#vendredilecture

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La grande verdure, de Lucie Heder.

Le début est déroutant et captivant car on ne sait pas à quel être vivant on a à faire, étant donné sa façon de se mouvoir et de penser.

Suite à des inondations gigantesques, une communauté nommée "La grande verdure" a survécu en se réfugiant sur les hauteurs. Celle-ci a établi des règles, notamment celle de communiquer principalement avec des plantes (chaque plante a sa signification), ce qui est fascinant et aussi forcément limitant.
Chaque membre porte d’ailleurs un nom de plante. Lierre ne supporte plus la contrainte de ne pas pouvoir parler de ses émotions ou de ce qu’elle veut librement. Elle souffre du manque de spontanéité dans ses relations et du contrôle exercé sur sa manière de s'exprimer et sur sa vie en general.
Étouffée, elle va donc s’échapper et faire une rencontre improbable également. Ce dernier personnage est vraiment déroutant. Vous …

Terre ou Lune, de Jade Khoo

J'avais déjà beaucoup aimé Zoc, sa première œuvre sortie il y a quelques années. Dans ce récit intimiste dont l'ambiance SF se dévoile très doucement (avec une pointe de fantastique), l'autrice développe un univers riche, visuellement proche de Miyazaki. La quête intime du héros se mêle à un contexte politique complexe. C'est beau, c'est intelligent. Un coup de cœur !

⬇️ Résumé éditeur en dessous.

a terminé la lecture de Harrow la neuvième par Tamsyn Muir (Le tombeau scellé, #2)

Tamsyn Muir: Harrow la neuvième (fr language, Actes Sud)

Seules deux des huit représentantes des Maisons ont survécu aux épreuves de la Maison de …

Le deuxième volet de cette série #SF et #Fantasy est un peu compliqué à suivre. C’est difficile à expliquer sans divulgâcher l’intrigue, qui est plutôt complexe. Mais c’est en grande partie dû à la chronologie qui est éclatée, avec des flashes back réels, d’autres fictifs. Il a fallu que je relise le prologue pour comprendre la fin. Je n’aime pas ces prologues mystérieux où tu ne comprends pas tout, et pour lesquels tu t’aperçois qu’en fait tu vas le comprendre au dernier chapitre.

On sait au moins qu’on revient dans le présent quand la narration passe au "tu".

En dehors de cet inconvénient, c’est un roman à l’ambiance angoissante et mystérieuse. #mastolivre #vendredilecture

a terminé la lecture de Gideon the Ninth par Tamsyn Muir (The Locked Tomb, #1)

Tamsyn Muir: Gideon the Ninth (2019, Tor.com)

"The Emperor needs necromancers.

The Ninth Necromancer needs a swordswoman.

Gideon has a …

Le premier tome de cette série nous plonge dans un univers nécromantique très sombre. Il y a de l’action, du mystère, de l’action, des plot twists (ou pas) et des cadavres, et une personnage particulièrement badass. #SF #fantasy #mastolivre #vendredilecture

Une excellente aide de jeu pour l'improvisation

L'ouvrage s'adresse avant tout aux meneurs de jeu. Si l'on ne pratique pas le jeu de rôle il aura un piètre intérêt. Tout comme Auberges remarquables, ce recueil comprend pas mal d'éléments lorsque le Maitre du jeu a besoin d'improviser dans un cadre médiéval fantastique. Il comprend plein de PNJ avec des noms, un background et de temps à autre une "idée de scénario". C'est orienté rêve de dragon pour les caractéristiques, mais est très facilement adaptable tout comme l'était les auberges remarquables. Il y a beaucoup de personnages, et ceux-ci sont classés par leur lieu de rencontre probable. Viennent ensuite un certain nombre de lieux communs ou non. Enfin dans les annexes, on trouve des listes de noms. Hop un imprévu on a besoin d'un nom, on regarde la liste et c'est réglé. Les illustrations très nombreuses (une par page et au moins une pour les lieux) …


"Noon du soleil noir", L.L. Kloetzer

Toute la Sword & Sorcery de mon adolescence, celle de Leiber et des LDVH, sans jamais tomber dans le cliché, et avec l'humanisme en plus. J'ai ressenti un plaisir de gamine à suivre les aventures de Yors et Noon illustrées par Nicolas Fructus. La tendresse du regard que les LLK posent sur leurs personnages (en particulier celui de Meg-la-greluche) est assez touchante.

Merci Laure et @LependuXII pour ce petit bonheur.

Le "1984" du XXIe siècle vient de paraître, et il n'est pas signé George Orwell (qu'aucune IA ne saurait ressusciter), mais Ray Nayler.

Avec "Où repose la hache", Nayler ne fait pas que confirmer son statut de géant de la SF, il nous livre, sans jamais oublier de nous divertir, une analyse brillante du totalitarisme poutinien autant que du technocratisme occidental, tout en pointant la difficulté de la résistance.

Tout simplement indispensable !

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/villes-remplies-desclaves.html



en retard ou en avance

Dernière découverte en manga : le tome 1 de "Frieren", par Yamada et Abe. De la fantasy avec des elfes et des nains, des mages et des prêtres contre des démons... encore ? Oui, mais cette fois, tout commence après la fin du combat épique pour sauver le monde, et l'intrigue qui se déroule dès lors prend la forme d'une semi-errance mélancolique de la mage elfe qui prend conscience des différences d'échelle de temps entre sa vie et celles de ses anciens compagnons. C'est donc original, touchant et drôle à la fois. J'emprunterai la suite à l'occasion.
(en retard)

Vous avez envie de tomber de vertige en vertige (science-fictif), ou simplement de cheminer vers l'éternité et au-delà, en à peine 250 pages ?

Vous êtes fermement convaincu.e que la poésie survivra au dernier champ de bataille sur lequel périra l'espèce humaine ?

Votre bibliothèque contient autant "Solaris" que la trilogie "Molly Southbourne", le manga "Claymore" ou "L'Invention de Morel" ?

Alors le "Programme éternité" d'Anton Hur est fait pour vous :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/vers-leternite-et-au-dela.html

(Et même s'il ne l'est pas, lisez-le, ça vaut le coup.)



A l'heure où Mathias Richard recherche une maison d'édition pour son dernier opus ("Carnets d'écart"), il est intéressant de se pencher, histoire de mesurer la cohérence de son parcours, sur une de ses premières oeuvres, "Anaérobiose" – oeuvre qu'on peut dire de jeunesse, mais qui réussit me semble-t-il son objectif, écrire "Les Chants de Maldoror" de la génération asphyxiée (celle née dans les années 70, qu'on pourrait aussi baptiser la génération indus).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/les-chants-de-melrobor.html

Et rappelez-vous :

"mieux vaut mourir fracassé contre un mur

que priant à ses pieds"

?

en retard...