Je me réjouis de commencer ce bouquin de nouvelles, non seulement pour l'auteur, mais aussi pour le traducteur, un français dont j'ai déjà vu le nom passer
Je referme le livre à l'instant, enchanté par ma lecture, et ne peux que remercier sincèrement @ameimse pour cette recommandation. Je rédigerai prochainement une note de lecture sur @ThierryJoffredo@bouquins.zbeul.fr. Je poursuis avec "C'est-comme-ça", de la même autrice. #VendrediLecture (en vacances, on ne sait plus très bien quel jour on est 🙂). (Poke @frederiquemartin@Edith_Boulo@VvV@Septie, autrice présente dans vos CDI ?)
L'été, c'est aussi le célèbre défi de lecture Summer Star Wars de Lhisbei, qui consiste à chroniquer du space opera ou du planet opera (ce que je fais bien sûr régulièrement).
Je commence par un classique de Jack Vance réédité par @lebelial : "D'or et de fer".
En opposant l'or (une extraterrestre snob et, peut-être, raciste) au fer (un terrien un poil sexiste), Vance anticipait d'une certaine façon la mouvance post-coloniale... tout en affirmant que l'essence de l'humanité gît dans sa créativité.
#vendredilecture brève et double avec deux récits parus chez Argyll dans la collection Récifs. J'ai beaucoup aimé Le chœur immortel de Margaret Killjoy dans lequel on retrouve Danielle et ses potes. Un récit court mais dense qui aborde plein de registres. Toujours porté par le collectif, l'attention à l'autre et la solidarité. Et Desdemona de C.S.E Cooney, plus léger et plus fantasy, moins ma came.
Ça fait un moment que j'ai pas participé à #Vendredilecture alors laissez-moi vous raconter ma lecture du mois dernier : "Quand sort la recluse" de Fred Vargas. Sorti en mai 2017, soit 6 mois avant les révélations sur Harvey Weinstein et l'explosion du mouvement #MeToo, c'est clairement le chapitre VSS de la série sur Adamsberg. La sœur s'empare du truc en racontant les nombreux cas, les différentes formes que prennent les VSS et comment les victimes et leur entourage trouvent à se faire justice face aux institutions qui ne font pas le taff. En périphérie, quelques critiques à peine voilées des postures virilistes nulles de certains des flics et un petit sujet sur les dilemmes que rencontrent les enquêteurices quand iels découvrent que les victimes sont d'énormes raclures de bidets ayant échappé à la justice toute leur vie.
C'est pas un essai sur la question mais c'est pas …
Ça fait un moment que j'ai pas participé à #Vendredilecture alors laissez-moi vous raconter ma lecture du mois dernier : "Quand sort la recluse" de Fred Vargas. Sorti en mai 2017, soit 6 mois avant les révélations sur Harvey Weinstein et l'explosion du mouvement #MeToo, c'est clairement le chapitre VSS de la série sur Adamsberg. La sœur s'empare du truc en racontant les nombreux cas, les différentes formes que prennent les VSS et comment les victimes et leur entourage trouvent à se faire justice face aux institutions qui ne font pas le taff. En périphérie, quelques critiques à peine voilées des postures virilistes nulles de certains des flics et un petit sujet sur les dilemmes que rencontrent les enquêteurices quand iels découvrent que les victimes sont d'énormes raclures de bidets ayant échappé à la justice toute leur vie.
C'est pas un essai sur la question mais c'est pas mal non plus. Un peu long, j'ai l'impression qu'elle aurait pu raconter la même chose en 150 pages de moins. Je suis quand même contente de l'avoir lu pour pouvoir en parler avec la tantine qui me l'a prêté.
J'ai sauté bien des #VendrediLecture pour cause d'humeur maussade, de manque de courage. Mais 'faut absolument citer ici Heureux comme jamais de Guillaume Chamanadjan (@Auxforgesdevulcain).
Parce qu'il est jouissif de mener au bout la logique imbécile des puissants et tant pis si on crève tous (mais en l’occurrence ce sera surtout elleux, politiques Trumpesques ou bourgeoises hors-sol, dans un festival de stupidité manifeste). Une vision complémentaire à la jubilatoire coda de Don't look up.
