Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
En 1873, Samson, chasseur de bisons fraîchement immigré, parcourt les Grandes Plaines, plein d’optimisme devant …
Sur 200 ans, de l’Irlande à Mars, les histoires entrecroisées de personnages liés par le sang et des cauchemars. La structure fait un peu penser à Emily St. John Mandel. Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce récit. La lecture est agréable, mais j’ai l’impression d’être passé à côté de quelque chose. À moins peut-être qu’il n’y ait rien à comprendre, juste laisser son imagination voler du côté de la ville au dessus de l’eau ou de Mars.
Peut-être mon préféré des romans de Marion Brunet lus jusqu’à présent, et pourtant la concurrence est rude. Sept adolescent·es sur un voilier parti·es pour une virée en Irlande. Le corps de l’un deux flotte à côté de la coque et une tempête approche rapidement. Les deux lignes temporelles se mêlent, de la constitution de la bande jusqu’au drame, et la survie à la tempête qui déferle. J’ai dévoré ce bouquin, avide de savoir comment iels en étaient arrivé·es là, et s’iels survivraient au déchaînement des éléments. L’héroïne est attachante, les relations dans la bande disséquées, et le style efficace ne laisse pas de répit.
Peut-être mon préféré des romans de Marion Brunet lus jusqu’à présent, et pourtant la concurrence est rude.
Sept adolescent·es sur un voilier parti·es pour une virée en Irlande. Le corps de l’un deux flotte à côté de la coque et une tempête approche rapidement.
Les deux lignes temporelles se mêlent, de la constitution de la bande jusqu’au drame, et la survie à la tempête qui déferle.
J’ai dévoré ce bouquin, avide de savoir comment iels en étaient arrivé·es là, et s’iels survivraient au déchaînement des éléments. L’héroïne est attachante, les relations dans la bande disséquées, et le style efficace ne laisse pas de répit.
Une lecture agréable mais qui m’a moins pris aux tripes que d’autres romans de Marion Brunet. Sept révolté·es se croisent en manif, les plus jeunes se politisent au contact des plus expérimentés, iels ouvrent un squat. Avant un rebondissement tardif, c’est essentiellement une galerie de portraits, ce qui les a mené·es là et le quotidien de la lutte. On peut y voir une variation des premiers chapitres de Nos armes, pour un public plus jeune.
Sur Ankou, Damian Sabre, le leader des pilotes, veut renouer avec les rêves d'aventure jadis …
Un opéra spatial pour tous public, qui peut être une bonne initiation au genre. Les héroïnes sont sympathiques, les thèmes abordés nombreux et le rythme tient en haleine. Je suis trop vieux pour avoir accroché au style, très accessible et j’ai trouvé certaines ficelles un peu grosses, mais dans l’ensemble c’était une lecture agréable.
La Flotte d’exode est une relique du passé. Constituée des anciens vaisseaux ayant fui la …
La Flotte, ce sont ces immenses vaisseaux dans lesquels les dernièr·es humain·es ont fuit leur planète mourante, et qui orbitent désormais autour d’un soleil sans système planétaire. Les conditions ont créé une société vivant en quasi autarcie : ici, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle. Une société utopique, relativement autogérée, qui ne tient pas par la contrainte mais par la conviction de ses membres que l’entraide et le respect des règles communes est la condition de leur survie. Pas vraiment d’intrigue ici, mais des tranches de vie, on découvre progressivement le fonctionnement de la société à travers une galerie de personnages. Comme toujours chez Becky Chambers, c’est doux, optimiste, un peu triste. Contrairement aux deux premiers tomes, c’est plus une société qui est mise en avant, que des personnages, et je suis donc un peu moins entré dans l’histoire, mais je ne l’en ai pas …
La Flotte, ce sont ces immenses vaisseaux dans lesquels les dernièr·es humain·es ont fuit leur planète mourante, et qui orbitent désormais autour d’un soleil sans système planétaire. Les conditions ont créé une société vivant en quasi autarcie : ici, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle. Une société utopique, relativement autogérée, qui ne tient pas par la contrainte mais par la conviction de ses membres que l’entraide et le respect des règles communes est la condition de leur survie.
Pas vraiment d’intrigue ici, mais des tranches de vie, on découvre progressivement le fonctionnement de la société à travers une galerie de personnages.
Comme toujours chez Becky Chambers, c’est doux, optimiste, un peu triste. Contrairement aux deux premiers tomes, c’est plus une société qui est mise en avant, que des personnages, et je suis donc un peu moins entré dans l’histoire, mais je ne l’en ai pas moins adorée.
