Le début est déroutant et captivant car on ne sait pas à quel être vivant on a à faire, étant donné sa façon de se mouvoir et de penser.
Suite à des inondations gigantesques, une communauté nommée "La grande verdure" a survécu en se réfugiant sur les hauteurs. Celle-ci a établi des règles, notamment celle de communiquer principalement avec des plantes (chaque plante a sa signification), ce qui est fascinant et aussi forcément limitant. Chaque membre porte d’ailleurs un nom de plante. Lierre ne supporte plus la contrainte de ne pas pouvoir parler de ses émotions ou de ce qu’elle veut librement. Elle souffre du manque de spontanéité dans ses relations et du contrôle exercé sur sa manière de s'exprimer et sur sa vie en general. Étouffée, elle va donc s’échapper et faire une rencontre improbable également. Ce dernier personnage est vraiment déroutant. Vous …
La grande verdure, de Lucie Heder.
Le début est déroutant et captivant car on ne sait pas à quel être vivant on a à faire, étant donné sa façon de se mouvoir et de penser.
Suite à des inondations gigantesques, une communauté nommée "La grande verdure" a survécu en se réfugiant sur les hauteurs. Celle-ci a établi des règles, notamment celle de communiquer principalement avec des plantes (chaque plante a sa signification), ce qui est fascinant et aussi forcément limitant. Chaque membre porte d’ailleurs un nom de plante. Lierre ne supporte plus la contrainte de ne pas pouvoir parler de ses émotions ou de ce qu’elle veut librement. Elle souffre du manque de spontanéité dans ses relations et du contrôle exercé sur sa manière de s'exprimer et sur sa vie en general. Étouffée, elle va donc s’échapper et faire une rencontre improbable également. Ce dernier personnage est vraiment déroutant. Vous avez compris, on est souvent dérouté·es dans ce roman et c’est pour le bien.
L’autrice aborde de cette manière les difficultés de vivre en collectif, la société de surveillance, le deuil, les traumatismes et la manière de vivre ses émotions. Jusqu'où les règles sont vraiment utiles, pour qui ? et que faire quand nos besoins et souhaits diffèrent du groupe.
Mon bémol. Bien que ce roman avait tout pour me plaire, j’ai trouvé le style parfois confus. Ce qui m’a fait sortir de l’histoire plusieurs fois.
Malgré cela, des réflexions vraiment passionnantes et certains passages, notamment sur le langage ou la matérialisation des émotions, resteront.
Un extrait que j'apprécie : "La vie est fatigante parfois à nous forcer à enfiler toutes les secondes sur nos corps, toujours à nous empêcher bec et ongles d'en sauter quelques-unes."
quelle dinguerie ce truc de Multivers ! Céline Minard est parfaite dans ce guet-apens de corpozinzins organisé par les Utopiales. si comme moi vous aviez ratés la tr, la voilà :
J'avais déjà beaucoup aimé Zoc, sa première œuvre sortie il y a quelques années. Dans ce récit intimiste dont l'ambiance SF se dévoile très doucement (avec une pointe de fantastique), l'autrice développe un univers riche, visuellement proche de Miyazaki. La quête intime du héros se mêle à un contexte politique complexe. C'est beau, c'est intelligent. Un coup de cœur !
Quelle meilleure manière de continuer de se présenter qu'en parlant de nos livres préférés ? Pour notre premier #vendredilecture c'est @lou_de_sel qui présente trois de ses coups de cœurs littéraires !
- Nona la neuvième, Tamsyn Muir, Acte Sud - Les étoiles sont legion, Kameron Hurley, Albin Michel - Détransition Baby, Torrey Peters, @LibertaliaLivre
Seules deux des huit représentantes des Maisons ont survécu aux épreuves de la Maison de …
Le deuxième volet de cette série #SF et #Fantasy est un peu compliqué à suivre. C’est difficile à expliquer sans divulgâcher l’intrigue, qui est plutôt complexe.
Mais c’est en grande partie dû à la chronologie qui est éclatée, avec des flashes back réels, d’autres fictifs. Il a fallu que je relise le prologue pour comprendre la fin. Je n’aime pas ces prologues mystérieux où tu ne comprends pas tout, et pour lesquels tu t’aperçois qu’en fait tu vas le comprendre au dernier chapitre.
On sait au moins qu’on revient dans le présent quand la narration passe au "tu".
En dehors de cet inconvénient, c’est un roman à l’ambiance angoissante et mystérieuse.
