Le roman graphique (en 2 tomes) est une adaptation d'un roman intimiste d'Iromi Kawakami. On découvre le quotidien d'une trentenaire célibataire, qui vit seule et c'est à travers elle qu'on découvre le déroulement de l'histoire à travers une série de rencontres. Elle ne semble pas particulièrement rechercher de rencontres amoureuses. Assez recluse dans son monde où ses pensées vont et viennent, parfois empreintes de tristesse, mais surtout satisfaite de la vie qu'elle s'est choisie, elle a ses habitudes. C'est ainsi qu'elle croise à plusieurs reprises un homme coiffé d'un chapeau avec son incontournable cartable, qui déjeune comme elle dans un de ces petits restaurants de Tokyo. Ils ont les mêmes goûts et se retrouvent régulièrement sans pour autant se donner rendez-vous. Cet ancien professeur qu'elle a eu au lycée, tout en retenue et délicatesse, se confie parfois. Le "maître" comme elle l'appelle, est veuf et il semble parcourir la ville …
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Arsène a terminé la lecture de Coffret Les Années douces par Hiromi Kawakami

Coffret Les Années douces de Hiromi Kawakami, Corinne Quentin, Elisabeth Suetsugu, et 1 autre
Un récit pudique et délicat, tissé de bonheurs fugaces et d’enchantements saisis au vol : Jirô Taniguchi au meilleur de …
Arsène a publié une critique de Coffret Les Années douces par Hiromi Kawakami
Une lecture intimiste d'une relation amoureuse
Le roman graphique (en 2 tomes) est une adaptation d'un roman intimiste d'Iromi Kawakami. On découvre le quotidien d'une trentenaire célibataire, qui vit seule et c'est à travers elle qu'on découvre le déroulement de l'histoire à travers une série de rencontres. Elle ne semble pas particulièrement rechercher de rencontres amoureuses. Assez recluse dans son monde où ses pensées vont et viennent, parfois empreintes de tristesse, mais surtout satisfaite de la vie qu'elle s'est choisie, elle a ses habitudes. C'est ainsi qu'elle croise à plusieurs reprises un homme coiffé d'un chapeau avec son incontournable cartable, qui déjeune comme elle dans un de ces petits restaurants de Tokyo. Ils ont les mêmes goûts et se retrouvent régulièrement sans pour autant se donner rendez-vous. Cet ancien professeur qu'elle a eu au lycée, tout en retenue et délicatesse, se confie parfois. Le "maître" comme elle l'appelle, est veuf et il semble parcourir la ville sans trop qu'on sache ce qu'il fait ou cherche. Petit à petit, il y a une certaine forme de complicité qui se noue, une forme d'attirance ne serait-ce que par les repas partagés dont on apprend à connaître les saveurs. Elle est troublée par ce qu'elle ressent et en opposition avec l'ancien camarade de classe qui cherche à nouer une relation avec elle. C'est très fin, les dessins proposent une lecture des sentiments à travers les gestes qui sont choisis et les regards ou les expressions de visage. Une retranscription d'un entretien entre Taniguchi et Kawakami clôt l'ouvrage et donne d'autres ouvertures.
Arsène a noté Coffret Les Années douces : 5 étoiles

Coffret Les Années douces de Hiromi Kawakami, Corinne Quentin, Elisabeth Suetsugu, et 1 autre
Un récit pudique et délicat, tissé de bonheurs fugaces et d’enchantements saisis au vol : Jirô Taniguchi au meilleur de …
Arsène a répondu au statut de Laurence De Cock
@laurencedecock1@mamot.fr page 473 à 475 de son "histoire de France populaire" aux Éditions Agone!
@laurencedecock1@mamot.fr page 473 à 475 de son "histoire de France populaire" aux Éditions Agone!
