#vendredilecture

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Le "1984" du XXIe siècle vient de paraître, et il n'est pas signé George Orwell (qu'aucune IA ne saurait ressusciter), mais Ray Nayler.

Avec "Où repose la hache", Nayler ne fait pas que confirmer son statut de géant de la SF, il nous livre, sans jamais oublier de nous divertir, une analyse brillante du totalitarisme poutinien autant que du technocratisme occidental, tout en pointant la difficulté de la résistance.

Tout simplement indispensable !

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/villes-remplies-desclaves.html



en retard ou en avance

Dernière découverte en manga : le tome 1 de "Frieren", par Yamada et Abe. De la fantasy avec des elfes et des nains, des mages et des prêtres contre des démons... encore ? Oui, mais cette fois, tout commence après la fin du combat épique pour sauver le monde, et l'intrigue qui se déroule dès lors prend la forme d'une semi-errance mélancolique de la mage elfe qui prend conscience des différences d'échelle de temps entre sa vie et celles de ses anciens compagnons. C'est donc original, touchant et drôle à la fois. J'emprunterai la suite à l'occasion.
(en retard)

Vous avez envie de tomber de vertige en vertige (science-fictif), ou simplement de cheminer vers l'éternité et au-delà, en à peine 250 pages ?

Vous êtes fermement convaincu.e que la poésie survivra au dernier champ de bataille sur lequel périra l'espèce humaine ?

Votre bibliothèque contient autant "Solaris" que la trilogie "Molly Southbourne", le manga "Claymore" ou "L'Invention de Morel" ?

Alors le "Programme éternité" d'Anton Hur est fait pour vous :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/vers-leternite-et-au-dela.html

(Et même s'il ne l'est pas, lisez-le, ça vaut le coup.)



j'étais en toute petite forme mais Margot a géré de ouf, & suis méga reconnaissant de cette invitation à blablater dans le QG (aka la Librairie Gutenberg)

📕 ✊ 🔥

https://www.youtube.com/watch?v=hwpem54Xt5M

A l'heure où Mathias Richard recherche une maison d'édition pour son dernier opus ("Carnets d'écart"), il est intéressant de se pencher, histoire de mesurer la cohérence de son parcours, sur une de ses premières oeuvres, "Anaérobiose" – oeuvre qu'on peut dire de jeunesse, mais qui réussit me semble-t-il son objectif, écrire "Les Chants de Maldoror" de la génération asphyxiée (celle née dans les années 70, qu'on pourrait aussi baptiser la génération indus).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/les-chants-de-melrobor.html

Et rappelez-vous :

"mieux vaut mourir fracassé contre un mur

que priant à ses pieds"

?

en retard...

D'or et d'oreiller, de Flore Vesco

Sous ses airs de conte de fée pour les jeunes filles d'aujourd'hui, un thriller sensuel et horrifique qui se dévore d'une traite.

https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/dor-doreillers

A redécouvrir ensuite dans la magnifique adaptation BD de Mayalen Goust. Le récit y est plus décousu, mais les planches sont à tomber.

https://www.bedetheque.com/BD-D-or-et-d-oreillers-503999.html

Je suis tombé par hasard sur cette petite pépite dessinée : "Medieval Girlfriends", par Juliette Cousin. Un roman graphique sans texte qui réinvente avec finesse le mythe du chevalier tueur de monstres...

Besoin d'un peu douceur dans ce monde de brutes (fascistes) ?

Plutôt que le shot de glucose, essayez le shot de Becky Chambers, en sachant que le recueil "Une très bonne hérétique" contient 5 doses, et que vous ne prendrez pas un gramme après l'avoir lu...

En revanche, vous en sortirez de meilleur humeur (et probablement aussi plus intelligent.e)...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/pas-encore-heretique.html

en avance

L'équation du jour, qui ne remportera sans doute pas le prix Abel... ^_^

Une Iris confrontée à une médecine IA patriarcale chez Peter Watts (traduit par @avec2l )
+
Une fille en gris vivant aux marges des histoires chez Jo Walton
+
Une fille de marchand jetée du haut d'un minaret chez Ray Nayler
=
le "Bifrost" 121, en mode "girl power" !

Plus de détails dans ma chronique :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/girl-power.html



en avance

Vous êtes comme @Leo_Henry , vous aimez les cocktails ?

Alors prenez un tiers de thèmes d'imaginaire et trois tiers de techniques narratives d'imaginaire, mélangez ces quatre tiers (oui, oui), et servez frappé : vous obtenez plus ou moins "L'Infini vu d'avion", le recueil de Philippe Cousin, actuellement en précommande chez @lionelevrard ...

Plus d'infos dans ma chronique en avant-première :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/02/le-petit-dieu-kairos.html

ou à peu près

en avance

Trouvaille en boîte à livres pour un futur . La pêche fut bonne! Deux bouquins pour moi et trois pour mon épouse et autant à déposer au prochain passage!

Quatrième de couverture:

Je m'appelle Rex. Je suis un bon chien.

Rex est un bon chien. C'est un biomorphe, un animal génétiquement modifié, armé de fusils-mitrailleurs de très gros calibre et doté d'une voix synthétique créée pour instiller la peur.

Avec Dragon, Miel et Abeilles, son escouade d'assaut multiforme, il intervient sur des zones de combat où les humains ne peuvent se risquer.

Rex est un bon chien. Il obéit aux ordres du Maître, qui lui désigne les ennemis. Et des ennemis, il y en a beaucoup. Mais qui sont-ils réellement ? Se pourrait-il que le Maître outrepasse ses droits ? Et si le Maître n'était plus là ?

Rex est un bon chien. Mais c'est surtout une arme …

Et le clou de la semaine, à peine commencé la dernière fois : "Tovaangar" de Céline Minard.
Un pur enchantement, j'ai à nouveau 6 ans et je découvre les contes folkloriques du monde. Je crois que c'est la première fois que je retrouve un plaisir à la fois si entier et si candide. Terreau sans doute fertile pour explorer le fameux "sense of wonder", dans une langue limpide et d'une justesse toute musicale.

J'ai l'embarras du choix pour les citations.

Fini '"End Zone", qui ne restera probablement pas comme mon DeLillo préféré, mais déjà intéressant par le recours aux discours exposant les saisissantes interprétations de ses personnages sur l'époque. Et puis surtout, lesdites interprétations ou projections existentielles de ces étudiants athlètes américains… Le sérieux débouche sur un délicieux ou terrifiant absurde.

Notons au passage que malgré une parution en 1972, les personnages féminins ne sont pas caricaturaux ;).

essayé & échoué peut-être cinq fois à lire le Bruit & la fureur, mais là c'est la bonne, je suis hameçonné. sans encore savoir si j'aime ce bouquin, je me régale du flux de conscience, une technique incr & globalement délaissée après avoir structuré une pelletée de chédeuvres du (début du) siècle dernier.

hot take : est-ce que ça serait pas mégacool de la ressortir pour un space opéra ou un récit de maison hantée ? voire une romance caliente entre très beaux hockeyeurs ?