puis Harriet et Anne qui les ont rejointes pour fonder une communauté, une forme de béguinage. Petit à petit, la réalité du patriarcat les rattrape. En fait, dès le début, la construction du roman se fait en chapitres croisés avec d'une part le parcours de ces femmes pour s'installer et d'autre part l'interrogatoire de Claude par des gendarmes durant sa garde à vue. On sait vers quoi on s'avance au fur et à mesure des pages et on y prend plaisir avec ces femmes qui ne s'en laissent pas compter. Une photo de Gerda Taro, prise durant la guerre d'Espagne, forme une couverture de première force.
Petit opuscule d'un peu plus de 120 pages fort intéressant. Graeber tente d'expliquer les liens entre anarchie et anthropologie pour en conclure d'une part, qu'ils sont à la fois très étroits depuis le début et d'autre part, qu'il ne peut y avoir une seule théorie de l'anarchie. Pour cela il explique, suivant les chapitres, déjà ce qu'est l'anarchie puis l'anthropologie et ensuite il s'appuie sur des exemples de population diverses dont certaines communautés de Madagascar, pour montrer leur manière de fonctionner, de prendre des décisions... Au sortir de cet essai, très séduisant et surtout très intense pour la réflexion, je reste assez sceptique. Cela m'apparaît comme une forme théorique qui, malgré les exemples cités, a peu d'effets or de communautés qui s'installent précisément dans ce but. On peut les voir dans les ZAD par exemple où l'auto-organisation peut prendre cette voie, mais ces communautés restent éphémères et ne développent pas …
Petit opuscule d'un peu plus de 120 pages fort intéressant. Graeber tente d'expliquer les liens entre anarchie et anthropologie pour en conclure d'une part, qu'ils sont à la fois très étroits depuis le début et d'autre part, qu'il ne peut y avoir une seule théorie de l'anarchie. Pour cela il explique, suivant les chapitres, déjà ce qu'est l'anarchie puis l'anthropologie et ensuite il s'appuie sur des exemples de population diverses dont certaines communautés de Madagascar, pour montrer leur manière de fonctionner, de prendre des décisions... Au sortir de cet essai, très séduisant et surtout très intense pour la réflexion, je reste assez sceptique. Cela m'apparaît comme une forme théorique qui, malgré les exemples cités, a peu d'effets or de communautés qui s'installent précisément dans ce but. On peut les voir dans les ZAD par exemple où l'auto-organisation peut prendre cette voie, mais ces communautés restent éphémères et ne développent pas un mouvement d'adhésion massif de la population. Peut-être peut-on en voir d'autres formes dans les squats organisés à Athènes comme dans le film de Yannis Youlountas "Nous n'avons pas peur des ruines"
Une excellente BD de Chabouté en noir et blanc. Il s'est inspiré du roman Benoît Cohen que je n'ai pas lu. On y suit l'auteur devenir chauffeur de taxi à NewYork pour trouver des idées de scénario: d'où les difficultés pour obtenir la licence, mais aussi toutes les embrouilles qu'il vit au quotidien. À la lecture, on se demande bien comment les chauffeurs peuvent en vivre, et même au-delà pour tous ces gens qui occupent des petits boulots qui ont leur utilité, mais ni reconnus socialement ni rémunérateur. C'est une plongée dans cette ville sans passer par tous les clichés sur la violence, même si elle est évoquée et présente en filigrane. Superbe BD
Une excellente BD de Chabouté en noir et blanc. Il s'est inspiré du roman Benoît Cohen que je n'ai pas lu. On y suit l'auteur devenir chauffeur de taxi à NewYork pour trouver des idées de scénario: d'où les difficultés pour obtenir la licence, mais aussi toutes les embrouilles qu'il vit au quotidien. À la lecture, on se demande bien comment les chauffeurs peuvent en vivre, et même au-delà pour tous ces gens qui occupent des petits boulots qui ont leur utilité, mais ni reconnus socialement ni rémunérateur. C'est une plongée dans cette ville sans passer par tous les clichés sur la violence, même si elle est évoquée et présente en filigrane. Superbe BD
Ce petit livre, écrit par Hervé Le Tellier de l'équipe de l'Oulipo, procède avec humour de la naïveté attribuée à son épistolier. Ainsi, l'envoi d'une carte postale à François Mitterrand après sa 1ʳᵉ élection pour le féliciter de cette réussite lui vaut en retour une lettre type de la Présidence de la République. Il s'avère qu'à chaque missive envoyée, la même réponse lui parvient Quel que soit le Président en place, de Mitterrand à Macron, en passant par Chirac, Sarkozy et Hollande. Ce qui n'empêche nullement l'auteur des missives de penser établir une correspondance personnelle avec chacun et interpréter chaque retour identique en fonction du moment ou de la personnalité du Président telle que les médias la décrivent. Le Tellier ici reprend un des thèmes utilisé lors de l'émission dominicale de France-Culture intitulée "Des Papous dans la Tête" durant près de 30 ans où les invités faisaient preuve d'humour en …
Ce petit livre, écrit par Hervé Le Tellier de l'équipe de l'Oulipo, procède avec humour de la naïveté attribuée à son épistolier. Ainsi, l'envoi d'une carte postale à François Mitterrand après sa 1ʳᵉ élection pour le féliciter de cette réussite lui vaut en retour une lettre type de la Présidence de la République. Il s'avère qu'à chaque missive envoyée, la même réponse lui parvient Quel que soit le Président en place, de Mitterrand à Macron, en passant par Chirac, Sarkozy et Hollande. Ce qui n'empêche nullement l'auteur des missives de penser établir une correspondance personnelle avec chacun et interpréter chaque retour identique en fonction du moment ou de la personnalité du Président telle que les médias la décrivent. Le Tellier ici reprend un des thèmes utilisé lors de l'émission dominicale de France-Culture intitulée "Des Papous dans la Tête" durant près de 30 ans où les invités faisaient preuve d'humour en lisant leurs missives et leurs réponses aux correspondants et situations les plus divers (tel personnage célèbre réclamant auprès du rayon bricolage du BHV, lequel était rédigé par un autre personnage tout aussi célèbre).