Arsène a publié une critique de Ce que j'appelle oubli par Laurent Mauvignier
le meurtre d'un homme
Après avoir vu l'adaptation au théâtre à Avignon de ce texte, j'ai retrouvé dans ma mémoire le décor, l'acteur qui débitait le texte d'une manière tellement poignante. Lorsque j'ai vu la pièce, je me souviens de cette remarque attribuée au procureur, policier, journaliste, etc. "on ne meurt pas pour si peu" et en relisant le texte, Laurent Mauvignier fait bien apparaître l'indécence de cet énoncé. Il ne s'agit pas de cela, mais bien de la place des personnes qui se retrouvent en marge de la société, qu'on ne veut pas voir et dont l'existence n'a plus d'importance aux yeux de tout un chacun, ils errent dans la ville, sales souvent, dorment dehors, mendient de quoi manger ou boire et ne trouvent que des regards qui les évitent, car ils dérangent par leur existence l'équilibre de la société. Du coup, quelle importance à leur accorder, ces quelques claques, injures, coups assénés …
Après avoir vu l'adaptation au théâtre à Avignon de ce texte, j'ai retrouvé dans ma mémoire le décor, l'acteur qui débitait le texte d'une manière tellement poignante. Lorsque j'ai vu la pièce, je me souviens de cette remarque attribuée au procureur, policier, journaliste, etc. "on ne meurt pas pour si peu" et en relisant le texte, Laurent Mauvignier fait bien apparaître l'indécence de cet énoncé. Il ne s'agit pas de cela, mais bien de la place des personnes qui se retrouvent en marge de la société, qu'on ne veut pas voir et dont l'existence n'a plus d'importance aux yeux de tout un chacun, ils errent dans la ville, sales souvent, dorment dehors, mendient de quoi manger ou boire et ne trouvent que des regards qui les évitent, car ils dérangent par leur existence l'équilibre de la société. Du coup, quelle importance à leur accorder, ces quelques claques, injures, coups assénés par des vigiles qui se sentent au-dessus et qui se sentent le droit de s'en prendre impunément à ces moins que rien. Un texte court, dérangeant pour notre bonne conscience car nous en croisons tous les jours des gens en marge, qui n'ont jamais choisi de le devenir, qui avaient des rêves, une famille, une enfance, des amis, des voisins, une histoire...et que nous évitons de regarder car ils nous renvoient une image de nous-mêmes qui nous dérange. Pourtant, cela devrait nous mettre en colère contre cette société qui les crée, une indignation collective car cela va bien au-delà des vies individuelles.
Arsène a noté Ce que j'appelle oubli : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Ce que j'appelle oubli par Laurent Mauvignier
Arsène a publié une critique de Enquête dans le brouillard par Elizabeth George
Comment les personnages évoluent...
Ce roman policier est très intéressant. Il décrit la complexité des personnages.qui vont évoluer au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête. Il ne s'agit pas seulement de la recherche de l'auteur du crime mais bien de comprendre tous les personnages, un par un, qu'ils soient témoins, possibles suspects et enquêteurs. Leurs liens, ce qui les animent, leurs histoires personnelles, leurs motivations, tout ce qui donne sens est petit à petit mis au jour, mais comme il s'agit d'une enquête, les clés apparaissent à la fin du roman.
Ce roman policier est très intéressant. Il décrit la complexité des personnages.qui vont évoluer au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête. Il ne s'agit pas seulement de la recherche de l'auteur du crime mais bien de comprendre tous les personnages, un par un, qu'ils soient témoins, possibles suspects et enquêteurs. Leurs liens, ce qui les animent, leurs histoires personnelles, leurs motivations, tout ce qui donne sens est petit à petit mis au jour, mais comme il s'agit d'une enquête, les clés apparaissent à la fin du roman.
