Arsène a noté Le Choix du Chômage : 5 étoiles

Le Choix du Chômage de Benoît Collombat, Damien Cuvillier, Ken Loach
Un livre d’une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, de …
Retraité, lecteur d'un peu de tout. Plutôt des polars, des romans et des essais, politiques ou historiques, et des BD... Sur Mastodon @Opla@mastodon.social Sur Diaspora ex_pla_principal@diaspora-fr.org
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Un livre d’une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, de …

Un livre d’une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, de …
Avertissement sur le contenu A la moitié de ma critique, j'annonce la fin
Comme très souvent, le dessin est en noir et blanc, ce qui sied bien à cette histoire. Chabouté propose une autre version de l'histoire de Landru. Tout commence dans les tranchées d'où un poilu, Paul, s'extrait blessé, notamment au visage comme tant d'autres gueules cassées. Il rejoint à l'arrière, un certain Charles, médecin semble-t-il. Avec l'aide de sa compagne qu'il avait prévenu auparavant, ils mettent la main sur Landru, escroc recherché par la police. Ils se servent de lui pour qu'il ramène des femmes argentées pour les dépouiller de leurs biens. Dans un premier temps, ils montent un scénario où la femme croit avoir tué Landru (qui se présente chaque fois sous une nouvelle identité) dans sa maison de campagne. Elle signe une procuration, donne ses clés et on laisse entendre qu'elle partira en Argentine. Et le jeu continue, Landru ramène de nouvelles femmes et note conscieusement ses dépenses dans un carnet. Spoil A chaque fois, après le départ de Landru, Charles vient dans la maison. Enfin, Landru arrive à comprendre la machination et Paul explique les greffes de peau, prises sur les femmes, pour son visage qui ne guérit pas. Landru envoie un courrier de dénonciation mais il est arrêté car la sœur d'une de ses victimes l'a reconnu et a averti la police. On comprend en cette période de signature des traités de Versailles que le gouvernement préfère mettre en avant le criminel Landru qui détrousse des femmes après les avoir séduites, puis les tue et les fait disparaitre en les découpant pour les brûler dans sa cuisinière. Dans les dernières pages, on comprend qu'il a échappé à la guillotine, mais on fait disparaitre chaque protagoniste pour étouffer l'affaire et garder l'aspect connu. Belle histoire!
Avertissement sur le contenu Attention à la moitié de mon texte, je donne la fin du livre
Comme très souvent, le dessin est en noir et blanc, ce qui sied bien à cette histoire. Chabouté propose une autre version de l'histoire de Landru. Tout commence dans les tranchées d'où un poilu, Paul, s'extrait blessé, notamment au visage comme tant d'autres gueules cassées. Il rejoint à l'arrière, un certain Charles, médecin semble-t-il. Avec l'aide de sa compagne qu'il avait prévenu auparavant, ils mettent la main sur Landru, escroc recherché par la police. Ils se servent de lui pour qu'il ramène des femmes argentées pour les dépouiller de leurs biens. Dans un premier temps, ils montent un scénario où la femme croit avoir tué Landru (qui se présente chaque fois sous une nouvelle identité) dans sa maison de campagne. Elle signe une procuration, donne ses clés et on laisse entendre qu'elle partira en Argentine. Et le jeu continue, Landru ramène de nouvelles femmes et note conscieusement ses dépenses dans un carnet. Spoil A chaque fois, après le départ de Landru, Charles vient dans la maison. Enfin, Landru arrive à comprendre la machination et Paul explique les greffes de peau, prises sur les femmes, pour son visage qui ne guérit pas. Landru envoie un courrier de dénonciation mais il est arrêté car la sœur d'une de ses victimes l'a reconnu et a averti la police. On comprend en cette période de signature des traités de Versailles que le gouvernement préfère mettre en avant le criminel Landru qui détrousse des femmes après les avoir séduites, puis les tue et les fait disparaitre en les découpant pour les brûler dans sa cuisinière. Dans les dernières pages, on comprend qu'il a échappé à la guillotine, mais on fait disparaitre chaque protagoniste pour étouffer l'affaire et garder l'aspect connu. Belle histoire!

