Un texte court d'une cinquantaine de pages qui fait le point sur l'usage de la pandémie contre la démocratie, dans un but de politique néo-libérale et de déni du droit et du débat démocratique. Elle décrit l'effet de sidération qui a saisi beaucoup de trop de monde, et surtout comment on se sert de cette crise pour mettre en place une destruction des liens qui font société
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Arsène a terminé la lecture de La consule assassinée par Pierre Pouchairet
Arsène veut lire 1312 raisons d'abolir la police par Alex S. Vitale

1312 raisons d'abolir la police de Alex S. Vitale, Gwénola Ricordeau, Philippe Néméh-Nombré, et 15 autres
D’où vient l’idée d’abolir la police et que recouvre-t-elle au juste? Si la police ne nous protège pas, à quoi …
Arsène a terminé la lecture de De la démocratie en Pandémie par Barbara Stiegler
Arsène a terminé la lecture de Les Blancs, les Juifs et nous par Houria Bouteldja
Cet essai me laisse perplexe. L'autrice s'appuie sur des auteurs comme Frantz Fanon, James Baldwin, Malcom X, cité fréquemment Gramsci ou Sartre et bien d'autres. Il y a une révolte et une colère qui servent de base à cet essai, où tout le monde peut se voir convoquer dans différents chapitres: Vous les Blancs, Vous les Juifs... mais s'il y a bien un parti-pris tout à fait entendable sur la position révolutionnaire notamment des femmes racisées, celles qui n'ont plus rien perdre que leurs chaînes, la dénonciation me paraît fourre-tout pour s'achever par une prise de position en faveur de l'islam comme porteur d'un idéal propre à sauver l'humanité dans l'amour de son prochain. J'ai du mal à me sentir attiré par ce discours empreint d'une colère déterminée alors qu'il y a beaucoup d'éléments qui doivent être réfléchis comme marqueurs d'une critique sans égale pour la société occidentale dénoncée comme …
Cet essai me laisse perplexe. L'autrice s'appuie sur des auteurs comme Frantz Fanon, James Baldwin, Malcom X, cité fréquemment Gramsci ou Sartre et bien d'autres. Il y a une révolte et une colère qui servent de base à cet essai, où tout le monde peut se voir convoquer dans différents chapitres: Vous les Blancs, Vous les Juifs... mais s'il y a bien un parti-pris tout à fait entendable sur la position révolutionnaire notamment des femmes racisées, celles qui n'ont plus rien perdre que leurs chaînes, la dénonciation me paraît fourre-tout pour s'achever par une prise de position en faveur de l'islam comme porteur d'un idéal propre à sauver l'humanité dans l'amour de son prochain. J'ai du mal à me sentir attiré par ce discours empreint d'une colère déterminée alors qu'il y a beaucoup d'éléments qui doivent être réfléchis comme marqueurs d'une critique sans égale pour la société occidentale dénoncée comme capitaliste et postcoloniale envers les "invisibles". Dautres textes me paraissent plus construits que cet exposé pour le Parti des Indigènes de la République
Arsène a terminé la lecture de La possibilité du fascisme par Ugo Palheta (Cahiers libres)
Cet essai d'analyse du processus de cette montée du fascisme en France, très rigoureux, cherche à montrer les forces et les faiblesses des réponses apportées. Il détaille avec précision d'abord ce qu'est le fascisme, de le différencier des concepts nébuleux sous lesquels il apparaît, les conditions grâce auxquelles il émerge. Ugo Palheta fait bien la distinction de son apparition comme d'une réponse apportée à la crise de l'État néolibéral autoritaire, conjuguée à la décomposition dans le champ politique (mais pas seulement) et à la perte de son hégémonie. Il montre comment il s'est emparé de ces difficultés pour proposer un renforcement nationaliste et raciste, notamment en substituant son antisémitisme (sans toutefois le faire disparaître) par une islamophobie. Cette montée du FN/RN est en cours mais n'est pas inéluctable si les forces de gauche et les mouvements sociaux se focalisent à la fois pour proposer une alternative à cette politique néolibérale …
Cet essai d'analyse du processus de cette montée du fascisme en France, très rigoureux, cherche à montrer les forces et les faiblesses des réponses apportées. Il détaille avec précision d'abord ce qu'est le fascisme, de le différencier des concepts nébuleux sous lesquels il apparaît, les conditions grâce auxquelles il émerge. Ugo Palheta fait bien la distinction de son apparition comme d'une réponse apportée à la crise de l'État néolibéral autoritaire, conjuguée à la décomposition dans le champ politique (mais pas seulement) et à la perte de son hégémonie. Il montre comment il s'est emparé de ces difficultés pour proposer un renforcement nationaliste et raciste, notamment en substituant son antisémitisme (sans toutefois le faire disparaître) par une islamophobie. Cette montée du FN/RN est en cours mais n'est pas inéluctable si les forces de gauche et les mouvements sociaux se focalisent à la fois pour proposer une alternative à cette politique néolibérale (qui ne peut se penser qu'en remettant en cause le système capitaliste), une lutte contre le durcissement autoritaire et pour une démocratie réelle (et non un simple retour vers la démocratie libérale qui se contente d'élections tous les 3 ou 4 ans et oublie la démocratie au quotidien dans les lieux de travail par exemple), et un combat contre la xénophobie et le racisme notamment contre leurs aspects institutionnels et pas seulement une éducation contre les préjugés ou les stéréotypes individuels).
