Vieux geek aigri, je cherche dans les livres à comprendre les humains et des graines de futurs un peu plus désirables. Mes goûts me poussent essentiellement vers les récits contemporains et l’anticipation.
Certains nouveaux départs sont plus prometteurs que d'autres. Celui de Clara, qui vient de s'installer …
Un album sensible qui évoque le harcèlement scolaire, les traumatismes et la force de la camaraderie, sous la forme d’une fable fantastique. J’ai bien aimé le portrait de la petite bande d’ados en marge qui s’entraident pour s’en sortir.
Aucune société n'échappe à la domination masculine. Longtemps, la hiérarchie entre les sexes - une …
Je divulgâche la réponse : on ne sait pas quand et comment est né le patriarcat. Voilà 200 ans qu’on échafaude des hypothèses et les réfute, à mesure des découvertes. Mais peu importe l’arrivée, c’est le chemin qui compte, et le voyage offert par Claude Cohen est passionnant. Avant de plonger dans la préhistoire, elle nous emmène du côté des Grands Singes, de Darwin, présente rapidement les théories successives, et l’état actuel des connaissances, qui évoluera sans doute demain. J’ai trouvé, de nombreuses pistes de réflexion, des idées évoquées en une phrase et qui donnent envie de creuser. C’est un excellent livre de vulgarisation, à la fois érudit, facile d’abord, et suffisamment court pour ne pas effrayer.
Je divulgâche la réponse : on ne sait pas quand et comment est né le patriarcat. Voilà 200 ans qu’on échafaude des hypothèses et les réfute, à mesure des découvertes. Mais peu importe l’arrivée, c’est le chemin qui compte, et le voyage offert par Claude Cohen est passionnant. Avant de plonger dans la préhistoire, elle nous emmène du côté des Grands Singes, de Darwin, présente rapidement les théories successives, et l’état actuel des connaissances, qui évoluera sans doute demain.
J’ai trouvé, de nombreuses pistes de réflexion, des idées évoquées en une phrase et qui donnent envie de creuser. C’est un excellent livre de vulgarisation, à la fois érudit, facile d’abord, et suffisamment court pour ne pas effrayer.
Ils en ont marre de se taire... Les habitants des mers se rebellent contre l'exploitation …
Même si la fin essaie d’être un peu optimiste, c’est un album profondément déprimant. Les habitant·es des océans prennent la parole pour nous interpeller, nous raconter comment nous les exterminons. À ce rythme, d’ici à peine une vingtaine d’année, toute trace de vie aura disparu des océans. Est-ce que nous sommes prêt·es à assumer d’avoir vécu à l’époque de cette tragédie ? Les dessins et le ton essaient d’adoucir la pilule, mais sur le fond, le réquisitoire est accablant. Encore un bouquin que j’ai trouvé utile, du moins s’il arrive à nous secouer suffisamment pour nous faire sortir de l’inaction.
Même si la fin essaie d’être un peu optimiste, c’est un album profondément déprimant. Les habitant·es des océans prennent la parole pour nous interpeller, nous raconter comment nous les exterminons. À ce rythme, d’ici à peine une vingtaine d’année, toute trace de vie aura disparu des océans. Est-ce que nous sommes prêt·es à assumer d’avoir vécu à l’époque de cette tragédie ? Les dessins et le ton essaient d’adoucir la pilule, mais sur le fond, le réquisitoire est accablant. Encore un bouquin que j’ai trouvé utile, du moins s’il arrive à nous secouer suffisamment pour nous faire sortir de l’inaction.
Vincent, 30 ans, célibataire, solitaire mène une vie ennuyeuse et routinière partagée entre son salon …
Je n’arrive toujours pas à savoir si j’adore ou déteste l’univers de Camille Jourdy. En tous cas, j’y reviens toujours avec plaisir. Ses portraits d’existences banales, de gens ni joli·es ni laid·es, ni jeunes ni âgé·es, auxquel·les il n’arrive pas grand chose, qui évoluent dans un univers fade, étouffant comme une petite ville de province dans les années 70, morne. Et puis il y a sa tendresse pour ses personnages, les petits grains de bizarrerie, de malaise… Le graphisme rend parfaitement tout cela. J’ai dévoré les trois tomes de cette histoire en me demandant ce que je faisais et y prenant grand plaisir.
Elles s'appellent Chloé, Leila et Agnès. Elles sont nées la même année, le même jour …
De la naissance à l’âge adulte, ces deux tomes nous font partager la vie d’Agnès, Chloé et Leila, trois filles très différentes mais amies inséparables, trois personnages très attachantes dont l’enfance est narrée avec tendresse par Sophie Michel, magnifiée par le dessin d’Emmanuel Lepage. Un diptyque qui fait du bien.
En novembre 1989, le mur de Berlin tombe. Wiebke Petersen a 16 ans et pratique …
J’adore Zelba, son ton, son humour, son dessin. Je la suivrai n’importe où, même sur les eaux froides de lacs où elle nous emmène ici, pour assister aux entraînements et aux compétitions d’aviron auxquelles elle a consacré une bonne partie de son adolescence. En fond, l’Allemagne des années 90 et de la réunification. J’aurais sans doute préféré en découvrir davantage sur cette Allemagne que sur un sport de rame, mais peu importe. J’ai à nouveau passé un très bon moment à encourager de mon fauteuil Zelba pendant qu’elle ramait ! Vivement le suivant !
J’adore Zelba, son ton, son humour, son dessin. Je la suivrai n’importe où, même sur les eaux froides de lacs où elle nous emmène ici, pour assister aux entraînements et aux compétitions d’aviron auxquelles elle a consacré une bonne partie de son adolescence. En fond, l’Allemagne des années 90 et de la réunification. J’aurais sans doute préféré en découvrir davantage sur cette Allemagne que sur un sport de rame, mais peu importe. J’ai à nouveau passé un très bon moment à encourager de mon fauteuil Zelba pendant qu’elle ramait ! Vivement le suivant !
