Arsène a commencé la lecture de Le liseur par Bernhard Schlink

Le liseur de Bernhard Schlink
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il …
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A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il …
Didier Leschi est un haut fonctionnaire, directeur général de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration. Jeune, il était militant dans les milieux trotskistes et par la suite, il s'est fortement rapproché de Chevènement. Du coup, par moments, il reprend des phraséologies d'extrême gauche pour les inclure dans une forme de bien-pensance... Il reprend les explications et les justifications du gouvernement (pourrait-il en être autrement ?). Beaucoup de chiffres sont fournis, mais dans le cours des phrases, sans jamais donner de références ni de tableaux qui pourraient permettre de les assembler, les comparer, les organiser et leur donner sens. A certaines étapes de son discours, je pense notamment à tout son point sur le logement, il fait un diagnostic très juste du phénomène de paupérisation de villes qui accueillent une forte proportion d'immigrés lesquels forment de fait des sortes de communautés et à la difficulté extrême de redonner des liens …
Didier Leschi est un haut fonctionnaire, directeur général de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration. Jeune, il était militant dans les milieux trotskistes et par la suite, il s'est fortement rapproché de Chevènement. Du coup, par moments, il reprend des phraséologies d'extrême gauche pour les inclure dans une forme de bien-pensance... Il reprend les explications et les justifications du gouvernement (pourrait-il en être autrement ?). Beaucoup de chiffres sont fournis, mais dans le cours des phrases, sans jamais donner de références ni de tableaux qui pourraient permettre de les assembler, les comparer, les organiser et leur donner sens. A certaines étapes de son discours, je pense notamment à tout son point sur le logement, il fait un diagnostic très juste du phénomène de paupérisation de villes qui accueillent une forte proportion d'immigrés lesquels forment de fait des sortes de communautés et à la difficulté extrême de redonner des liens vivants à la mixité sociale. Mais à part de dire que c'est difficile de répartir cette population dans tout le territoire, idem pour le problème de la scolarisation, où il se contente de souligner l'évitement de la carte scolaire (et pierre dans le jardin des enseignants qui seraient les premiers à le faire), comme pour la présence des médecins dont les diplômes sont obtenus à l'étranger et qui permettent au service public de santé de fonctionner (mais ce n'est que la faute du numerus clausus), pas grand-chose comme amorce de réflexion, je n'ose dire de solution. Tout son discours vise à donner le sentiment que l'État fait de son mieux pour accueillir des populations immigrées de manière très humaine, qu'il respecte à tout point de vue les Droits des personnes, qu'il subit des critiques injustes notamment des associations qui, sous prétexte de générosité, l'empêchent de mener ses missions correctement comme la reconduite aux frontières ou même la lutte contre les mafias des passeurs. Je n'ai pas été sensible à la remise en cause du "grand remplacement" car je n'ai pas vraiment identifié les passages où il en est question (peut-être que mon point de vue était trop partial). À de nombreuses reprises, j'ai eu le sentiment qu'il éludait certains aspects qui pouvaient aller à l'encontre de sa défense de la politique menée (par exemple, il ne fait nulle mention de l'agence Frontex lorsqu'il parle de la politique menée au niveau européen, ou même de l'aide à apporter aux pays comme la Grèce, ou l'Italie dans l'accueil des migrants). Il présente l'Europe et la France, comme des terres accueillantes qui ne peuvent recevoir toute cette population qui bénéficie (en France particulièrement) de tout un tas de services gratuits principalement l'Aide Médicale d'État, mais jamais il ne mentionne le fait que les migrants, notamment sans-papiers, participent à la production de richesses, paient aux impôts, souscrivent aux cotisations sociales... et reçoivent moins en retour globalement. Quant au Racisme, ou à la Laïcité, il y a peu de réflexion pour entamer des discussions (hormis les références faites au Pape). Bref, c'est décevant ! Mais je pense qu'il y aurait matière à publier une argumentation en réponse à ce plaidoyer.