Arsène a publié une critique de Histoire d'un échec par Laurent Lévy
Une étude sourcée pour réfléchir sur cette stratégie
Cet essai de Laurent Lévy étudie à partir de textes, de discours, de réflexions, d'analyses, de mémoires d'anciens dirigeants de l'époque, la mise en œuvre de la stratégie d'union de la gauche pour aller vers le socialisme. Elle ne commence pas, à vrai dire au manifeste de Champigny en décembre 1968, mais bien plus tôt sous l'égide de Waldeck Rochet, le secrétaire général du PCF qui succède à Maurice Thorez. Laurent Lévy pointe les insuffisances dans la réflexion théorique du parti, surtout de sa direction et le retard pris à partir de 1956, dans la déstanilisation du parti, de son fonctionnement, notamment dans l'absence de prise en compte du débat démocratique au sein du parti pour élaborer sa stratégie. Il pointe notamment la méfiance de la direction vis-à-vis des communistes dans cette réflexion et les erreurs d'appréciation de ce qui se joue. Par exemple, que ce soit lors de la …
Cet essai de Laurent Lévy étudie à partir de textes, de discours, de réflexions, d'analyses, de mémoires d'anciens dirigeants de l'époque, la mise en œuvre de la stratégie d'union de la gauche pour aller vers le socialisme. Elle ne commence pas, à vrai dire au manifeste de Champigny en décembre 1968, mais bien plus tôt sous l'égide de Waldeck Rochet, le secrétaire général du PCF qui succède à Maurice Thorez. Laurent Lévy pointe les insuffisances dans la réflexion théorique du parti, surtout de sa direction et le retard pris à partir de 1956, dans la déstanilisation du parti, de son fonctionnement, notamment dans l'absence de prise en compte du débat démocratique au sein du parti pour élaborer sa stratégie. Il pointe notamment la méfiance de la direction vis-à-vis des communistes dans cette réflexion et les erreurs d'appréciation de ce qui se joue. Par exemple, que ce soit lors de la signature du Programme Commun ou après l'échec des législatives de 1978, si Georges Marchais pose en certain nombre de pistes de travail, il ne les développe pas et cela reste une forme d'impensé. Ainsi, il se rend compte trop tardivement de l'importance de développer son propre programme qu'il néglige pour mettre en avant le Programme Commun. Pourtant, il y a de nombreuses avancées comme ce projet d'inscrire les libertés dans la Constitution. D'autre part, il pointe le retard pris dans l'analyse des mutations sociologiques de la société de l'époque, comme il ne prend pas en compte la peur de certaines couches de la population qui aurait tout à gagner à un changement de société, mais qui reste timoré voire s'oppose face à celui-ci. Il met beaucoup de temps à mobiliser la population sur des luttes qui peuvent amener à obliger le PS à s'engager autrement sur cette perspective politique. L'échec de cette stratégie doit être analysé car nous en continuons à en subir un certain nombre de conséquences encore actuellement.
