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GilB

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Livres de GilB

Lectures en cours

a cité Où repose la hache par Ray Nayler

Ray Nayler: Où repose la hache (Paperback, French language, 2026, Le Bélial')

[4e de couverture] Demain, ici et ailleurs. L’Occident, en quête de repères dans un contexte …

Il regarda à l’intérieur de son diorama, comme elle lui avait dit de le faire, sans rien en attendre. La drogue commença à faire effet et il se mit à rire de l’absurdité de la situation. De ça, et de l’air si sérieux de sa compagne tandis qu’elle fixait sa propre boîte. À cet instant, une lueur apparut dans le cadre métallique. Un éclat de couleur emplit l’espace étroit, se scinda en une colline, une portion de ciel, un saule sous lequel un jeune homme était assis, livre à la main. La scène ne se présentait pas comme sur un écran, plutôt à la manière d’un hologramme. Mais plus vivant : un monde prenait naissance et remplissait le domaine contenu dans la boîte, parfait jusqu’au moindre détail. En s’approchant, il put même lire le titre du livre : Le Petit Prince. […] « C’est quoi le jeu ? – Ça n’a rien d’un jeu : c’est ce qu’il y a dans ton esprit. Ou, plus exactement, la transcription de son état. – Ça marche comment ? » […] « J’essaie encore de le comprendre. Mais ce que je veux savoir pour l’heure, c’est où je suis, moi, dans ta scène ? – Tu es le saule. La colline et le ciel, Même le livre. Tu es tout ça. »

Où repose la hache de  (Page 43)

Ray Nayler: Où repose la hache (Paperback, French language, 2026, Le Bélial')

[4e de couverture] Demain, ici et ailleurs. L’Occident, en quête de repères dans un contexte …

Pourquoi n’avait-elle pas saisi qu’avec elle partie, elle libérait une part de lui ? Que tant qu’elle demeurait en sécurité, il le serait aussi. Une part de moi compte dans un endroit que je ne verrai jamais. Elle s’était trop préoccupée de son sort, et cela les avait détruits tous les deux. Voilà comment fonctionnait ce pays : l’imprudence condamnait ceux qui se souciaient des autres. La seule façon de survivre était l’indifférence à autrui. On ne pouvait pas permettre aux autres de compter. […] Une part de moi compte dans un endroit que je ne verrai jamais. Plus tard, elle lui avait parlé de l’intrication. Comment une particule pouvait être liée à un autre, et leur état corrélé où qu’elles se trouvent dans l’univers. Intrication. Le mot juste. Il avait failli en tant que père. Il avait échoué à lui apprendre l’indifférence. Il l’avait liée à lui. Et il les avait tuées tous les deux.

Où repose la hache de  (Page 219)

Ray Nayler: Où repose la hache (Paperback, French language, 2026, Le Bélial')

[4e de couverture] Demain, ici et ailleurs. L’Occident, en quête de repères dans un contexte …

Il n’y avait pas de piste ici, aucun chemin pour entrer ou sortir : c’était la taïga véritable. Elle avait toujours été là, se profilant au-delà des routes, glissant sous les ailes des avions. Mais maintenant, Lilia s’y trouvait bel et bien. La taïga l’avait avalée. Dans le ventre du marcheur, et dans le ventre de la taïga. Au cœur de cette forêt qui n’avait jamais été réelle à ses yeux. La forêt infinie et éternelle des contes de fées. Des huttes avec des pattes de poulet, des barrières faites avec crânes humains, des ours qui se changeaient en hommes puis redevenaient des ours, des corbeaux qui proposaient des énigmes, des choses qui se métamorphosaient en d’autres choses.

Où repose la hache de  (Page 100)

Erin Swan: Parcourir la terre disparue (Paperback, Français language, 2023, Gallmeister)

En 1873, Samson, chasseur de bisons fraîchement immigré, parcourt les Grandes Plaines, plein d’optimisme devant …

– Où avez vous trouvé ce nom ? Pa était sous le choc. Après son accident, je l’avais entendu évoquer une étoile rouge dans son sommeil. De nouveau, David sembla penaud. – Vous allez me trouver ridicule, mais l’idée m’est venue dans un rêve. – Quel genre de rêve ? Pa et moi échangeâmes un regard : nous en connaissions un rayon, sur le sujet. – Je rencontrais une femme dans la forêt. Elle les cheveux en bataille, les yeux brillants. Elle s’adressait à moi sans parler. Elle me disait de suivre l’étoile rouge. – Un jour une femme m’a dit la même chose, dit Pa, le visage empreint de chagrin. Je lui ai obéi. Et j’ai atterri ici. – Croyez-le ou pas, je ne suis pas surpris. C’est elle qui m’a donné votre nom. Paul Samson, elle a dit. Trouvez le géant. – Et vous l’avez cru ? demandai-je. Assez pour essayer de nous retrouver ? – Je ne me serais pas donné cette peine sans la légende. Dans le Nord, on parle d’une créature mythique, mi-femme, mi-cerf, qui erre dans les bois en chantant des ballades que personne ne connaît. Apparament, elle n’est pas une vagabonde, au contraire : elle est une reine. Le soir, elle rentre dans un palais parmi les arbres. Dans les profondeurs de la forêt, elle dirige une communauté sur laquelle elle règne d’une main ferme mais juste. Certaines personnes sont parties à la recherche de cet endroit. Il est fantastique, paraît-il. (David eu un petit rire.) C’est juste une histoire.

Parcourir la terre disparue de  (Page 296)