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Capitainesse Blue

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A rejoint ce serveur il y a 11 mois, 1 semaine

🏴‍☠️ Piratesse anar'tiste et féministe, lectrice compulsive. Tantôt fleuriste, relectrice-correctrice, graphillustratrice, ou autrice, parfois peintresse, poétesse ou apprentie bâtisseuse 🧭 Aussi présidente en sommeil de l'association Orbesonge 🌌 🌱 Veggie et décroissante hardcore

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Défi lecture pour 2026

9% terminé ! Capitainesse Blue a lu 4 sur 42 livres.

Nicolas Framont: Saint Luigi (French language, 2025, Les liens qui libèrent)

Un retour intéressant sur cette affaire

J'ai fait exprès de laisser passer un peu de temps avant de lire ce livre, pour voir un peu ce qu'il restait à dire sur l'action directe de Luigi Mangione et ses répercussions sur ses contemporain-es étatsunien-nes. Au final, Nicolas Framont parle beaucoup de nous autres européen-nes (et/ou français-es) et j'ai trouvé ça très pertinent. Il met en relation bien des choses, en s'appuyant sur le sujet de Luigi Mangione, et sans vous en dire trop, ça m'a fait bien réfléchir à propos de la question de la violence versus la non-violence, et les actions à notre disposition pour mettre à bas le capitalisme et son monde. Bref, je recommande !

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Vanina Mozziconacci, Chandra Talpade Mohanty, Kathleen Martindale, Barbara Omolade, Mimi Orner: Le politique est-il personnel ? (Hystériques et AssociéEs) Aucune note

La lutte contre le sexisme et le racisme est-elle une affaire d’éducation ? De nombreuses …

Lorsque j'ai discuté certains des arguments du présent texte avec des collègues lors de trois formations organisées par mon syndicat, une image est revenue à chaque fois : celle de la fable du colibri. Cette image a été évoquée à propos de l'idée selon laquelle se focaliser sur l'éducation était un moyen bien commode pour ne pas transformer ici et maintenant. Tout miser sur l'éducation est une forme sournoise de procrastination politique : rien d'étonnant à ce qu'elle soit si appréciée des politicien·nes au pouvoir, qui donnent ainsi l'impression de vouloir tout changer sans rien changer. [...] C’est confort l’éducation ! Confortable et confortant. C’est rassurant de dire que l’on va planter les graines d’une société juste pour l’avenir, cela permet d’accepter la société injuste d’aujourd’hui. Cela soulage de se dire qu’on agit, tout en n’agissant pas vraiment. [...] Ce ne sont pas seulement les dirigeant·es politiques qui trouvent leur compte dans ce jeu de dupes. C’est aussi nous-mêmes, féministes, éducateurices, enseignant·es, professeur·es, etc. Il y a la bonne conscience qui va avec l’idée qu’on « fait sa part », comme le colibri. Rien n’est plus démobilisant et dépolitisant que la bonne conscience des petits gestes individuels qui suffisent à (se) donner l’impression d’être un·e bon·ne citoyen·ne, plein·e de civisme. Les « petites graines » (plantées dans la tête des enfants !) pour l’avenir font partie de ces petits gestes qui permettent de rentrer le soir à la maison avec le sentiment du devoir accompli. Contre celleux qui disent qu’il faut cultiver notre jardin, rappelons que « l’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage », que « le féminisme sans anticapitalisme, c’est du développement personnel », etc.

Le politique est-il personnel ? de , , , et 2 autres

Extrait de ""L'éducation, c'est la solution." Retour sur un lieu commun de l'antisexisme", par Vanina Mozziconacci.

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a terminé la lecture de Palestine par Joe Sacco

Joe Sacco: Palestine (GraphicNovel, French language, 2010, Rackham) Aucune note

En décembre 1991 et janvier 1992, pour connaître un autre point de vue que celui …

Une enquête en Palestine à l’époque de la première Intifada. Un livre profondément déprimant. D’abord pour son récit. Joe Sacco rend compte des conditions de vie sous l’occupation, en Cisjordanie et à Gaza. Les récits de violences se succèdent, la plupart des gens ont perdu des proches, assassinés par l’armée israélienne, la plupart ont passé des mois dans des cachots, ont subi des tortures. Les témoignages se répètent sur des centaines de pages. Et c’est d’autant plus déprimant que ce récit date du début des années 90. Les Palestinien·nes subissaient alors ces violences depuis environ 45 ans. Aujourd’hui 35 ans ont passé, et la situation n’a fait qu‘empirer. Joe Sacco livre un récit à la première personne, se mettant en scène, sans taire ses états d’âme, ses lâchetés et ses biais, on est à ses côtés, les pieds dans la boue. J’en suis ressorti bouleversé, mon sentiment d’impuissance et ma …

a publié une critique de Les Carnets de l'apothicaire par Natsu Hyûga (Les Carnets de l'apothicaire, #5)

Natsu Hyûga: Les Carnets de l'apothicaire (Paperback, Français language, 2025, Lumen)

Mao Mao, qui avait été sommée de se rendre dans la capitale de l'Ouest, va …

Des réserves (mais difficile de lire autre chose en ce moment)

Je reconnais que ça se lit toujours bien, même au bout de 5 tomes et même si j'ai le sentiment que la traduction n'est pas extraordinaire. J'ai également appris que les éditions Lumen s'étaient amusées à censurer des passages par rapport à l'édition originale (surtout dans le tome 4), ce que l'édition anglaise n'aurait pas fait.

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a publié une critique de L'événement par Annie Ernaux

Annie Ernaux: L'événement (Paperback, Français language, 2001, Gallimard)

« Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans …

L'événement

[review du 23/11/2021]

Comme il y a un avant et un après pour Annie Ernaux dans le récit de sa vie, il y a un avant et un après la lecture de L’évènement.

C’est à la fois précis et pudique, profond sans être voyeuriste.

Puissant récit d’un avortement, ce texte nous rappelle aussi que dans le monde actuel, c’est encore illégal pour beaucoup de personnes - et que les droits acquis aujourd’hui ne le sont pas éternellement.

Je reste saisie par ce texte qui m’a énormément marquée.