J’ai bien aimé les premières pages de cet album, la présentation de Marcie, le ton caustique. Malheureusement, j’ai décroché assez rapidement, n’ai pas réussi à me passionner pour l’intrigue alors que le ton devenait plus classique. C’est dommage, le personnage de Marcie était prometteur.
Critiques et Commentaires
Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
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Clochix a terminé la lecture de L'autre moitié du soleil par Chimamanda Ngozi Adichie
De loin mon préféré des livres de Chimamanda Ngozi Adichie. Celui dont le sujet est le plus grave. Elle évoque ici la guerre du Biafra à travers une poignée de personnages qui l’ont vécue, tout·es attachant·es et complexes. On les suit sur une dizaine d’années, du début des années 60 à la fin de la guerre, et j’ai apprécié l’équilibre entre leur évolution personnelle et la description du monde et des situations qu’iels traversent. Au delà de la qualité littéraire du texte, j’ai apprécié découvrir enfin un autre récit de ce conflit, qui ne contredit pas les images qu’on en a vues en france, mais donne de la chair, du contexte, de la complexité.
De loin mon préféré des livres de Chimamanda Ngozi Adichie. Celui dont le sujet est le plus grave. Elle évoque ici la guerre du Biafra à travers une poignée de personnages qui l’ont vécue, tout·es attachant·es et complexes. On les suit sur une dizaine d’années, du début des années 60 à la fin de la guerre, et j’ai apprécié l’équilibre entre leur évolution personnelle et la description du monde et des situations qu’iels traversent. Au delà de la qualité littéraire du texte, j’ai apprécié découvrir enfin un autre récit de ce conflit, qui ne contredit pas les images qu’on en a vues en france, mais donne de la chair, du contexte, de la complexité.
Clochix a terminé la lecture de Sur les routes par Catherine Mavrikakis
Un très court livre intéressant mais frustrant. Avant de donner un cours sur la place du mythe de la route dans la littérature étasunienne, l’autrice, prof québécoise, décide de prendre elle-même la route pour traverser le pays en pleine campagne électorale de 2024. Le projet était alléchant mais le livre se résume à une série d’anecdotes, une poignée d’instantanés, individuellement intéressants, mais beaucoup trop peu nombreux pour dire grand chose de l’état du pays. Dommage, je suis resté sur ma faim.
Un très court livre intéressant mais frustrant. Avant de donner un cours sur la place du mythe de la route dans la littérature étasunienne, l’autrice, prof québécoise, décide de prendre elle-même la route pour traverser le pays en pleine campagne électorale de 2024. Le projet était alléchant mais le livre se résume à une série d’anecdotes, une poignée d’instantanés, individuellement intéressants, mais beaucoup trop peu nombreux pour dire grand chose de l’état du pays. Dommage, je suis resté sur ma faim.
Clochix a terminé la lecture de Waco Horror par Lisa Lugrin
Deux histoires : un lynchage particulièrement horrible au début du XXième siècle au Texas (attention, récit de tortures), et l’enquête d’une femme intrépide pour rendre public ce crime. À la lecture, les péripéties m’ont parfois parues un peu excessives, avant que je découvre que tout dans ce récit est vrai. Tant la barbarie du lynchage que les tentative de la bonne société locale pour étouffer l’affaire. Elizabeth Freeman a eu une vie extraordinaire, dont cet épisode n’est qu’un aperçue, elle mérite vraiment d’être davantage connue, et cet album y contribue. J’ai trouvé l’album bien mené, utile pour mieux faire prendre conscience de tout le contexte autour des lynchages il y a à peine un siècle, et pour la découverte d’Elizabeth Freeman.
Deux histoires : un lynchage particulièrement horrible au début du XXième siècle au Texas (attention, récit de tortures), et l’enquête d’une femme intrépide pour rendre public ce crime. À la lecture, les péripéties m’ont parfois parues un peu excessives, avant que je découvre que tout dans ce récit est vrai. Tant la barbarie du lynchage que les tentative de la bonne société locale pour étouffer l’affaire. Elizabeth Freeman a eu une vie extraordinaire, dont cet épisode n’est qu’un aperçue, elle mérite vraiment d’être davantage connue, et cet album y contribue. J’ai trouvé l’album bien mené, utile pour mieux faire prendre conscience de tout le contexte autour des lynchages il y a à peine un siècle, et pour la découverte d’Elizabeth Freeman.
Clochix a terminé la lecture de Arpenter la nuit par Leila Mottley
Je ne peux nier une fascination pour la Californie, berceau d’utopies auxquelles j’ai longtemps crues. Les rues arpentées ici sont celles d’Oakland, juste en face de San Francisco, la ville des beatniks, des hippies et du Réseau. Et ce récit raconte une autre histoire de la baie. Celle qui arpente les rues d’Oakland est une adolescente noire, contrainte de tenir à bout de bras son grand frère et un jeune voisin. Brutalisée, elle va vendre son corps, et tomber dans les filets de policiers. J’ai beaucoup aimé ce texte. Il est sombre, violent, mais sans voyeurisme. Je ne l’ai pas trouvé déprimant, bien au contraire. Les personnages sont très attachantes et le récit est traversé d’éclats de lumière, l’amour de Kiara pour ses proches, pour sa famille de cœur.
