Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
Un premier roman graphique à la fois mémoriel et universel !
De retour chez …
Un homme retourne en vacances dans sa famille au Costa Rica. Découvrant une malle pleine de photos, il entreprend d’interroger des cousins pour retracer l’histoire de sa famille. Une succession d’anecdotes illustrées de photos de gens posant. Je n’ai trouvé aucun intérêt à cette histoire.
Au temps d'avant, c'était le bonheur. La vie sans se l'expliquer. L'existence était telle qu'elle …
Adaptation du livre de Gaël Faye. Le medium ne rend pas l’horreur moins insupportable. On sent monter la tension, on marche dans les pas des mômes vers un destin que l’on connaît, tiraillé entre un décor de paradis et les mécanisme de l’horreur qui se mettent en place. Un album qui prend aux tripes, difficile d’en dire davantage.
La dictature verte avait échoué. Les abeilles s’étaient définitivement éteintes. Après la guerre de l’eau, …
Pas loin du coup de cœur. J’ai trouvé certaines péripéties peu crédibles et que les personnages manquaient un peu d’épaisseur. Ces réserves mises à part, j’ai bien aimé l’univers, qui évoque celui de la cité des mères, un futur lointain après une grande catastrophe, une maladie qui décime la population, une société matriarcale où les hommes ne sont que des reproducteurs, le tout assaisonné d’un chouïa de surnaturel. Les personnages sont nombreuses et attachantes chacune à sa façon. L’intrigue met un peu de temps à décoller, mais je ne me suis jamais ennuyé, et ai dévoré le dernier tiers du livre.
« Nous avons perdu Rosalie il y a quelques jours. » Elle est décédée soudainement …
Rosalie est morte brusquement peu avant de fêter son deuxième anniversaire. À travers ce livre, son père raconte son chagrin, les semaines d’errance qui ont suivi le drame. Malheureusement, j’ai ouvert ce récit à un moment où je n’avais pas la tête à ça. Ton désespéré, le trait noir, torturé, chagrin suintant de chaque page… j’ai abandonné la lecture en route. Je le regrette un peu, c’est un livre fort, j’y reviendrai peut-être dans de meilleures conditions.
Rosalie est morte brusquement peu avant de fêter son deuxième anniversaire. À travers ce livre, son père raconte son chagrin, les semaines d’errance qui ont suivi le drame. Malheureusement, j’ai ouvert ce récit à un moment où je n’avais pas la tête à ça. Ton désespéré, le trait noir, torturé, chagrin suintant de chaque page… j’ai abandonné la lecture en route. Je le regrette un peu, c’est un livre fort, j’y reviendrai peut-être dans de meilleures conditions.
Chaque jour, Edmond et Pierre, deux petits vieux s'installent au bord de la rivière pour …
Un livre réjouissant, qui parle de vieillesse, de solitude, de sexualité et d’amour. Ne lisez pas le résumé qui divulgâche l’histoire, mais embarquez à côté d’Émile dans sa Mini Comtesse (qui se souvient de ses rigolotes voiturettes des années 70 ?). Un livre qui m’a donné de l’espoir : est-ce que la vieillesse pourrait être autre chose qu’un naufrage ?
Prenez une bonne dose de chaos, des petites joies, les plumes de Cécile Porée et …
Premier album du duo Camille Anseaume et Cécilé Porée, je l’ai lu à l’époque où je ne laissais pas de trace ici de mes lectures illustrées.
Comme de la toute petite conversation, j’en garde le souvenir d’un album tout doux, un peu triste, un peu bon pour le moral, qui parle de morts et de vie.
Le nouvel album par la plume sensible des autrices des Fleurs aussi ont une saison. …
De Camille Anseaume au scénario et Cécile Porée au dessin, j’avais bien aimé Les Fleurs aussi ont une saison.
J’ai retrouvé ici leur ton, plein de douceur dans le dessin et la narration. L’histoire reprend et prolonge le premier roman autobiographique de Camille Anseaume où elle racontait s’être retrouvée par accident enceinte à 25 ans d’un homme qui ne souhaitait pas avoir d’autres enfants. Le temps a passé, Camille et Sébastien se retrouvent pour évoquer cette période, leurs ressentis, leurs souvenirs. Une histoire à deux voix d’une grande honnêteté, pleine de doutes et de tendresse, déstabilisante aussi, puisqu’elle met en scène un homme qui ne se comporte pas trop mal. Un récit doux qui m’a fait du bien.
« Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer …
Un court texte lu essentiellement pour compléter ma lecture de l’œuvre de Chimamanda Ngozi Adichie, et dont je n’attendais rien. J’ai donc été agréablement surpris. La plupart de 15 conseils que CNA donne à sa fille sont pratiques, concrets, applicables. Le texte est court donc accessible à tout le monde. Un petit vade mecum à mettre entre toutes les mains.
Années 1920. Settimo, bûcheron corse en exil, débarque dans une plantation du bord du Mékong. …
Voyage dans une plantation au fond de l’Indochine juste après la fin de la première boucherie mondiale. Si le scénario ne m’a pas marqué, j’ai apprécié l’ambiance, la galerie de personnages, et la mise à nue de l’hypocrisie et de la violence des colons, justifiant au nom des valeurs de la république l’exploitation des corps, le pillage des ressources et la destruction de la culture. Un bel album anticolonialiste.
