Arsène a terminé la lecture de La couleur des choses par Martin Panchaud

La couleur des choses de Martin Panchaud
Simon, un jeune anglais de 14 ans un peu rondouillard, est constamment l'objet de moqueries de la part des jeunes …
Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD... Sur Mastodon @Opla@mastodon.social Sur Diaspora ex_pla_principal@diaspora-fr.org
Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre
14% terminé ! Arsène a lu 7 sur 50 livres.

Simon, un jeune anglais de 14 ans un peu rondouillard, est constamment l'objet de moqueries de la part des jeunes …
L'errance d'un jeune homme dans Paris, victime d'un accident Place des Pyramides, par une Fiat couleur vert d'eau. Un autre accident lui revient en mémoire, dont il avait été victime dans son enfance, tandis qu'il ne garde que très peu de souvenirs avec son père, fait de rendez-vous dans des cafés sans qu'il ne se passe rien. La femme, Jacqueline Beau sergent, serait-elle la même jeune femme qui était présente lors de son accident précédent ? Celle-ci est blessée comme lui, transportés ensemble à l'hôpital, il est endormi à l'éther comme à l'époque, et se réveille dans une clinique. D'autres jeunes femmes traversent sa vie, mais il n'arrive pas à stabiliser les liens. Deux hommes, également traversent sa vie, l'un en relation avec les deux autres jeunes femmes, et l'autre, plus mystérieux, présent lors de son accident qui lui a fait signer un document et lui a laissé de l'argent …
L'errance d'un jeune homme dans Paris, victime d'un accident Place des Pyramides, par une Fiat couleur vert d'eau. Un autre accident lui revient en mémoire, dont il avait été victime dans son enfance, tandis qu'il ne garde que très peu de souvenirs avec son père, fait de rendez-vous dans des cafés sans qu'il ne se passe rien. La femme, Jacqueline Beau sergent, serait-elle la même jeune femme qui était présente lors de son accident précédent ? Celle-ci est blessée comme lui, transportés ensemble à l'hôpital, il est endormi à l'éther comme à l'époque, et se réveille dans une clinique. D'autres jeunes femmes traversent sa vie, mais il n'arrive pas à stabiliser les liens. Deux hommes, également traversent sa vie, l'un en relation avec les deux autres jeunes femmes, et l'autre, plus mystérieux, présent lors de son accident qui lui a fait signer un document et lui a laissé de l'argent lors de sa sortie de la clinique qu'il avait payé. En recherchant cette femme, il remet en ordre ses souvenirs et sa vie tandis qu'il marche dans les quartiers où il pense retrouver la jeune femme. Cette écriture qui mêle la description de l'errance à travers la ville fait le contre-point de sa recherche de sens dans sa mémoire, et ainsi redonne un sens à sa vie.
L'auteur est australien mais l'édition dans la Série Noire le présente comme américain, il y a toute une série de romans publiés chez Gallimard de cet auteur prolifique. Le lieutenant Al Wheeler est chargé de l'enquête sur le meurtre de Bérénice Kains, découverte dans la tombe qui devait accueillir le corps de Mme Thoro, épouse du psychiatre dont elle était la secrétaire et la maîtresse. Le lieutenant découvre les personnes qui vivaient dans l'entourage des 2 mortes, qui évoluent dans un club assez fermé, un zoo qui héberge des fauves, sous les piques du shérif qui n'aime pas beaucoup le lieutenant. C'est écrit avec pas mal d'humour pour défaire les motivations des uns et des autres. La découverte du criminel est l'objet d'une analyse assez retorse d'un point de vue psychologique, mais il fallait bien ça 😉
L'auteur est australien mais l'édition dans la Série Noire le présente comme américain, il y a toute une série de romans publiés chez Gallimard de cet auteur prolifique. Le lieutenant Al Wheeler est chargé de l'enquête sur le meurtre de Bérénice Kains, découverte dans la tombe qui devait accueillir le corps de Mme Thoro, épouse du psychiatre dont elle était la secrétaire et la maîtresse. Le lieutenant découvre les personnes qui vivaient dans l'entourage des 2 mortes, qui évoluent dans un club assez fermé, un zoo qui héberge des fauves, sous les piques du shérif qui n'aime pas beaucoup le lieutenant. C'est écrit avec pas mal d'humour pour défaire les motivations des uns et des autres. La découverte du criminel est l'objet d'une analyse assez retorse d'un point de vue psychologique, mais il fallait bien ça 😉
Cela faisait longtemps que j'avais commencé à lire cette série d'entretiens entre U. Palheta et O. Slaouti, mais d'autres lectures qui m'avaient semblé importantes, avaient interrompu celle-ci. Pourtant, ce livre qui est paru il y a presque 3 ans, donc avant la dissolution de Macron, avant l'irruption du 7 octobre et la terrible guerre d'Israël contre la prison à ciel ouvert de Gaza, avant la guerre de Poutine contre l'Ukraine, avant le retour de Trump au pouvoir ... tous ces bouleversements n'en rendent pas moins ce dialogue et les éléments échanges encore plus cruciaux. D'abord il met en lumière l'état de racisme larvé qui imprègne la police, mais plus encore celui qui est en nous et qui nous amène à manquer de solidarité avec les victimes premières de ce racisme, car notre impensé colonial (je suis blanc et il est bien là en moi quand même) à la fois nous …
Cela faisait longtemps que j'avais commencé à lire cette série d'entretiens entre U. Palheta et O. Slaouti, mais d'autres lectures qui m'avaient semblé importantes, avaient interrompu celle-ci. Pourtant, ce livre qui est paru il y a presque 3 ans, donc avant la dissolution de Macron, avant l'irruption du 7 octobre et la terrible guerre d'Israël contre la prison à ciel ouvert de Gaza, avant la guerre de Poutine contre l'Ukraine, avant le retour de Trump au pouvoir ... tous ces bouleversements n'en rendent pas moins ce dialogue et les éléments échanges encore plus cruciaux. D'abord il met en lumière l'état de racisme larvé qui imprègne la police, mais plus encore celui qui est en nous et qui nous amène à manquer de solidarité avec les victimes premières de ce racisme, car notre impensé colonial (je suis blanc et il est bien là en moi quand même) à la fois nous semble nous préserver de ces méfaits (nous ne sommes pas les 1ers visés) et nous amène trop souvent à nous sentir supérieurs (ils sont victimes d'une religion rétrograde, etc.). Loin de moi de me sentir forcément coupable, il s'agit avant tout d'être conscient de ses propres travers pour pouvoir être solidaire et acteur de luttes que chacun-e peut mener avec ses limites. Par ailleurs, quelle place leur laisse-t-on, quelle parole leur donne-t-on, quel soutien leur apportons nous aux racisé-es ? Or ce combat contre le racisme est inséparable du combat contre la montée des idées fascistes. Celles-ci n'apparaissent plus sous forme de chemises noires ou brunes, mais elles prennent de nouvelles formes et surtout elles sont tolérées quand elles ne sont pas reprises jusque dans les rangs d'une gauche dont on pourrait penser qu'elle lutterait contre. Sont abordées ainsi en 2 ensembles, assez gramscien, les positions puis les mouvements. Le 1er fait le point sur l'État et les violences policières, la répression contre les migrants, l'islamophobie, la fascination, la radiation... Le 2nd analyse les continuités et l'évolution des luttes, les stratégies possibles, les alliances...les perspectives. C'est un peu une forme de manuel du militant antifasciste et antiraciste et féministe et écologiste (même si ces derniers aspects sont peu pris en compte, peut-être aurait-il fallu ajouter d'autres interlocuteurs pour traiter aussi ces thèmes mais cela aurait peut-être dépassé le cadre de cet ouvrage de 165 pages!) à méditer et à mettre en œuvre.