En juin 2005, l'histoire d'un paisible nonagénaire barcelonais fait le tour du monde : Enric Marco, le charismatique président de …
Javier Cercas se confronte dans ce livre à la mise à jour de Enric Marco. Cet homme né en 1921, a vécu comme tant d'autres, une époustouflante aventure avec une révolution anarchiste à Barcelone, une guerre civile qui s'est soldée par un exil pour certains, une vie soumise à une répression et une dictature franquiste terrible durant des années. Mais c'est après cette période, qu'il a commencé à être connu. Durant quelques années, il a été à la tête de la CNT, syndicat dont il a été expulsé avec d'autres (lesquels ont créé un nouveau syndicat la CGT), puis à la direction d'une association de Parents d'Eleves. Au début des années 2000, il intègre une association d'anciens déportés qu'il finit par diriger. Or il s'avère qu'il a fait croire à une déportation et cette fiction lui a permis d'acquérir une formidable notoriété. Lorsqu'un historien met en évidence le fait qu'il …
Javier Cercas se confronte dans ce livre à la mise à jour de Enric Marco. Cet homme né en 1921, a vécu comme tant d'autres, une époustouflante aventure avec une révolution anarchiste à Barcelone, une guerre civile qui s'est soldée par un exil pour certains, une vie soumise à une répression et une dictature franquiste terrible durant des années. Mais c'est après cette période, qu'il a commencé à être connu. Durant quelques années, il a été à la tête de la CNT, syndicat dont il a été expulsé avec d'autres (lesquels ont créé un nouveau syndicat la CGT), puis à la direction d'une association de Parents d'Eleves. Au début des années 2000, il intègre une association d'anciens déportés qu'il finit par diriger. Or il s'avère qu'il a fait croire à une déportation et cette fiction lui a permis d'acquérir une formidable notoriété. Lorsqu'un historien met en évidence le fait qu'il est parti travailler en Allemagne dans le cadre d'accord entre l'Espagne franquiste et le régime nazi, cela provoque un véritable séisme. Cercas s'efforce de revenir à la vérité, de dépouiller Enric Marco de tous ses mensonges, ses maquillages de la réalité, en collaboration avec lui. Tout son livre est traversé de réflexions sur la littérature, l'usage de fictions en son sein, le rapport entre la littérature et la réalité, le sens qu'elle prend en usant de mensonges pour décrire quelque chose, ses codes et le rapport avec les lecteurs. Il recourt à Truman Capote et les miens qu'il a avec 2 assassins pour son ouvrage majeur, à Cervantès et son Don Quichotte, personnage fictif derrière lequel s'invente une vie rêvée d'un homme simple. Il fait état de ses doutes, de ses aller et retour entre ses discussions avec Merci et ses autres interlocuteurs (des témoins mais aussi des écrivains, des historiens), de la compréhension de la nécessité de s'inventer une autre vie, mais aussi des dommages que cela peut produire. Il s'interroge aussi sur les raisons pour lesquelles l'Espagne s'est engouffrée dans une forme de Mémoire Historique qui lui a permis de mettre de côté la réalité de la dictature et ses conséquences en versant dans le kitch et le consumérisme.