«Ce n'est pas trahir ses convictions humanistes que de faire le départ entre le réel et l'utopie ; ce n'est …

«Ce n'est pas trahir ses convictions humanistes que de faire le départ entre le réel et l'utopie ; ce n'est …
A travers une succession d'études de cas qu'il a eues à défendre (et d'autres qui ont fait l'objet d'articles de presse ou de mouvements d'indignation publique) Arié Alimi décortique les articles de Loi qui encadrent les actions des policiers. Il pose en plusieurs chapitres, à la fois la manière dont les policiers font leur travail, l'absence de formation tant technique pour l'usage de leurs armes que d'un point de vue théorique (sur le droit, l'aspect humain...), mais aussi, à travers le glissement vers l'Extrême Droite d'une grande majorité de ceux-ci, comment l'idéologie coloniale et la déshumanisation de tous ceux qui expriment une opinion critique ou contraire au Gvt, à sa majorité, à la société même. Il ne reste pas sur des considérations purement "techniques" des articles de Loi, mais il pose aussi tout un ensemble de débats philosophiques sur la violence, son rôle et la garantie de survie d'un pouvoir.
A travers une succession d'études de cas qu'il a eues à défendre (et d'autres qui ont fait l'objet d'articles de presse ou de mouvements d'indignation publique) Arié Alimi décortique les articles de Loi qui encadrent les actions des policiers. Il pose en plusieurs chapitres, à la fois la manière dont les policiers font leur travail, l'absence de formation tant technique pour l'usage de leurs armes que d'un point de vue théorique (sur le droit, l'aspect humain...), mais aussi, à travers le glissement vers l'Extrême Droite d'une grande majorité de ceux-ci, comment l'idéologie coloniale et la déshumanisation de tous ceux qui expriment une opinion critique ou contraire au Gvt, à sa majorité, à la société même. Il ne reste pas sur des considérations purement "techniques" des articles de Loi, mais il pose aussi tout un ensemble de débats philosophiques sur la violence, son rôle et la garantie de survie d'un pouvoir.
Dans ce petit ouvrage de près de 70 pages, Pierre Stambul retrace la genèse de cette idéologie qui s'est bâtie sur une vision complètement fantasmée de l'histoire des juifs (notamment sur la Bible, prise comme un témoignage historique, alors que les recherches d'historiens en montrent le caractère non fondé) avec le soutien d'antisémites de toute sorte et dans une perspective complètement coloniale. Du coup, P. Stambul met à mal la fiction de l'immigration juive volontaire vers Israël au lendemain de la 2nde GM (toutes les autres destinations occidentales étaient de fait impossible), comme il montre que le projet de chasser tous les Palestiniens était là dès le début (fiction d'une terre sans peuple) avec une volonté d'organiser un État de type "apartheid" proclamé lors de la loi de 2018 fondant Israël comme l'État nation des juifs, reléguant les autres habitants non-juifs soit dans des Bantoustans comme en Afrique du Sud …
Dans ce petit ouvrage de près de 70 pages, Pierre Stambul retrace la genèse de cette idéologie qui s'est bâtie sur une vision complètement fantasmée de l'histoire des juifs (notamment sur la Bible, prise comme un témoignage historique, alors que les recherches d'historiens en montrent le caractère non fondé) avec le soutien d'antisémites de toute sorte et dans une perspective complètement coloniale. Du coup, P. Stambul met à mal la fiction de l'immigration juive volontaire vers Israël au lendemain de la 2nde GM (toutes les autres destinations occidentales étaient de fait impossible), comme il montre que le projet de chasser tous les Palestiniens était là dès le début (fiction d'une terre sans peuple) avec une volonté d'organiser un État de type "apartheid" proclamé lors de la loi de 2018 fondant Israël comme l'État nation des juifs, reléguant les autres habitants non-juifs soit dans des Bantoustans comme en Afrique du Sud au plus fort de l'apartheid, et en tout cas comme des personnes ayant moins de droits que les juifs. Il explore de nombreux rapports entre le sionisme et l'antisémitisme, le nationalisme, le socialisme, le fascisme, la réécriture de l'histoire, la Palestine, le colonialisme, le monde arabe, le christianisme, la religion juive ou l'Occident... Bref, un livre qui permet de comprendre comment on en est arrivé à cette situation dramatique pour les Palestiniens.
Dans ce petit ouvrage de près de 70 pages, Pierre Stambul retrace la genèse de cette idéologie qui s'est bâtie sur une vision complètement fantasmée de l'histoire des juifs (notamment sur la Bible, prise comme un témoignage historique, alors que les recherches d'historiens en montrent le caractère non fondé) avec le soutien d'antisémites de toute sorte et dans une perspective complètement coloniale. Du coup, P. Stambul met à mal la fiction de l'immigration juive volontaire vers Israël au lendemain de la 2nde GM (toutes les autres destinations occidentales étaient de fait impossible), comme il montre que le projet de chasser tous les Palestiniens était là dès le début (fiction d'une terre sans peuple) avec une volonté d'organiser un État de type "apartheid" proclamé lors de la loi de 2018 fondant Israël comme l'État nation des juifs, reléguant les autres habitants non-juifs soit dans des Bantoustans comme en Afrique du Sud …
Dans ce petit ouvrage de près de 70 pages, Pierre Stambul retrace la genèse de cette idéologie qui s'est bâtie sur une vision complètement fantasmée de l'histoire des juifs (notamment sur la Bible, prise comme un témoignage historique, alors que les recherches d'historiens en montrent le caractère non fondé) avec le soutien d'antisémites de toute sorte et dans une perspective complètement coloniale. Du coup, P. Stambul met à mal la fiction de l'immigration juive volontaire vers Israël au lendemain de la 2nde GM (toutes les autres destinations occidentales étaient de fait impossible), comme il montre que le projet de chasser tous les Palestiniens était là dès le début (fiction d'une terre sans peuple) avec une volonté d'organiser un État de type "apartheid" proclamé lors de la loi de 2018 fondant Israël comme l'État nation des juifs, reléguant les autres habitants non-juifs soit dans des Bantoustans comme en Afrique du Sud au plus fort de l'apartheid, et en tout cas comme des personnes ayant moins de droits que les juifs. Il explore de nombreux rapports entre le sionisme et l'antisémitisme, le nationalisme, le socialisme, le fascisme, la réécriture de l'histoire, la Palestine, le colonialisme, le monde arabe, le christianisme, la religion juive ou l'Occident... Bref, un livre qui permet de comprendre comment on en est arrivé à cette situation dramatique pour les Palestiniens.

