J'avais lu les 2 premiers tomes de la saga The Expanse il y a des années, puis regardé la série. J'ai aimé les 2 versions, même si il y a d'importantes variations dans les évènements et personnages (et une dernière saison bâclée faute de moyens). J'ai beaucoup apprécié ce 3e tome, centré autour des personnages et leur façon d'aborder l’apparition de l'anneau. On les accompagne, on comprend leurs motivations, beaucoup plus que dans la série centrée sur l'action et les intrigues politiques. Les personnages d'Anna et Melba notamment sont très développés, beaucoup plus que dans la version vidéo. On retrouve l'équipage du Rossinante : Holden, Naomi, Amos, Alex. Ainsi que Miller, sous une forme différente. L'action est centrée autour d'eux mais les évènements sont plus vastes que ce qu'ils peuvent maîtriser. Les auteurs détaillent les comportements et choix de communautés humaines face à l'inconnu et la peur. Une bonne redécouverte.
Profil
Je lis beaucoup de SF et de BD mais aussi de la littérature japonaise et américaine. Déjà utilisateur de Bookwyrm, je repars à zéro sur cette nouvelle instance. Je suis aussi sur Mastodon
Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre
Livres de GilB
Lu (Voir les 134)
Activité du compte
Flux RSS Retour
GilB a noté Happy Endings : 5 étoiles

Happy Endings de Lucie Bryon
Il était une fois… la vie !
Il était une fois… un jardinier de cimetière qui tombe amoureux d’un …
GilB a noté La porte d'Abaddon : 5 étoiles

La porte d'Abaddon de James S. A. Corey (The Expanse, #3)
[4e de couverture] Pendant des générations, le système solaire – Mars, la Lune, la ceinture d’astéroïdes – fut la grande …
GilB a terminé la lecture de La porte d'Abaddon par James S. A. Corey (The Expanse, #3)
GilB a cité La porte d'Abaddon par James S. A. Corey (The Expanse, #3)
Il a essayé de transformer la protomolécule en arme et de la vendre au plus offrant, songea Clarissa. La pensée aurait dû être douloureuse, mais elle ne l’était pas. C’était une simple constatation. Les atomes de fer formaient les étoiles ; un relais d’énergie Daimo-Koch avait une puissance inférieure aux modèles standards ; son père avait tenté de militariser la protomolécule. Il n’avait pas su ce qu’elle était. Personne ne l’avait su. Cela ne les avait pas empêchés de jouer avec elle. Pour voir quel profit ils pouvaient en tirer. Clarissa eut subitement le souvenir d’une vidéo où un soldat ivre donnait son fusil d’assaut à un chimpanzé. Elle jugeait ce qui était arrivé ensuite hilarant ou tragique, selon son humeur. Son père ne s’était pas comporté de façon très différente de ce singe. Simplement sur une échelle plus grande.
— La porte d'Abaddon de James S. A. Corey (The Expanse, #3) (Page 459)
GilB a cité La porte d'Abaddon par James S. A. Corey (The Expanse, #3)
Les sensations de son propre corps avaient changé, elles avaient pris une ampleur qu’il n’aurait jamais imaginée. Sa taille seule l’engourdissait. Il sentait les étoiles en lui, l’étendue immense d’espace qu’il refermait. D’une pensée il pouvait pousser son attention à atteindre une soleil entouré de planètes inconnues, aussi aisément qu’il s’intéressait à un doigt ou se grattait la nuque. Les lumières avaient un goût différent, une odeur différente. Il voulait fermer les yeux pour stopper le flot de sensations, mais il en était incapable. Il n’avait pas quelque chose d’aussi simple que des yeux. Il était devenu incommensurablement grand, et complexe, et étrange. Des milliers de voix, des millions, des milliards, s’élevaient en chœur, et il était leur mélodie. Et au centre existait un endroit où tous les fils de son être se rejoignaient. Il reconnut la station non par son aspect mais par le rythme profond des battements de son cœur. La puissance d’un million de soleils contenue, canalisée. Là se trouvait le point de liaison entre les mondes, le miracle de la connaissance et le pouvoir qui lui ouvrait les portes du paradis. Sa Babel.
— La porte d'Abaddon de James S. A. Corey (The Expanse, #3) (Page 291)
Clochix a terminé la lecture de Chronique du 115 par Aude Massot
Le sujet est délicat, parler d’exclusion sans avoir un regard surplombant, et je trouve qu‘Aude Massot s’en est très bien sortie. Elle livre un ouvrage à la fois pédagogique (avec une histoire du SAMU social par son créateur, Xavier Emmanuelli, et l’introduction de quelques clés théoriques) et sensible, témoignage des maraudes auxquelles elle a participé. Une lecture que je recommande.
GilB a cité La porte d'Abaddon par James S. A. Corey (The Expanse, #3)
Les étoiles s’éteignirent d’un seul coup. Néo consulta le moniteur. L’écran « ami ou ennemi » n’affichait rien du tout. Pas de frégate. Pas de torpilles. Rien. – Alors ça, c’est bizarre, dit-il à personne. Sur l’écran, il y eut un reflet bleuté et il approcha son visage, comme si quelques centimètres de moins devant l’image allaient lui expliquer le phénomène. Les senseurs qui déclenchaient l’alerte multi-g mirent cinq centièmes de seconde à démarrer. Le système qui y était raccordé nécessita trois centièmes de seconde supplémentaires pour réagir, et fit virer l’affichage au rouge en même temps qu’il actionnait l’alarme d’urgence. Le petit indicateur du tableau de bord qui évaluait la décélération à quatre-vingt-dix g mit une demi-seconde glacée à allumer ses diodes. Mais Néo n’était déjà plus qu’une tache rouge dans le cockpit, la décélération de l’appareil l’avait propulsé dans l’écran avant de le rejeter au fond du Y Qué en moins de temps qu’il n’en faut à une synapse pour s’activer. Pendant cinq longues secondes, le petit vaisseau craqua et se tendit, car il ne s’arrêtait pas : il était stoppé. Dans les ténèbres absolues, les caméras extérieures continuaient leur transmission, envoyant chaque seconde des milliers de clichés de rien. Puis quelque chose.
— La porte d'Abaddon de James S. A. Corey (The Expanse, #3) (Page 17 - 18)
Dans le Prologue
GilB a commencé la lecture de La porte d'Abaddon par James S. A. Corey (The Expanse, #3)