Dans ce premier recueil de nouvelles, Zadie Smith allie son inimitable pouvoir d'observation et sa …
Je ne suis d’ordinaire pas un grand amateur de nouvelles, mais j’ai trouvé cette lecture très agréable, notamment grâce au style de Zadie Smith. Pour le contenu, c’est assez léger, essentiellement de courtes tranches de vie de gens entre Londres et New-York. Les genres sont variés, avec une ou deux incursions dans la fiction. Par contre, je l’ai sans doute lu de façon trop superficielle, car je n’y ai pas vraiment vu de réflexions sur les questions d’héritage, d’identité, etc. Ou du moins, c’est discret.
Je ne suis d’ordinaire pas un grand amateur de nouvelles, mais j’ai trouvé cette lecture très agréable, notamment grâce au style de Zadie Smith.
Pour le contenu, c’est assez léger, essentiellement de courtes tranches de vie de gens entre Londres et New-York. Les genres sont variés, avec une ou deux incursions dans la fiction.
Par contre, je l’ai sans doute lu de façon trop superficielle, car je n’y ai pas vraiment vu de réflexions sur les questions d’héritage, d’identité, etc. Ou du moins, c’est discret.
Vous savez, les genres féminin et masculin sont les deux extrêmes d'un état. Chacun est …
La transition dont il est question ici n’est pas tant celle d’Alex que celle de sa mère, Anne, lorsqu’à 18 ans, son enfant lui annonce être un garçon. Entre journal intime d’une mère et pédagogie sur les questions de genre, l’intérêt principal de ce récit est de suivre le parcours d’une proche de personne transgenre. Malgré son ouverture d’esprit, malgré ses connaissances sur le sujet, Anne a du mal à accepter la transition de son fils.
La transition dont il est question ici n’est pas tant celle d’Alex que celle de sa mère, Anne, lorsqu’à 18 ans, son enfant lui annonce être un garçon.
Entre journal intime d’une mère et pédagogie sur les questions de genre, l’intérêt principal de ce récit est de suivre le parcours d’une proche de personne transgenre. Malgré son ouverture d’esprit, malgré ses connaissances sur le sujet, Anne a du mal à accepter la transition de son fils.
L'histoire du rock alternatif français des années 80, reflet d'une société en mutation, racontée à …
Je ne peux pas être objectif face à pareil ouvrage. À mes yeux, les groupes punks français des années 80 sont une des plus belles choses que l’humanité ait produite. Je me suis plongé dans ce livre avec nostalgie pour cette période que je n’ai pas connue. Au travers de nombreux témoignages des acteurs et actrices de l’époque, on plonge dans l’ambiance des années 80, musicale et politique. Le « rock alternatif » est indissociable du mouvement des squats, et de la lutte contre le FN. La saga bérurière est retracée, mais l’album évoque de nombreux autres collectifs, peut-être moins connu aujourd’hui, comme Kochise.
Bref, j’ai adoré. Le punk ne mourra jamais !
Je ne peux pas être objectif face à pareil ouvrage. À mes yeux, les groupes punks français des années 80 sont une des plus belles choses que l’humanité ait produite. Je me suis plongé dans ce livre avec nostalgie pour cette période que je n’ai pas connue. Au travers de nombreux témoignages des acteurs et actrices de l’époque, on plonge dans l’ambiance des années 80, musicale et politique. Le « rock alternatif » est indissociable du mouvement des squats, et de la lutte contre le FN. La saga bérurière est retracée, mais l’album évoque de nombreux autres collectifs, peut-être moins connu aujourd’hui, comme Kochise.
Dans les Appalaches, au coeur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La …
On pourrait sous-titrer ce roman Des papillons et des rednecks, ou Fin du monde et fin de mois. À 17 ans, Dellarobia est tombée enceinte, et a du abandonner son rêve de faire des études. Depuis 10 ans, elle vit une existence morne dans une petite ferme du sud des Appalaches, lorsque soudain, des millions de Monarques viennent s’installer dans la colline voisine. D’ordinaire, leur migration les fait voyager entre le Canada et le Mexique. Des scientifiques débarquent pour étudier ce phénomène, probablement lié au dérèglement climatique, et Dellarobia se retrouve progressivement tiraillée entre son monde, celui des petits paysans pauvres, luttant sans cesse pour leur survie, et les préoccupations des scientifiques et activistes qui luttent contre la catastrophe.
J’ai beaucoup aimé ce roman. Les gens y sont profondément humains, décrits sans jugement, les galères quotidiennes, les rêves… Chacun·e lutte, qui pour remplir le réfrigérateur, qui pour empêcher l’extinction …
On pourrait sous-titrer ce roman Des papillons et des rednecks, ou Fin du monde et fin de mois.
