Avant ou après ses nombreuses pérégrinations à travers le vaste monde, Claude Vautrin revient immanquablement …
Extrême douceur du coton, sifflement de la découpe, acuité de l’œil du soudeur, odeurs de bois dans l'atelier de finition : les sens s'excitent, réveillent une nouvelle fois l'imaginaire. Jusque quand ? Faudra-t-il un jour puiser dans le seul invisible pour réenchanter le monde du travail ? Menaçant volontiers les cieux vosgiens, les nuages, ces clouds mystérieux, seraient-ils à terme les seuls réceptacles de nos rêves créateurs ?
Avant ou après ses nombreuses pérégrinations à travers le vaste monde, Claude Vautrin revient immanquablement …
Une lettre d'amour aux Vosges, mais peut-être obscure pour les non-initié·es
3 étoiles
Confortablement installé en salle de lecture de la bibliothèque municipale de Nancy, j'ai dévoré ce livre en deux heures. Placé un peu en retrait, sur une étagère « Livres par des auteurs qui seront présents à l'évènement Le Livre sur la Place », il n'attire pas vraiment l'œil, et je doute qu'il intéresse une personne attentive qui ne connaisse pas le massif des Vosges. La lecture m'a donné raison sur ce point : l'auteur y parle forcément de lieux et du folklore vosgien, mais sans vraiment les décrire, du moins suffisamment pour un·e profane.
Mais étant un enfant des Vosges, j'ai trouvé la lecture de ce livre tantôt émouvante, tantôt amusante. Car l'auteur s'assume : c'est un citadin qui débarquait dans les Vosges pour des vacances auprès de ses grands-parents. Et la découverte des sincères pensées de l'auteur, de son émerveillement à propos de lieux, du folklore — que …
Confortablement installé en salle de lecture de la bibliothèque municipale de Nancy, j'ai dévoré ce livre en deux heures. Placé un peu en retrait, sur une étagère « Livres par des auteurs qui seront présents à l'évènement Le Livre sur la Place », il n'attire pas vraiment l'œil, et je doute qu'il intéresse une personne attentive qui ne connaisse pas le massif des Vosges. La lecture m'a donné raison sur ce point : l'auteur y parle forcément de lieux et du folklore vosgien, mais sans vraiment les décrire, du moins suffisamment pour un·e profane.
Mais étant un enfant des Vosges, j'ai trouvé la lecture de ce livre tantôt émouvante, tantôt amusante. Car l'auteur s'assume : c'est un citadin qui débarquait dans les Vosges pour des vacances auprès de ses grands-parents. Et la découverte des sincères pensées de l'auteur, de son émerveillement à propos de lieux, du folklore — que j'ai vu tellement de fois sans plus jamais les remarquer — est captivante. Car rares sont les occasions d'avoir un autre point de vue sur des choses que l'on connaît de manière aussi intime.
Je recommande si vous avez quelques heures entre deux trains, ou pour se reposer, mais si vous ne connaissez pas grand-chose des Vosges, soyez prêt·es à dégainer votre ordiphone avec Wikipédia…
Prévoyant l'effondrement prochain de l'Empire galactique, le psychohistorien Hari Seldon a jadis crée deux Fondations, l'une officielle, l'autre occulte, afin …
Les Editions du Seuil publieront en septembre prochain, simultanément avec 20 autres éditeurs dans le …
Nous vivions désormais dans un pays où il revient moins cher de remplacer une machine défectueuse que de la faire réparer, et moins cher de la faire réparer que de se procurer les pièces détachées et de se débrouiller pour les mettre en place soi-même. Voilà qui suffit à installer la tyrannie de la technologie, qui se perpétue à cause de l’ignorance de ceux qui s’en servent tous les jours sans rien y comprendre. Ne pas vouloir s’informer sur le fonctionnement et la maintenance de base d’un appareil indispensable revient à accepter passivement cette tyrannie et à se plier à ses conditions : quand votre appareil fonctionne, vous fonctionnez aussi, mais quand il tombe en panne, vous craquez. Ce que vous possédez finit par vous posséder.
Cette citation est longue, mais tout y est important. Son impact est encore plus grand que le nombre de technologies sur lesquelles nous nous appuyons au quotidien est considérable : réseaux mobiles, GPS, montres, systèmes d'exploitation, électronique, batteries, moteurs, électricité… Il est, je pense, impossible d'avoir une connaissance intime de toutes ces choses, mais il est dangereux de laisser cette connaissance sous la seule maîtrise d'une ou plusieurs organisations. C'est par ailleurs un thème récurrent dans le premier tome du Cycle de Fondation, par Isaac Asimov.
Cependant, le constat à ce jour reste alarmant : nous ne pouvons réparer par nous-mêmes que bien peu de choses que nous possédons. Le service client reste souvent un passage obligé, symptôme d'une double dépendance délétère : au produit et à son fabricant, au service et à son fournisseur.
La formation de tous et toutes, comme unique et seul remède à cet …
Cette citation est longue, mais tout y est important. Son impact est encore plus grand que le nombre de technologies sur lesquelles nous nous appuyons au quotidien est considérable : réseaux mobiles, GPS, montres, systèmes d'exploitation, électronique, batteries, moteurs, électricité… Il est, je pense, impossible d'avoir une connaissance intime de toutes ces choses, mais il est dangereux de laisser cette connaissance sous la seule maîtrise d'une ou plusieurs organisations. C'est par ailleurs un thème récurrent dans le premier tome du Cycle de Fondation, par Isaac Asimov.
Cependant, le constat à ce jour reste alarmant : nous ne pouvons réparer par nous-mêmes que bien peu de choses que nous possédons. Le service client reste souvent un passage obligé, symptôme d'une double dépendance délétère : au produit et à son fabricant, au service et à son fournisseur.
La formation de tous et toutes, comme unique et seul remède à cet état de fait, est illusoire. Peu de personnes souhaitent savoir comment fonctionne un processeur. Mais elle reste un outil indispensable, si on l'accompagne du militantisme pour le droit à la réparation, pour la libération des connaissances.
Les Editions du Seuil publieront en septembre prochain, simultanément avec 20 autres éditeurs dans le …
Lorsque j’ai cessé de travailler dans le milieu du renseignement, je ne doutais pas une seconde que le « système d’exploitation » de mon pays — autrement dit son gouvernement — avait décidé qu'il fonctionnait d’autant mieux qu’il était défectueux.