Après avoir exploré dans "Fun Home" et "C’est toi ma maman ?" les figures complexes …
Après la déception de C’est toi ma maman, j’attendais cet album au tournant. C’est une plutôt bonne surprise, un livre beaucoup plus abordable que le précédent. Bechdel continue à raconter sa vie, sur une trentaine d’années, en se concentrant sur deux de ses obsessions : le sport et la quête de connaissance de soi. La description de son addiction à l’activité physique m’a bien intéressé, m’a aidé à comprendre rétrospectivement des proches qui souffraient de la même pathologie. Et dans la partie introspective, la psychanalyse cède la place à d’autres pratique, méditation, bouddhisme… Comme toujours chez Bechdel, elle convoque de nombreuses figures tutélaires de la littérature, dont mon cher mais toxique Kérouac. Dernière raison d’aimer ce livre, sa compagne, Holly Rae Taylor, s’est chargée de la mise en couleurs, ce qui renouvelle le style. Après le secret familial du premier tome de la biographie, et la longue plongée en psychanalyse …
Après la déception de C’est toi ma maman, j’attendais cet album au tournant. C’est une plutôt bonne surprise, un livre beaucoup plus abordable que le précédent. Bechdel continue à raconter sa vie, sur une trentaine d’années, en se concentrant sur deux de ses obsessions : le sport et la quête de connaissance de soi. La description de son addiction à l’activité physique m’a bien intéressé, m’a aidé à comprendre rétrospectivement des proches qui souffraient de la même pathologie. Et dans la partie introspective, la psychanalyse cède la place à d’autres pratique, méditation, bouddhisme… Comme toujours chez Bechdel, elle convoque de nombreuses figures tutélaires de la littérature, dont mon cher mais toxique Kérouac.
Dernière raison d’aimer ce livre, sa compagne, Holly Rae Taylor, s’est chargée de la mise en couleurs, ce qui renouvelle le style.
Après le secret familial du premier tome de la biographie, et la longue plongée en psychanalyse du deuxième, ce troisième tome offre un éclairage plus léger sur la vie d’Alison Bechdel. Ça m’a bien plus, j’ai hâte de lire la suite !
[Résumé éditeur] "Fun Home", chef-d'œuvre d'introspection familiale, élargissait le territoire du roman graphique. Avec cette …
Après avoir lu Fun home, je me demandais comment la mère d’Alison Bechdel avait vécu toutes ces années, ce qu’elle avait ressenti. J’avais hâte de lire cet album à elle consacré. J’en ressors déçu : ça n’est pas un livre sur Helen Augusta, mais sur la relation d’Alison à sa mère, et sur le pédopsychiatre Donald Winnicott. N’étant pas porté sur la psychanalyse, j’avoue avoir trouvé ce livre interminable, et survolé certains passages. Une succession de récits de séances d’analyse et de longues citations de Winnicott. Pas ma came.
Il y a des événements qui changent la vie. C'est ce qui arrive à Vik, …
Une histoire qui m’a touchée, une rencontre entre une jeune femme un peu perdue et trois femmes plus âgées. De la sororité inter-générationnelle pour prendre soin les unes des autres et s’aider à guérir. Les dessins sont doux comme l’histoire, j’ai bien aimé.
Un soir, une jeune chienne, traînant une sale histoire avec sa chaîne brisée, surgit à …
Pas vraiment ce que j’en attendais, mais une lecture fort agréable. J’espérais une réflexion sur notre rapport à nos compagnes et compagnon non humain·es, mais Yes, la petite chienne, est avant tout un prétexte pour permettre à l’autrice de réfléchir au temps qui passe, à la vieillesse et à l’écriture. Une maison dans les bois, en marge du monde qui s’effondre mais pas en dehors, un couple ensemble depuis toujours qui sait la fin proche, c’est doux et parfaitement dans (mon) air du temps. J’imagine que le récit m’aurait davantage transporté s’il venait des forêts du Québec plutôt que des collines des Vosges, c’est amusant comme certaines projections font qu’on apprécie plus ou moins un livre.
C'est l'hiver. Une petite meute de loups a récemment été introduite près d'un hameau isolé …
Un huis-clos dans un village coupé du monde par la neige, où des hommes meurent les uns après les autres, victimes d’une bête. Atmosphère, dessins, personnages profondément humains, du grand Chabouté !
Un océan les sépare. Un secret les relie.
Le nouveau roman d'Elizabeth Acevedo, l'autrice multi-primée …
J’ai adoré ce roman bon pour le moral pour tout public (feel good et youg adult). Les vies parallèles de deux adolescente nées chacune d’un côté de la mer, Camino en République dominicaine, Yahaira à New York. Une variation autour de l’éternelle question de ce que serait notre vie si nous étions né·es un peu plus loin. Une porte aussi sur la vie des afro-caribéen·nes, sur ce que l’obtention d’un visa peut changer. C’est légèrement triste, légèrement violent, mais avant tout tendre, et ça fait du bien.