À 17 ans, Dellarobia est tombée enceinte, et a du abandonner son rêve de faire des études. Depuis 10 ans, elle vit une existence morne dans une petite ferme du sud des Appalaches, lorsque soudain, des millions de Monarques viennent s’installer dans la colline voisine. D’ordinaire, leur migration les fait voyager entre le Canada et le Mexique. Des scientifiques débarquent pour étudier ce phénomène, probablement lié au dérèglement climatique, et Dellarobia se retrouve progressivement tiraillée entre son monde, celui des petits paysans pauvres, luttant sans cesse pour leur survie, et les préoccupations des scientifiques et activistes qui luttent contre la catastrophe.
J’ai beaucoup aimé ce roman. Les gens y sont profondément humains, décrits sans jugement, les galères quotidiennes, les rêves… Chacun·e lutte, qui pour remplir le réfrigérateur, qui pour empêcher l’extinction de la beauté. On partage les conflits intérieurs de Dellarobia, sa fidélité à sa famille, à son monde, et son envie d’évasion. On tremble à mesure que, l’hiver avançant, les Monarques meurent en masse.
Californie 2032. La fille de Lauren, Asha, créatrice de jeux virtuels, découvre le journal dans …
La suite de la vie de Lauren Oya Olamina. Deux remarques sur la forme : – la quatrième de couverture est mensongère, le livre parle très peu de la fille d’Olamina ; – j’ai lu la version de poche, et elle souffre de quelques soucis de relecture et de mise en page. Rien de grave, mais c’est suffisamment rare pour que je le remarque.
La suite de la vie de Lauren Oya Olamina.
Deux remarques sur la forme :
– la quatrième de couverture est mensongère, le livre parle très peu de la fille d’Olamina ;
– j’ai lu la version de poche, et elle souffre de quelques soucis de relecture et de mise en page. Rien de grave, mais c’est suffisamment rare pour que je le remarque.
Le nouveau président des États-Unis provoque une crise sans précédent. Dérèglement social et climatique, …
J’ai d’abord été un peu déçu. Ce livre trônait depuis longtemps dans ma PAL, et j’en avais entendu parler comme d’un chef d’œuvre. Mais j’ai trouvé les deux tomes des paraboles moins radicaux que les trois de Xenogenesis. C’est une excellente anticipation, mais j’en attendais sans doute trop, d’où une petite déception.
L’histoire commence en juillet 2024 et narre, sur deux tomes, une dizaine d’années de la vie de Lauren Oya Olamina, au départ adolescente. Écrit au début des années 90, je trouve qu’Octavia Butler a su imaginer une vision convaincante des États-Unis dans un proche futur, un pays touché de plein fouet par le dérèglement climatique et en proie au chaos, à la violence et à ses démons. On n’est pas après l’apocalypse, on vit de l’intérieur un effondrement. Le thème n’est pas original, mais c’est fort bien écrit, de façon crédible, et avec des personnages auxquelles je …
J’ai d’abord été un peu déçu. Ce livre trônait depuis longtemps dans ma PAL, et j’en avais entendu parler comme d’un chef d’œuvre. Mais j’ai trouvé les deux tomes des paraboles moins radicaux que les trois de Xenogenesis. C’est une excellente anticipation, mais j’en attendais sans doute trop, d’où une petite déception.
L’histoire commence en juillet 2024 et narre, sur deux tomes, une dizaine d’années de la vie de Lauren Oya Olamina, au départ adolescente. Écrit au début des années 90, je trouve qu’Octavia Butler a su imaginer une vision convaincante des États-Unis dans un proche futur, un pays touché de plein fouet par le dérèglement climatique et en proie au chaos, à la violence et à ses démons. On n’est pas après l’apocalypse, on vit de l’intérieur un effondrement. Le thème n’est pas original, mais c’est fort bien écrit, de façon crédible, et avec des personnages auxquelles je me suis attaché. Pas complètement, car le moteur d’Olamina est sa volonté inébranlable de planter les graines d’une nouvelle religion. La pratique religieuse infuse tout le texte, et c’est une chose à laquelle je suis hermétique. Mais ça n’est qu’un aspect du récit, tout le reste m’a beaucoup plu.
Attention, ici l’avenir n’est pas vraiment radieux, voire violent. Ça n’est pas forcément une lecture si vous êtes déjà au fond du trou.
