Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD...
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Tout un ensemble de personnages dont on comprend les liens au fur et à mesure. L'autrice nous met en lumière un certain nombre de ressentiments que les uns et les autres nourrissent, quand il ne s'agit pas de comportement d'addiction à la cocaïne par exemple. Et surtout cela se déroule dans un milieu aristocratique avec des experts policiers ou de consultants scientifiques dans la recherche de preuves. Tout ce beau monde arrive en Cornouaille et assez vite un meurtre est commis dont on sent bien qu'il s'agit d'une scène de crime montée pour aller vers des pistes sans réalité (mais qu'on va suivre quand même) et où les ressentiments vont compliquer la conduite de l'enquête ... qu'ils mènent sans y être autorisés d'ailleurs.
Tout se finit bien, le coupable est trouvé, les ressentiments sont apaisés pour l'essentiel.
Simon, un jeune anglais de 14 ans un peu rondouillard, est constamment l'objet de moqueries …
BD originale
5 étoiles
Une forme de BD pas habituelle, les personnages sont stylisés par un rond de couleur différente pour chacun et tout se lit comme en visionnant les scènes en surplomb, comme un plan vu du dessus. Chaque personnage parle, son phylactère est écrit à côté de l'image avec un trait le reliant. Du coup sur chaque page il y a peu de vignettes en général, seules certaines scènes sont en plein page.
L'histoire en elle-même paraît simple: un jeune garçon, rondouillard, en butte à l'hostilité des autres gamins de son âge et au milieu d'une famille qui dysfonctionne, écoute les conseils d'une voyante, parie sur un cheval, gagne le gros lot ... et tout va de travers !
L'errance d'un jeune homme dans Paris, victime d'un accident Place des Pyramides, par une Fiat couleur vert d'eau. Un autre accident lui revient en mémoire, dont il avait été victime dans son enfance, tandis qu'il ne garde que très peu de souvenirs avec son père, fait de rendez-vous dans des cafés sans qu'il ne se passe rien. La femme, Jacqueline Beau sergent, serait-elle la même jeune femme qui était présente lors de son accident précédent ? Celle-ci est blessée comme lui, transportés ensemble à l'hôpital, il est endormi à l'éther comme à l'époque, et se réveille dans une clinique. D'autres jeunes femmes traversent sa vie, mais il n'arrive pas à stabiliser les liens. Deux hommes, également traversent sa vie, l'un en relation avec les deux autres jeunes femmes, et l'autre, plus mystérieux, présent lors de son accident qui lui a fait signer un document et lui a laissé de l'argent …
L'errance d'un jeune homme dans Paris, victime d'un accident Place des Pyramides, par une Fiat couleur vert d'eau. Un autre accident lui revient en mémoire, dont il avait été victime dans son enfance, tandis qu'il ne garde que très peu de souvenirs avec son père, fait de rendez-vous dans des cafés sans qu'il ne se passe rien. La femme, Jacqueline Beau sergent, serait-elle la même jeune femme qui était présente lors de son accident précédent ? Celle-ci est blessée comme lui, transportés ensemble à l'hôpital, il est endormi à l'éther comme à l'époque, et se réveille dans une clinique. D'autres jeunes femmes traversent sa vie, mais il n'arrive pas à stabiliser les liens. Deux hommes, également traversent sa vie, l'un en relation avec les deux autres jeunes femmes, et l'autre, plus mystérieux, présent lors de son accident qui lui a fait signer un document et lui a laissé de l'argent lors de sa sortie de la clinique qu'il avait payé. En recherchant cette femme, il remet en ordre ses souvenirs et sa vie tandis qu'il marche dans les quartiers où il pense retrouver la jeune femme.
Cette écriture qui mêle la description de l'errance à travers la ville fait le contre-point de sa recherche de sens dans sa mémoire, et ainsi redonne un sens à sa vie.
L'auteur est australien mais l'édition dans la Série Noire le présente comme américain, il y a toute une série de romans publiés chez Gallimard de cet auteur prolifique.
Le lieutenant Al Wheeler est chargé de l'enquête sur le meurtre de Bérénice Kains, découverte dans la tombe qui devait accueillir le corps de Mme Thoro, épouse du psychiatre dont elle était la secrétaire et la maîtresse. Le lieutenant découvre les personnes qui vivaient dans l'entourage des 2 mortes, qui évoluent dans un club assez fermé, un zoo qui héberge des fauves, sous les piques du shérif qui n'aime pas beaucoup le lieutenant. C'est écrit avec pas mal d'humour pour défaire les motivations des uns et des autres. La découverte du criminel est l'objet d'une analyse assez retorse d'un point de vue psychologique, mais il fallait bien ça 😉
Entretiens réalisés par Alexis Cukier, Pauline Delage et Aurore Koechlin
Face au racisme d’État, …
Cela faisait longtemps que j'avais commencé à lire cette série d'entretiens entre U. Palheta et O. Slaouti, mais d'autres lectures qui m'avaient semblé importantes, avaient interrompu celle-ci. Pourtant, ce livre qui est paru il y a presque 3 ans, donc avant la dissolution de Macron, avant l'irruption du 7 octobre et la terrible guerre d'Israël contre la prison à ciel ouvert de Gaza, avant la guerre de Poutine contre l'Ukraine, avant le retour de Trump au pouvoir ... tous ces bouleversements n'en rendent pas moins ce dialogue et les éléments échanges encore plus cruciaux. D'abord il met en lumière l'état de racisme larvé qui imprègne la police, mais plus encore celui qui est en nous et qui nous amène à manquer de solidarité avec les victimes premières de ce racisme, car notre impensé colonial (je suis blanc et il est bien là en moi quand même) à la fois nous …
Cela faisait longtemps que j'avais commencé à lire cette série d'entretiens entre U. Palheta et O. Slaouti, mais d'autres lectures qui m'avaient semblé importantes, avaient interrompu celle-ci.