Je ne peux nier une fascination pour la Californie, berceau d’utopies auxquelles j’ai longtemps crues. Les rues arpentées ici sont celles d’Oakland, juste en face de San Francisco, la ville des beatniks, des hippies et du Réseau. Et ce récit raconte une autre histoire de la baie. Celle qui arpente les rues d’Oakland est une adolescente noire, contrainte de tenir à bout de bras son grand frère et un jeune voisin. Brutalisée, elle va vendre son corps, et tomber dans les filets de policiers. J’ai beaucoup aimé ce texte. Il est sombre, violent, mais sans voyeurisme. Je ne l’ai pas trouvé déprimant, bien au contraire. Les personnages sont très attachantes et le récit est traversé d’éclats de lumière, l’amour de Kiara pour ses proches, pour sa famille de cœur.
Clochix a terminé la lecture de Vers la violence par Blandine Rinkel
Plusieurs mois après avoir refermé ce livre (oui, j’ai pris beaucoup de retard dans l’alimentation de ce compte), je n’arrive toujours pas à me faire une opinion sur ce récit. Qu’en dire ? Par hasard, j’ai ouvert ce livre juste après 34m². Le contexte, le titre, je m’attendais à un récit de violences, physiques ou psychologiques, et ai longtemps attendu que se déchaîne cette violence. Mais en fait, la violence dont il est question ici est beaucoup plus subtile, ambiguë, c’est celle qui naît des rapports avec un proche toxique. J’ai bien aimé ce roman, son écriture, et au final l’effort qu’il pousse à faire, en ne livrant pas d’interprétation immédiate.
Plusieurs mois après avoir refermé ce livre (oui, j’ai pris beaucoup de retard dans l’alimentation de ce compte), je n’arrive toujours pas à me faire une opinion sur ce récit. Qu’en dire ? Par hasard, j’ai ouvert ce livre juste après 34m². Le contexte, le titre, je m’attendais à un récit de violences, physiques ou psychologiques, et ai longtemps attendu que se déchaîne cette violence. Mais en fait, la violence dont il est question ici est beaucoup plus subtile, ambiguë, c’est celle qui naît des rapports avec un proche toxique. J’ai bien aimé ce roman, son écriture, et au final l’effort qu’il pousse à faire, en ne livrant pas d’interprétation immédiate.
Clochix a terminé la lecture de Éclore par Aude Mermilliod
Livre après livre, Aude Mermilliod confirme qu’elle est l’une de mes autrices préférées. Elle livre ici une confession très intime sur sa vie sexuelle. Elle raconte le viol subie alors qu’elle était adolescente, et ses conséquences sur sa vie. Elle évoque toutes les expériences qui l’ont construite. C’est d’une grande honnêteté, très intime sans être impudique, éclairant, motivant. Et porté par sa patte que j’aime beaucoup. Un des plus beaux albums découverts cette année.
Clochix a terminé la lecture de Conduite interdite par Chloé Wary
Après plusieurs années à Londres, une adolescente retourne en Arabie Saoudite, une des sociétés les plus oppressives pour les femmes. Elle va entrer en résistance en participant à un mouvement qui revendique pour les femmes le droit de conduire. Le style graphique est trop expérimental pour moi, le récit trop rapide, mais malgré ces aspects qui m’ont donné un peu de mal, c’est un livre qui m’a remué, en montrant de l’intérieur l’oppression et le courage infini de celles qui résistent.
Clochix a terminé la lecture de Soutif, mon amour par Sophie Carquain
Une lecture durant laquelle je me suis senti doublement illégitime. Parce que c’est de la poésie, genre que je ne lis plus depuis l’adolescence. Et parce que c’est l’œuvre d’une jeune femme qui s’adresse à ses sœurs, donc j’avais l’impression d’être voyeur. Cela m’a un peu gâché la lecture, et c’est dommage, car ce court recueil est très abordable, et j’ai trouvé plusieurs des textes émouvants, même si naturellement je pouvais difficilement me sentir directement concerné.
Clochix a terminé la lecture de 34 m² par Louise Mey
Un très court huis-clos très prenant, étouffant. L’histoire ne dure que quelques minutes, mais on les vit intensément dans ce minuscule appartement. Le récit se déroule en direct, on est à chaque instant aux côtés de Juliette. Le dénouement ne m’a pas convaincu, mais ce petit livre remue. Attention, mention de violences physiques, psychologiques et sexuelles.