#mastolivre#vendredilecture
Le premier tome de cette série nous plonge dans un univers nécromantique très sombre. Il y a de l’action, du mystère, de l’action, des plot twists (ou pas) et des cadavres, et une personnage particulièrement badass.
#SF#fantasy#mastolivre#vendredilecture
L'ouvrage s'adresse avant tout aux meneurs de jeu. Si l'on ne pratique pas le jeu de rôle il aura un piètre intérêt. Tout comme Auberges remarquables, ce recueil comprend pas mal d'éléments lorsque le Maitre du jeu a besoin d'improviser dans un cadre médiéval fantastique. Il comprend plein de PNJ avec des noms, un background et de temps à autre une "idée de scénario". C'est orienté rêve de dragon pour les caractéristiques, mais est très facilement adaptable tout comme l'était les auberges remarquables. Il y a beaucoup de personnages, et ceux-ci sont classés par leur lieu de rencontre probable. Viennent ensuite un certain nombre de lieux communs ou non. Enfin dans les annexes, on trouve des listes de noms. Hop un imprévu on a besoin d'un nom, on regarde la liste et c'est réglé. Les illustrations très nombreuses (une par page et au moins une pour les lieux) …
L'ouvrage s'adresse avant tout aux meneurs de jeu. Si l'on ne pratique pas le jeu de rôle il aura un piètre intérêt.
Tout comme Auberges remarquables, ce recueil comprend pas mal d'éléments lorsque le Maitre du jeu a besoin d'improviser dans un cadre médiéval fantastique.
Il comprend plein de PNJ avec des noms, un background et de temps à autre une "idée de scénario". C'est orienté rêve de dragon pour les caractéristiques, mais est très facilement adaptable tout comme l'était les auberges remarquables.
Il y a beaucoup de personnages, et ceux-ci sont classés par leur lieu de rencontre probable. Viennent ensuite un certain nombre de lieux communs ou non.
Enfin dans les annexes, on trouve des listes de noms. Hop un imprévu on a besoin d'un nom, on regarde la liste et c'est réglé.
Les illustrations très nombreuses (une par page et au moins une pour les lieux) rendent la lecture de l'ouvrage agréable.
Bref un livre pratique et très joli. Je recommande vivement au Gardien des Rêves, mais aussi aux MJ qui jouent dans le médiéval.
Toute la Sword & Sorcery de mon adolescence, celle de Leiber et des LDVH, sans jamais tomber dans le cliché, et avec l'humanisme en plus. J'ai ressenti un plaisir de gamine à suivre les aventures de Yors et Noon illustrées par Nicolas Fructus. La tendresse du regard que les LLK posent sur leurs personnages (en particulier celui de Meg-la-greluche) est assez touchante.
Le "1984" du XXIe siècle vient de paraître, et il n'est pas signé George Orwell (qu'aucune IA ne saurait ressusciter), mais Ray Nayler.
Avec "Où repose la hache", Nayler ne fait pas que confirmer son statut de géant de la SF, il nous livre, sans jamais oublier de nous divertir, une analyse brillante du totalitarisme poutinien autant que du technocratisme occidental, tout en pointant la difficulté de la résistance.
Dernière découverte en manga : le tome 1 de "Frieren", par Yamada et Abe. De la fantasy avec des elfes et des nains, des mages et des prêtres contre des démons... encore ? Oui, mais cette fois, tout commence après la fin du combat épique pour sauver le monde, et l'intrigue qui se déroule dès lors prend la forme d'une semi-errance mélancolique de la mage elfe qui prend conscience des différences d'échelle de temps entre sa vie et celles de ses anciens compagnons. C'est donc original, touchant et drôle à la fois. J'emprunterai la suite à l'occasion. #VendrediLecture (en retard) #manga#BD#Frieren#BandeDessinée#fantasy
j'étais en toute petite forme mais Margot a géré de ouf, & suis méga reconnaissant de cette invitation à blablater dans le QG (aka la Librairie Gutenberg)
A l'heure où Mathias Richard recherche une maison d'édition pour son dernier opus ("Carnets d'écart"), il est intéressant de se pencher, histoire de mesurer la cohérence de son parcours, sur une de ses premières oeuvres, "Anaérobiose" – oeuvre qu'on peut dire de jeunesse, mais qui réussit me semble-t-il son objectif, écrire "Les Chants de Maldoror" de la génération asphyxiée (celle née dans les années 70, qu'on pourrait aussi baptiser la génération indus).