Poslovitch a cité Economie du logiciel libre par François Elie
La libération de l'informatique est en marche, mais la confiscation des données arrive au galop.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 157)
Lecteur de SF/F. Je lis des livres en français et en anglais, parfois en espéranto ou en allemand. Wikimédien, contributeur à Wikisource.
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La libération de l'informatique est en marche, mais la confiscation des données arrive au galop.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 157)
Le paradoxe est qu'aujourd'hui, en situation intermédiaire, nous voyons [..]. : des amateurs qui développent du logiciel libre sans rémunération, ou des industriels qui font des économies de R&D en investissant moins, mais en investissant quand même dans de l'Open Source. Pendant ce temps, sur le marché réel du service, des développements spécifiques sont réalisés qui donnent lieu à très peu de dépôt et semblent quasi complètement déconnectés du circuit réel de la production du logiciel libre, comme s'il s'agissait de développements en aval des projets libres, sans nécessité intrinsèque de remontée.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 134)
Passage assez surprenant de ce livre qui date désormais de plus d'une décennie : en 10 ans, rien n'a-t-il changé ? C'est l'impression que j'ai...
Passage assez surprenant de ce livre qui date désormais de plus d'une décennie : en 10 ans, rien n'a-t-il changé ? C'est l'impression que j'ai...
La politique d'achat, le procurement, en matière de projets informatiques s'est adaptée à l'informatique propriétaire. Non pas qu'on achète nécessairement des programmes propriétaires (car la majeure partie de l'achat consiste en achat de développement, ou d'adaptations qui resteront internes et qui ne seront ni libres ni propriétaires mais privés) mais parce que les programmes réalisés n'ont pas vocation à être partagé l'on réinvente la roue à chaque fois. Rien n'est vraiment fait pour tirer les leçons des échecs.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 102 - 103)
Les boulangers s'organiseront pour piloter les logiciels dont ils ont besoin pour leur métier, les médecins ont déjà commencé. Ils rencontrent partout des résistances. Et parmi ces résistances : ceux qui rêvaient d'être éditeurs de solutions libres. Oui, les clients ont compris l'intérêt du logiciel libre... Trop bien ! Trop tôt ?
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 70)
[..]. Le service donne rarement lieu à un dépôt de code. Le logiciel libre peut en un sens être considéré ici comme un produit d'appel pour du service. On ne risque rien à le libérer en amont, au contraire, cela augmente le nombre de clients qui auront besoin de service sur le logiciel. Ce modèle est opportuniste, mais n'est évidemment pas l'essentiel de l'économie du logiciel libre, précisément parce que la production du logiciel est supposée en amont et peu abondée en aval.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 57)
Les clients ont eu tendance [..]. à externaliser leur informatique et il leur répugne de devoir reprendre aujourd'hui la main sur leur informatique métier, car la mutualisation par l'offre réalisée par les éditeurs de progiciels leur a finalement profité, puisqu'ils sont grâce à cela sortis du spécifique. Ce n'est que forcés à reconquérir leur indépendance, dans une situation de clients captifs, qu'ils cherchent à inventer des manières de piloter eux-mêmes les applications métier.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 43)
Il faut sortir des images (ou bien les faire parler !) : celles de ces gentilles abeilles bénévoles, généreuses, toujours désintéressées, qui travaillent jour et nuit sur le code en mangeant des pizzas, répondent gracieusement sur les forums et se répartissent joyeusement les bugs, tandis qu'industriels et clients tirent profit ensemble du bon miel open source. Il ne peut pas y avoir d'analyse économique du logiciel si on n'affronte pas l'essentiel : il y a un modèle de coût, mais ce ne peut être l'investissement !
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 36)
Le sait-on : c'est dans les domaines les plus concurrentiels (la pétrochimie et l'avionique) que les formats ouverts sont les plus développés. La concurrence fait rage, mais justement... parce qu'ils ont les mêmes sous-traitants et qu'il faut pouvoir capter ceux de l'autre, ils ont intérêt à avoir des procédures très proches.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 24)
Un logiciel libre est gratuit une fois qu'il a été payé. C'est sa production qui a un coût. La valeur d'un logiciel libre n'est évidemment pas dans le prix de l'accès mais dans l'effort qu'il a fallu pour le produire.
— Economie du logiciel libre de François Elie (Page 10)

Cet ouvrage profond, documenté et illustré d'exemples contemporains, permet de comprendre enfin les mécanismes qui sous-tendent la dynamique des logiciels …

"Pourquoi sommes-nous anarchistes ?" est la profession de foi d'Elisée Reclus. Ce que nous aimons bien avec les anarchistes, c'est …