La porte d'Abaddon de James S. A. Corey (The Expanse, #3)
[4e de couverture] Pendant des générations, le système solaire – Mars, la Lune, la ceinture d’astéroïdes – fut la grande …
GilB a noté L'Automate de Nuremberg : 4 étoiles

L'Automate de Nuremberg de Thomas Day
En ce 13 septembre 1824, après la chute de Moscou et le traité de Niji signé avec le tsar Alexandre …
GilB a terminé la lecture de L'Automate de Nuremberg par Thomas Day

L'Automate de Nuremberg de Thomas Day
En ce 13 septembre 1824, après la chute de Moscou et le traité de Niji signé avec le tsar Alexandre …
GilB a cité L'Automate de Nuremberg par Thomas Day
Tout comme mes frères automates moins perfectionnés, je n’ai pas d’odorat, pas de toucher, pas de goût, même pas d’ouïe (je n’entends pas les mots, je les lis sur les lèvres, il m’a fallu huit années pour y arriver en allemand et, malgré neuf années passées à Moscou, je n’y arrive pas totalement en russe, notamment en raison du penchant des populations slaves pour l’alcool […]). Conséquence : autant je me sens bien exister quand je suis en tête à tête avec quelqu’un qui n’a pas bu ou très peu […], autant je suis incapable de jouer un rôle convenable dans un dîner mondain. J’ai été conçu pour jouer aux échecs ; pour tout dire, j’ai été conçu pour gagner aux échecs, il y a une subtile différence, et celle-ci fait de moi ce que je suis : le plus perfectionné des automates jamais créés.
— L'Automate de Nuremberg de Thomas Day (Page 27 - 28)
Anthony a cité Les Champs de la Lune par Catherine Dufour
Au-delà de sa fonction agricole, la ferme représente un vaste espace sensoriel. Car, si la nourriture est primordiale pour les populations de toutes espèces, la sensorialité ne l’est pas moins. La beauté d’un jardin nourrit l’esprit via les sens : couleurs, parfums, bruits de source, chants d’oiseaux, fraîcheur de l’air et douceur de l’herbe. Pour parvenir à ce résultat, j’ai mêlé les variétés consommables avec des essences ornementales, en plus des plantes nécessaires à la fertilisation et la fixation de l’azote.
GilB a commencé la lecture de L'Automate de Nuremberg par Thomas Day

L'Automate de Nuremberg de Thomas Day
En ce 13 septembre 1824, après la chute de Moscou et le traité de Niji signé avec le tsar Alexandre …
GilB a cité L'Hôtel de verre par Emily St. John Mandel
Mais ils étaient citoyens d’un pays de l’ombre que, dans vie précédente, il n’avait perçu que confusément, un pays situé tout au bord d’un abîme. De tout temps, bien sûr, il avait eu conscience de l’existence de ce territoire. Il en avait vu les avant-postes les plus évidents : abris confectionnés avec des cartons, sous des ponts autoroutiers ; tentes entrevues dans les buissons, en bordure des voies express ; maisons aux portes condamnées mais avec une lumière qui brille à une fenêtre de l’étage. Il avait toujours eu vaguement conscience de ces gens qui avaient glissé sous la surface de la société, citoyens d’un territoire sans confort ni aucune place pour l’erreur […]. Il avait vu le pays de l’ombre, ses faubourgs et ses panneaux, seulement il n’avait jamais imaginé qu’il en ferait un jour partie. Dans le pays de l’ombre, on se couchait tous les soirs avec la peur, une peur si puissante qu’elle faisait à Leon l’effet d’une présence physique, d’une bête malfaisante qui absorbe la lumière. Il s’allongea à côté de Marie et se souvint que, dans cette vie, il n’y avait pas d’espace pour quelque erreur ou malheur que ce soit. Que deviendrait-elle s’il lui arrivait quelque chose à lui ? Marie n’allait pas bien depuis quelque temps. Dans le noir, la peur pesait sur la poitrine de Leon.
— L'Hôtel de verre de Emily St. John Mandel (Page 325)