Sauvez un ours polaire, mangez une voiture : tel pourrait être peu ou prou la conclusion du court et percutant "Pétrole Niveau Zéro" d'Emmanuel Delporte chez @lionelevrard .
Le texte aurait pu figurer dans les "Lucioles" de @LaVolte & @Reporterre vu sa construction intelligente et sa façon VNR-DTR de s'en prendre au pétro-masculinisme...
(En prime, il ne vous en coûtera pour le lire qu'1 € en numérique et 3 € en papier, dépense largement amortie par la tronche que tirera votre voisin amateur de SUV quand il vous verra avec l'opuscule en main.)
Parfois, un comics commence comme une série B... et finit par soulever des questions philosophiques à la Bergson, par le truchement d'une référence à Adolfo Bioy Casares ("L'Invention de Morel").
Découvrez ici pourquoi le "Spectregraph" de James Tynion IV & Christian Ward est une hyperbole du smartphone et une métaphore de notre triste société du spectacle :
Les sœurs démentes d'Esi, de Tashan Mehta. (Trad. Mathilde Montier, illust. Upamanyu Bhattacharyya). L'univers de l'autrice est foisonnant de créativité et d’invention. Il nous invite à repousser les portes de notre imaginaire à l'aide d'une explosion de descriptions touchantes et vertigineuses.
Deux soeurs vivent dans la baleine de babel qui grandit indéfiniment. De nombreuses chambres cosmiques la composent. Les sœurs essaient de les découvrir et de consigner leur visite. Mais l'une d'elles désire davantage. Elle veut sortir de la baleine et savoir ce qui existe au-delà. En parallèle, des chercheuses et chercheurs essaient de comprendre le phénomène complexe de la baleine. De quoi est-elle faite ? Qui l'a créée ? Les extraits des études universitaires sont extras. De nombreux sujets parcourent ce roman comme la solitude, le poids de la transmission familiale, le désir de liberté et la folie (pleine de magie). Je me suis complètement laissé embarquer dans ce …
Les sœurs démentes d'Esi, de Tashan Mehta. (Trad. Mathilde Montier, illust. Upamanyu Bhattacharyya). L'univers de l'autrice est foisonnant de créativité et d’invention. Il nous invite à repousser les portes de notre imaginaire à l'aide d'une explosion de descriptions touchantes et vertigineuses.
Deux soeurs vivent dans la baleine de babel qui grandit indéfiniment. De nombreuses chambres cosmiques la composent. Les sœurs essaient de les découvrir et de consigner leur visite. Mais l'une d'elles désire davantage. Elle veut sortir de la baleine et savoir ce qui existe au-delà. En parallèle, des chercheuses et chercheurs essaient de comprendre le phénomène complexe de la baleine. De quoi est-elle faite ? Qui l'a créée ? Les extraits des études universitaires sont extras. De nombreux sujets parcourent ce roman comme la solitude, le poids de la transmission familiale, le désir de liberté et la folie (pleine de magie). Je me suis complètement laissé embarquer dans ce roman. Merci à @ameimse pour la découverte ! #vendrediLecture#SFFF
#vendredilecture "quand les loups reviendront", EJ Swift, bragelonne. En 2070 deux femmes se racontent leur vie. L'une est militante écolo radicale, l'autre réalisatrice de documentaires. Elles parlent du combat pour le retour d'une nature un peu sauvage au royaume-uni, pour lutter contre les dégâts provoqués par le dérèglement climatique. J'en suis aux 2/3 et c'est un livre formidable, rempli de combats, de joie et d'espoir. Lisez le, ça fait du bien.
(dans les remerciements "Nina Allan et Chris Priest pour ces nombreuses années d'inspiration et de soutien", ça devrait convaincre quelques ami·es de le lire ^^)
En ces temps de catastrophe climatique, voici venir un véritable tsunami littéraire, un livre qui s'en prend à l'héroïsme d'Homère, en récrivant son "Odyssée" : "Ithaque" 1 de Laurent Mantese, incontestablement un des meilleurs livres de 2026 ( @selenacht : ça vaut bien Broch.)
Des Lotophages féministes aux Lestrygons masculinistes, suivez Ulysse dans son pillage au bout de la nuit... et découvrez comment Mantese illustre à merveille les théories de Bakhtine sur le roman vs l'épopée :