Dans une petite ruelle de Tokyo se trouve Funiculi Funicula, un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On …
Au détour d'un rayon dans une librairie de gare, j'avais vu ce petit bouquin et d'autres avec lui du même genre. La 4ème de couverture m'avait intrigué : pendant le temps d'un café on pouvait retourner dans le temps. Or quelqu'un me l'a offert avec le suivant "Le café du temps retrouvé", alors j'ai satisfait ma curiosité. La 1ère nouvelle ne m'a pas convaincu, j'avais l'impression de lire un texte produit lors d'un atelier d'écriture : vous décrivez un cadre, puis vous introduisez une consigne, puis une autre et ainsi de suite. Pourtant dès la 2nde nouvelle, j'ai eu l'agréable sensation de retrouver un monde japonais tel que d'autres auteurs le décrivaient. Les rapports entre les gens sont soumis à des codes de politesse, et on découvre peu à peu les motivations des uns et des autres. Les nouvelles s'enchaînent, certes elles semblent indépendantes néanmoins il y a des indices, …
Au détour d'un rayon dans une librairie de gare, j'avais vu ce petit bouquin et d'autres avec lui du même genre. La 4ème de couverture m'avait intrigué : pendant le temps d'un café on pouvait retourner dans le temps. Or quelqu'un me l'a offert avec le suivant "Le café du temps retrouvé", alors j'ai satisfait ma curiosité. La 1ère nouvelle ne m'a pas convaincu, j'avais l'impression de lire un texte produit lors d'un atelier d'écriture : vous décrivez un cadre, puis vous introduisez une consigne, puis une autre et ainsi de suite. Pourtant dès la 2nde nouvelle, j'ai eu l'agréable sensation de retrouver un monde japonais tel que d'autres auteurs le décrivaient. Les rapports entre les gens sont soumis à des codes de politesse, et on découvre peu à peu les motivations des uns et des autres. Les nouvelles s'enchaînent, certes elles semblent indépendantes néanmoins il y a des indices, des clés qui les relient, et cela permet au lecteur de sentir une certaine connivence avec les personnages. Cela semble intemporel, le théme du voyage dans le passé est approprié...
La préface de Vuillard fait écho à son propre texte "La guerre des pauvres" mais il met en avant la richesse du texte d'Engels. C'est le premier texte d'Engels que j'ai lu entièrement. Il s'agit ici d'une tentative de mise en pratique du matérialisme historique pour décrypter une période particulière autour de l'année 1525. Luther prône une réforme du culte en revenant au texte de la bible. Thomas Müntzer, disciple de Luther, va plus loin et prend parti pour les paysans, alors que Luther propose plutôt de les exterminer. Engels part des documents accessibles en son temps et avec les idées de son temps quant aux raisons du développement particulier de la nation en Allemagne. Toutefois il cherche à identifier les mouvements des couches sociales, leurs intérêts économiques, l'idéologie qui les animent mais aussi leurs divergences voire leurs oppositions. Il tente aussi de mettre à jour les contradictions au sein …
La préface de Vuillard fait écho à son propre texte "La guerre des pauvres" mais il met en avant la richesse du texte d'Engels. C'est le premier texte d'Engels que j'ai lu entièrement. Il s'agit ici d'une tentative de mise en pratique du matérialisme historique pour décrypter une période particulière autour de l'année 1525. Luther prône une réforme du culte en revenant au texte de la bible. Thomas Müntzer, disciple de Luther, va plus loin et prend parti pour les paysans, alors que Luther propose plutôt de les exterminer. Engels part des documents accessibles en son temps et avec les idées de son temps quant aux raisons du développement particulier de la nation en Allemagne. Toutefois il cherche à identifier les mouvements des couches sociales, leurs intérêts économiques, l'idéologie qui les animent mais aussi leurs divergences voire leurs oppositions. Il tente aussi de mettre à jour les contradictions au sein de cette société allemande où le système féodal perdure mais semble bouleversé par de nouveaux modes d'échange sans pour autant que les modes de production se transforment. Ce travail est daté et Rachel Renault propose beaucoup d'annotations qui permettent de voir les remises en question des éléments choisis par Engels, le questionnement à leur apporter. Il faut relire son introduction après la lecture du texte lui-même car il l'éclaire vraiment. De même que les trois textes en annexe (principalement des notes à lui-même) apportent beaucoup dans la compréhension de l'étude historique à laquelle Engels s'est attelé.

