Si le graphisme de Taniguchi est toujours aussi remarquable, j'avoue que ces deux récits concernant un couple qui ont des animaux de compagnie (le 1er sur la dernière année de vie du chien, le 2nd sur une chatte qui a une portée) ne font pas parti de mes sujets de prédilection. Quant au 3ème récit autour du rapport d'un homme à la montagne (plutôt la conquête d'un des plus hauts sommets du monde), lui non plus ne m'a pas emballé. Pourtant il faut reconnaître à la fois la précision des dessins, les suggestions qui y sont travaillées puis mises en images, et même le découpage du scénario, vraiment Taniguchi est un maître en la matière.
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Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD... Sur Mastodon @Opla@mastodon.social Sur Diaspora ex_pla_principal@diaspora-fr.org
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70% terminé ! Arsène a lu 35 sur 50 livres.
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Arsène a terminé la lecture de Code 93 par Olivier Norek
Arsène a publié une critique de Terre de Reves par Jiro TANIGUCHI
Arsène a terminé la lecture de Terre de Reves par Jiro TANIGUCHI
Arsène a noté Terre de Reves : 3 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Coffret Les Années douces par Hiromi Kawakami

Coffret Les Années douces de Hiromi Kawakami, Corinne Quentin, Elisabeth Suetsugu, et 1 autre
Un récit pudique et délicat, tissé de bonheurs fugaces et d’enchantements saisis au vol : Jirô Taniguchi au meilleur de …
Arsène a publié une critique de Coffret Les Années douces par Hiromi Kawakami
Une lecture intimiste d'une relation amoureuse
Le roman graphique (en 2 tomes) est une adaptation d'un roman intimiste d'Iromi Kawakami. On découvre le quotidien d'une trentenaire célibataire, qui vit seule et c'est à travers elle qu'on découvre le déroulement de l'histoire à travers une série de rencontres. Elle ne semble pas particulièrement rechercher de rencontres amoureuses. Assez recluse dans son monde où ses pensées vont et viennent, parfois empreintes de tristesse, mais surtout satisfaite de la vie qu'elle s'est choisie, elle a ses habitudes. C'est ainsi qu'elle croise à plusieurs reprises un homme coiffé d'un chapeau avec son incontournable cartable, qui déjeune comme elle dans un de ces petits restaurants de Tokyo. Ils ont les mêmes goûts et se retrouvent régulièrement sans pour autant se donner rendez-vous. Cet ancien professeur qu'elle a eu au lycée, tout en retenue et délicatesse, se confie parfois. Le "maître" comme elle l'appelle, est veuf et il semble parcourir la ville …
Le roman graphique (en 2 tomes) est une adaptation d'un roman intimiste d'Iromi Kawakami. On découvre le quotidien d'une trentenaire célibataire, qui vit seule et c'est à travers elle qu'on découvre le déroulement de l'histoire à travers une série de rencontres. Elle ne semble pas particulièrement rechercher de rencontres amoureuses. Assez recluse dans son monde où ses pensées vont et viennent, parfois empreintes de tristesse, mais surtout satisfaite de la vie qu'elle s'est choisie, elle a ses habitudes. C'est ainsi qu'elle croise à plusieurs reprises un homme coiffé d'un chapeau avec son incontournable cartable, qui déjeune comme elle dans un de ces petits restaurants de Tokyo. Ils ont les mêmes goûts et se retrouvent régulièrement sans pour autant se donner rendez-vous. Cet ancien professeur qu'elle a eu au lycée, tout en retenue et délicatesse, se confie parfois. Le "maître" comme elle l'appelle, est veuf et il semble parcourir la ville sans trop qu'on sache ce qu'il fait ou cherche. Petit à petit, il y a une certaine forme de complicité qui se noue, une forme d'attirance ne serait-ce que par les repas partagés dont on apprend à connaître les saveurs. Elle est troublée par ce qu'elle ressent et en opposition avec l'ancien camarade de classe qui cherche à nouer une relation avec elle. C'est très fin, les dessins proposent une lecture des sentiments à travers les gestes qui sont choisis et les regards ou les expressions de visage. Une retranscription d'un entretien entre Taniguchi et Kawakami clôt l'ouvrage et donne d'autres ouvertures.