« S'en aller » conte le récit d'une émancipation féminine au cours de la première …
Un portrait de femme libre à quatre moments de sa vie. Le style est agréable, mais a fini par me lasser, et je n’ai jamais vraiment réussi à entrer dans le livre. Et chacune des parties m’a laissé un sentiment d’inachevé. Sans doute parce que l’important est davantage la peinture des sentiments que l’histoire d’une vie. Un rendez-vous manqué.
Dotée d'une anomalie aux yeux, la narratrice est rejetée dès son enfance et reçoit le …
Vraiment pas pour moi. Je l’ai ouvert pour découvrir ce que pouvait être un « roman gothique féministe », mais j’ai le cœur trop tendre pour les récits aussi durs, dans une ambiance de fantastique du XIXième. Le style est sans doute bien adapté au fond, je l’ai trouvé pédant. Un livre que je vais essayer d’oublier très vite.
Vraiment pas pour moi. Je l’ai ouvert pour découvrir ce que pouvait être un « roman gothique féministe », mais j’ai le cœur trop tendre pour les récits aussi durs, dans une ambiance de fantastique du XIXième. Le style est sans doute bien adapté au fond, je l’ai trouvé pédant. Un livre que je vais essayer d’oublier très vite.
Un soir, Jin-yi, employée dans un centre d'études des primates, sauve un bonobo d'un incendie. …
Un heureux malentendu. J’espérais un livre sur le spécisme, et l’ai lu sous cet angle. Mais l’autrice voulait parler du sens de la vie et de la mort, en ne se servant des bonobos que comme prétexte. Je suis passé complètement à côté de son propos, qu’elle évoque dans la postface, mais ai dévoré ce livre, à l’écriture et l’intrigue efficaces. Suite à un accident, une humaine se retrouve à partager l’esprit d’une jeune bonobo qu’elle vient de sauver. Elle part en quête de son corps, aidée d’un mec un peu perdu. On s’attache aux personnages et à leurs questionnements, l’histoire est menée sans traîner, j’ai bien aimé.
La première histoire de l'économie en bande dessinée.
Mêlant la BD avec des textes …
Une histoire en bande dessinée des théories économiques. Un livre avec une pareille ambition a forcément des biais, et j’ai fulminé plus d’une fois. Mais finalement, la principale limite, dont il a bien conscience, est de se concentrer sur l’économie des USA. Mais, au delà de ce choix, j’ai trouvé ce livre passionnant, et ai l’impression d’avoir beaucoup appris (je pars de zéro en économie). J’ai trouvé le propos clair, pédagogique, bien servi par le dessin, bref, je redemande des ouvrages de vulgarisation comme celui-ci.
En bord de Méditerranée, lorsque les vacances sont terminées, les estivants désertent les plages et …
Le scénario, du moins le dénouement, m’a laissé dubitatif, et c’est dommage, car pour le reste cet album m’a bien plu. Le trait de Cyrille Pomès, la justesse de ses personnages d’ados avec leurs problèmes d’ados, l’ambiance surtout dans cette station balnéaire hors saison où l’ennui suinte… Il s’en est fallu de peu pour que j’accroche vraiment. Malgré cette petite réserve, j’ai passé un bien agréable moment.
Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et …
Une lecture marquante par la plume expressive de Jesmyn Ward. Elle alterne les descriptions de l’horreur quotidienne de l’esclavage (la longue marche dans les fers jusqu’à la Nouvelle Orléans, la dureté de la vie sur la plantation) et des envolées poétiques dans les relations compliquées entre Annis et l’esprit qui l’accompagne. Dans un monde sans espoir, c’est la spiritualité, l’évocation de ses racines, qui donne à Annis la force de se battre. Que l’on choisisse de croire en l’esprit ou d’y voir une métaphore importe finalement peu (mon cœur n’a cessé de balancer entre les deux), de même que la fin du voyage (qui m’a laissé dubitatif). J’ai beaucoup aimé me faire emporter par la force du courant de son écriture.
L’Alaska, la dernière frontière… Cette contrée sauvage et hostile, le rêve de chaque aventurier voyageur… …
Voyageur immobile… Christophe Chabouté nous convie à un voyage méditatif. Contraint de rester en france alors qu’il partait pour le bout du monde, un homme entreprend de visiter le quartier qu’il habite depuis des années mais n’a jamais regardé. Une invitation silencieuse à découvrir la poésie du quotidien. C’est spécial mais j’ai bien aimé le voyage, qui correspond à la conception casanière de la chose.
En 1950, à la naissance de Kate, l'homosexualité masculine est passible d'emprisonnement. Mais l'homosexualité féminine …
Un album dense et un peu foutraque racontant comment la visibilité des lesbiennes a évolué en Grande Bretagne sur un demi-siècle. Avec une belle énergie, Kate Charlesworth mélange récit biographique et nombreuses références historiques. J’ai bien aimé le trait et le ton. Et, mine de rien, c’est une histoire optimiste, en rappelant tout le chemin parcouru. Très utile ces jours-ci pour rappeler d’où on vient et tout ce que des luttes ont permis de conquérir.
Une créature vous observe chaque nuit. Des milliers d'esclaves sont portés disparus. Une mère et …
Attiré par la promesse de nouvelles fantastiques se passant à la Réunion, j’ai vite déchanté. Si l’île est bien le cadre des récits, l’inspiration est la littérature fantastique du XIXième, à la Poe. Ce qui est respectable, et de ce point de vue le pari est plutôt réussi, mais ce n’est pas ce que je cherchais, donc j’ai été plutôt déçu.