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GilB

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Je lis beaucoup de SF et de BD mais aussi de la littérature japonaise et américaine. Déjà utilisateur de Bookwyrm, je repars à zéro sur cette nouvelle instance. Je suis aussi sur Mastodon

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Livres de GilB

Coline Pierré: Éloge des fins heureuses (Paperback, French language, 2023, Éditions Daronnes)

[4e de couverture] Coline Pierré nous offre un livre bijou.

Ce texte iconoclaste est …

Une fin heureuse n’est pas non plus une fin au rabais. Au contraire, c’est le plus ambitieux des objectifs : permettre à son personnage de s’en sortir, l’accompagner jusqu’à un avenir possible. Au fond, il serait bien plus facile de le laisser sur le bas-côté, de l’abandonner à son infortune, à sa tristesse ou à sa soumission plutôt que de l’aider à se relever. De le faire capituler, échouer à être celui qu’il voudrait être, à vivre ce qu’il voudrait vivre ou à dire ce qu’il voulait dire.

Éloge des fins heureuses de  (Page 24)

Paul Auster: Trilogie new-yorkaise (Paperback, French language, 1991, Actes Sud)

[4e de couverture] De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie …

Il me semble maintenant que Fanshawe a toujours été là. C’est lui le lieu où tout commence pour moi, et sans lui c’est à peine si je saurais qui je suis. Nous nous sommes connus avant de savoir parler, bébés emmaillotés de couches qui rampaient dans l’herbe, et nous n’avions pas sept ans qu’en nous piquant les doigts avec des aiguilles nous étions devenus frères de sang pour la vie. Dès que je pense à mon enfance, à présent, je vois Fanshawe. C’était lui qui était avec moi, celui qui partageait mes pensées, celui qui m’apparaissait chaque fois que j’élevais mes regards au-dessus de moi. Mais c’était il y a longtemps. Nous avons grandi, nous sommes partis pour des lieux différents, nous avons dérivé loin l’un de l’autre. Il n’y a là rien de très étrange, me semble-t-il. Nos vies nous emportent selon des modes que nous ne pouvons maîtriser, et presque rien ne nous reste. Ce presque rien meurt avec nous et la mort est quelque chose qui nous arrive chaque jour.

Trilogie new-yorkaise de  (Page 273)

2 premiers paragraphes de La chambre dérobée

Paul Auster: Trilogie new-yorkaise (Paperback, French language, 1991, Actes Sud)

[4e de couverture] De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie …

D’abord il y a Bleu. Plus tard il y a Blanc, puis Noir, et avant le début il y a Brun. Brun l’a initié, lui a appris les ficelles et, lorsque Brun s’est fait vieux, Bleu lui a succédé. C’est ainsi que ça commence. Le lieu : New-York ; le temps : le présent ; aucun des deux ne changera jamais. Bleu se rend à son bureau chaque jour et se tient à sa table de travail en attendant qu’il se passe quelque chose. Pendant longtemps, rien n’arrive, puis un homme du nom de Blanc franchit la porte, et c’est ainsi que ça débute.

Trilogie new-yorkaise de  (Page 189)

1er paragraphe de Revenants

a cité Trilogie new-yorkaise par Paul Auster

Paul Auster: Trilogie new-yorkaise (Paperback, French language, 1991, Actes Sud)

[4e de couverture] De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie …

C’est un faux numéro qui a tout déclenché, le téléphone sonnant trois fois au cœur de la nuit et la voix à l’autre bout demandant quelqu’un qu’il n’était pas. Bien plus tard, lorsqu’il pourrait réfléchir à ce qui lui était arrivé, il en conclurait que rien n’est réel sauf le hasard. Mais ce serait bien plus tard. Au début, il y a simplement eu l’évènement et ses conséquences. Quant à savoir si l’affaire aurait pu tourner autrement ou si elle avait été entièrement prédéterminée dès le premier mot qui sortit de la bouche de l’étranger, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est l’histoire même, et ce n’est pas à elle de dire si elle a un sens ou pas.

Trilogie new-yorkaise de  (Page 15)

1er paragraphe de Cité de verre