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"Combien de temps faut-il pour perdre espoir ? Personne ne peut répondre à cette question à votre place, m'avait confié un jour le pasteur qui nous avait mariés. Tout semblait figé, vitrifié. Une bombe était tombée et les survivants se relevaient, hagards. Pourquoi nous ? Chaque geste nous coûtait, chaque mot devenait une offense. Les enfants étaient des ombres, et moi moins que ça encore."

2026-81
Après l'effondrement, un homme est chargé de convoyer un être hybride et, poursuivis, ils sont embarqués dans une cavale.
Sans doute le livre le plus étrange lu de l'année, entre dystopie, sf et fantastique.
Plutôt bien écrit mais je me suis demandé une fois ou deux s'il ne se regardait pas un peu écrire (premier roman, ceci explique peut-être cela ...).
Bien aimé quoiqu'il en soit.

Prenez le métro Querbalec terminus Cosmos, autrement dit : lisez "Les Jardins du temps", et découvrez une fiction-panier où Ursula K. Le Guin rencontre Cristin & Mèzères.

Sur un thème simple (quand réparer le temps, c'est aussi réparer la planète) au traitement complexe (un multivers composé de 9 Cercles avec des personnages se réincarnant dans un autre Cercle), Emilie Querbalec signe un livre limpide qui prouve une fois de plus la place majeure qu'elle occupe dans la SF francophone :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/metro-querbalec-terminus-cosmos.html

NB : @LaVolte aurait probablement pu éditer ce bouquin.



en retard ou en avance

Lectures 2026 📚 / 14
Le gouffre infini - Marta Randall
Le parcours d'une femme qui est peut-être bien la dernière humaine sur une planète dont la terraformation a échoué. On pourrait s'attendre à un récit classique mais tout semble pris à contre-pied de ce qui a pu être publié à la même époque. La nouvelle en elle-même ne m'a pas tellement marquée, mais je trouve admirable de remettre en lumière des histoires comme celles-ci qui viennent contrebalancer l'image qu'on peut avoir de la SF d'une époque.

2026-79
Les lointains descendants des espèces actuelles (qu'on devine ne plus être humains, en tout cas pas que) s'adressent en un long texte poétique (décrit comme un opéra spatial) à la Terre, celle-ci ayant été expulsée du système solaire et effectué un voyage de nombreux millénaires.
Impressionnant, tant par la forme que le fond. Il faut sans doute un petit temps pour se repérer mais rapidement on est happé par la langue et transporté. Et c'est assez vertigineux.
Adoré ça.

Peut-on faire du neuf avec du vieux ?

"L'Espace de la révélation" d'Alastair Reynolds emprunte aux "2001" et "2010" de Clarke ses monolithes noirs et sa lumière blanche, mais délaisse la panspermie dirigée pour mieux nous parler de la fragilité de la vie dans l'univers :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/odyssee-homerique.html

"Helen de Wyndhorn" de Tom King, Bilquis Evely et Matheus Lope raconte l'histoire de la fille d'Howard (rebaptisé Cole) qui est aussi la petite-fille de Conan (rebaptisé Othan), afin de nous faire réfléchir sur l'importance des histoires (familiales, mais pas que) dans nos vies :

https://weirdaholic.blogspot.com/2026/04/othan-le-brutal.html




Lectures 2026 📚 / 13
La grande cuisine cosmique - Olivier Gechter
Un livre de vulgarisation qui parle d'astrophysique et de cuisine, en voilà un concept improbable au premier abord, mais en fait cela fonctionne très bien. C'est bien raconté avec plein de parallèles savoureux, c'est truffé d'anecdotes rigolotes (y compris sur l'histoire de l'astrophysique) et j'aime beaucoup le dialogue entre le texte d'Olivier Gechter et les dessins d'Adelina Kulmakhanova. Une chouette lecture donc.