Arsène a publié une critique de La cage de l’albatros par Pierre Pouchairet
Un polar qui prend le temps pour connaître ses personnages
5 étoiles
Il s'agit du deuxième roman d'une série intitulée "Les trois brestoises". Une commissaire, Léanne, est en opération pour prendre en flagrant délit une bande de traficants, avec toute une escouade de flics, gendarmes de Noce et de Brest. Une de ses adjointes lui sauve la vie en abattant un des truands qui s'apprêtait à lui tire dessus. C'est alors que cette dernière est appelée car son oncle est tombé d'une falaise. Or Léanne, qui a un indic non déclaré (grâce auquel elle a eu l'affaire) reçoit un mail anonyme de menace contre ses proches. Elle se confie à ses trois amies, une psychologue criminelle, une médecin légiste et la capitaine qui vient de perdre son oncle. Celle-ci est enlevée et l'enquête pour la retrouver commence. L'intrigue est retorse à souhait et les caractères des protagonistes intéressants. C'est bien écrit avec de la vraisemblance.
Arsène a noté La cage de l’albatros : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de La cage de l’albatros par Pierre Pouchairet
Arsène a publié une critique de Meurtre au Savoy par Maj Sjöwall
Un polar qui décrypte la société suédoise à la fin des années soixante
Ce n'est pas le premier roman policier de ces deux auteurs que je lis, d'ailleurs il semble s'agir du 5e volume des 10 romans policiers qu'ils ont écrits en commun. Un homme d'affaires est tué d'une balle dans la tête par un homme qui s'échappe par la fenêtre du restaurant luxueux en plein été, pendant un dîner d'affaires. Le commissaire Martin Beck est chargé de l'enquête. Il n'y a aucune piste qui permet d'avancer dans l'enquête. Par contre, la victime dont on explore le passé, trempé dans de nombreuses affaires louches (trafic d'armes international, achats immobiliers peu respectables...) mais il semble bénéficier d'une aura de respectabilité. Peu à peu l'enquête met en lumière des aspects peu reluisants de la société suédoise de la fin des années soixante. On suit la procédure policière, les hypothèses échafaudées et les recherches d'indices, les découvertes de trafic financier, les réseaux de prostitution, les attestations... …
Ce n'est pas le premier roman policier de ces deux auteurs que je lis, d'ailleurs il semble s'agir du 5e volume des 10 romans policiers qu'ils ont écrits en commun. Un homme d'affaires est tué d'une balle dans la tête par un homme qui s'échappe par la fenêtre du restaurant luxueux en plein été, pendant un dîner d'affaires. Le commissaire Martin Beck est chargé de l'enquête. Il n'y a aucune piste qui permet d'avancer dans l'enquête. Par contre, la victime dont on explore le passé, trempé dans de nombreuses affaires louches (trafic d'armes international, achats immobiliers peu respectables...) mais il semble bénéficier d'une aura de respectabilité. Peu à peu l'enquête met en lumière des aspects peu reluisants de la société suédoise de la fin des années soixante. On suit la procédure policière, les hypothèses échafaudées et les recherches d'indices, les découvertes de trafic financier, les réseaux de prostitution, les attestations... Cette manière de dépeindre la société sans fard, et d'apprécier les comportements des uns et des autres sans forcément de jugements moraux, de disséquer tout cela tranquillement m'apparaît toujours fascinant
Arsène a noté Meurtre au Savoy : 5 étoiles
Arsène a terminé la lecture de Meurtre au Savoy par Maj Sjöwall
Arsène a noté Les princesses aussi vont au petit coin : 5 étoiles
Arsène a publié une critique de Les princesses aussi vont au petit coin par Chabouté
Un superbe récit de Chabouté
5 étoiles
Il y a toujours un dessin en noir et blanc de personnages qu'on découvre par un effet de zoom arrière. Et l'histoire est un peu écrite dans la même eau: une cigarette qu'on allume, que quelqu'un fume, écrasé dans un cendrier...la main saisit la seringue et la remplir d'une solution, puis on s'approche d'un lit ... et l'histoire commence ! Ce ne sera qu'à la toute fin qu'on pourra comprendre les tenants et aboutissants de cette histoire. Il faut se laisser emporter dans cette narration qui semble un peu décousue avec ce couple en vadrouille qu'un drôle de type accompagne. On croise un coureur, on parle de cigarettes, de complot, de tas de choses qui se croisent, de femmes qui font des exercices de gymnastique, de yoga peut-être... Du Chabouté à déguster comme tous ses albums.