En 1525, les paysans de différentes régions de l’Allemagne se soulèvent, pour des raisons à la fois sociales, économiques et …
La patronne levait le sourcil et pinçait le coin de sa bouche, à gauche, toujours du même côté, Joseph remarquait ces choses aussi, à force de voir les gens; on sentait que la patronne n'aimait pas trop que le patron se lance à parler sur les personnes ou sur l'état de l'agriculture, même si on savait que Joseph n'allait nulle part et ne répétez pas. Toujours Joseph avait retenu des histoires des gens et ce qui se racontait, il ne mélangeait pas dans sa tête et il y pensait en s'endormant. Il dormait à fond et se réveillait net, d'un coup, prêt, les idées à l'endroit, aiguisé comme une faux ou affûté comme les lames de la barre de coupe que le patron utilisé encore dans cette ferme pour faucher les pentes ou d'autres endroits qui n'auraient pas supporté la rotative et le gros tracteur, les sagnes par exemple où les mottes de terre tremblent sous le pied et dégorgent de l'eau rouillée même pendant les années sèches; en 2003, au moment de la canicule quand les vieux mouraient dans les villes, en 2003 il avait fauché avec le patron la sagne de Chamizelle sous le bois; ils fauchaient le matin après la traite, la rosée n'était pas levée, elle ne se levait pas dans ce trou sous le bois même en 2003, ensuite ils sortiraient le foin au râteau pour qu'il sèche au soleil, c'était des méthodes dépassées; le patron employait ce mot quand il se lançait dans ses discours sur l'avenir de l'agriculture. Ils ne se parlaient pas pour le travail, ils savaient comment faire et que ça s'arrêterait après eux. Quand ils avaient fini, le trou était propre, impeccable, c'était plaisant à voir. Le bois était pendu sous les hêtres, juste bon pour les renards et les blaireaux qui avaient creusé de sacrés terriers, on respirait la sauvagine à plei nez là-dessous, le patron disait ça, il avait des expressions; ils n'étaient pas chasseurs dans cette famille, ni pêcheurs, même s'ils avaient un grand pré au bord de la Santoire.
— Joseph de Marie-Hélène Lafon (Page 23 - 24)
4ème de couverture Joseph est un doux, Josèphe n'est pas triste, du tout, Josèphe existe par son corps, par ses gestes, son regard; il est témoin, il est un regardeur, et peut-être un voyeur de la vie des autres, surtout après la boisson, après les cures. Il reste au bord, il s'abstient, il pense les choses à l'abri de sa peau, tranquille, on ne le debusquera pas. Joseph est ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal. C'est aussi le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon, après L'Annonce (2009) et Les Pays (2012)
4ème de couverture Joseph est un doux, Josèphe n'est pas triste, du tout, Josèphe existe par son corps, par ses gestes, son regard; il est témoin, il est un regardeur, et peut-être un voyeur de la vie des autres, surtout après la boisson, après les cures. Il reste au bord, il s'abstient, il pense les choses à l'abri de sa peau, tranquille, on ne le debusquera pas. Joseph est ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal. C'est aussi le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon, après L'Annonce (2009) et Les Pays (2012)
M-H Lafon nous décrit la vie de Joseph, ouvrier agricole employé dans une ferme d'Auvergne. Certes il y est question de soins aux animaux, de tracteurs, de cultures, de fromages et bien d'autres activités agricoles. Mais il ne s'agit pas de rester sur l'aspect régionaliste ni même sur une vision reconstruite d'un passé révolu d'un lien entre l'homme et la terre. Le roman décrit plutôt le lent cheminement de pensée de Joseph, son choix de rester effacé. Il vit dans la ferme avec ses patrons, un couple dont le fils doit reprendre l'exploitation plus tard. Joseph pense de manière très précise, sous forme de listes, les relations des uns et des autres, les dates, mais aussi la manière dont la patronne fait les mots croisés dans la Montagne du jour. Il raconte sa vie réglée et monotone, à quel endroit il se lave, comment la patronne lui lave son linge …
