#vendredilecture

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@LegalizeBrain@bouquins.zbeul.fr De même que @vga256 a écrit ce livre en pensant aux jeux de sa collection, et en utilisant les souvenirs qu'ils ont fait émerger, j'ai picoré ce livre, petit chapitre par petit chapitre, et des grosse bouffées de nostalgie m'ont assailli (j'en ai plusieurs fois fait état ici).

Ça a été un grand bonheur de lecture, et ça m'a amusé de constater certains vécus partagés avec un être humain d'un lieu et d'un temps bien éloignés.

Est-ce que quelqu'un qui n'a pas connu l'informatiques et les jeux vidéos des années 80-90 y prendra autant de plaisir ? J'aimerai bien le savoir...

En tout cas, c'est le livre qu'il me fallait. Merci Vga256 !

Je vous parlais il y a peu du giallo féministe de Pascal Malosse, "La Montagne hantée", qui adoptait le point de vue d'une victime pour dénoncer le mythe du génie créatif auquel on permet tout.

Avec "L'Egorgeur de Gand", le même Malosse adopte ce coup-ci le point de vue d'un tueur, qui va certes défier les institutions de son temps, mais qui est au final le pur produit d'une société intrinsèquement perverse...

Les deux ouvrages s'éclairent évidemment l'un l'autre (un peu comme les nouvelles du "Women in Chains" de Thomas Day se répondaient).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/danse-macabre.html




Confronté.e à l'autre, vous le bullez (= protégez) ou vous le brûlez ?

Telle est en substance l'alternative au coeur de 2 nouvelles brillantes au sommaire du numéro 122 de "Bifrost", l'une due à Rich Larson (et traduite par Pierre-Paul Durastanti, j'ai écouté @helenecollon ), l'autre due à Olivier Caruso.

Dans les 2 cas, la SF joue l'allofiction (la fiction parlant d'autrui) plutôt que l'autofiction... et se montre plus vectrice d'émotions que la littérature dite générale.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/nous-buller-ou-nous-bruler.html

(En prime il y a un super dossier "Amazing Stories" dans ce numéro. Je dis ça, je ds rien.)




Si vous vous demandez comment, dans l'Histoire des lettres Argentine, on passe de Jorge Luis Borgès à Mariana Enriquez, la réponse tient en 2 mots:
Angélica Gorodischer.
Plus j'en lis, moins je comprend qui est cette autrice, mais plus je l'aime.
De la SFFF drôle, exigeante littérairement, avec un art du contrepied Maradonesque.
Mais enfin, pourquoi la France a mis si longtemps à s'y mettre?

Lectures 2026 📚 / 16
Le sang du roi (Le château des animaux 4) - Delep & Dorison
J’ai d’abord relu les 3 tomes précédents pour me remettre dans le bain, l’occasion de savourer cette excellente série qui s’inspire de la Ferme des animaux pour pousser plus loin la question de la révolte et de la lutte contre l’oppression en passant par des méthodes non violentes. C’est vraiment une belle histoire, bien construite, intelligente et poignante.

la Gosse, adaptation du bouquin de Nadia Daam par la géniale Cati Baur. je ne sais pas quel djinn possède cette femme mais purin qu'est-ce qu'elle est forte ! ici elle adapte un essai fin & touchant sur la daronerie, comment on relationne à nos mioches du début à la fin (à la suite). le résultat est *exact*, à un endroit parfait d'équilibre intime / théorie / légèreté / baffes du réel. les trouvailles visuelles sont aussi discrètes qu'épatantes. c'est super, label super.

J'ai terminé les cycles des Marionnettes et d'Andrea Cort écrits par Adam-Troy Castro avec ce dernier tome "La guerre des Marionnettes", dans lequel les deux univers se rejoignent.
J'avais découvert les Marionnettes avec les deux nouvelles éditées chez Une Heure Lumière que j'ai beaucoup aimées.
Ce dernier recueil révèle les nombreuses zones d'ombre des personnages principaux de différentes espèces, les complots et l'histoire des créatures sentientes appelées les Vlhanis (les fameuses Marionnettes) au langage dansant insondable.
Les révélations sur les transformations des humain·es pour participer au célèbre Ballet funeste et les détails donnés (body horror) sont extraordinaires et assez terrifiants.
Dans tout l'ensemble, ce que j'ai particulièrement aimé, c'est la description et l'enquête autour des Vlahnis et de leur culture étonnante ainsi que la description des autres espèces sentientes. La créativité de l'auteur est réjouissante.
Ensuite, l'origine d'Andrea Cort devenue Procureure Extraordinaire et ses enquêtes sur des planètes très variées, …

Et si Andrevon était notre Ballard ?