Entretiens réalisés par Alexis Cukier, Pauline Delage et Aurore Koechlin
Face au racisme d’État, à la possibilité du fascisme, …
@Balbec@bw.heraut.eu ce qui m'inciterait à aller le chercher pour le relire du coup 👍
@Balbec@bw.heraut.eu ce qui m'inciterait à aller le chercher pour le relire du coup 👍
C'est le second roman que je lis de cette autrice. C'est une véritable claque ! Son écriture semble extrêmement légère, très poétique, elle parle d'elle au départ, de sa difficulté à écrire, de la solitude dans laquelle elle s'enferme. Elle nous emmène dans ses sensations, de la chaleur qui devient insupportable, de la vacuité de sa vie, du cauchemar qui revient nuit après nuit, des relations avec son éditeur, de son testament qu'elle ne cesse de reprendre... Puis vient l'appel d'une de ses amies qu'elle a connue du temps où elle travaillait avec une photographe pour illustrer ses articles. Elle nous décrit ses relations avec elle, de la fascination que celle-ci exerçait sur elle...et peu à peu elle nous entraîne vers la mission qu'elle a reçu : sauver son oiseau. Mais ce n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir l'ampleur de la répression meurtrière qui s'est abattue sur les Coréens …
C'est le second roman que je lis de cette autrice. C'est une véritable claque ! Son écriture semble extrêmement légère, très poétique, elle parle d'elle au départ, de sa difficulté à écrire, de la solitude dans laquelle elle s'enferme. Elle nous emmène dans ses sensations, de la chaleur qui devient insupportable, de la vacuité de sa vie, du cauchemar qui revient nuit après nuit, des relations avec son éditeur, de son testament qu'elle ne cesse de reprendre... Puis vient l'appel d'une de ses amies qu'elle a connue du temps où elle travaillait avec une photographe pour illustrer ses articles. Elle nous décrit ses relations avec elle, de la fascination que celle-ci exerçait sur elle...et peu à peu elle nous entraîne vers la mission qu'elle a reçu : sauver son oiseau. Mais ce n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir l'ampleur de la répression meurtrière qui s'est abattue sur les Coréens avant, pendant la 2nde Guerre Mondiale, et s'est poursuivie lors de la Guerre de Corée et le silence qui s'est posé dessus avec les dictatures qui ont suivi. Et c'est ce mélange d'une écriture poétique avec ces descriptions qui ne peut laisser indifférent à mon avis. Surtout cela met en lumière tous ces événements qui ne sont pas du tout connus par le public, comme la répression qui a eu lieu au milieu des années soixante en Indonésie avec ces milliers de morts.