M-H Lafon nous décrit la vie de Joseph, ouvrier agricole employé dans une ferme d'Auvergne. Certes il y est question de soins aux animaux, de tracteurs, de cultures, de fromages et bien d'autres activités agricoles. Mais il ne s'agit pas de rester sur l'aspect régionaliste ni même sur une vision reconstruite d'un passé révolu d'un lien entre l'homme et la terre. Le roman décrit plutôt le lent cheminement de pensée de Joseph, son choix de rester effacé. Il vit dans la ferme avec ses patrons, un couple dont le fils doit reprendre l'exploitation plus tard. Joseph pense de manière très précise, sous forme de listes, les relations des uns et des autres, les dates, mais aussi la manière dont la patronne fait les mots croisés dans la Montagne du jour. Il raconte sa vie réglée et monotone, à quel endroit il se lave, comment la patronne lui lave son linge et comment il le range, à quelle fréquence... Et petit à petit il se raconte, son père qui avait tendance à boire, sa mère qui ira rejoindre son autre fils qui tient un commerce. Il raconte sa solitude, l'absence de relations sociales et à un moment donné sa rencontre avec une femme, Sylvie. Et sa déchéance dans l'alcool en sa compagnie. Elle semble volage et partira avec un représentant en embarquant tout dans leur appartement, y compris ce que sa mère lui avait laissé. Les cures de désintoxication qu'il suit, la perte de son permis de conduire, son isolement dans la boisson, qui lui permet de parler avec un vocabulaire recherché d'un peu de tout sans chercher d'interlocuteur. Et lors de cette dernière cure, il raconte comment un autre ouvrier agricole comme lui abusait d'un des enfants des propriétaires de l'exploitation, et qu'il n'avait pas su comment intervenir pour que cela s'arrête. M-H Lafon décrit la simplicité de la vie de cet homme au début du XXIème siècle. Il vit au jour le jour, et reste tributaire de tout ce qui l'entoure sans qu'il ne trouve la volonté de s'y soustraire ni d'influencer ce qui se passe. Il aime son travail, le soin aux bêtes, Les patrons semblent bienveillants sans plus, si le fils reprend l'exploitation, peut-être partira-t-il, il subit la vie sans y porter de jugement avec une sorte de fatalisme.
Le 13 octobre 1972, le vol 571 s'écrase dans les Andes. Isolés à plus de 3000 m d'altitude, après plusieurs semaines passées à attendre les secours, les survivants se résolvent à se nourrir les corps congelés de leurs comparses. Vous en faites un pivot de votre raisonnement : la médiatisation exceptionnelle de ce crash illustre le culte américain voué aux héros, à ceux qui ne reculent devant rien pour survivre, même dévorer des morts. Il aurait été possible, écrivez-vous, d'expliquer la conversion de Patricia Hearst de la même façon : intégrer la SLA était une stratégie de survie. Pour cela, il eût fallu qu'au procès on la laisse dire ce qui transparaissait dans chacun de ces messages : oui, ses geoliers l'avaient fait réfléchir, oui, le Food Program était une belle idée, oui, elle avait été séduite sinon convaincue. Ses avocats ont préféré la déguiser en petite fille constrite, cardigan marine et collier de perles, ils se sont obstinés à la faire taire et exiger quelle plaide de lavage de cerveau. Les jury ont alors eu à faire face à une personne morcelée recréée de toutes pièces par la défense, par ses parents comme par le SLA, une fille-puzzle incompréhensible.
— Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon (Page 184 - 185)

En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille d'un célèbre magnat de la presse, est enlevée contre rançon par un groupuscule révolutionnaire …