Après "Le Désert du monde" chez @lebelial voici "Avant le dernier jour" chez @lionelevrard où l'on retrouve cette même préoccupation pour les espaces inhabitables chers à la New Wave...

Ici, après un confinement (rappelant très fortement celui de 2020, mais pour d'autres raisons), la micro-société constitué à l'intérieur d'une tour d'habitation s'effondre...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/zone-confinee.html



en avance ou en retard

Aller, je n'ai toujours pas terminé ce #*%@ de 2em T de la trilogie de Bethany Jacobs (argh ! 3T...) donc rien à présenter en , du coup... un bouquin que je cherche toujours dans les brocantes... on sait jamais, y'a des gens qui ne savent pas !

"Amor" un recueil de gravures, signées Romanin, aka : Jean Moulin.
Il s'entraînait pour faire du design de pochettes d'album de Doom Metal.


Entre autres univers d'Emet North dans la collection Lunes d'Encres chez Denoël.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans mais je ne regrette pas du tout d'avoir insisté. C'est Queer, c'est empreint d'une belle sensibilité, c'est beau. Et j'ai versé une petite larme à la fin.
Pour celles et ceux qui aiment les expériences singulières.

Grâce à @leto qui m'a fait lire "L'Hôtel de l'autre monde", je me suis intéressé aux autres mangas de Shiro Kuroi, à commencer par "Léviathan", qui peut se résumer en une phrase : "dans l'espace, personne ne vous entend perdre votre humanité".

Shiro Kuroi y transpose en effet "Sa majesté des mouches" de Golding, avec un vaisseau à la dérive plutôt qu'une île, et une limite de temps (la réserve d'oxygène diminuant), d'où un petit côté "Battle Royale" (assumé).

Le résultat est sombre, aussi bien visuellement que narrativement, mais très réussi.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/rester-humain.html




Vous en avez assez de voir le mythe du génie créatif utilisé pour défendre les agresseurs sexuels de tout poil ? d'entendre dire qu'il faut séparer l'homme de l'oeuvre ?

Vous trouvez difficile de "persévérer dans un univers pervers" ? de supporter male gaze et gaslighting ?

Hé bien, "La Montagne hantée" de Pascal Malosse pourrait vous intéresser, le romancier récrivant le "Suspiria" d'Argento avec un Pater Suspiriorum à la place de la Mater Suspiriorum d'origine...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/pater-suspiriorum.html



Je viens de terminer « Memory Palace », de Léa Cuenin.

Chouette lecture, je recommande : un genre de SF chill, micro-locale – tout l’inverse d’un space-opera, en bien.

https://www.lalibrairie.com/livres/memory-palace_0-14053124_9782743669133.html

Terre 1980 et Cassiopée 2720, ce sont les 2 espaces-temps où nous plongent Christin & Mézières (avec Tranlé à la couleur, on l'oublie trop souvent) pour le (justement) célèbre diptyque "Métro Châtelet destination Cassiopée" & "Brooklyn Station terminus Cosmos".

Point d'orgue de la saga Valérian & Laureline, ce diptyque déconstruit (non sans humour) la figure du héros viril (Valérian) pour mieux critiquer l'emprise des multinationales (oui, c'est très actuel) et l'irrationalité à la Pauwels & Bergier...

A lire au moins une fois dans sa vie.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/terre-1980.html




Et si la science-fiction et la traduction partageaient un seul et même objectif, "révéler l'Autre" ?

Et si réfléchir sur l'une, c'était réfléchir sur l'autre ?

Et si Alice Ray développait toutes ses idées, et bien d'autres, dans "Traduire au futur" (tout en rendant hommage aux @avec2l et @helenecollon qui traduisent notre genre préféré) ?

Et si ma chronique essayait de vous donner envie de lire tout ça ?

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/reveler-lautre.html