La Chine a longtemps été considérée comme « l'usine du monde » fabriquant pour l'Occident, grâce à sa main d'oeuvre …
Le poète, c'est bien connu, sait aussi être visionnaire. Je confirme cette qualité de prophète à quelques entrepreneurs qui le sont, c'est rare, dans leur propre pays, d'origine ou d'adoption. Ni dieu, ni maître, mais en eux cette voyance du marché à conquérir, du produit à enfanter, des compétences à activer. Les Vosges en comptent, le pied sûr, l'esprit en éveil, le cœur à l'ouvrage, la fibre collaborative. Tout le contraire du businessman de la quatrième planète visitée par le Petit Prince, trop occupé à compter pour être utile aux étoiles.
— Pour l'amour des Vosges de Claude Vautrin (Pour l'amour de) (Page 45 - 46)
Un court passage assez marquant, car il vient (presque) contrer une affirmation apportée plus tôt : oui, les Vosges ont beaucoup souffert de la désindustrialisation, du départ de l'industrie textile ; mais non, tout n'est pas perdu. Pour le vosgien que je suis, j'éprouve un certain réconfort à entendre que les Vosges deviennent un territoire d'innovation, là où une grande partie du massif est protégé par un parc naturel régional, et ça se ressent sur le type de créations : fabricant de vélos électriques, R&D sur les matériaux issus du bois…
Un court passage assez marquant, car il vient (presque) contrer une affirmation apportée plus tôt : oui, les Vosges ont beaucoup souffert de la désindustrialisation, du départ de l'industrie textile ; mais non, tout n'est pas perdu. Pour le vosgien que je suis, j'éprouve un certain réconfort à entendre que les Vosges deviennent un territoire d'innovation, là où une grande partie du massif est protégé par un parc naturel régional, et ça se ressent sur le type de créations : fabricant de vélos électriques, R&D sur les matériaux issus du bois…
Extrême douceur du coton, sifflement de la découpe, acuité de l’œil du soudeur, odeurs de bois dans l'atelier de finition : les sens s'excitent, réveillent une nouvelle fois l'imaginaire. Jusque quand ? Faudra-t-il un jour puiser dans le seul invisible pour réenchanter le monde du travail ? Menaçant volontiers les cieux vosgiens, les nuages, ces clouds mystérieux, seraient-ils à terme les seuls réceptacles de nos rêves créateurs ?
— Pour l'amour des Vosges de Claude Vautrin (Pour l'amour de) (Page 45)
Confortablement installé en salle de lecture de la bibliothèque municipale de Nancy, j'ai dévoré ce livre en deux heures. Placé un peu en retrait, sur une étagère « Livres par des auteurs qui seront présents à l'évènement Le Livre sur la Place », il n'attire pas vraiment l'œil, et je doute qu'il intéresse une personne attentive qui ne connaisse pas le massif des Vosges. La lecture m'a donné raison sur ce point : l'auteur y parle forcément de lieux et du folklore vosgien, mais sans vraiment les décrire, du moins suffisamment pour un·e profane.
Mais étant un enfant des Vosges, j'ai trouvé la lecture de ce livre tantôt émouvante, tantôt amusante. Car l'auteur s'assume : c'est un citadin qui débarquait dans les Vosges pour des vacances auprès de ses grands-parents. Et la découverte des sincères pensées de l'auteur, de son émerveillement à propos de lieux, du folklore — que …
Confortablement installé en salle de lecture de la bibliothèque municipale de Nancy, j'ai dévoré ce livre en deux heures. Placé un peu en retrait, sur une étagère « Livres par des auteurs qui seront présents à l'évènement Le Livre sur la Place », il n'attire pas vraiment l'œil, et je doute qu'il intéresse une personne attentive qui ne connaisse pas le massif des Vosges. La lecture m'a donné raison sur ce point : l'auteur y parle forcément de lieux et du folklore vosgien, mais sans vraiment les décrire, du moins suffisamment pour un·e profane.
Mais étant un enfant des Vosges, j'ai trouvé la lecture de ce livre tantôt émouvante, tantôt amusante. Car l'auteur s'assume : c'est un citadin qui débarquait dans les Vosges pour des vacances auprès de ses grands-parents. Et la découverte des sincères pensées de l'auteur, de son émerveillement à propos de lieux, du folklore — que j'ai vu tellement de fois sans plus jamais les remarquer — est captivante. Car rares sont les occasions d'avoir un autre point de vue sur des choses que l'on connaît de manière aussi intime.
Je recommande si vous avez quelques heures entre deux trains, ou pour se reposer, mais si vous ne connaissez pas grand-chose des Vosges, soyez prêt·es à dégainer votre ordiphone avec Wikipédia…