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Hommage affiché et revendiqué à Fritz Leiber, *Noon du Soleil Noir* inaugure une série de sword and sorcery urbaine à Lankhmar même (bien que pas nommée directement), mais qui, au-delà des toponymes, reprend surtout une ambiance et une approche feuilletonesque du récit de fantasy qui correspondent exactement à ce que je recherche en ce moment, je crois : 1/3

Je vous parlais il y a peu du giallo féministe de Pascal Malosse, "La Montagne hantée", qui adoptait le point de vue d'une victime pour dénoncer le mythe du génie créatif auquel on permet tout.

Avec "L'Egorgeur de Gand", le même Malosse adopte ce coup-ci le point de vue d'un tueur, qui va certes défier les institutions de son temps, mais qui est au final le pur produit d'une société intrinsèquement perverse...

Les deux ouvrages s'éclairent évidemment l'un l'autre (un peu comme les nouvelles du "Women in Chains" de Thomas Day se répondaient).

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/danse-macabre.html




Confronté.e à l'autre, vous le bullez (= protégez) ou vous le brûlez ?

Telle est en substance l'alternative au coeur de 2 nouvelles brillantes au sommaire du numéro 122 de "Bifrost", l'une due à Rich Larson (et traduite par Pierre-Paul Durastanti, j'ai écouté @helenecollon ), l'autre due à Olivier Caruso.

Dans les 2 cas, la SF joue l'allofiction (la fiction parlant d'autrui) plutôt que l'autofiction... et se montre plus vectrice d'émotions que la littérature dite générale.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/nous-buller-ou-nous-bruler.html

(En prime il y a un super dossier "Amazing Stories" dans ce numéro. Je dis ça, je ds rien.)



Lectures 2026 📚 / 16
Le sang du roi (Le château des animaux 4) - Delep & Dorison
J’ai d’abord relu les 3 tomes précédents pour me remettre dans le bain, l’occasion de savourer cette excellente série qui s’inspire de la Ferme des animaux pour pousser plus loin la question de la révolte et de la lutte contre l’oppression en passant par des méthodes non violentes. C’est vraiment une belle histoire, bien construite, intelligente et poignante.

Sorti le 21 mai aux éditions L’Atalante, le recueil de nouvelles horrifiques de Premee Mohamed, Nul ne reviendra pour nous, m’aura conquise. L’autrice maîtrise vraiment à la perfection les ambiances et malgré la diversité des genres, on reconnaît sa personnalité via sa plume, ses valeurs et ses thématiques. J’ai adoré et je vous en parle sur le blog : https://yuyine.be/node/1390

Le palmarès du grand Prix de l'Imaginaire est tombé il y a peu... Dedans figurent 2 textes que j'ai défendus en leur temps :

* "L'Âge des tempêtes" de Thomas Day dans la catégorie "nouvelle francophone" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2025/08/jeffty-judith.html

* "Le Livre des passages" d'Alex Landragin dans la catégorie "roman étranger" :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/03/un-siecle-de-souvenirs.html

Le reste du palmarès est ici :
https://gpi.noosfere.org/gpi-2026


Et si Andrevon était notre Ballard ?

Après "Le Désert du monde" chez @lebelial voici "Avant le dernier jour" chez @lionelevrard où l'on retrouve cette même préoccupation pour les espaces inhabitables chers à la New Wave...

Ici, après un confinement (rappelant très fortement celui de 2020, mais pour d'autres raisons), la micro-société constitué à l'intérieur d'une tour d'habitation s'effondre...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/zone-confinee.html



en avance ou en retard

2026-100
Suite de "Au bal des absents" qui peut se lire indépendamment.
Camille (La Claude du bal), gérante d'une maison d'accueil pour femmes battues qui doit fermer, monte un business de revenants pour ceux qui ont des comptes à régler.
Annoncé comme un cosy mystery, mais comme souvent (toujours ?) allègrement détourné avec une ironie grinçante qui fait mon bonheur.
Top.

En voilà, une chronique contrariée.
J'aurais aimé vous dire que Fantômes et Giboulées est un très chouette roman, et rien d'autre.
Mais c'est quand même un très chouette roman très mal marketé à mes yeux. Alors je le dis aussi.
https://syndromequickson.com/2026/05/23/fantomes-et-giboulees-catherine-dufour/
Débizoux ! =)

Grâce à @leto qui m'a fait lire "L'Hôtel de l'autre monde", je me suis intéressé aux autres mangas de Shiro Kuroi, à commencer par "Léviathan", qui peut se résumer en une phrase : "dans l'espace, personne ne vous entend perdre votre humanité".

Shiro Kuroi y transpose en effet "Sa majesté des mouches" de Golding, avec un vaisseau à la dérive plutôt qu'une île, et une limite de temps (la réserve d'oxygène diminuant), d'où un petit côté "Battle Royale" (assumé).

Le résultat est sombre, aussi bien visuellement que narrativement, mais très réussi.

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/rester-humain.html




Vous en avez assez de voir le mythe du génie créatif utilisé pour défendre les agresseurs sexuels de tout poil ? d'entendre dire qu'il faut séparer l'homme de l'oeuvre ?

Vous trouvez difficile de "persévérer dans un univers pervers" ? de supporter male gaze et gaslighting ?

Hé bien, "La Montagne hantée" de Pascal Malosse pourrait vous intéresser, le romancier récrivant le "Suspiria" d'Argento avec un Pater Suspiriorum à la place de la Mater Suspiriorum d'origine...

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/05/pater-suspiriorum.html



Des nouvelles inédites d'Ursula K. Le Guin, côté "littérature générale" cette fois, toutes situées dans la petite ville balnéaire imaginaire de Klatsand, Oregon, et pour beaucoup consacrées à des portraits, généralement douloureux, des femmes qui y vivent (jusqu'à l'ultime nouvelle, et de loin la plus longue, qui suit dans le désordre quatre générations de femmes d'une même famille). 1/3

"Monsieur August considère que la mode des États-nations est une tendance passagère qui finira mal. Trier artificiellement les gens selon des catégories aussi pitoyables que l'endroit où ils sont nés ne rend nullement justice à la question complexe de l'identité."

[CHRONIQUE NOUVEAUTÉ BD]

Avec force détails, cette BD française résolument moderne revient sur les manifestations étudiantes d'ampleur à Tokyo en 1967-1968, et c'est bien sûr paru chez Libertalia ! ⤵️



https://deslivresrances.blogspot.com/2026/05/helene-aldeguer-chelsea-szendi-schieder.html?m=1