Une succession de cours chapitres racontant sur plusieurs années une histoire du point de vue de ses protagonistes. Histoire sociale, dure, mais je ne suis pas du tout entré dedans, c’est trop court, trop rapide pour s’attacher aux personnages, et le dénouement m’a laissé perplexe.
Critiques et Commentaires
Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
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Clochix a terminé la lecture de Jeannette et le crocodile par Séverine Chevalier
Clochix a terminé la lecture de Idaho par Emily Ruskovich
Un livre dont j’ai du mal à parler. Qu’il ne faut pas lire pour de mauvaises raisons, sous peine d’être déçu, mais en dire davantage serait divulgâcher. Je l’ai lu pour de mauvaises raisons, j’ai été déçu, mais j’y ai trouvé autre chose que j’ai bien aimé. Des vies, sur une cinquantaine d’années. Un drame autour duquel tout tourne mais qui est en fait secondaire. La mémoire qui s’estompe. La nature des montagnes rocheuses. Par fine couches, multipliant les aller-retours dans le temps et les points de vue, Emily Ruskovich esquisse des portraits d’humains. J’ai eu un peu de mal à entrer mais m’y suis progressivement senti bien.
Clochix a terminé la lecture de Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage par Maya Angelou
Premier tome de l’auto-biographie de Maya Angelou où elle raconte son enfance dans les années 30, dans l’Arkansas ségrégationniste, puis son adolescence pendant la seconde guerre, dans la plus libérale Californie. C’est fort bien écrit, l’héroïne est attachante mais, peut-être pour avoir déjà lu d’autres livres sur le sujet, je ne comprend pas trop pourquoi celui-ci est placé sur un piédestal. Ça n’enlève rien à la qualité de ce récit, ni à la personnalité de Maya Angelou, et j’ai prévu de lire les suites.
Attention : mention d’agression sexuelle sur une gamine.
Premier tome de l’auto-biographie de Maya Angelou où elle raconte son enfance dans les années 30, dans l’Arkansas ségrégationniste, puis son adolescence pendant la seconde guerre, dans la plus libérale Californie. C’est fort bien écrit, l’héroïne est attachante mais, peut-être pour avoir déjà lu d’autres livres sur le sujet, je ne comprend pas trop pourquoi celui-ci est placé sur un piédestal. Ça n’enlève rien à la qualité de ce récit, ni à la personnalité de Maya Angelou, et j’ai prévu de lire les suites.
Attention : mention d’agression sexuelle sur une gamine.
Clochix a terminé la lecture de Promotion funeste : Scholomance par Naomi Novik (Scholomance, #2)
Deuxième tome des aventures de El. Si je ne suis toujours pas fan de l’univers, j’ai bien aimé cet opus, davantage que le premier. Les rebondissements sont nombreux, les personnages ont (un peu) gagné en profondeur. J’ai tourné les pages sans m’en apercevoir et en retenant mon souffle sur la fin.
Clochix a terminé la lecture de Fugitives par Alice Munro (Points -- P2205)
Huit nouvelles douces amères, huit portraits de femmes ordinaires, parfois sur quelques jours, parfois sur toute une vie. La quatrième de couverture est trompeuse, ce ne sont pas spécialement des fuites. L’écriture est agréable, les portraits sensibles, mais j’avoue que je n’ai pas vraiment accroché. En me demandant pourquoi Alice Munro avait eu le prix Nobel de littérature, j’ai pensé à Annie Ernaux. Les deux décrivent avec précision, par petites touches, le quotidien de femmes ordinaires du XXième siècle, en Ontario ou en France.
Clochix a terminé la lecture de J'y vais mais j'ai peur par Clarisse Crémer
J’ai bien aimé mais j’ai honte. Je déteste le sport et ne m’intéresse pas aux courses au large, mais avais entendu parler de la navigatrice Clarisse Cremer lorsque son sponsor l’avait plaquée suite à sa décision d’avoir un enfant. Elle raconte ici comment elle est venue à la voile et surtout son premier tour du monde dans le cadre d’une course. La course au large est une affaire de gros sous et de haute technologie. C’est une activité polluante et dangereuse pour la faune marine. Mais malgré tout, le récit de ces trois mois seule sur un bateau dans des conditions parfois difficiles m’a séduit. Clarisse Cremer se met en scène avec honnêteté et une dose d’auto-dérision, et j’ai bien aimé le dessin de Maud Bénézit. Je me suis laissé emporté dans cette course dans les mers du sud.
