GilB a commenté Cyberstructure par Stéphane Bortzmeyer
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Je lis beaucoup de SF et de BD mais aussi de la littérature japonaise et américaine. Déjà utilisateur de Bookwyrm, je repars à zéro sur cette nouvelle instance. Je suis aussi sur Mastodon
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Une idée importante, et souvent citée dans les débats politiques autour de l'Internet est celle des communs, ou espace commun. Le concept est bien plus ancien que l'Internet et désigne un espace qui est partagé et géré en commun. Le terme « géré » est important. Un commun est tout sauf un terrain vague qui n'appartient à personne et dont personne ne s'occupe. Un commun est au contraire un espace dont les gens qui en profitent reconnaissant l'importance, et agissent en commun pour le maintenir. Il peut avoir un propriétaire, plusieurs ou pas du tout. Le point important n'est pas son statut juridique, mais la conscience de ses utilisateurs.
— Cyberstructure de Stéphane Bortzmeyer (Page 247)
Ainsi, les défenseurs des GAFA utilisent souvent des arguments du genre « certes, Facebook fait ce qu'il veut des données personnelles, mais les utilisateurs ont choisi, ils trouvent que Facebook est tellement pratique que cela vaut la peine de sacrifier sa vie privée ». Cet argument suppose que les utilisateurs ont fait une choix rationnel, comparé avantages et inconvénients, et fait un compromis qui leur semble raisonnable. Hélas, ce joli récit oublie un point important de la sécurité en environnement informatique, et qui fait une grosse différence avec la sécurité dans d'autres contextes : beaucoup de gens ne connaissent pas l'informatique et sous-estiment considérablement les risques.
— Cyberstructure de Stéphane Bortzmeyer (Page 224)
Alors, quand quelqu'un me dit « moi, je suis contre le chiffrement, contre la protection de la vie privée, je n'ai rien à cacher », je lui demande la liste de ses dix derniers partenaires sexuels, avec les pratiques utilisées, ainsi que son dernier bulletin de paie et son dernier relevé bancaire. Jusqu'à présent, personne n'a relevé le défi …
— Cyberstructure de Stéphane Bortzmeyer (Page 188)

[Présentation éditeur] « Une grande partie des activités humaines se déroule aujourd'hui sur l'Internet. On y fait des affaires, de …

[4e de couverture] Désormais, l’humanité peut mener des vaisseaux au-delà de la vitesse de la lumière. Afin de rejoindre le …
J'ai bien aimé, en partie, ce roman de "hard sf", écrit dans les années 80 et traduit/édité récemment par Mnémos. Le démarrage est frontal avec une des personnages principale, Laena Trevelyan qui vient d'être opérée pour pouvoir supporter les voyages spatiaux dans le Flux, au delà de la vitesse de la lumière. Puis il y a Orca, une plongeuse, plus tout à fait humaine ou plus qu'humaine, dont le génome est modifié pour s'adapter à la vie sous-marine. Et enfin il y a Radu Dracul, originaire de Crépuscule, une lointaine planète colonisée, très peu habitué aux coutumes de la terre. L'autrice décrit les personnes plus que le contexte technique, leurs rapports, leurs incompréhensions mutuelles quand les différences (physiques, génétiques) vont au delà du caractère et de la culture. Les personnages féminins sont très forts, on commence par elles. Ensuite on fait connaissance avec Radu, assez énigmatique et maladroit dans un …
J'ai bien aimé, en partie, ce roman de "hard sf", écrit dans les années 80 et traduit/édité récemment par Mnémos. Le démarrage est frontal avec une des personnages principale, Laena Trevelyan qui vient d'être opérée pour pouvoir supporter les voyages spatiaux dans le Flux, au delà de la vitesse de la lumière. Puis il y a Orca, une plongeuse, plus tout à fait humaine ou plus qu'humaine, dont le génome est modifié pour s'adapter à la vie sous-marine. Et enfin il y a Radu Dracul, originaire de Crépuscule, une lointaine planète colonisée, très peu habitué aux coutumes de la terre. L'autrice décrit les personnes plus que le contexte technique, leurs rapports, leurs incompréhensions mutuelles quand les différences (physiques, génétiques) vont au delà du caractère et de la culture. Les personnages féminins sont très forts, on commence par elles. Ensuite on fait connaissance avec Radu, assez énigmatique et maladroit dans un monde qui n'est pas le sien. Les personnages se croisent, s'apprivoisent, se perdent et c'est tout l'enjeu du roman. Mais Radu prend presque toute la place, un peu trop à mon goût. J'aurais voulu passer plus de temps avec Laena et Orca. Mieux comprendre leur choix et leurs interrogations sur leurs transformations, choisies ou pas. Et je conseille de ne pas lire la préface avant le roman, elle révèle selon moi beaucoup trop de choses des personnages et de l'intrigue.
Cet ouvrage sera un bateau pour traverser l’océan des mots, annonça Araki avec le sentiment de dévoiler le fondement de son âme. Les hommes monteront dans cette embarcation qui leur permettra de rassembler les petits points de lumière qu’ils distingueront au loin. Pour transmettre aux autres ce qu’ils pensent le plus précisément, le plus correctement possible. Sans dictionnaire, nous ne pourrions nous lancer sur cette mer des mots qui nous serait incompréhensible.
— La grande traversée de Shion Miura (Page 32)