Comme un long songe d'hiver, ce nouveau roman de Han Kang nous fait voyager entre la Corée du Sud contemporaine …

Comme un long songe d'hiver, ce nouveau roman de Han Kang nous fait voyager entre la Corée du Sud contemporaine …
Il y a pas mal de temps, j'ai lu et beaucoup apprécié ce texte. La version que j'ai, a été publiée dans la collection "L'imaginaire" chez Gallimard mais elle ne fait qu'un peu moins de 350 pages, y compris la préface de Roger Callois, du coup cela m'intrigue qu'il y ait une seconde version du texte...
Il y a pas mal de temps, j'ai lu et beaucoup apprécié ce texte. La version que j'ai, a été publiée dans la collection "L'imaginaire" chez Gallimard mais elle ne fait qu'un peu moins de 350 pages, y compris la préface de Roger Callois, du coup cela m'intrigue qu'il y ait une seconde version du texte...
Après son introduction sur les raisons qui l'ont amené à établir cette étude documentée, l'autrice découpe son livre en trois parties: 1/ la fin des mythes 2/ les racines éducatives de la violences 3/ le coût de la virilité Dans la 1ère partie, elle élimine les mythes qui fondent la virilité comme partie intégrante de l'homme depuis la nuit des temps, que ce soit en terme de biologie, d'histoire de société, ou de fonction du cerveau. La 2ème partie fait le point sur l'aspect fondamentalement éducatif de cette acculturation de la virilité dans l'éducation envers les hommes, aussi bien dans le regard porté par les parents ou les adultes en général, dans les images produites, dans les places et rôles mis en avant de manière positive pour les hommes et à l'inverse pour les femmes dans la société. Elle identifié aussi dans quelle mesure les comportements à risque initiés par …
Après son introduction sur les raisons qui l'ont amené à établir cette étude documentée, l'autrice découpe son livre en trois parties: 1/ la fin des mythes 2/ les racines éducatives de la violences 3/ le coût de la virilité Dans la 1ère partie, elle élimine les mythes qui fondent la virilité comme partie intégrante de l'homme depuis la nuit des temps, que ce soit en terme de biologie, d'histoire de société, ou de fonction du cerveau. La 2ème partie fait le point sur l'aspect fondamentalement éducatif de cette acculturation de la virilité dans l'éducation envers les hommes, aussi bien dans le regard porté par les parents ou les adultes en général, dans les images produites, dans les places et rôles mis en avant de manière positive pour les hommes et à l'inverse pour les femmes dans la société. Elle identifié aussi dans quelle mesure les comportements à risque initiés par les hommes leur sont spécifiques, et qu'à l'inverse les comportements proposés aux femmes comme relevant de leur genre sont d'une tout autre nature. Dans la dernière partie, l'autrice recherche ce qui relève de coûts induits directement par les hommes dans leur comportement, diminués de celui qui correspond à celui des femmes. Elle expose son approche méthodologique, sa méthode de calcul et les budgets sur lesquels elle les applique. A la fois en terme de prévention, d'interventions directes, de réparations et de conséquences à plus long terme, de cette virilité des hommes. Elle arrive ainsi à plus 95 milliards d'euros ! Si au départ, je ne voyais pas trop l'intérêt de cette étude (une dénonciation des comportements des hommes) le décryptage de cette virilité construite qui passe pour tellement évidente qu'on n'y prête pas attention, est éclairant et m'a amené à terminer l'essai. Je pose néanmoins ce bémol quant à l'absence de réflexions autour des conséquences d'une société capitaliste et patriarcale sur la construction et la pérennisation du virilisme.