J’ai bien aimé mais j’ai honte. Je déteste le sport et ne m’intéresse pas aux courses au large, mais avais entendu parler de la navigatrice Clarisse Cremer lorsque son sponsor l’avait plaquée suite à sa décision d’avoir un enfant. Elle raconte ici comment elle est venue à la voile et surtout son premier tour du monde dans le cadre d’une course. La course au large est une affaire de gros sous et de haute technologie. C’est une activité polluante et dangereuse pour la faune marine. Mais malgré tout, le récit de ces trois mois seule sur un bateau dans des conditions parfois difficiles m’a séduit. Clarisse Cremer se met en scène avec honnêteté et une dose d’auto-dérision, et j’ai bien aimé le dessin de Maud Bénézit. Je me suis laissé emporté dans cette course dans les mers du sud.
Clochix a terminé la lecture de La volonté de changer par bell hooks
J’ai été un peu déçu, non par la qualité du livre, mais parce qu’il ne correspond pas vraiment à ce que j’en attendais. Il a été écrit en 2004, donc nombre de ses thèses sur ce que le patriarcat fait aux hommes ont depuis été popularisées, et je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand chose. De plus, un des principaux thèmes de réflexion de bell hooks est l’amour, or, étant un garçon élevé dans une société patriarcale, c’est un sujet qui ne m’intéresse guère. Enfin, j’ai trouvé le style accessible, mais un peu lourd, avec beaucoup de répétitions. Une rencontre ratée.
J’ai été un peu déçu, non par la qualité du livre, mais parce qu’il ne correspond pas vraiment à ce que j’en attendais. Il a été écrit en 2004, donc nombre de ses thèses sur ce que le patriarcat fait aux hommes ont depuis été popularisées, et je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand chose. De plus, un des principaux thèmes de réflexion de bell hooks est l’amour, or, étant un garçon élevé dans une société patriarcale, c’est un sujet qui ne m’intéresse guère. Enfin, j’ai trouvé le style accessible, mais un peu lourd, avec beaucoup de répétitions. Une rencontre ratée.
Clochix a terminé la lecture de Là où fleurissent les cendres par Nguyễn Phan Quế Mai
Un récit émouvant sur les blessures encore ouvertes de nos jours de la guerre du Viêt Nam. Syndrome de stress post traumatique chez les anciens combattants, mais aussi, moins connue, le sort des enfants de GI, abandonnés, et qui aujourd’hui encore subissent opprobre et harcèlement. Le récit s’étire de 69 à nos jours, mêlant les destins de trois personnages attachants et complexes. Le style m’a tenu en haleine tout du long, et si la fin m’a laissé un sentiment mitigé, j’ai bien aimé ce roman, émouvant sans tomber dans le mélo.
Un récit émouvant sur les blessures encore ouvertes de nos jours de la guerre du Viêt Nam. Syndrome de stress post traumatique chez les anciens combattants, mais aussi, moins connue, le sort des enfants de GI, abandonnés, et qui aujourd’hui encore subissent opprobre et harcèlement. Le récit s’étire de 69 à nos jours, mêlant les destins de trois personnages attachants et complexes. Le style m’a tenu en haleine tout du long, et si la fin m’a laissé un sentiment mitigé, j’ai bien aimé ce roman, émouvant sans tomber dans le mélo.
Clochix a terminé la lecture de Girlfriends par Sara Soler
Jolie BD, à la fois récit d’une transition et histoire d’amour. L’originalité est que la transition est racontée du point de vue de Sara. Elle est en couple depuis plusieurs années lorsque son compagnon fait son coming out trans. Et alors que Diana devient qui elle est, Sara déconstruit ses a-priori pour accompagner sa compagne.
Un album sensible, j’ai bien aimé.
Clochix a terminé la lecture de Comme un oiseau dans un bocal: portraits de surdoués par Lou Lubie
J’ai bien aimé cet album didactique sur la question des gens à quotient intellectuel élevé. On parle beaucoup depuis quelques années des enfants « HPI » et il est difficile de séparer les informations sérieuses d’un phénomène de mode destiné à faire raquer les parents. Lou Lubie, que j’apprécie décidément, aborde ici la question à travers la vie de deux adultes concerné·es, aux parcours très différents. C’est didactique sans être verbeux, évoque différents aspects, combat les clichés. Cerise sur le gâteau, j’ai beaucoup aimé les dessins animalisés.
J’ai bien aimé cet album didactique sur la question des gens à quotient intellectuel élevé. On parle beaucoup depuis quelques années des enfants « HPI » et il est difficile de séparer les informations sérieuses d’un phénomène de mode destiné à faire raquer les parents. Lou Lubie, que j’apprécie décidément, aborde ici la question à travers la vie de deux adultes concerné·es, aux parcours très différents. C’est didactique sans être verbeux, évoque différents aspects, combat les clichés. Cerise sur le gâteau, j’ai beaucoup aimé les dessins animalisés.