[4e de couverture] Majimé, jeune employé d’une maison d’édition, se voit confier la réalisation d’un nouveau dictionnaire du japonais, un …
Un beau voyage aux côtés de personnages parfois exaspérants mais surtout très attachants. On suit le parcours de Majimé Mitsuya devenu, presque par hasard, le responsable de l'édition d'un dictionnaire du japonais. Et c’est surtout par le témoignage des gens qu'il côtoie et avec qui il travaille que l’autrice arrive à nous faire comprendre et apprécier ce jeune homme qui paraît inadapté au monde qui l’entoure et se révèle être la personne qui va pouvoir mener à bien « La Grande Traversée ».
Un beau voyage aux côtés de personnages parfois exaspérants mais surtout très attachants. On suit le parcours de Majimé Mitsuya devenu, presque par hasard, le responsable de l'édition d'un dictionnaire du japonais. Et c’est surtout par le témoignage des gens qu'il côtoie et avec qui il travaille que l’autrice arrive à nous faire comprendre et apprécier ce jeune homme qui paraît inadapté au monde qui l’entoure et se révèle être la personne qui va pouvoir mener à bien « La Grande Traversée ».
On peut dire d'un dictionnaire que c'est la cristallisation de la sagesse humaine, non seulement parce qu'il accumule les mots, mais surtout parce qu'il incarne l'espoir au sens propre du terme, l'expression de la volonté inébranlable de ses auteurs.
— La grande traversée de Shion Miura (Page 260)
Deux parcours de vie, deux uchronies en compagnie de Patricia, ou plus précisément Pat et Trish. "C'est maintenant ou jamais", Patricia a quelques secondes pour choisir. On explore avec elle les deux voies possibles dans deux mondes différents. C'est très intime, c'est très touchant. On voudrait parfois la féliciter ou contraire l'encourager à faire autrement. On y voit la difficulté à être femme, de trouver sa voie, d'être soi en dehors de ce que les autres (et les hommes) voudraient qu'elle soit. J'ai trouvé parfois le rythme un peu mécanique dans l'alternance des deux voix et des deux mondes. Mais il y a tellement de richesse à côtoyer Pat et Trish, tellement de gens à connaître qu'il serait dommage de passer à côté de cette rencontre.
Deux parcours de vie, deux uchronies en compagnie de Patricia, ou plus précisément Pat et Trish. "C'est maintenant ou jamais", Patricia a quelques secondes pour choisir. On explore avec elle les deux voies possibles dans deux mondes différents. C'est très intime, c'est très touchant. On voudrait parfois la féliciter ou contraire l'encourager à faire autrement. On y voit la difficulté à être femme, de trouver sa voie, d'être soi en dehors de ce que les autres (et les hommes) voudraient qu'elle soit. J'ai trouvé parfois le rythme un peu mécanique dans l'alternance des deux voix et des deux mondes. Mais il y a tellement de richesse à côtoyer Pat et Trish, tellement de gens à connaître qu'il serait dommage de passer à côté de cette rencontre.
Heu … Non. Je m'en fous de Shiraishishima. Je veux rester à Manabe. Manabe good. Je veux rester 2 mois en plus hé hé … Pas possible. Y a rien ici. Okane ? (argent) Heu … No big okane … Mais je viens faire des dessins, chouette non ? Ok ? [Échange en japonais illisible entre le mari et la sa femme propriétaire de l'auberge de jeunesse] J'ai su plus tard qu'elle avait convaincu son mari en supposant que j'étais rigolo parce que j'avais remarqué le nid d'abeilles dans la forêt. Merci les abeilles."
— Manabé Shima de Florent Chavouet (Page 11)
Tokyo, le japon et les japonais par un illustrateur français. Un non-guide totalement subjectif de ce qu'il a vu et éprouvé en parcourant la ville à vélo. C'est graphiquement très riche, avec des plans méticuleux des différents quartiers qu'il a visité, les vues des koban (postes de police), les personnes qu'il a croisé (et les étiquettes de fruit). Il est à la fois facétieux et curieux de l'étrangeté, de la différence. On suit ses aventures, ses découvertes surprenantes et ses déconvenues dans un ailleurs exotique qui devient familier. A lire, à regarder et à reregarder.
Tokyo, le japon et les japonais par un illustrateur français. Un non-guide totalement subjectif de ce qu'il a vu et éprouvé en parcourant la ville à vélo. C'est graphiquement très riche, avec des plans méticuleux des différents quartiers qu'il a visité, les vues des koban (postes de police), les personnes qu'il a croisé (et les étiquettes de fruit). Il est à la fois facétieux et curieux de l'étrangeté, de la différence. On suit ses aventures, ses découvertes surprenantes et ses déconvenues dans un ailleurs exotique qui devient familier. A lire, à regarder et à reregarder.