Un très court huis-clos très prenant, étouffant. L’histoire ne dure que quelques minutes, mais on les vit intensément dans ce minuscule appartement. Le récit se déroule en direct, on est à chaque instant aux côtés de Juliette. Le dénouement ne m’a pas convaincu, mais ce petit livre remue. Attention, mention de violences physiques, psychologiques et sexuelles.
Clochix a terminé la lecture de Les Exportés par Sonia Devillers
Une enquête davantage qu’un roman. La journaliste raconte l’histoire de ses grands-parents et, à travers elle, le sort de la population juive de Roumanie, pendant la guerre et les débuts du régime stalinien. L’extermination par les fascistes roumains, puis l’antisémitisme qui ne disait pas son nom du nouveau régime. Surtout, le mécanisme très ambiguë par lequel dans les années 60 le régime roumain a permis à des juives et des juifs de quitter le pays, en les troquant contre des biens de consommation, notamment des animaux d’élevage.
Clochix a terminé la lecture de Shiki (4 saisons au Japon) par Rosalie Stroesser
Récit de deux voyages au Japon, par une jeune femme passionnée par ce pays. Ça se lit comme un blog de voyage, une découverte du pays parfois violente (mention de violences sexuelles). Je suis assez hermétique à l’attrait pour le Japon, mais j’ai trouvé cette lecture agréable, notamment pour la personnalité de l’autrice, et pour son regard.
Clochix a terminé la lecture de Logicomix par Apostolos Doxiadis
Mais pourquoi avais-je ajouté ce livre sur ma liste de BD à emprunter à la médiathèque ? Le sujet n’est pas inintéressant, une biographie d’un scientifique, Bertrand Russell, en quête de la vérité qu’il espère trouver dans les fondements des mathématiques. J’ai appris moult choses sur les mathématiques et la philosophie, découvert certains grands débats qui ont traversé le XXième sicle et dont j’ignorais tout. Mais bon, tout cela est assez éloigné de mes sujets de préoccupation du moment, très abstrait, et je n’ai pas trop compris le choix narratif, où les auteurices se mettent beaucoup en scène. J’ai l’impression d’avoir enrichi ma culture générale, mais ne suis pas certains que les heures passées à lire ces plus de 300 pages en valaient la peine.
Mais pourquoi avais-je ajouté ce livre sur ma liste de BD à emprunter à la médiathèque ? Le sujet n’est pas inintéressant, une biographie d’un scientifique, Bertrand Russell, en quête de la vérité qu’il espère trouver dans les fondements des mathématiques. J’ai appris moult choses sur les mathématiques et la philosophie, découvert certains grands débats qui ont traversé le XXième sicle et dont j’ignorais tout. Mais bon, tout cela est assez éloigné de mes sujets de préoccupation du moment, très abstrait, et je n’ai pas trop compris le choix narratif, où les auteurices se mettent beaucoup en scène. J’ai l’impression d’avoir enrichi ma culture générale, mais ne suis pas certains que les heures passées à lire ces plus de 300 pages en valaient la peine.
Clochix a terminé la lecture de De feu et d'or par Jacqueline Woodson
C’est avec un sentiment de trop peu que j’ai refermé ce livre. Le matériau est riche, les personnages complexes et attachantes, mais le livre est beaucoup trop court, on ne fait qu’effleurer leurs vies, leurs blessures, dont on voudrait apprendre davantage. Le massacre de Tulsa, sur lequel j’espérais en apprendre davantage, est à peine évoqué. Un livre que j’ai apprécié mais qui m’a frustré, j’aurais aimé passer plus de temps avec les trois générations de cette famille au lieu de juste les entr’apercevoir.
Clochix a terminé la lecture de Cher pays de notre enfance par Étienne Davodeau
J’avais entendu parler de l’assassinat du juge Renaud, de la tuerie d’Auriol, de l’affaire Boulin. Je connaissais l’existence du SAC, ces barbouzes à la solde de De Gaulle puis de ses héritiers. Mais je n’imaginais pas l’ampleur des exactions de cette milice, ni que 40 ans plus tard, des gens cherchent toujours à empêcher de mettre en lumière ses exactions. Cette enquête du journaliste Benoît Collombat et d’Étienne Davodeau est une lecture salutaire. Et d’autant plus aujourd’hui, pour le rappel que la violence politique a toujours été utilisée, aussi, par les forces de la droite dite « républicaine ».
J’avais entendu parler de l’assassinat du juge Renaud, de la tuerie d’Auriol, de l’affaire Boulin. Je connaissais l’existence du SAC, ces barbouzes à la solde de De Gaulle puis de ses héritiers. Mais je n’imaginais pas l’ampleur des exactions de cette milice, ni que 40 ans plus tard, des gens cherchent toujours à empêcher de mettre en lumière ses exactions. Cette enquête du journaliste Benoît Collombat et d’Étienne Davodeau est une lecture salutaire. Et d’autant plus aujourd’hui, pour le rappel que la violence politique a toujours été utilisée, aussi, par les forces de la droite dite « républicaine ».