Arsène a noté Coffret Les Années douces : 5 étoiles

Coffret Les Années douces de Hiromi Kawakami, Corinne Quentin, Elisabeth Suetsugu, et 1 autre
Un récit pudique et délicat, tissé de bonheurs fugaces et d’enchantements saisis au vol : Jirô Taniguchi au meilleur de …
Arsène a répondu au statut de Laurence De Cock
@laurencedecock1@mamot.fr page 473 à 475 de son "histoire de France populaire" aux Éditions Agone!
Arsène a publié une critique de Ce que j'appelle oubli par Laurent Mauvignier
le meurtre d'un homme
Après avoir vu l'adaptation au théâtre à Avignon de ce texte, j'ai retrouvé dans ma mémoire le décor, l'acteur qui débitait le texte d'une manière tellement poignante. Lorsque j'ai vu la pièce, je me souviens de cette remarque attribuée au procureur, policier, journaliste, etc. "on ne meurt pas pour si peu" et en relisant le texte, Laurent Mauvignier fait bien apparaître l'indécence de cet énoncé. Il ne s'agit pas de cela, mais bien de la place des personnes qui se retrouvent en marge de la société, qu'on ne veut pas voir et dont l'existence n'a plus d'importance aux yeux de tout un chacun, ils errent dans la ville, sales souvent, dorment dehors, mendient de quoi manger ou boire et ne trouvent que des regards qui les évitent, car ils dérangent par leur existence l'équilibre de la société. Du coup, quelle importance à leur accorder, ces quelques claques, injures, coups assénés …
Après avoir vu l'adaptation au théâtre à Avignon de ce texte, j'ai retrouvé dans ma mémoire le décor, l'acteur qui débitait le texte d'une manière tellement poignante. Lorsque j'ai vu la pièce, je me souviens de cette remarque attribuée au procureur, policier, journaliste, etc. "on ne meurt pas pour si peu" et en relisant le texte, Laurent Mauvignier fait bien apparaître l'indécence de cet énoncé. Il ne s'agit pas de cela, mais bien de la place des personnes qui se retrouvent en marge de la société, qu'on ne veut pas voir et dont l'existence n'a plus d'importance aux yeux de tout un chacun, ils errent dans la ville, sales souvent, dorment dehors, mendient de quoi manger ou boire et ne trouvent que des regards qui les évitent, car ils dérangent par leur existence l'équilibre de la société. Du coup, quelle importance à leur accorder, ces quelques claques, injures, coups assénés par des vigiles qui se sentent au-dessus et qui se sentent le droit de s'en prendre impunément à ces moins que rien. Un texte court, dérangeant pour notre bonne conscience car nous en croisons tous les jours des gens en marge, qui n'ont jamais choisi de le devenir, qui avaient des rêves, une famille, une enfance, des amis, des voisins, une histoire...et que nous évitons de regarder car ils nous renvoient une image de nous-mêmes qui nous dérange. Pourtant, cela devrait nous mettre en colère contre cette société qui les crée, une indignation collective car cela va bien au-delà des vies individuelles.
Arsène a noté Ce que j'appelle oubli : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Ce que j'appelle oubli par Laurent Mauvignier
Arsène a publié une critique de Enquête dans le brouillard par Elizabeth George
Comment les personnages évoluent...
Ce roman policier est très intéressant. Il décrit la complexité des personnages.qui vont évoluer au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête. Il ne s'agit pas seulement de la recherche de l'auteur du crime mais bien de comprendre tous les personnages, un par un, qu'ils soient témoins, possibles suspects et enquêteurs. Leurs liens, ce qui les animent, leurs histoires personnelles, leurs motivations, tout ce qui donne sens est petit à petit mis au jour, mais comme il s'agit d'une enquête, les clés apparaissent à la fin du roman.