Arsène a noté Enquête dans le brouillard : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Enquête dans le brouillard par Elizabeth George
Arsène a commenté Dix idées reçues sur la psychanalyse par Mathilda Audasso (Hors Collection)
Une interview de Mathilde Audasso sur son livre très éclairante www.hors-serie.net/emissions/la-psychanalyse-est-elle-de-gauche/
Arsène a publié une critique de Une étrange défaite par Didier Fassin
Une critique de la manière dont l'Occident a invisibilisé le génocide des gazaouis
5 étoiles
Le titre est une reprise de celui de Marc Bloch, au lendemain de la défaite de la France face à l'Allemagne nazie en 1940. Il est suivi du sous-titre "Sur le consentement à l'écrasement de Gaza". Didier Fassin passe en revue ce qui a suivi le 7 octobre 2023. Déjà il n'oublie pas tout ce qui a précédé cette date depuis la création de l'état d'Israël au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale sur un territoire alors peuplé très majoritairement par des Palestiniens, territoire sous mandat britannique. Il rappelle cette colonisation des terres palestiniennes en contradiction absolue des décisions prises à l'époque, en opposition absolue de toutes les résolutions successives prises à l'ONU. Il met en évidence la manière éhontée des puissances occidentales d'invisibiliser les souffrances infligées aux Palestiniens, à Gaza mais aussi en Cisjordanie comme à Jérusalem-Est, de nier le caractère génocidaire de la guerre entreprise par l'armée israélienne, …
Le titre est une reprise de celui de Marc Bloch, au lendemain de la défaite de la France face à l'Allemagne nazie en 1940. Il est suivi du sous-titre "Sur le consentement à l'écrasement de Gaza". Didier Fassin passe en revue ce qui a suivi le 7 octobre 2023. Déjà il n'oublie pas tout ce qui a précédé cette date depuis la création de l'état d'Israël au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale sur un territoire alors peuplé très majoritairement par des Palestiniens, territoire sous mandat britannique. Il rappelle cette colonisation des terres palestiniennes en contradiction absolue des décisions prises à l'époque, en opposition absolue de toutes les résolutions successives prises à l'ONU. Il met en évidence la manière éhontée des puissances occidentales d'invisibiliser les souffrances infligées aux Palestiniens, à Gaza mais aussi en Cisjordanie comme à Jérusalem-Est, de nier le caractère génocidaire de la guerre entreprise par l'armée israélienne, de réprimer toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien y compris les demandes de type humanitaire ou de cessez-le-feu, de caractériser comme otages les Israéliens retenus par le Hamas et de prisonniers les Palestiniens retenus de manière tout aussi arbitraire par l'armée et les institutions israéliennes, d'omettre les tortures subies par ces derniers... De fait les puissances occidentales soutiennent le pouvoir israélien pour plusieurs raisons. La première tourne autour de leur responsabilité dans ce qu'on nomme la Shoah, le génocide des juifs commis par les nazis avec le soutien de plusieurs pays comme la France. C'est aussi la poursuite d'une logique coloniale occidentale menée par Israël contre les arabes, le racisme sous-tendu vis-à-vis des arabes, avec une confusion volontaire entre arabes/musulmans/terroristes comme d'ailleurs entre antisémite/antisioniste. Et enfin, les crédits accordés par les USA qui permettent à Israël d'acquérir des armes américaines (ce qui fait tourner les usines américaines) et de les tester en s'en servant. Sans oublier que cela permet de fait d'accéder à des ressources en matières premières ! Et le texte, écrit en mai 2924, n'a rien perdu de sa force de dénonciation. D'ailleurs, il en a écrit un nouveau en 2025 qui poursuit cette description terrible et l'actualité lui donne raison !
Arsène a noté Une étrange défaite : 5 étoiles

Une étrange défaite de Didier Fassin
Avec le recul du temps, les événements qui, après l'attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre 2023, se sont déroulés …
Arsène a terminé la lecture de Une étrange défaite par Didier Fassin

Une étrange défaite de Didier Fassin
Avec le recul du temps, les événements qui, après l'attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre 2023, se sont déroulés …









