La guerre, la guerre, dès que la Cour le demande ; ce parti dispense de tout autre soin, on est quitte envers le peuple dès qu'on lui donne la guerre.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 140)
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La guerre, la guerre, dès que la Cour le demande ; ce parti dispense de tout autre soin, on est quitte envers le peuple dès qu'on lui donne la guerre.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 140)
Personne ne nous a donné une plus juste idée du peuple que Rousseau, parce que personne ne l'a plus aimé. "Le peuple veut toujours le bien, mais il ne le voit pas toujours." Pour compléter la théorie des principes des gouvernements, il suffirait d'ajouter : les mandataires du peuple voient souvent le bien ; mais ils ne le veulent pas toujours. Le peuple veut le bien, parce que le bien public est son intérêt, parce que les bonnes lois sont sa sauvegarde : ses mandataires ne le veulent pas toujours, parce qu'ils veulent tourner l'autorité qu'il leur confie au profit de leur orgueil.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 147)
La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d'un politique est de croire qu'il suffise à un peuple d'entrer à main armée chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n'aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c'est de les repousser comme des ennemis.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 134)

Paru en 1762, le Contrat social, en affirmant le principe de souveraineté du peuple, a constitué un tournant décisif pour …

Dans cet équilibre fragile entre attraction et aversion, leur connexion est-elle une simple erreur sémantique… ou le début de quelque …
Très bonne suite du premier tome, avec une alchimie entre les protagonistes qu'on retrouve par ailleurs dans les adaptations (manhwa, drama).
Très bonne suite du premier tome, avec une alchimie entre les protagonistes qu'on retrouve par ailleurs dans les adaptations (manhwa, drama).

Maximilien et Augustin Robespierre figurent, sans conteste, parmi les personnages les plus énigmatiques. Tout à la fois adulés et haïs …
Texte court (moins de 100 pages) mais intéressant pour mieux comprendre la famille Robespierre ; en complément de travaux d'historiens (comme H. Leuwers) bien sûr.
Texte court (moins de 100 pages) mais intéressant pour mieux comprendre la famille Robespierre ; en complément de travaux d'historiens (comme H. Leuwers) bien sûr.

Depuis Thermidor et en passant par le Bicentenaire, Robespierre, présenté comme un tyran sanglant et glacé, un ancêtre des totalitarismes …
Cessez donc de vouloir accuser ceux qui ne cesseront jamais de réclamer les droits sacrés de l'humanité ! Qui êtes-vous pour dire à la raison et à la liberté : "vous irez jusque-là ; vous arrêterez vos progrès au point où ils ne s'accorderaient plus avec les calculs de notre ambition ou de notre intérêt personnel" ?
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 57)
L'humanité, la justice, la morale ; voilà la politique, voilà la sagesse des législateurs. Tout le reste n'est que préjugés, ignorance, intrigue, mauvaise foi. Partisans de ces funestes systèmes, cessez de calomnier le peuple et de blasphémer contre votre souverain, en le représentant sans cesse indigne de jouir de ses droits, méchant, barbare, corrompu ; c'est vous qui êtes injustes et corrompus ; ce sont les castes fortunées auxquelles vous voulez transférer sa puissance. C'est le peuple qui est bon, patient, généreux.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 56 - 57)
Ne souffrons pas que des soldats armés aillent opprimer de bons citoyens, sous prétexte de les défendre. Ne remettons par le sort de la révolution dans les mains des chefs militaires ; ne nous laissons point aller aux murmures de ceux qui préfèrent un paisible esclavage à une liberté achetée par quelques sacrifices, et qui nous montrent sans cesse les flammes de quelques châteaux incendiés.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 42)
Qu'on ne vienne donc pas calomnier le peuple. Laissons ses ennemis exagérer les voies de faits, s'écrier, jusque dans le Parlement en Angleterre, que la révolution a été souillée par la barbarie la plus sauvage. C'est bien aux Anglais, à qui leur constitution, ébauchée, imparfaite, avortée, aristocratique, a coûté tant de ruisseaux de sang et dix-sept guerres civiles, à nous reprocher l'incendie de quelques châteaux, le supplice de quelques conspirateurs pour rappeler l'homme dans la plénitude de ses droits et le créer une seconde fois à l'image de Dieu défigurée par l'ignorance et les tyrans.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 40)
[Les] complices hypocrites [des traîtres] se disaient les soutiens de la constitution, les amis de l'ordre public ; ils proscrivaient les patriotes sous le nom d'anarchistes, d'ennemis des propriétés et de la patrie. Nous les avons connus, enfin, par une épreuve décisive, ces illustres adorateurs des lois, ces nobles protecteurs de la tranquillité publique, ces administrateurs patriotes, ces sages législateurs ; nous les avons surpris, enfin, honteusement ligués avec une Cour impie, pour livrer la France aux satellites de la tyrannie ; ils ont été démasqués, déclarés traîtres à la patrie ; et l'Europe a vu toute la turpitude de ces ridicules idoles, vantés jadis par les sots et par les fripons, comme les modèles de la vertu civique.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 38)
Comment peut-on leur opposer les persécutions dont [les Juifs] ont été les victimes chez différents peuples ? Ce sont au contraire des crimes nationaux que nous devons expier, en leur rendant les droits imprescriptibles de l'homme dont aucune puissance humaine ne pouvait les dépouiller. On leur impute encore des vices, des préjugés, l'esprit de secte et d'intérêt les exagèrent. Mais à qui pouvons-nous les imputer si ce n'est à nos propres injustices ? Après les avoir exclus de tous les honneurs, même des droits à l'estime publique, nous ne leur avons laissé que les objets de spéculation lucrative. Rendons-les au bonheur, à la patrie, à la vertu, en leur rendant la dignité d'hommes et de citoyens ; songeons qu'il ne peut jamais être politique, quoi qu'on puisse dire, de condamner à l'avilissement et à l'oppression une multitude d'hommes qui vivent au milieu de nous.
— Pour le bonheur et pour la liberté de Maximilien Robespierre (Page 31 - 32)