« “Et vous, quelle violence trouvez-vous juste ?”, c’est ce que j’aurais aimé leur dire. Mais là encore je n’ai …

Fragments of an Anarchist Anthropology is one of a series of pamphlets published by Prickly Paradigm Press in 2004. With …
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Il fait aussi un lien avec le livre "Exterminez toutes ces brutes" de Sven Lindqvist, dont Raoul Peck a tiré une série documentaire sous le même titre autour du racisme et l'esclavage dont les États-unis forment un modèle du genre. Ce titre est tiré de …
A partir d'une photo qui l'interpelle, celle d'un noir accroupi, tenant une calebasse dans ses mains et devant lequel se trouvent des têtes coupées disposées pour la photographie, photo parue dans l'Illustration de 1891, Daniel Schneidermann s'interroge sur le pourquoi de cette photo, ses effets à l'époque sur la population française et sur son oubli. Mais il va plus loin et retrouve la colonne Voulet-Chanoine dont les exactions équivalent celles commises par Stanley, dont parle Eric Vuillard dans son livre Congo, et qui fait écho au livre de Conrad Au Cœur des Ténèbres publié en 1902 et reprise par Coppola dans son film Apocalypse Now. Il fait aussi un lien avec le livre "Exterminez toutes ces brutes" de Sven Lindqvist, dont Raoul Peck a tiré une série documentaire sous le même titre autour du racisme et l'esclavage dont les États-unis forment un modèle du genre. Ce titre est tiré de l'une des phrases de Kurtz, du roman de Joseph Conrad. Mais ici Schneidermann parle aussi de l'importance de la photo comme témoignage irréfutable propre à réveiller les gens devant l'innommable comme la vidéo de la mort de Georges Floyd ou le meurtre de Nahel. Il le met en parallèle devant son propre aveuglement dans sa pratique puisqu'il lui a fallu être viré et du journal Le Monde et de France Télévisions pour qu'après avoir fondé Arrêt Sur Images, il se rende compte de l'absence de journalistes noirs dans les rédactions, pourtant il était d'origine juive et aurait dû être sensible à d'autres formes de discrimination.