Pourtant, ce livre qui est paru il y a presque 3 ans, donc avant la dissolution de Macron, avant l'irruption du 7 octobre et la terrible guerre d'Israël contre la prison à ciel ouvert de Gaza, avant la guerre de Poutine contre l'Ukraine, avant le retour de Trump au pouvoir ... tous ces bouleversements n'en rendent pas moins ce dialogue et les éléments échanges encore plus cruciaux.
D'abord il met en lumière l'état de racisme larvé qui imprègne la police, mais plus encore celui qui est en nous et qui nous amène à manquer de solidarité avec les victimes premières de ce racisme, car notre impensé colonial (je suis blanc et il est bien là en moi quand même) à la fois nous semble nous préserver de ces méfaits (nous ne sommes pas les 1ers visés) et nous amène trop souvent à nous sentir supérieurs (ils sont victimes d'une religion rétrograde, etc.). Loin de moi de me sentir forcément coupable, il s'agit avant tout d'être conscient de ses propres travers pour pouvoir être solidaire et acteur de luttes que chacun-e peut mener avec ses limites.
Par ailleurs, quelle place leur laisse-t-on, quelle parole leur donne-t-on, quel soutien leur apportons nous aux racisé-es ? Or ce combat contre le racisme est inséparable du combat contre la montée des idées fascistes. Celles-ci n'apparaissent plus sous forme de chemises noires ou brunes, mais elles prennent de nouvelles formes et surtout elles sont tolérées quand elles ne sont pas reprises jusque dans les rangs d'une gauche dont on pourrait penser qu'elle lutterait contre.
Sont abordées ainsi en 2 ensembles, assez gramscien, les positions puis les mouvements. Le 1er fait le point sur l'État et les violences policières, la répression contre les migrants, l'islamophobie, la fascination, la radiation... Le 2nd analyse les continuités et l'évolution des luttes, les stratégies possibles, les alliances...les perspectives.
C'est un peu une forme de manuel du militant antifasciste et antiraciste et féministe et écologiste (même si ces derniers aspects sont peu pris en compte, peut-être aurait-il fallu ajouter d'autres interlocuteurs pour traiter aussi ces thèmes mais cela aurait peut-être dépassé le cadre de cet ouvrage de 165 pages!) à méditer et à mettre en œuvre.
Comme un long songe d'hiver, ce nouveau roman de Han Kang nous fait voyager entre …
une plongée dans un univers poétique pour découvrir une réalité atroce et bien cachée
5 étoiles
C'est le second roman que je lis de cette autrice. C'est une véritable claque ! Son écriture semble extrêmement légère, très poétique, elle parle d'elle au départ, de sa difficulté à écrire, de la solitude dans laquelle elle s'enferme. Elle nous emmène dans ses sensations, de la chaleur qui devient insupportable, de la vacuité de sa vie, du cauchemar qui revient nuit après nuit, des relations avec son éditeur, de son testament qu'elle ne cesse de reprendre... Puis vient l'appel d'une de ses amies qu'elle a connue du temps où elle travaillait avec une photographe pour illustrer ses articles. Elle nous décrit ses relations avec elle, de la fascination que celle-ci exerçait sur elle...et peu à peu elle nous entraîne vers la mission qu'elle a reçu : sauver son oiseau. Mais ce n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir l'ampleur de la répression meurtrière qui s'est abattue sur les Coréens …
C'est le second roman que je lis de cette autrice. C'est une véritable claque !
Son écriture semble extrêmement légère, très poétique, elle parle d'elle au départ, de sa difficulté à écrire, de la solitude dans laquelle elle s'enferme. Elle nous emmène dans ses sensations, de la chaleur qui devient insupportable, de la vacuité de sa vie, du cauchemar qui revient nuit après nuit, des relations avec son éditeur, de son testament qu'elle ne cesse de reprendre...
Puis vient l'appel d'une de ses amies qu'elle a connue du temps où elle travaillait avec une photographe pour illustrer ses articles. Elle nous décrit ses relations avec elle, de la fascination que celle-ci exerçait sur elle...et peu à peu elle nous entraîne vers la mission qu'elle a reçu : sauver son oiseau. Mais ce n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir l'ampleur de la répression meurtrière qui s'est abattue sur les Coréens avant, pendant la 2nde Guerre Mondiale, et s'est poursuivie lors de la Guerre de Corée et le silence qui s'est posé dessus avec les dictatures qui ont suivi.
Et c'est ce mélange d'une écriture poétique avec ces descriptions qui ne peut laisser indifférent à mon avis. Surtout cela met en lumière tous ces événements qui ne sont pas du tout connus par le public, comme la répression qui a eu lieu au milieu des années soixante en Indonésie avec ces milliers de morts.