Clochix a terminé la lecture de Mille Pertuis par Julia Thévenot (Mille Pertuis, #1)
Un excellent livre pour tous publics qui donne un coup de jeune aux histoires de sorcières. Ce premier tome d’un diptyque nous raconte l’enfance et l’adolescence d’Ortie, jeune sorcière vivant à Tours, entre sa mère, ses sœurs, et ses nombreuses « tantes », toutes dotées de fortes personnalités.
Certes, je n’ai pas réellement accroché, ni à l’intrigue, ni aux personnages. Sans doute parce que c’est écrit pour être accessible à un public plus jeune que moi. Mais j’ai beaucoup aimé la modernité du texte, le fait que l’héroïne et l’histoire soient résolument des années 2020. Par exemple, pour lancer un sort, Ortie n’hésite pas à utiliser du sang de sa coupe menstruelle.
Une lecture rafraîchissante !
Un excellent livre pour tous publics qui donne un coup de jeune aux histoires de sorcières. Ce premier tome d’un diptyque nous raconte l’enfance et l’adolescence d’Ortie, jeune sorcière vivant à Tours, entre sa mère, ses sœurs, et ses nombreuses « tantes », toutes dotées de fortes personnalités.
Certes, je n’ai pas réellement accroché, ni à l’intrigue, ni aux personnages. Sans doute parce que c’est écrit pour être accessible à un public plus jeune que moi. Mais j’ai beaucoup aimé la modernité du texte, le fait que l’héroïne et l’histoire soient résolument des années 2020. Par exemple, pour lancer un sort, Ortie n’hésite pas à utiliser du sang de sa coupe menstruelle.
Une lecture rafraîchissante !
Clochix a terminé la lecture de Une immense sensation de calme par Laurine Roux
Clochix a terminé la lecture de Le cœur blanc par Catherine Poulain
Pas vraiment d’intrigue ici, mais une ambiance, des portraits. Années 80 dans un village des Alpes. Deux été durant, la vie de saisonniers qui enchaînent la récolte des cerises, abricots, lavande. La précarité de ces existences, les journées entre travail, chaleur, alcool. Au milieu du groupe, deux femmes, Rosalinde, la blonde que tous les hommes veulent posséder, et Mounia, infatigable et solaire. Les journées se répètent, monotones, travail, alcool, coucheries, encore et encore.
J’ai parfois eu un peu de mal avec la monotonie du récit, me demandant où il allait. Une fois admis qu’il n’y avait pas d’intrigue, je me suis laissé immerger dans l’ambiance, aux côtés de Rosalinde et Mounia. C’est dur, déprimant, mais plein de vies.
Pas vraiment d’intrigue ici, mais une ambiance, des portraits. Années 80 dans un village des Alpes. Deux été durant, la vie de saisonniers qui enchaînent la récolte des cerises, abricots, lavande. La précarité de ces existences, les journées entre travail, chaleur, alcool. Au milieu du groupe, deux femmes, Rosalinde, la blonde que tous les hommes veulent posséder, et Mounia, infatigable et solaire. Les journées se répètent, monotones, travail, alcool, coucheries, encore et encore.
J’ai parfois eu un peu de mal avec la monotonie du récit, me demandant où il allait. Une fois admis qu’il n’y avait pas d’intrigue, je me suis laissé immerger dans l’ambiance, aux côtés de Rosalinde et Mounia. C’est dur, déprimant, mais plein de vies.
Clochix a terminé la lecture de L'Autre Moitié du monde par Laurine Roux
Un livre différent sur la Révolution de 36 en Espagne. Ici, pas, ou si peu, de grands discours, de combats, de Barcelone. Mais le quotidien d’une gamine dans le delta de l’Èbre, pendant les quelques années précédant la Révolution. La violence d’une famille de nobliaux qui exploite les humains. Les humains qui peu à peu relèvent la tête. Et Toya qui profite de la relative liberté de l’enfance dans des paysages magnifiques, avant d’être rattrapée par la vie. Car pas de suspense, on sait comment l’histoire a fini. Enfin, comment ça s’est passé, parce que ça n’est jamais fini. J’ai adoré ce roman. La description à hauteur d’enfant, la nature, la lente monté de la tragédie… Je recommande !
Un livre différent sur la Révolution de 36 en Espagne. Ici, pas, ou si peu, de grands discours, de combats, de Barcelone. Mais le quotidien d’une gamine dans le delta de l’Èbre, pendant les quelques années précédant la Révolution. La violence d’une famille de nobliaux qui exploite les humains. Les humains qui peu à peu relèvent la tête. Et Toya qui profite de la relative liberté de l’enfance dans des paysages magnifiques, avant d’être rattrapée par la vie. Car pas de suspense, on sait comment l’histoire a fini. Enfin, comment ça s’est passé, parce que ça n’est jamais fini. J’ai adoré ce roman. La description à hauteur d’enfant, la nature, la lente monté de la tragédie… Je recommande !