Connaissez-vous la poésie vibratoire des araignées ? l’architecture sacrée des wombats ? les aphorismes éphémères …
Lecture un peu compliquée, pour moi qui n’ai pas l’habitude des textes scientifiques. Ce recueil contient trois articles écrits (dans un proche futur) par des thérolinguistes, des scientifiques qui étudient la communication entre humains et autres qu’humains, ainsi que l’art produit par les autres qu’humains. Les deux premiers textes sont assez arides. Des acouphènes chez des linguistes qui essaient de communiquer avec les araignées. Une longue réflexion sur la signification des murs construits par les wombats avec leurs fèces. Le dernier texte, qui donne son titre à l’ouvrage, m’a lui emballé. Une chercheuse décrit son approche d’une communauté essayant de vivre en symbiose avec des poulpes. Créatures ô combien fascinantes. Même si la lecture n’est pas toujours simple, j’ai adoré ce livre, pour toutes les pistes qu’il ouvre, les envies de regarder autrement, de voir toutes les formes d’art créées volontairement par toutes les formes de vie, animales ou même …
Lecture un peu compliquée, pour moi qui n’ai pas l’habitude des textes scientifiques. Ce recueil contient trois articles écrits (dans un proche futur) par des thérolinguistes, des scientifiques qui étudient la communication entre humains et autres qu’humains, ainsi que l’art produit par les autres qu’humains.
Les deux premiers textes sont assez arides. Des acouphènes chez des linguistes qui essaient de communiquer avec les araignées. Une longue réflexion sur la signification des murs construits par les wombats avec leurs fèces.
Le dernier texte, qui donne son titre à l’ouvrage, m’a lui emballé. Une chercheuse décrit son approche d’une communauté essayant de vivre en symbiose avec des poulpes. Créatures ô combien fascinantes.
Même si la lecture n’est pas toujours simple, j’ai adoré ce livre, pour toutes les pistes qu’il ouvre, les envies de regarder autrement, de voir toutes les formes d’art créées volontairement par toutes les formes de vie, animales ou même végétales.
Les aventures extraordinaires d'une famille ordinaire. Chloé Berthoul habite la ville moyenne de Gabarny avec …
J’aime bien Titiou Lecoq, mais je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire. Pourtant les personnages sont attachantes, les sujets intéressants (les secrets de nos grand-mères), le style toujours plaisant… Mais l’intrigue m’a laissé de glace.
A la brigade criminelle, Héloïse écoute chaque jour des femmes raconter qu'elles ont été violées …
Océane Perona est sociologue, spécialiste des violences sexuelles. Son premier livre présente en une série de courts chapitres des instantanés de la vie d’un service de police judiciaire traitant des violences sexuelles. J’ai trouvé le fil conducteur un peu artificiel, mais la structure singulière et le ton m’ont bien plu. C’est un livre contemporain, comme une compilation de billets de blog racontant la vie à l’intérieur d’un commissariat. Je confesse qu’il m’a fallu du temps pour arrêter de reprocher à l’autrice de parler de flics sans crier ACAB tous les trois mots ;-) Une fois dépassé cet inconfort, ça se lit bien et c’est plaisant.
Océane Perona est sociologue, spécialiste des violences sexuelles.
Son premier livre présente en une série de courts chapitres des instantanés de la vie d’un service de police judiciaire traitant des violences sexuelles.
J’ai trouvé le fil conducteur un peu artificiel, mais la structure singulière et le ton m’ont bien plu. C’est un livre contemporain, comme une compilation de billets de blog racontant la vie à l’intérieur d’un commissariat. Je confesse qu’il m’a fallu du temps pour arrêter de reprocher à l’autrice de parler de flics sans crier ACAB tous les trois mots ;-) Une fois dépassé cet inconfort, ça se lit bien et c’est plaisant.
Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont …
Une BD autobiographique de Julie Dachez illustré par Mademoiselle Caroline. Après une longue errance, une jeune femme découvre qu’elle est atteinte du syndrome d'Asperger. Cette découverte entraîne des bouleversements dans sa vie. Un récit sensible, sans pathos, qui au-delà de la description du syndrome, montre surtout les préjugés des gens par rapport aux troubles du spectre autistique. Les scènes avec un psy, la responsable des ressources humaine de sa boîte, ou certains de ces proches, sont mémorables, et montrent le chemin qu’il nous reste à faire pour créer une société plus inclusive avec les gens atypiques. Une lecture coup de cœur que je recommande.
Une BD autobiographique de Julie Dachez illustré par Mademoiselle Caroline.
Après une longue errance, une jeune femme découvre qu’elle est atteinte du syndrome d'Asperger. Cette découverte entraîne des bouleversements dans sa vie.
Un récit sensible, sans pathos, qui au-delà de la description du syndrome, montre surtout les préjugés des gens par rapport aux troubles du spectre autistique. Les scènes avec un psy, la responsable des ressources humaine de sa boîte, ou certains de ces proches, sont mémorables, et montrent le chemin qu’il nous reste à faire pour créer une société plus inclusive avec les gens atypiques.
Une lecture coup de cœur que je recommande.